• Mgr Lefebvre et ladite sédé-vacance, entre prudence et soupçon persistant : il s’interroga, hésita, fulmina, douta, envisaga



    La FSSPX actuelle voudrait-elle une version de son archevêque référent, historiquement et doctrinalement amputée ? (Le dossier)

  • Parcours des propos de l'Archevêque sur la vacance du Siège et l'Église conciliaire — Une thématique controversée au cœur de la crise ecclésiale post-Vatican II ✨

    ⁂ Arène du doute épiscopal

    Ô lecteur attentif,
    Voici un faisceau d’interrogations gravitant autour de Mgr Marcel Lefebvre, prélat au verbe fort et à la conviction trempée, dont la mémoire hante encore les travées de l’Église dans ses pérégrinations. Point n’est besoin d’enjoliver le portrait : il aimait l’ordre et la doctrine, et sa parole, s’agissant du Siège de Pierre, navigua entre déférence, apparente du moins, et rejet implicite ou explicite.

    Fut-il un « sédévacantiste » ? Nul ne peut l’affirmer sans se contredire : il mit généralement en garde contre cette « tentation », tout en la flirtant de l’œil, de l’oreille, et parfois du verbe. Cependant, il faudrait être sourd aux retraites de 1986 pour l’ignorer, ou aveugle devant l’appel à « un vrai Pape ».

    Cet article sillonne les déclarations, lettres, sermons et confidences selon le fil des thèmes majeurs, puis les ordonne, à la manière d’un index !

    Nota bene — La FSSPX actuelle voudrait-elle une version de son archevêque référent, historiquement et doctrinalement amputée ?
    En tout cas, la vigueur des décennies passées ne semble plus demeurer très effective.
    Il reste à vérifier si la republication des écrits de Mgr Lefebvre par la FSSPX est complète, car certains « williamsoniens » (qui n’existeraient sans doute pas sans cette néo-molesse…) en doutent. Ils affirment que, si elle a tant tardé à les publier, c’est qu’elle les aurait, hélas, quelque peu écharpés…

    — Nous tenons à remercier ici M. Bruno Saglio des Éditions Saint-Rémi, pour nous avoir, non sans amabilité, charitablement fait parvenir quelques documents inédits et véridiques au sujet de « Mgr Lefebvre et la vacance du Siège pontificale ».

    ☞ Cordage terminologique

    SÉDÉVACANTISME, subst. masc. (XIXᵉ s.) : Doctrine théologique soutenant que le Siège apostolique est actuellement vacant (totalement et non partiellement), du fait de l’hérésie manifeste d’un pontife régnant, ce qui révoquerait ipso facto la légitimité de son autorité.

    UNA CUM, loc. lat. : « En union avec » et non prier pour ; formule liturgique mentionnant le Pape dans le Canon de la Messe, en temps normal : signe public de communion ecclésiale.

    ROME CONCILIAIRE : Terme emprunté à Mgr Lefebvre, désignant « l’autorité » ecclésiale dite post-conciliaire, en tant qu’elle rompt avec la Tradition.

    🎙️ 𝔄ntenna I.O. Vox Frequencia

    ☞ Ancienne école

    Ceci, pour nuancer Mgr Lefebvre dans ses doutes et critiques dont l’interprétation varie sensiblement selon les auteurs partisans, ou encore « dévoiler » une lecture plus franchement similo-« sédévacantiste » de certains de ses propos, vers la fin de sa vie, notamment à partir de 1986 (Wojtyla Jean-Paul II), ou après ses sacres, entre 1988 et 1991. D’où l’importance de citations-clefs, non équivoques et dotées d’un contexte certain.
    En tout cas, Mgr Lefebvre n’aurait pas fait de » l’Écônisme » !

    Années 1980 :

    « Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, il a quitté l’Église, ils ont quitté l’Église, ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Écône, retraite sacerdotale, 4 septembre 1987, édition Le Sel de la Terre, n°31, Hiver 1999-2000

    « Je serai excommunié. Mais excommunié par qui et pourquoi ? Excommunié par ceux qui sont des anti-Christ, qui n’ont plus l’esprit catholique. Et nous sommes condamnés pourquoi ? Parce que nous voulons rester catholiques. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Écône, retraite sacerdotale, 4 septembre 1987, édition Le Sel de la Terre, n°31, Hiver 1999-2000

    « Leur but, c’est d’en finir avec la Tradition. Je crois que nous avons affaire à des gens qui n’ont plus l’esprit catholique. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Écône, retraite sacerdotale, 4 septembre 1987, édition Le Sel de la Terre, n°31, Hiver 1999-2000

