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Publié le par Florian Rouanet

Ma réponse est restée jusqu’ici en brouillon privé, alors que M. Ploncard a étayé continuellement ses accusations de son côté (j’entends dans sa version publique de notre rupture politique). C’est ce qui revenait en tout cas régulièrement dans sa « lettre d’information » que des amis continuaient à me faire parvenir durant la fin d’année 2014. A l’époque, j’avais décidé de ne pas réagir publiquement, mais puisque ces mensonges, m’accusant de choses fausses, perdurent, émanant de quelqu’un de borné insensible à tout type d’explications qui pourrait le faire changer d’avis, il faut une réponse adaptée.
Un ancien échange Twitter datant du 6 au 15 février 2016 va être ma base pour répondre point par point.
« … Reportez-vous à mon livre La Maçonnerie, mais pour une fois citez-le… Votre conférence à Nancy, Lorraine nationaliste. Vous avez utilisé mon livre sans le citer par peur des réactions.
Vous avez utilisé mon livre La Maçonnerie sans avoir l’honnêteté d’en donner la source par peur de Benedetti. J’en tire la leçon.
Et le titre c’était quoi alors ?! Assumez ce que vous faites ou ne faites pas, au moins ! Ne jouez pas sur les mots, votre titre était « La maçonnerie anti-France ». Assumez votre trahison !
Vous avez utilisé pour votre topo mon livre La Maçonnerie que vous n’avez même pas eu l’honnêteté de citer !
Dire que je vous ai formé. Vous m’écœurez, je ferai savoir votre comportement à double face.
Pour nous vous n’existez plus !
En ayant lu La Maçonnerie de P. P. d’Assac, on comprend que Livernette et autres Rouanet l’ont plagié.
Le petit Florian est vexé d’avoir été démasqué, il suffit d’écouter sa conférence à Nancy pour comprendre son plagiat.
Vous êtes encore plus lâche que je ne le pensais, alors que je vous avais donné une 2e chance.
Que Rouanet ose dire en se regardant dans la glace qu’il n’a pas plagiée.
C’est pourquoi nous l’avons mis à la porte, car ce n’est pas la première fois qu’il agit ainsi… »Succession de messages de Philippe Ploncard.

L’acharnement et l’aveuglement dans lequel persiste M. Ploncard m’oblige à répondre pour remettre les choses dans l’ordre et rétablir la vérité, ne serait-ce qu’auprès des internautes, de ceux qui nous suivent.

1) Ai-je été « mis à la porte » desdits Cercles nationalistes français comme le raconte M. Ploncard ?
Il y a une inversion claire et nette de la situation d’origine. Fin 2014, alors que je militais aux « Amis de Pierre Sidos » auprès de nationalistes français qui étaient dénoncés par M. Ploncard dans ses vidéos et ses articles, ceux-ci m’avaient imposé logiquement de faire un choix entre eux et lui. Ce qui fut fait. J’ai alors eu M. Ploncard par téléphone pour lui annoncer en direct que j’avais choisi mes amis du mouvement nationaliste plutôt que de continuer à travailler avec lui. Je n’ai donc pas été mis à la porte par ses soins, puisque je suis parti de moi-même. C’est ensuite qu’il se donnera le bon rôle dans sa « lettre » en disant que la « double appartenance » n’était pas permise auprès de lui… alors qu’il me savait au côté de M. Sidos depuis déjà plus d’un an.
Maintenant, qu’il ose démentir cet état de fait à propos de mon choix personnel, source première qui mit fin à notre relation politique. De plus, par essence, il est impossible d’être mis à la porte de quelque chose d’inexistant tel que lesdits Cercles nationalistes français.

