« Vous qui êtes chef de famille, vous avez une grave responsabilité dans votre pays. Vous n’avez pas le droit de laisser votre pays envahi par le socialisme et le communisme. Vous n’en avez pas le droit ou vous n’êtes plus catholique. Vous devez militer au moment des élections pour que vous ayez des maires catholiques, des députés catholiques et qu’enfin la France redevienne catholique. »
Mgr Marcel Lefebvre, sermon du jubilé sacerdotal, 23 septembre 1979 — source (Telegram)
« Lorsque Speroni, lié de tant de manières à Peretto, opposera, dans le dialogue sur la rhétorique, au philosophe solitaire, absorbé par des contemplations métaphysiques, le rhétoricien “civique”, il distinguera sans s’en rendre compte entre une vision scolastique traditionnelle de la philosophie comme métaphysique systématique et une réflexion active, implantée dans la vie, tendue à modifier la vie elle-même. Et, en ce sens, pour partie sans en avoir pleine conscience, c’était Pomponazzi lui-même qui s’y employait. »
Eugenio Garin, L’Umanesimo italiano. Filosofia e vita civile nel Rinascimento, Roma-Bari, Laterza, 1986, env. p. 182 — Archive.org
« La distinction spécifiquement politique, à laquelle l’on peut ramener les actions et les motifs politiques, est la distinction de l’ami et de l’ennemi. […] La distinction de l’ami et de l’ennemi a pour sens d’indiquer le degré d’intensité extrême d’un lien ou d’une séparation, d’une association ou d’une dissociation ; […] L’ennemi politique n’a pas besoin d’être moralement mauvais, il n’a pas besoin d’être esthétiquement laid ; […] Il est précisément l’Autre, l’Étranger, et il suffit, pour son essence, qu’il soit, dans un sens existentiel particulièrement intense, quelque chose d’autre et d’étranger, de telle sorte que, dans le cas extrême, des conflits avec lui soient possibles, qui ne peuvent être tranchés ni par une normalisation générale préalablement posée, ni par la sentence d’un tiers “non intéressé”. »
Carl Schmitt, Der Begriff des Politischen, Berlin, 1932, p. 14-16 — PDF (Archive.org)
« Voilà ce qu’exige notre sens total de la Patrie et de l’État qui doit la servir : que tous les peuples d’Espagne, si divers soient-ils, se sentent harmonisés dans une unité de destin irrévocable. Que disparaissent les partis politiques. Nul n’est jamais né membre d’un parti politique ; en revanche, nous naissons tous membres d’une famille ; nous sommes tous voisins d’une municipalité et affiliés à une corporation professionnelle ou économique. »
José Antonio Primo de Rivera, Discurso del Teatro de la Comedia, Madrid, 29 octobre 1933 — PDF (FNFF)
« Paideia, titre de cet ouvrage, n’est pas un nom symbolique seulement, mais la seule désignation exacte de l’objet historique effectivement présenté ici. C’est, à vrai dire, chose difficile à définir ; comme d’autres concepts vastes et englobants, il refuse de se laisser enfermer dans une formule abstraite. Son contenu plein et son sens ne nous deviennent clairs que lorsque nous lisons son histoire et suivons ses efforts pour se réaliser. […] Il est impossible d’éviter d’introduire des expressions modernes comme civilisation, culture, tradition, littérature ou éducation. Mais aucune d’elles ne recouvre vraiment ce que les Grecs entendaient par paideia. […] Les Anciens étaient convaincus que l’éducation et la culture ne sont ni un art formel ni une théorie abstraite, distincte de la structure historique objective de la vie spirituelle d’une nation. Ils les tenaient pour incorporées dans la littérature, qui est l’expression véritable de toute culture supérieure. »
Werner Jaeger, Paideia. The Ideals of Greek Culture, vol. II, Oxford, Basil Blackwell, 1944, Préface — PDF (Archive.org)
« Toute partie est ordonnée au tout, comme l’imparfait au parfait ; et c’est pourquoi toute partie est naturellement en vue du tout. De même que, pour sauver tout le corps, on coupe un membre gangrené, ainsi, si quelqu’un est dangereux pour la communauté et la corrompt par son péché, on peut légitimement le retrancher afin de conserver le bien commun. »
Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, II-II, q. 64, a. 2 — traduction fr.
« Toute race et toute terre qui ont été successivement romanisées, christianisées et soumises, quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. Il n’y a pas d’autre définition de l’Europe. »
Paul Valéry, « La crise de l’esprit » (1922), repris dans Variété — Wikisource
« Dieu établit les rois comme ses ministres, et règne par eux sur les peuples… Les princes agissent donc comme ministres de Dieu, et ses lieutenants sur la terre. »
Mgr Bossuet, Politique tirée des propres paroles de l’Écriture sainte, Livre I, art. II — dossier Versailles
« Quand la légalité suffit pour sauver la société, la légalité ; quand elle ne suffit pas, la dictature. »
Juan Donoso Cortés, Discours sur la dictature, Congrès des députés d’Espagne, 4 janvier 1849 — texte (Wikisource)
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