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Publié le par Florian Rouanet
Résumé
Les civilisations grecque et romaine, figures emblématiques du monde antique, européen et méditerranéen, ancrés dans nos mémoires collectives, continuent de faire fantasmer et de servir de modèles pour évaluer les périodes civilisationnelles ultérieures.
Son influence holistique durable sur la pensée, les arts et les sociétés modernes demeurent, car cela est une vérité naturelle d’ordre universel et intemporel !Sommaire
I. Héritage grec : la fondation de la pensée occidentale
II. Rome et Orient : des conquêtes au savoir
III. Mortalité et idéal de civilisation
Florilège de Papes contemporains sur les lettres grecques – Intégralisme Organique

I. Héritage grec : la fondation de la pensée occidentale
L’importance de la Grèce antique dans la construction de notre civilisation moderne est incontestable. Son rôle fondateur transparaît dans les réflexions de nombreux penseurs. D’autant que l’antiquité classique arrive à maturité et propose le premier modèle d’homme complet – notamment les Romains, en assimilant la littérature grecque, tout en la dépouillant de ce qui est particulier et non universel dedans.
•François Chamoux, dans La Civilisation grecque (1963), insiste sur l’immensité de la dette intellectuelle du monde moderne envers la Grèce :
« La dette du monde moderne à l’égard du peuple grec est immense. Les catégories de pensée qui sont encore les nôtres ont été pour la première fois définies par lui. »
•Werner Jaeger, dans Paideia : la formation de l’homme grec (1934), précise l’idée que la civilisation véritable commence avec la Grèce :
« Aussi haut que nous puissions placer notre estime pour les réalisations artistiques, religieuses et politiques des nations plus anciennes, l’histoire de ce que nous pouvons vraiment appeler civilisation — c’est-à-dire la poursuite consciente d’un idéal — cette histoire ne commence pas avant la Grèce. »
•Jacqueline de Romilly, dans Pourquoi la Grèce ? (1992), montre l’influence inconsciente et omniprésente de la culture grecque :
« Nous respirons l’air de la Grèce, sans le savoir, à chaque instant. »
La formation de l’homme grec (Paideia) – Intégralisme Organique
II. Rome et Orient : des conquêtes au savoir
Rome, héritière et propagatrice des valeurs grecques, a su marier puissance militaire et rayonnement culturel. Certains auteurs mettent également en perspective son influence avec celle d’autres civilisations.
•Victor Hugo, dans une lettre à Louis Boulanger (1833), souligne la continuité entre l’esprit gaulois et celui des Grecs :
« Rabelais c’est la Gaule ; et qui dit la Gaule dit aussi la Grèce, car le sel attique et la bouffonnerie gauloise ont au fond la même saveur. »
•Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire, dans Histoire d’Espagne (1844), compare les conquêtes romaines et musulmanes en soulignant leur pérennité intellectuelle :
« Le peuple d’Auguste, comme celui de Mahomet, ont conquis le monde deux fois, la première par les armes, la seconde par les lumières, et bien des siècles après que les deux empires ont péri, leur domination dure encore. »
L’Homme, la Race et l’État Méditerranéen & De l’Orient et de l’Occident – Intégralisme Organique
L’histoire retracée de la philosophie espagnole – Alain Guy – Intégralisme Organique
Aristote au mont Saint-Michel : les racines grecques de l’Europe chrétienne – Intégralisme OrganiqueIII. Mortalité et idéal de civilisation
Enfin, plusieurs auteurs se penchent sur les leçons à tirer de la grandeur et du déclin des civilisations antiques, en posant la question de leur mortalité et de leur finalité. En effet, si les sociétés comme les hommes sont mortelles, elles mutent, laissent un héritage, et donne une mission à ses nations selon leurs qualités et contextes :
•Paul Valéry, dans La Crise de l’esprit (1919), résume cette prise de conscience :
« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. »
•Alexis Carrel, dans L’Homme, cet inconnu (1935), replace l’homme au centre du projet civilisationnel :
« Après tout, la civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme. »
•Gustave Le Bon, psychologue social, relève le rôle de la méthode scientifique dans le développement des civilisations :
« L’ère des grands progrès scientifiques qui transformèrent les civilisations naquit seulement lorsque l’homme réussit à distinguer la vérité de la certitude. »
Paul Valéry, la crise de l’esprit européen 2/2 – Intégralisme Organique
Compte-rendu sur «Réflexion sur la conduite de la vie» d’Alexis Carrel – Intégralisme Organique
Gnose personnaliste de Gustave Thibon – La Tour de David – Intégralisme OrganiqueConclusion
La civilisation greco-romaine a laissé son empreinte indélébile sur la pensée et les sociétés médiévales et modernes – le Saint Empire romain germanique et le IIIe Reich ne sont que des résurgences de cela ! À travers ces quelques citations, se dessine une admiration constante pour ces modèles de haute voltige, dont les idéaux continuent de façonner notre perception de la culture, du savoir et de l’humanité.
Contemplation des reliques du Saint Empire par Adolf Hitler – Intégralisme Organique
Antiquités : origine primitive à l’émergence de la science historique

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