2) Ai-je plagié son livre La Maçonnerie comme le raconte M. Ploncard ?
Évoquer ce sujet permet d’éviter « l’affaire » première, cause de la seconde qui n’a d’ailleurs pas de fondements précis, où ce n’est pas lui qui s’est coupé de moi, mais moi de lui. À cela s’ajoute, son obsession d’être cité, et de se citer à tort et à travers : chose que tous constatent. Et, contrairement aux bêtises qu’il raconte, il n’y avait aucune peur de ma part de le citer dans le milieu en sachant que je l’avais toujours fait quand ses travaux ont été utilisés et cela parfois contre vents et marées, puisque l’utilisation m’était déjà en partie reprochée en interne.
La seconde fausseté commence donc avec ma conférence titrée La franc-maçonnerie est l’anti-France. Le titre serait repris de son livre selon lui, sans que soit apportée aucune preuve tangible : l’accusation reste donc gratuite. D’ailleurs, il est impossible pour lui de trouver un passage précis qui prouverait ses dires. La franc-maçonnerie, dénoncée comme anti-France, ce n’est ni lui ni moi l’inventeur, puisque c’est la reprise d’une vieille expression issue de notre courant de pensée, et qui nous précède tous les tous deux. Même M. Abauzit, qui n’est pas exactement de sa tendance, use actuellement de cette formule.
Pour ce qui est de son livre La Maçonnerie, qui est en ma possession, je l’avais lu il y a bien cinq ans de cela dans une édition plus ancienne, soit trois à quatre ans avant la conférence incriminée et pour laquelle j’ai préalablement ré-étudié entièrement et nouvellement le thème. Si son livre n’est pas cité dans ma conférence, c’est tout bonnement parce que celui-ci ne m’a pas servi à sa préparation. Son livre ne fait donc aucunement partie des références usitées, il est donc normal qu’il ne soit pas cité.
Logiquement, la rupture politique ayant déjà été entamée entre nous, à quoi aurait servi de lire et de recommander cet auteur lorsque mille autres personnes ont traité du même sujet et avec brio ? À rien. On se demande bien alors comment camper sur ce jugement fort déplacé et peu honnête.
La pensée n’est pas non plus soumise aux droits d’auteur ; ainsi traiter d’une thématique identique ne veut pas dire puiser forcément dans un seul et unique livre. Si je pratiquais le même type de reproches, je l’accuserais de n’avoir « pas eu le courage » de donner systématiquement ses sources ou encore d’avoir « pillé les livres » de l’école nationaliste, des Drumont, Barrès et Maurras par exemple. Ce qui serait d’un ridicule sans nom. Il croit qu’évoquer la franc-maçonnerie signifierait forcément passer par lui, alors que ce sujet a été traité par nombre d’auteurs anciens et contemporains, dans tout le courant de la contre-révolution et du mouvement nationaliste en général.
Néanmoins, j’ai vraisemblablement la réponse à cette confusion volontairement entretenue : Le secret des francs-maçons de Jacques Ploncard est effectivement cité dans ma conférence puisque je venais de le lire à ce moment-là, mais ce n’est en réalité pas de ma faute si c’est M. Philippe Ploncard qui a… « plagié »… son propre père. C’est la seule explication plausible de l’accusation déplacée qu’il en fait.
En complément, quand M. Ploncard accuse de plagiats de nombreuses personnalités sous les yeux de tout le monde, tels que MM. Gandillon, Livernette, Bourbon et d’autres (que ces personnalités nous plaisent ou pas !), le sérieux tombe de soi, tellement ces accusations ne peuvent être prouvées. Pour l’exemple, c’est à M. Johan Livernette de se défendre en soi, mais son dernier ouvrage Le complot contre Dieu est le fruit de longues années de travail qui se base sur les auteurs essentiellement anti-libéraux du XIXème siècle ; il est donc calomnieux de dire que les documents sont repris de La Maçonnerie ou du livre Le complot mondialiste, puisque les références, au niveau des sources, sont autres. Cette accusation ne tient que dans un esprit paranoïaque et narcissique ; c’est judiciairement indéfendable.

Pour en revenir à mon intervention, toutes les références y sont citées ; il suffit d’écouter attentivement. Qui suit mes conférences se rendra compte que je cite toujours les sources qui m’ont aidées à préparer mes travaux, soit après une citation donnée, soit tout à la fin dans les « recommandations de lecture » :
3) Brève conclusion
Puisse ce texte rétablir la vérité sur les diffamations de M. Ploncard, en espérant ne plus avoir à réagir contre ; il y a mieux à faire que de continuer d’étaler ces querelles personnelles. Pour le coup, c’est plus une affaire structurelle, avec un vrai problème d’honnêteté venant de l’autre camp. Le combat continu.
Et pour ce qui est du fond, les idées de M. Ploncard finissent par tenir sur deux ou trois devises sur lesquelles ils stagnent. Ce qui n’est pas bon pour faire fructifier l’intelligence. Aussi, l’ancien nationalisme dépassé d’Action française mêlé à du modernisme religieux et à du complotisme gauchiste proposé par le concerné ne sera jamais une solution viable : les fascismes européens et la tradition catholique doivent être combinés de manière distincte, radicale, nette et bien comprise pour notre temps, comme l’auteur Joseph Mérel le propose (par exemple) ; mais combiné avec le sédévacantisme (conclusion théologique certaine) que fait sien Jérôme Bourbon ; pour nommer des personnalités contemporaines de mérite.


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