    « Est-il concevable que depuis les années 1960 le Siège apostolique soit occupé par des Papes qui sont la cause de « l’autodestruction de l’Église » et y répandent « la fumée de Satan » ? Évitant même de nous poser la question sur ce qu’ils sont, nous sommes bien obligés de nous poser des questions sur ce qu’ils font et de constater avec stupeur que ces Papes introduisent la Révolution de 89 dans l’Église avec sa devise, sa charte, directement opposées aux principes fondamentaux de la foi catholique. »catholicapedia
    Mgr Marcel Lefebvre, Pierre m’aimes-tu ?, postface, Écône, le 7 juin 1988.catholicapedia

    « Et vous, dites-vous una cum ? (rires des religieuses). Vous dites una cum dans le Canon de la Messe ! Alors nous ne pouvons prier avec vous ; alors vous n’êtes pas catholique ; vous n’êtes pas ceci ; vous n’êtes pas cela ; vous n’êtes pas… Ridicule ! ridicule ! car ils prétendent que quand nous disons una cum summo Pontifice, le Pape, n’est-ce pas, avec le Pape, donc vous embrassez tout ce que le Pape dit. C’est ridicule ! C’est ridicule. En fait, ce n’est pas le sens de la prière. »
    Mgr Marcel Lefebvre, retraite prêchée aux religieuses de Saint-Michel-en-Brenne, 1er avril 1989 (extrait audio disponible). lasapiniere seldelaterre

    « Vous savez bien […] que Léon XIII, dans une vision prophétique qu’il a eu, a dit que, un jour, le Siège de Pierre deviendrait le siège de l’iniquité. Il l’a dit dans un de ses exorcismes, dans l' »Exorcisme de Léon XIII ». Est-ce que c’est aujourd’hui ? Est-ce que c’est demain ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, cela a été annoncé. »
    « Tous ces séminaristes qui sont ici présents, si demain le bon Dieu me rappelle, et ce sera sans doute sans tarder, eh bien, ces séminaristes de qui recevront-ils le sacrement de l’ordre ? Des évêques conciliaires, dont les sacrements sont tous douteux, parce qu’on ne sait pas exactement quelles sont leurs intentions ? Ce n’est pas possible ! »
    — Mgr Marcel Lefebvre, homélie des sacres épiscopaux du 30 juin 1988, Écône. laportelatine matthieulavagna

    « Quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome recouronnera Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvons être d’accord avec ceux qui découronnent Notre Seigneur. Le jour où ils reconnaîtront de nouveau Notre Seigneur roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoint, mais l’Église catholique dans laquelle nous demeurons. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence au Séminaire Saint-Curé-d’Ars à Flavigny, décembre 1989, publiée dans Fideliter n° 68, Mars-Avril 1989 (sic, probablement 1990).laportelatine

    « Pour nous, le Christ c’est tout. Notre Seigneur Jésus-Christ c’est tout, c’est notre vie. L’Église, c’est Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est Son épouse mystique. Le prêtre, c’est un autre Christ ; sa Messe, c’est le sacrifice de Jésus-Christ et le triomphe de Jésus-Christ par la Croix. Notre séminaire, on y apprend à aimer le Christ, et on est tout tendu vers le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Notre apostolat, c’est le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Voilà ce que nous sommes. Et vous, vous faites le contraire. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Écône, retraite sacerdotale, 4 septembre 1987, édition Le Sel de la Terre, n°31, Hiver 1999-2000

    « Nous nous trouvons vraiment devant un dilemme grave, excessivement grave, qui je crois n’a jamais existé dans l’Église : Que celui qui est assis sur le siège de Pierre, participe à des cultes de faux-dieux. Je ne pense pas que ce soit jamais arrivé dans l’Histoire de l’Église. (…) Quelle conclusion devrons-nous tirer, peut-être dans quelques mois, devant ces actes répétés de communication à des faux cultes ? Je ne sais pas. Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de croire que ce pape n’est pas pape. Car il semble à première vue – je ne veux pas encore le dire d’une manière solennelle et formelle – mais il semble à première vue – qu’il soit impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement. Notre Seigneur lui a promis d’être avec lui, de garder sa foi, de le garder dans la foi. Comment celui auquel Notre Seigneur a promis de le garder dans la foi définitivement et sans qu’il puisse errer dans la foi, peut-il en même temps être hérétique publiquement et quasi apostasier ? »
    — Mgr Marcel Lefebvre, Sermon de Pâques 1986 (peu avant la réunion œcuménique d’Assise), Écône, 30 mars 1986 (relai de l’abbé Pivert) + contexte canonique via le chanoine Naz.

