• Grandes périodes de l’Histoire en kaléidoscope : science, civilisations et Religion



    L’Homme et la Terre : un récit aux trois visages avec datations académiques, visions civilisationnelles, chronologie biblique ou « darwiniste »

    • 🕰️ Deux clefs pour comprendre le temps humain ?
    • 📖 Une fresque aux mille strates, de la Genèse aux Lumières

    ⁂ Arène du sablier universel

    Ô lecteur, nous voici convoqués aux confins de la génétique humaine et de l’origine de la Terre plate (mdr). Là où s’écrivent les époques, se brisent les paradigmes, et s’esquissent les visages de l’homme à travers les siècles.

    Ce présent travail, que nous dédions à la sapience, arpente trois voies parallèles, parfois convergentes, souvent discordantes : la chronologie scientifique occidentale, les découpages historiques selon les grandes aires civilisationnelles, et la lecture dite créationniste fondée littéralement sur la Bible.

    Ce kaléidoscope temporel qui n’est point un tableau daté, se veut une méditation prudente sur le sens du temps, du présent, la transmission des savoirs, et la quête de nos origines — autant de sentiers où l’érudit croise le prophète, le savant côtoie le scribe, et le chroniqueur prend des airs d’exégète !


    ☧ Lexique scientifique

    PÉRIODE, Subst. fém. : Division chronologique de l’histoire marquée par des événements caractéristiques.
    https://www.cnrtl.fr/definition/p%C3%A9riode

    CHRONOLOGIE, Subst. fém. : Science ayant pour objet la datation des événements historiques.
    https://www.cnrtl.fr/definition/chronologie

    CRÉATIONNISME, Subst. masc. : Doctrine affirmant que l’univers et les êtres vivants ont été créés par un acte divin, souvent à l’inverse des théories évolutionnistes.
    https://www.cnrtl.fr/definition/cr%C3%A9ationnisme

    DARWINISME, Subst. masc. : Théorie de l’évolution formulée par Charles Darwin, expliquant la diversification des espèces vivantes par sélection naturelle et adaptation progressive. Ses successeurs annuleront ses doutes, tenteront de répondre à ses questionnements.
    https://www.cnrtl.fr/definition/darwinisme


    ☩ Ancienne école

    « Le sens de l’Histoire a été perdu ; avec lui, le sens de la vie : on ne donne la vie que si l’on l’estime bonne à être vécue. »
    — Rémi Brague, propos rapportés in Jean-Baptiste Noé, Contrepoints, 6 janvier 2017. https://contrepoints-archives.org/va-lhistoire-de-remi-brague/

    « La thèse d’une évolution dirigée par Dieu n’est qu’un exercice de “pensée magique”, de wishful thinking, aussi dépourvue de preuve scientifique que l’évolution darwinienne, et sans le moindre fondement scripturaire. »
    — Dominique Tassot, « Évolution : le retour du pendule », Le Cep, Revue n° 33, 4ᵉ trim. 2005. https://le-cep.org/evolution-le-retour-du-pendule/ le-cep.org

    « Le vivant est variable : c’est la différence avec l’inerte ! Mais il ne faut pas extrapoler des petites variations observées […] à l’apparition d’organes nouveaux ; ce serait la véritable “macro-évolution”. Même après des milliers de générations mutées en laboratoire, les drosophiles restent des drosophiles, les bactéries des bactéries de la même espèce. »
    — Dominique Tassot, réponse aux lecteurs, entretien « Science et Foi », Riposte-Catholique, 22 novembre 2013. https://riposte-catholique.fr/archives/100189


    « Athéniens, je constate qu’à tous égards vous êtes éminemment religieux. Car lorsqu’en passant je regardais les objets de votre culte, j’ai trouvé même un autel avec cette inscription : au dieu inconnu. Celui que vous adorez sans le connaître, je viens vous l’annoncer. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il renferme, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie, le souffle et toutes choses. D’un seul homme il a fait sortir tout le genre humain, pour peupler la surface de toute la terre, ayant déterminé pour chaque nation la durée de son existence et les bornes de son domaine, afin que les hommes le cherchent et le trouvent comme à tâtons : quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être ; et, comme l’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes… de sa race nous sommes. Étant donc de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, sculptés par l’art et le génie de l’homme. Dieu ne tenant pas compte de ces temps d’ignorance, annonce maintenant aux hommes qu’ils aient tous, en tous lieux, à se repentir ; car il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, et qu’il a accrédité auprès de tous, en le ressuscitant des morts. »
    — Saint Paul à l’Aréopage, Actes des Apôtres XVII, 22‑31, traduction de la Bible par l’abbé Crampon.


