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Publié le par Florian Rouanet
Le sujet fut étayé en dernière partie (troisième sujet) dans une émission d’Orémus Nous en faisons ci-dessous un résumé référencé, qui tient lieu de tableau complet, mis à l'écrit
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Notes liminaires :
Le nationalisme blanc, d’origine nord-américaine, est une doctrine contemporaine marquée par une volonté de préservation de l’identité blanche et de l’héritage occidental, au-delà du clivage anglo-saxon ou religieux.
À la fois porteur de principes communautaires forts et enraciné dans une critique totale de la modernité libéralo-marxiste – sapant les fondements culturels et moraux des sociétés blanches -, ce courant soulève des controverses dans le milieu et en dehors, tant par ses implications philo-politiques que par ses méthodes radicales.
Nous allons donc parler espace civilisation et constructivisme vitaliste, frôlant d’ailleurs avec ledit survivalisme, posant la question suivante : comment vivre sans trop renforcer la machine infernale étatique qui nous opprime ?
Sommaire :
I. Définition rapide et principes fondateurs
II. Points positifs et limites idéologiques selon Nous
III. Des « Vendéens sudistes » à l’Amérique contemporaine
IV. Influences intellectuelles et personnalités actuelles
V. Critiques et controverses
I. Définition rapide et principes fondateurs
Le nationalisme blanc en Amérique du Nord repose sur une défense explicite des intérêts des blancs en tant que groupe social, ethnique et racial, systématiquement couplée à une volonté de retour à des valeurs traditionnelles.
L’idée expressive d’un « foyer blanc » global, englobant des communautés en Russie, en Afrique du Sud, au Canada et aux États-Unis, illustre un occidentalisme communautaire, menacé par le cosmopolitisme anti-blanc.
Ce concept politique concret, repose sur le constat que les Blancs, où qu’ils soient, partagent : une destinée commune et doivent se protéger face au globalisme et au métissage, perçus comme de hautes menaces existentielles.
II. Points positifs et limites idéologiques selon Nous
A. Les aspects valorisés :
- Solidarité raciale : Une mise en avant de l’unité et de la cohésion entre blancs à travers le monde, en tant que rempart face à l’éclatement individualiste.
- Loi naturelle et valeurs traditionnelles : Leur doctrine insiste sur une hiérarchie naturelle et la nécessité de préserver des lois et des institutions conformes à l’ordre moral.
- Un mythe mobilisateur : Des exemples comme la communauté blanche fortifiée d’Orania, en Afrique du Sud – « pays des Boer », massacrés par des Noirs sans que les Hollandais ne bronchent –, incarnent une tentative de mettre en pratique ces idéaux dans des cadres autonomes et communautaires, avec un enseignement poussé des individus.
- Critique de l’État moderne : Une méfiance à l’égard de la centralisation étatique, jugée oppressive, et un appel à la liberté des foyers et des communautés locales (du reste, justement parce que ces Etats sont cosmopolites !).
- Opposition au judaïsme dit politique : Ils sont tout à fait lucide sur la question et ne croiront jamais en des espèces d’Eric Zemmour à la l’américaine, notamment depuis l’administration de Georges Bush. Tel est l’insoumis Andrew Torba, fondateur du réseau social Gab dit d’extrême droite.
B. Les limites et dérives :
- Esprit sectaire et radicalisme : La glorification d’une homogénéité raciale, est acceptable pour un catholique, dans la mesure où l’on en fait pas une divinisation et c’est là le danger.
- Naturalisme et ésotérisme : Certains courants internes, comme le fameux KKK (Ku Klux Klan – à ne pas confondre avec le Très NS : Kinder, Küche, Kirche !), adoptent des positions mystiques extrêmes, éloignant la foi de thématiques orthodoxes.
- Risques d’action isolée : L’apologie d’actions radicales, violentes, avec l’approche dite du loup solitaire, suscite un danger pour la personne influencée par ces idées ou encore les victimes potentielles. Nous ne parlons pas ici spécifiquement du port d’arme et de sa libéralité.
- Alimenter des thèses complotistes : toute attitude paranoïaque trop prnoncé va à l’encontre du Bien commun, et finis par se retourner contre une bonne entente « entre blancs ».
- Réduire l’héritage occidental : réduisant le tout à une seule dimension, à savoir raciale, négligeant ainsi la richesse des traditions linguistiques, culturelles et nationales à la fois gréco-romaine, celtique et germaine ou slave, des occidentaux….
III. Des « Vendéens sudistes » à l’Amérique contemporaine
Le nationalisme blanc s’inscrit dans une continuité historique qui valorise des figures et des moments de résistance traditionnelle objective que nous affectionnons. Parmi ces exemples figurent les sudistes « sudaméricains » lors de ladite guerre de Sécession, comparés aux Vendéens français, et pourquoi pas aux Cristeros mexicains (et ce, bien que ce soient des anglo-saxons protestants en majorité) pour leur lutte contre les bouleversements industriels et centralisateurs.
Le Pape Pie IX, dans un geste diplomatique, entretint une relation positive et respectueuse avec Jefferson Davis, le président des États confédérés, illustrant une reconnaissance au moins partielle de leur combat contre la modernité libérale.