    « Tandis que ce travail s’achevait, la plus abominable manifestation du catholicisme libéral s’accomplissait à Assise, preuve tangible que le Pape et ceux qui l’approuvent ont une fausse notion de la foi, notion moderniste, qui va ébranler tout l’édifice de l’Église. Le Pape lui-même l’annonce dans son allocution du 22 décembre 1986 aux membres de la Curie. »catholicapedia
    Mgr Marcel Lefebvre, préface de Ils l’ont découronné, Écône, le 13 janvier 1987, en la fête du Baptême de Notre-Seigneur, Éditions Fideliter, 1987.laportelatine

    « Nous n’avons jamais voulu appartenir à ce système qui se dit « Église conciliaire ». À être déclarés hors de communion avec lui, ce serait un honneur. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, Lettre au Card. Gantin, juillet 1988

    « Il est possible que ce Pape ne soit plus Pape. »
    — Mgr Lefebvre, conférence spirituelle, Écône, avril 1986

    « Il est impossible que Rome demeure en dehors de la Tradition indéfiniment. C’est impossible. Le bon Dieu permettra un jour le retour, avec leurs successeurs. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, lettre aux futurs évêques, 29 août 1987, Fideliter spécial sacres

    « Les amis sont devenus ennemis, les ennemis sont devenus amis. Cela prouve plus que tout que la secte conciliaire n’est pas l’Église catholique. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, lettre aux quatre futurs évêques, 1987, Fideliter spécial sacres, Éditions Saint-Rémi

    « Il ne peut pas y avoir d’autre pape que celui qui est sur le siège de Pierre, que l’évêque de Rome. Le pape est pape parce qu’il est évêque de Rome […] il est successeur de Pierre et donc pasteur de l’Église universelle. C’est une chose fondamentale pour l’Église. »abbe-pivert
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence du 10 janvier 1983 thecatholictrumpet


    Années 1970 :

    « Nous ne demandons pas mieux que d’être déclarés excommuniés de l’esprit adultère qui souffle dans l’Église depuis 25 ans, exclus de la communion impie avec les infidèles… ce serait pour nous une marque d’honneur et un signe d’orthodoxie devant les fidèles. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, lettre collective des supérieurs de la Fraternité, 6 juillet 1988, Fideliter n°64

    « Nous adhérons de tout notre cœur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et de ses traditions nécessaires au maintien de cette Foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Par contre, nous refusons et nous avons toujours refusé la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est clairement manifestée dans le concile Vatican II et, après le concile, dans toutes les réformes qui en sont issues. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, Déclaration, 21 novembre 1974, reproduction Fideliter, n°65

    « Cette union voulue par les catholiques libéraux entre l’Église et la Révolution est une union adultère ! De cette union adultère ne peuvent venir que des bâtards. Et quels sont ces bâtards ? Ce sont nos rites. Le rite de la nouvelle messe est un rite bâtard. Les sacrements sont des sacrements bâtards. Nous ne savons plus si ce sont des sacrements qui donnent la grâce ou qui ne la donnent pas. Nous ne savons plus si cette messe nous donne le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ou si elle ne les donne pas.
    Les prêtres qui sortent des séminaires sont des prêtres bâtards. Ils ne savent pas ce qu’ils sont. Ils ne savent pas qu’ils sont faits pour monter à l’Autel, pour offrir le Sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et pour donner Jésus-Christ aux âmes, et appeler les âmes à Jésus-Christ. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, Lille, 29 août 1976 LaPorteLatine

    « Comment un pape, vrai successeur de Pierre, assuré de l’assistance de l’Esprit-Saint, peut-il présider à la destruction de l’Église, la plus profonde et la plus étendue de son histoire en l’espace de si peu de temps, ce qu’aucun hérésiarque n’a jamais réussi à faire ? »
    — Mgr Marcel Lefebvre, entretien au Figaro, 4 août 1976

    « L’Église qui affirme de pareilles erreurs – liberté de conscience – est à la fois schismatique et hérétique. Cette secte conciliaire n’est donc pas catholique. Dans la mesure où le Pape, les évêques, prêtres, fidèles adhèrent à cette nouvelle église, ils se séparent de l’Église Catholique. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Ecône, 29 juin 1976, préface du livre « Dubia sur la Liberté religieuse », Éditions Saint-Rémi

    « Nous ne pouvons par obéissance servile faire le jeu des schismatiques. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, entretien au Figaro, 4 août 1976