    📽️ Documentation audiovisuelle


    Σ Plan d’attaque par manche

    📜 I. Grille occidentale : datation des grandes périodes
    🌍 II. Variations civilisationnelles : une temporalité multiple
    📖 III. Genèse contre Darwin : chronologie créationniste


    🏛 I. Grille occidentale : datation des grandes périodes

    Notre chronologie découle d’une vision scientifique et rationnelle du temps, structurée par la recherche archéologique, l’étude des textes et la critique historique. En France comme dans le monde académique européen, on découpe l’histoire humaine en plusieurs grandes ères fondées sur des événements majeurs et des transitions culturelles/cultuelles significatives :

    • La Préhistoire commence avec les premiers outils lithiques, datés officiellement à environ 3,3 millions d’années, en partie selon les études du carbone 14, et se termine vers –3300 avec l’apparition de traces écrites, notamment en Mésopotamie. Cette époque muette, sans témoignage écrit du moins, ne serait pas moins riche de gestes, de peintures rupestres, « d’évolutions » et même de rites funéraires.
    • Vient ensuite l’incontestée — dans les datations — Antiquité, grande période des civilisations scripturaires : Mésopotamiens, Égyptiens, Grecs, puis Romains. Elle s’ouvre vers –3300 et s’achève — selon la convention la plus partagée — en 476 après Jésus-Christ, à la chute de l’Empire romain d’Occident. Mais plusieurs coupes sont proposées : 529 (fermeture de l’Académie d’Athènes), 632 (mort de Mahomet), voire — pour les « schismatiques orientaux » — 1453 (prise de Constantinople).
    • Le Haut Moyen Âge (476–987), voit les grandes invasions, la chute des empires, et l’émergence des royaumes « barbares », souvent germaniques. En France, il s’achève avec l’avènement d’Hugues Capet. L’Angleterre, elle, prolonge cette phase jusqu’en 1066.
    • Le Moyen Âge central et tardif (987–1492) est une période foisonnante : croisades, cathédrales, féodalité, universités, peste noire. Il se clôt avec la découverte de l’Amérique (1492) ou la prise de Constantinople (1453), selon les écoles et les géographies.
    • La Renaissance (1350–1600) chevauche les deux ères. Elle ressuscite l’Antiquité, inspire un nouvel art, et pose les bases de la modernité.
    • L’Époque moderne (1492–1789) couvre les grandes explorations, ladite réforme protestante, l’absolutisme royal et les prémices des révolutions dites scientifiques, philosophiques et politiques.
    • Enfin, l’Époque contemporaine, ouverte par la Révolution française, court de 1789 jusqu’à nos jours. Pour certains, elle connaît une nouvelle césure en 1945, marquant l’entrée dans un âge post-moderne, ou post-traumatique.
    Date-repère Événement symbolique Changement d’ère
    -3300 Premières écritures cunéiformes Fin de la Préhistoire
    476 Chute de Rome (Occident) Début du Moyen Âge / Haut Moyen Âge
    987 Sacre d’Hugues Capet Fin du Haut Moyen Âge (en France)
    1453 Chute de Constantinople Transition vers Renaissance / Temps modernes
    1492 Découverte de l’Amérique Fin usuelle du Moyen Âge
    1789 / 1792 Révolution française Entrée dans l’Époque contemporaine
    1945 Fin de la Seconde Guerre mondiale Début de l’« histoire la plus récente »

    🌐 II. Variations civilisationnelles : une temporalité multiple

    Après avoir envisagé l’histoire du monde d’abord sous le prisme occidental, nous ne mutilerons pas les perceptions et la richesse de la pensée par rapport aux autres aires civilisationnelles. Les grandes civilisations non européennes ont généralement développé leur propre découpage du temps, souvent fondé sur des dynasties, des empires, ou des ères culturelles et religieuses.