En effet, il s’agit d’une correspondance marquée par une estime mutuelle et des références chrétiennes. Le 3 décembre 1863, le Pape adressa une lettre à Jefferson Davis, dans laquelle il exprimait sa satisfaction de constater que Davis partageait son désir de paix :« Nous avons éprouvé une grande joie en apprenant, par vos envoyés et votre lettre, avec quels sentiments de joie et de gratitude vous avez été animé, illustre et honorable Président, dès que vous avez eu connaissance de nos lettres à nos vénérables frères, Jean, archevêque de New York, et Jean, archevêque de La Nouvelle-Orléans, datées du 18 octobre de l’année dernière, dans lesquelles nous avons, de toutes nos forces, excité et exhorté ces vénérables frères, afin qu’ils s’efforcent, avec le plus ardent zèle, et en notre nom, de mettre fin à la fatale guerre civile qui a éclaté dans ces contrées, pour que le peuple américain obtienne la paix et la concorde, et vive ensemble dans la charité. »
En réaction, Jefferson Davis exprima sa gratitude envers le Pape et souligna les aspirations pacifiques de son peuple, tout en invoquant la protection divine :
« Nous avons offert au pied du trône de Notre Père qui est aux cieux des prières inspirées par les mêmes sentiments qui animent votre Sainteté ; nous ne désirons aucun mal à nos ennemis, ni ne convoitons aucune de leurs possessions ; mais nous luttons seulement pour qu’ils cessent de dévaster notre terre et d’infliger des massacres inutiles et cruels à notre peuple ; et que nous soyons autorisés à vivre en paix avec toute l’humanité, sous nos propres lois et institutions, qui protègent chaque homme dans la jouissance non seulement de ses droits temporels, mais aussi de la liberté d’adorer Dieu selon sa propre foi. »
Ce passé inspire encore aujourd’hui les partisans du nationalisme blanc, et même des européens en règle générale, qui perçoivent cette période comme une illustration des luttes contre l’effacement des identités notamment paysannes, viriles, familiales et enracinées.
C’est un sujet que nous affectionnons, notamment par l’utilisation de l’antiquité et des nationalismes modernes par l’auteur Maurice Bardèche (autres articles ci-dessous).
IV. Influences intellectuelles et personnalités actuelles
A. Figures historiques et intellectuelles :
Des auteurs tels que William Pierce, Arthur Kemp et Kevin McDonald ont contribué à structurer le discours nationaliste blanc en insistant sur les notions de séparatisme racial, de survie identitaire et disons de résistance communautaire et littéraire.
Exemples de littérature respective :
- Les Carnets de Turner & Fierté blanche – William Pierce
- Bâtir le foyer blanc – Arthur Kemp
- Le Néoconservatisme : un mouvement juif – Kevin MacDonald
En effet, le néo-conservatisme – en réalité, de racine de gauche anti-Stalinienne – est apparu chez le chrétien conservateur Ronald Reagan. On nous dit que le « retour en arrière » est impossible, hors de rien, avec de multiples nationaux juifs, Israël a réunie sous un drapeau et une langue, tout un peuple, en exprimant souvent une théocratie et un racisme des plus outranciers !
Retrouvez ces auteurs dans les librairies, diffuseurs et maisons d’édition comme les mentions de l’auteur de Nouvelle droite Philippe Baillet, la librairie amie Arts enracinés (liens en fin d’article), l’édition de Jean Plantin ou encore la diffusion large de Chiré-en-Montreuil.
B. Personnalités contemporaines :
Des figures comme David Duke (très bon sur la dénonciation de l’antichristianisme et dudit antiracisme très antiblanc), ancien proche de Bush et leader du Ku Klux Klan, avant de se radicaliser, et Nick Fuentes (lucide sur les femmes et le national-socialisme allemand !), jeune catholique radical d’origine espagnole, incarnent bien aujourd’hui ce courant « idéologique » aux États-Unis.
Nous sommes littéralement dans un autre monde, plus libre, en outre Atlantique :
V. Critiques et controverses
Si nationalisme blanc ne fait pas l’unanimité, notamment sur le Vieux continent – parfois méfiant envers les Yankee, dont nous subissons les effets impériaux –, par leurs nationalismes traditionnels – à l’instar de Philippe Ploncard –, il n’en demeure pas moins qu’ils fournissent de bons éléments de réflexions concernant les dangers contemporains.
Les Etats-Unis, non d’Europe, réuni en une confédération d’Etats, est une construction récente, sans héritage civilisationnel profond, cela explique aussi pourquoi nous avons du mal avec cette entité, également en première ligne dans (mais aussi contre en réaction !) le cosmopolitisme métisseur, homosexualisant, efféminant, judaïsant et nous en passons… !
En effet, s’il est juste de dénoncer l’interventionnisme libéral américain (au Moyen-Orient, sans forcément soutenir ledit tiers-monde par le Hezbollah ou le Hamas), il est injuste de n’entrevoir que du mal dans le moindre mouvement qui émanerait de là-bas.
Enfin, la valorisation d’un « Homeland blanc » reflète à la fois un rêve mobilisateur pour ses partisans et une impasse politique aux yeux de ses détracteurs, qui y voient une utopie anarchique irréalisable dans un monde globalisé : seulement, c’est la conquête de l’Etat-nation qui semble aussi inaccessible de nos jours !

Conclusion :
Le nationalisme blanc nord-américain, avec ses aspirations communautaires et ses critiques de la modernité, soulève des questions complexes sur l’identité, la tradition et la survie physique du monde blanc. En définitive, ce courant met en lumière les tensions persistantes entre globalisation et enracinement, entre uniformisation culturelle et diversité identitaire au sein même de l’Occident.
Dans le thème « convergences et intersectionnalité des luttes », des équivalences existent chez les organisations noirs antisémites style Black Panthers ou Nation of Islam.
À l’échelle française, il y avait eu un temps, il y a une décennie, un rapprochement similaire entre la droite socialiste et raciste de Thomas Werlet et Kémi Séba, le panafricaniste – sans compter les terres légendaires du Wakanda ou de Boko Haram !Depuis les décolonisations, comme dirait Salazar, par une espèce de lâcheté le monde blanc refuse d’affirmer sa « supériorité civilisationnelle ».

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