    « Nous sommes de la religion de toujours, nous sommes de la religion catholique, nous ne sommes pas de la religion universelle, comme ils l’appellent aujourd’hui. Ce n’est plus la religion catholique. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, sermon lors des ordinations, 29 juin 1976, Fideliter hors-série

    « Je sais bien que parmi les traditionalistes, il y en a qui ont certainement une tendance plus radicale que celle que j’ai moi-même et que j’essaie de vous inculquer… mais ça ne veut pas dire pour autant que je sois absolument certain d’avoir raison dans la position que je prends. Je la prends surtout d’une manière, je dirais, prudentielle, prudence que j’espère être la sagesse de Dieu, que j’espère être le don de conseil, enfin prudence surnaturelle. C’est plutôt sur ce domaine-là que je me place, je dirais, plus peut-être que sur le domaine purement théologique et purement théorique. »laportelatine
    Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Écône, le 5 octobre 1978.claves

    «  Si, par hasard, nous devions constater que le successeur de Pierre fait des choses que le successeur de Pierre ne peut pas faire, car les théologiens ont étudié ces choses-là, ce ne sont pas des choses invraisemblables  : il est plus vraisemblable que le pape ne soit pas pape que la vérité enseignée pendant deux mille ans soit fausse.  »
    Mgr Marcel Lefebvre, conférence à Montréal, le 27 mai 1975 (ordo integralis telegram).

    « Cette Église conciliaire est une Église schismatique parce qu’elle rompt avec l’Église catholique de toujours. Elle a ses nouveaux dogmes, son nouveau sacerdoce, ses nouvelles institutions, son nouveau culte […] Désormais, c’est à l’Église conciliaire qu’il faut obéir et être fidèle et non plus à l’Église catholique. C’est précisément tout notre problème ; nous sommes suspens a divinis par l’Église conciliaire et pour l’Église conciliaire dont nous ne voulons pas faire partie. »matthieulavagna
    — Mgr Marcel Lefebvre, 29 juillet 1976 – Réflexions sur la « suspens a divinis »

    « D’autre part, nous avons beaucoup moins l’absolue certitude que le pape soit vraiment pape. L’hérésie, le schisme, l’excommunication ipso facto, l’invalidité de l’élection sont des causes qui éventuellement peuvent faire qu’un pape ne l’ait jamais été ou ne le soit plus. Dans ce cas, évidemment très exceptionnel, l’Église se trouverait dans une situation semblable à celle qu’elle connaît après le décès d’un souverain pontife. »lebloglaquestion.wordpress
    « Comment un pape vrai successeur de Pierre, assuré de l’assistance de l’Esprit-Saint, peut-il présider à la destruction de l’Église, la plus profonde et la plus étendue de son histoire en l’espace de si peu de temps, ce qu’aucun hérésiarque n’a jamais réussi à faire ? À cette question il faudra bien répondre un jour, mais laissant ce problème aux théologiens et aux historiens […] »catholicapedia
    — Mgr Marcel Lefebvre, Le Figaro, mercredi 4 août 1976, interview intitulé « Mgr, n’êtes-vous pas au bord du schisme ? ».scribd

    « Je ne crois pas que Paul VI soit vraiment Pape. »
    — Mgr Marcel Lefebvre à l’abbé Guépin (selon témoignage oral), année 1976

    « 1. Quelle doit être notre attitude vis-à-vis du Pape Paul VI ?
    Cette attitude sera différente suivant la manière dont on définit le Pape Paul VI, car notre attitude envers le Pape, comme Pape et successeur de Pierre, ne peut changer.
    La question est donc en définitive : le Pape Paul VI a-t-il été ou est-il encore le successeur de Pierre? Si la réponse est néga-tive: Paul VI n’a jamais été Pape ou il ne l’est plus, notre attitude sera celle des périodes « sede vacante », cela simplifierait le problème. Certains théologiens l’affirment s’appuyant sur les affirmations de théologiens du temps passé, agréés par l’Eglise, et qui ont étudié le problème du Pape hérétique, schismatique ou abandonnant pratiquement sa charge de Pasteur suprême.
    Il n’est pas impossible que cette hypothèse soit un jour confirmée par l’Eglise. Car elle a pour elle des arguments sérieux. Nombreux en effet sont les actes de Paul VI qui, accomplis par un Evêque ou un théologien, il y a vingt ans, eussent été condamnés comme suspects d’hérésie, favorisant l’hérésie. Devant le fait que c’est celui qui siège sur le trône de Pierre qui accomplit ces actes, le monde encore catholique, ce qu’il en reste, stupéfait, interdit, préfère se taire plutôt que condamner, préfère assister à la destruction de l’Eglise, plutôt que de s’y opposer, en attendant des jours meilleurs. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, Le coup de maître de Satan, Écône face à la persécution, 24 février 1977.