    • En Chine, l’histoire est marquée par des dynasties : Shang (–1600), Zhou, Qin (221 av. J.-C.), Han, Tang, Song, Yuan, Ming, Qing. Chaque transition n’est pas seulement politique, mais aussi cosmologique.
    • Dans le monde islamique, le calendrier débute en 622, avec l’Hégire. L’Âge d’or abbasside (VIIIᵉ–XIIIᵉ s.) coïncide avec notre haut Moyen Âge. L’expansion ottomane croise la Renaissance européenne.
    • L’Inde vit l’âge d’or des Gupta (IVᵉ–VIᵉ s.), voit naître des royaumes hindous, puis l’Empire moghol (1526–1857), en pleine époque moderne française.
    • Au Japon, la période Heian (794–1185) reflète un âge classique. Suivent Kamakura, Muromachi, Edo (1603–1868), synchrone desdites Lumières occidentales.
    • Enfin, les civilisations méso-américaines (Olmèques, Mayas, Aztèques) proposent une chronologie pré-classique, classique, puis post-classique, jusqu’à la conquête espagnole catholique en 1521.

    Ces exemples montrent qu’il n’existe pas une mais des conceptions histoires — et que l’historien comparatiste doit parfois manier plusieurs horloges et calendriers simultanément.


    📖 III. Genèse contre Darwin : chronologie créationniste

    À rebours des datations plus que pluri-millénaires, certains milieux religieux — au premier chef des protestants anglo-saxons, puis des catholiques traditionalistes — défendent une « lecture littérale » et générationnelle de la « sainte Bible ». Celle-ci postule une création récente et plus rajeunie de la Terre — qu’elle soit faite de rotondité, ou qu’elle soit un CD avec au centre des dinosaures magiques… —, située entre 6000 et 10 000 ans.

    • Les « protestants fondamentalistes » — ce qui ne leur donne pas tort ou raison d’emblée sur le sujet d’ailleurs —, comme « l’archevêque » Ussher (XVIIᵉ s.), datent la Création au 23 octobre 4004 av. J.-C. Le Déluge universel aurait eu lieu vers 2348 av. J.-C., rejetant toute trace antérieure. Babel, lieu de la confusion des langues, surgit autour de –2242. Ainsi, la Préhistoire devient un interlude post-diluvien, les fossiles s’expliquant par exemple par les sédiments du cataclysme, ou lors d’une « prime antiquité ».
    • Du côté catholique et français, le sympathique monsieur Dominique Tassot et sa structure, le C.E.P. reprennent la critique de l’évolution : trop de présupposés, pas de preuve irréfutable ni probante, incomplétude des archives fossiles. Ils soutiennent que l’homme fut dès l’origine un être parlant, croyant, doté de culture, « assez proche » de l’humain d’aujourd’hui dans sa nature.

    Cette chronologie, rejetée par la science académique moderne, façonne l’imaginaire de millions de croyants. Elle met en lumière la portée de l’instant présent, ce n’est pas tant quand l’homme fut créé qui importe en premier lieu, mais pourquoi.

    Ainsi se confrontent deux visions du monde : l’une radicalement progressive/évolutive, par paliers longs et mutations lentes ; l’autre, rythmée par des interventions divines. Toutes deux cherchent à relier le temps de l’homme — et de son environnement — au mystère de son origine.

    Traditionnellement, les catholiques ne prenaient pas l’Ancien testament pour un livre purement scientifique, il s’agissait simplement de la transmission de la parole de Dieu aux hommes — à travers Sa sagesse et l’histoire des générations.


    🛎 Sentence par KO

    En ultime analyse, le temps n’est pas seulement une suite de chiffres ; il est une clef de voûte même, du sens que l’on attribue à l’existence humaine et aux principes qui animent les sociétés.

    De la caverne paléolithique au codex biblique, des dynasties orientales aux dates républicaines, chaque récit historique s’efforce de donner un ordre à l’énigme homme, vrai ou faux.

    Nous nous sommes aventurés entre temple de l’histoire et de la science en tant que pèlerins de nefs chronologiques. Nous ne prétendons pas tout trancher ici, mais donner quelques billes et inviter à réfléchir sans « dogme » tout établi : exposer, dévoiler, imposer enfin, selon la foi et la raison. De quoi méditer de l’homme et de Dieu.


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