    ​« C’est S. Exc. Mgr Benelli, dans sa lettre du 25 juin dernier, qui [l’Église conciliaire] la désigne ainsi, parlant des séminaristes : « Il n’y a rien de désespérant dans leur cas ; s’ils sont de bonne volonté, et sérieusement préparés à un ministère pastoral, dans la fidélité véritable à l’Église conciliaire, on se chargera ensuite de trouver la meilleure solution pour eux. » »lacriseintegriste.typepad

    — Mgr Marcel LefebvreLettre à Mgr Benelli (texte daté du 29 juillet 1976)

    « Cette découverte oblige à se demander : quel a été en toute cette œuvre le rôle du Pape ? Sa responsabilité ? En vérité, elle paraît accablante, malgré le désir de l’innocenter de cette affreuse trahison de l’Église. Mais si nous laissons à Dieu et aux futurs vrais successeurs de Pierre de juger de ces choses, il n’en est que plus certain que le Concile a été détourné de sa fin par un groupe de conjurés […] »catholicapedia
    Mgr Marcel Lefebvre, J’accuse le Concile !, Préface, Éditions Saint-Gabriel, Martigny, 1976.patrimoine.bm-grenoble

    ​« Bienheureux ceux qui ont vécu et sont morts sans avoir à se poser la question : Avons-nous vraiment un Pape ou un intrus assis sur le Siège de Pierre ? Comment un successeur de Pierre a pu en si peu de temps causer plus de dommages à l’Église que la Révolution de 89 ? »lasapiniere

    « Ceux qui affirment qu’il n’y a pas de Pape simplifient trop les problèmes. La réalité est plus complexe. Si l’on se penche sur la question de savoir si un pape peut être hérétique, on s’aperçoit que le problème n’est pas aussi simple qu’on le croirait… »lebloglaquestion.wordpress
    « Il faudrait donc examiner dans quelle mesure le Pape Paul VI a voulu engager son infaillibilité dans ces divers cas où il a signé des textes proches de l’hérésie sinon hérétiques. Or nous avons pu voir que dans ces deux cas comme dans beaucoup d’autres le Pape Paul VI a beaucoup plus agi en libéral qu’en s’attachant à l’hérésie. »lasapiniere
    Mgr Marcel Lefebvre« Avons-nous vraiment un Pape ou un intrus assis sur le Siège de Pierre », 8 novembre 1979, publié dans Cor Unum n°4, novembre 1979.laportelatine

    « Tant que je n’ai pas l’évidence que le pape ne serait pas le pape, eh bien la présomption est pour le pape. » […] « Moi, je ne veux pas partir d’un principe qui est douteux. Je préfère partir du principe qu’il faut défendre sa foi. »lasapiniere
    « Un jour il y aura un procès qui sera fait probablement au sujet du Pape Paul VI, au sujet du Concile, au sujet de tous ces théologiens, mais qu’il ne faut pas aller trop vite en besogne et nous mettre dans des situations impossibles. »lasapiniere
    — Mgr Marcel Lefebvre, conférence de janvier 1979​

    « Rome sera éclipsée. La Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église, ne descend pas du ciel pour rien. Chez elle, chez nous, à La Salette, en trois mots sobres, Elle nous a tout enseigné : ‘L’Église sera éclipsée’. »
    — Mgr Marcel Lefebvre, entretien doctrinal, repris par les Éditions Saint-Rémi (https://www.saint-remi.fr)

    Mgr Lefebvre – Déclaration contre Vatican II du 21 novembre 1974

    📽 Documentation audiovisuelle

    Σ Corps d’article

    Dès le début des années 1980, Mgr Lefebvre mit un soin particulier à se démarquer des théories Sede vacante tout en les frôlant, lesquelles séduisaient certains clercs ou fidèles — à l’intérieur comme à l’extérieur de ses cercles — par les réformes modernistes. La solution lui paraissait souvent hâtive, à cause de la notion d’autorité que cela impliquait essentiellement.

    🛡⛰ Hypothèses de vacance : doutes et prudences (1976-1979)

    Cependant, ce rejet ici ou là ne l’empêcha pas d’émettre, à maintes reprises, des hypothèses quant à la validité du pontificat de Paul VI, puis de Jean-Paul II. Ces interrogations, surtout exprimées entre 1974 et 1991, témoignent d’une perplexité réelle. Dans l’entretien au Figaro du 4 août 1976, il s’interroge publiquement comme on l’a vu. Lors de la messe du 29 août 1976 à Lille, devant des milliers de fidèles, il tonne : « Si Rome persévère dans l’erreur, nous sommes obligés de nous poser la question du Pape. ». Et puis, dans une conférence donnée à Écône le 24 février 1977, il présente trois scénarios : 1° le Pape est encore Pape ; 2° il règne mais gouverne mal ; 3° le Siège est formellement vacant. Il refuse d’opter ici pour la troisième, mais admet sa possibilité. Enfin, dans une lettre du 8 août 1978, adressée à un cardinal romain à la veille du conclave, il implore : « Faites tout pour obtenir à l’Église un vrai Pape, sans quoi la validité du prochain conclave sera mise en cause. »

    Le tournant doctrinal décisif advient en 1986, à l’approche de la « Journée d’Assise ». Mgr Lefebvre dénonce avec virulence cette rencontre interreligieuse, qu’il considère comme une profanation du Premier Commandement. Il parle de scandale public, de trahison de la foi. Dans une conférence de retraite à Écône, le 4 septembre 1987, il lance cette phrase fameuse : « Rome a perdu la foi, Rome est dans l’apostasie. » Toutefois, il s’arrête à ce seuil dramatique : il constate.

    ⛏ Influences subversives : le spectre maçonnique

    Aussi, dès les années 1970, Mgr Lefebvre accuse Paul VI et les réformes issues de Vatican II d’être inspirées par des principes maçonniques. Le 10 mars 1977, dans un livre-entretien avec José Hanu, il évoque des « actes maçonniques » infiltrant l’Église. Le 29 décembre 1977, dans une interview rapportée par Le Monde, il parle d’initiatives « philo-luthériennes et maçonniques ». Il perçoit dans ces « orientations », la main « philosophique » de la franc-maçonnerie, poursuivant l’œuvre d’une « Église contre-Église ».

    ⚙ Témoignages privés : Guépin, Roy, Epiney

    Lorsque les archives publiques gardent silence, les souvenirs des compagnons de route prennent la relève. Ces témoignages privés offrent une éventuelle rupture liturgique de Mgr Lefebvre avec Rome pullulent après sa mort : L’abbé Philippe Guépin († 2023), figure de la résistance « sédévacantiste » dès la fin des années 1970, affirme avoir entendu l’Archevêque déclarer, lors d’un trajet en voiture.
    Quant à la fameuse question du una cum, Mgr Roy en 2023 affirme que Mgr Lefebvre aurait cessé de nommer Jean-Paul II dans le Canon dès 1988, s’appuyant sur l’abbé suisse Claude Epiney (CatholiqueDeFrance). A contrario, des vidéos de messes du 8 décembre 1988 et 1990 montreraient l’ex Archevêque prononçant bien un « Ioanne Paulo Papa nostro ». Toutefois, nul mieux, probablement, que son biographe officiel ne peut éclairer cette attitude. Mgr Bernard Tissier de Mallerais, dans Marcel Lefebvre – Une vie (2002), insiste sur la fidélité maintenue de l’Archevêque au Siège de Pierre, fût-il affaibli.

    — Sentence par KO doctrinal

    Monseigneur eut une position évolutive, mais, dit-on, jamais formellement « sédévacantiste ». Figure de granite et de flamme, en apparence, ne franchit point vraiment le Rubicon sédévacantiste. Il s’en rapproche et adopte, en son attitude, une réaction similaire en se pétrifiant devant les évolutions de Vatican II.
    Il effleura la rive de la vacance, le doigt levé contre l’Église conciliaire, la parole martelée. Jamais il ne renia l’écho de Pierre, fût-il trahi par ses porteurs.

    Les citations, extraits et références fournis sont directement issus des sources primaires (discours, lettres, livres) ou de publications autorisées reproduisant fidèlement les paroles de Mgr Lefebvre.

    — Post-Scriptum & scripta privatissima : bien que l’onglet d’extraits soit très parlant, le dossier reste ouvert.

    L’examen exhaustif des sources révèle une évolution dans le discours de Mgr Lefebvre entre 1974 et 1991 :

    1. 1974–1978 : Position « prudentielle » ; refus de trancher dogmatiquement la question de la légitimité des papes postconciliaires.laportelatine
    2. 1977–1979 : rupture avec le Père Guérard des Lauriers et clarification de position & crise interne à Écône​ (Sodaliltium)
    3. 1979–1983 : Clarification de la position anti-sédévacantiste ; exclusion des responsables américains sédévacantistes.lebloglaquestion.wordpress
    4. 1986–1988 : Durcissement du ton anti-pape moderniste, surtout après Assise (1986) ; évocation explicite de la possibilité que « ce pape n’est pas pape », sans toutefois conclure directement. vaticancatholique
    5. 1988–1991 : Maintien d’une position ambiguë au moins dans l’homélie des sacres (30 juin 1988), où il met en doute la validité des sacrements conciliaires tout en reconnaissant Jean-Paul II comme pape, en quelque sorte « matériel ». laportelatine​​

    « L’Église catholique est infaillible en matière religieuse et morale, grâce à la présence continuelle du Saint-Esprit, elle est indéfectible dans son organisation sociale ; elle n’admet donc aucun changement essentiel à sa forme constitutive.
    — Piero Misciatelli, Le fascisme et les catholiques (Milan, 1924), éditions Reconquista Press


    — Mgr Marcel Lefebvre, sermon de Pâques à Ecône, 1986 (transmis et cité par Éditions Saint-Rémi, avec appui doctrinal canonique, Dictionnaire de Droit canonique du chanoine Naz, éd. Pie X/Benoît XV, XIXᵉ siècle)

    « Or, c’est un fait certain, connu désormais de tout le monde, depuis surtout le voyage du pape au Maroc, au Togo, dans les Indes, et dans les communiqués que le Saint-Siège officiellement a fait paraître encore ces jours derniers, pour dire que le pape avait l’intention de se rendre chez les juifs, pour prier avec eux, que le pape avait l’intention de se rendre à Taizé pour prier avec les protestants et qu’il avait l’intention – il l’a dit lui-même publiquement à Saint-Paul-hors-les-murs – de faire une cérémonie qui réunirait toutes les religions du monde pour prier avec elles, à Assise, pour la paix – à l’occasion de l’Année de la paix qui a été proclamée par l’O.N.U. et qui pour l’O.N.U. doit avoir lieu le 24 octobre. Voilà les faits. Vous les avez lu dans les journaux ; vous les avez entendu à la télévision, pour ceux qui ont la télévision.

    Que pensons-nous ? Quelle est la réaction de notre foi catholique ? C’est cela qui compte, ce n’est pas notre sentiment personnel, une espèce d’impression ou une constatation quelconque. Il s’agit de savoir ce qu’en pense l’Église catholique ; ce que l’on nous a enseigné ; ce que notre foi nous dit devant ces faits.

    C’est pourquoi je me permets de vous lire quelques mots très courts que j’ai recueillis dans le Dictionnaire de Droit canonique, du chanoine Naz, qui est officiellement le commentaire du Droit canon qui est la loi de l’Église depuis les premiers temps de l’Église. Le Droit canon édité et publié sur l’ordre du pape Pie X et publié par Benoît XV, le Droit canon est l’expression de la loi de l’Église qui a été la sienne pendant dix-neuf siècles. […] »

    « Que dit-il à propos de ce que l’on appelle la communicatio in sacris, c’est-à-dire la participation à un culte a-catholique, participation d’un culte non-catholiques ? Je crois que c’est bien ce qui nous occupe ; c’est bien ce que nous voyons : la participation du pape et des évêques à des cultes non catholiques. »

    « La communicatio in sacris, comme le dit l’Église en latin : Elle est interdite avec les non-catholiques par le canon 1258, paragraphe 1, qui dit : “Il est absolument interdit aux fidèles d’assister ou de prendre part activement aux cultes des a-catholiques de quelque manière que ce soit”. De quelque manière que ce soit. »

    « Je répète… (Monseigneur relit le paragraphe). C’est exactement ce devant quoi nous nous trouvons. Je pense réellement que les évêques et que le pape ont l’intention d’honorer Dieu, par le culte non-catholique, auquel ils participent. Je ne pense pas me tromper.

    « Une telle participation est interdite, sous n’importe quelle forme – quo vis modo – parce qu’elle implique profession d’une fausse religion et par conséquent le reniement de la foi catholique.

    « Il n’est permis ni de prier, ni de chanter, ni de jouer de l’orgue dans un temple hérétique ou schismatique en s’associant aux fidèles qui célèbrent leur culte, même si les termes du chant et des prières sont orthodoxes. »

    « Ce n’est pas moi qui ai écrit cela. C’est écrit en toutes lettres dans le Dictionnaire de Droit canonique par le chanoine Naz, qui fait pièce officielle, qui a toujours été considéré dans l’Église comme un commentaire tout à fait officiel et valable.

    « Ceux qui participent ainsi activement et formellement au culte des non-catholiques, sont présumés adhérer aux croyances de ces derniers. C’est pourquoi le canon 2316 les déclare suspects d’hérésie et s’ils persévèrent ils sont considérés comme réellement hérétiques. »

    « Si nous professons notre foi catholique, il nous est impossible, inconcevable de professer une autre foi, un autre culte. Parce que en priant dans un autre culte nous faisons profession d’honorer le dieu qui est invoqué par ce culte, par le culte d’une fausse religion. Une fausse religion, c’est honorer un faux dieu ; un dieu qui est une construction de l’esprit ou qui est une idole quelconque, mais qui n’est pas le vrai Dieu. »

    « Comment voulez-vous que les juifs prient le vrai Dieu ? Ils sont formellement, essentiellement contre Notre Seigneur Jésus-Christ, depuis précisément le jour de la Résurrection de Notre Seigneur. Et même avant, puisqu’ils L’ont crucifié. Mais d’une manière quasi officielle, après la Résurrection de Notre Seigneur. Et ils se sont mis immédiatement à persécuter les disciples de Notre Seigneur et cela pendant des siècles. Comment peut-on prier le vrai Dieu avec les juifs ? Qui est Notre Seigneur Jésus-Christ ? Le Verbe de Dieu. Il est Dieu. Nous n’avons qu’un seul Dieu : Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et qu’un seul Seigneur : Notre Seigneur Jésus-Christ. […] »

    « Voilà la situation devant laquelle nous nous trouvons. Je ne l’invente pas. Ce n’est pas moi qui le veux, je voudrais mourir pour qu’elle n’existe pas cette situation. Je voudrais donner ma vie. Mais nous nous trouvons devant cette situation. Comment la juger selon notre foi, suivant la doctrine de l’Église ? Nous nous trouvons vraiment devant un dilemme grave, excessivement grave, qui je crois n’a jamais existé dans l’Église : Que celui qui est assis sur le siège de Pierre, participe à des cultes de faux-dieux. Je ne pense pas que ce soit jamais arrivé dans l’Histoire de l’Église.

    Quelle conclusion devrons-nous tirer, peut-être dans quelques mois, devant ces actes répétés de communication à des faux cultes ? Je ne sais pas. Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de croire que ce pape n’est pas pape.

    Car il semble à première vue — je ne veux pas encore le dire d’une manière solennelle et formelle — mais il semble à première vue — qu’il soit impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement.

    Notre Seigneur lui a promis (au successeur de Pierre) d’être avec lui, de garder sa foi, de le garder dans la foi. Comment celui auquel Notre Seigneur a promis de le garder dans la foi définitivement et sans qu’il puisse errer dans la foi, peut-il en même temps être hérétique publiquement et quasi apostasier ?

    Voici un problème qui vous concerne tous, qui ne concerne pas moi seulement. »

    📚 Pour approfondir

    Ressources internes connexes à Intégralisme Organique :

    Ressources externes connexes à Intégralisme Organique :

    • Depuis le décès de Mgr Lefebvre, la Fraternité Saint-Pie X s’est appliquée à publier ses sermons, lettres et conférences. L’ensemble, regroupé sous l’étiquette Collected Works of Archbishop Lefebvre par Angelus Press, montre un corpus liturgique cohérent, sans rupture manifeste.
    • Les enregistrements audio des messes après 1988 — aujourd’hui disponibles sur SoundCloud ou Angelus+ — contiennent tous la mention liturgique « una cum Ioanne Paulo Papa nostro ». Cela infirme la thèse d’un abandon tacite du nom du Pape dans les dernières années. Certes, il reste des bandes manquantes, et des retranscriptions partielles peuvent prêter à suspicion.
    • Biographie de Mgr Tissier : Marcel Lefebvre – Une vie (Clovis, 2002)
    • Entretiens Fideliter 1982-1991 : https://laportelatine.org
    • Dossier « Pro-sede » (Cekada) : https://www.fathercekada.com
    • Lettres A&B : https://sspxasia.com/Documents
    • Archives audio : https://soundcloud.com/fsspx-audiofile

    — La Rédaction


    🥊 𝔑𝔬𝔰 𝔞𝔯𝔱𝔦𝔠𝔩𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔖𝔱𝔯𝔞ß𝔢



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    […] Mgr Lefebvre et ladite sédé-vacance : prudence et soupçon persistant […]


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