• Trois révolutions: libérales américano-française, puis bolchevique



    Subversion inorganique respectivement en 1776, 1789 & 1917

  • Début

    L’analyse qui suit, « catholique et nationale », nous la devons au maître nationaliste – de l’entre-deux-guerres à l’après-guerre -, nous nommons M. Pierre Sidos, que nous avons connu et qui reste tant détesté par le bocal d’huile Meyer Habib !

    Ces trois subversions susdites, poursuivant un même but matérialiste, remettent en cause, pour la première fois, aussi largement dans l’histoire, l’holisme (logique scientifique, aristotélo-thomiste) du monde antique et médiéval, dans ce qu’ils avaient de classique, de bon et de vrai.

    Sommaire :

    I. Révolution américaine (1776) : idéal des Lumières en pratique

    II. Révolution française (1789) : radicalisation des idéaux

    III. Révolution bolchevique russe (1917) : rupture matérialiste et antichrétienne

    IV. Fil conducteur : du libéralisme au marxisme/communisme

    I. Révolution américaine (1776) : idéal des Lumières en pratique

    La Révolution américaine marque un premier jalon dans l’histoire des révolutions modernes. Inspirée par les philosophes des Lumières (sophistes bourgeois et franc-maçons), elle repose sur l’individualisme, lesdits Droits de l’homme et l’hérésie de ladite souveraineté populaire.

    Les colons, désireux de se distinguer du vieux continent, et de se libérer de la domination britannique, formulent des principes à la fois « patriotiques » et universels dans la Déclaration d’indépendance (4 juillet 1776), rédigée par Thomas Jefferson.

    « Nous tenons ces vérités pour évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, que parmi ceux-ci se trouvent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. »

    Les Français, pour une bonne part, fascinés par cet exemple – et y ayant contribué à cela, sur place et chez eux –, y voient un modèle pour leur propre « émancipation » vis-à-vis de la Royauté.

    Les généraux comme La Fayette, influencés par les mêmes idéaux républicains 2.0, participent activement à cette guerre, tout en ramenant ces concepts dans une France encore monarchique.

    II. Révolution française (1789) : radicalisation des idéaux

    Treize ans plus tard, la Révolution française éclate et pousse les principes des Lumières à une radicalité extrême. L’abolition de la monarchie et la proclamation de la République marquent un tournant décisif : la Révolution française en revanche, sera moins modérée et plus sanguinaire, avec ses propres enfants et contre les fidèles au Roi tels que les chouans et les vendéens – de même concernant le bolchevisme judéo-russe.
    Appuyée par la franc-maçonnerie, elle promouvra le déisme et le subjectivisme, contre la catholicité.

    « La Révolution française est satanique dans son essence. Elle n’est pas seulement une révolte des hommes, c’est une révolte de l’homme contre Dieu. »

    Joseph de Maistre, Considérations sur la France (1797)

    Les idées défendues par ces Français, hélas acquis aux idées nouvelles – et lorsqu’ils étaient bien français… –, prennent une tournure brutale et anticléricale.

    La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) affirme des droits universels tout en rejetant le Trône.
    Le mouvement dé-christianisateur culmine dans la Terreur, avec Robespierre et Marat, où la foi chrétienne, socle de la civilisation européenne, est largement persécutée et remplacée par des cultes pseudo-rationnels comme celui de ladite déesse Raison (luciférianisme : sacrifiant le Moi sur l’autel, en lieu et place de Dieu).

    Cette logique frénétique de la table rase opère un glissement et préfigure les excès des révolutions ultérieures, où la soif d’une « justice sociale » se transforme en rejet des valeurs traditionnelles et transcendantes.

    III. Révolution bolchevique russe (1917) : rupture matérialiste et antichrétienne

    La Révolution bolchevique de 1917 est l’héritière des idées révolutionnaires françaises, mais elle les exacerbe encore davantage. Sous l’influence de Karl Marx, la lutte pour l’égalité devient un combat idéologique contre toute forme de religion. Pour les Bolcheviks, la religion est « l’opium du peuple », et l’Église, perçue comme une alliée de la bourgeoisie, doit être détruite.

    La Russie tsariste, jusqu’alors profondément chrétienne, est ainsi balayée par un matérialisme scientifique et athée. La violence de cette révolution surpasse celle de 1789, non seulement par son caractère systématique (purges, famines organisées, répression politique) mais aussi par son internationalisme révolutionnaire, qui cherche à étendre le marxisme à l’échelle mondiale.

    Voici quelques extraits pour conclure ce petit chapitre :

    Violence :

    « Il faut pendre (et je veux dire pendre de façon que les gens le voient) au moins 100 koulaks bien connus, les riches et les sangsues. Saisissez tous leurs grains. […] Faites en sorte que des centaines de kilomètres alentour, les gens voient, tremblent, sachent et crient : ils étranglent et continueront à étrangler les koulaks. »
    Télégramme de Lénine aux bolcheviks de Penza (août 1918)

    Matérialisme :

    « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être, mais, au contraire, c’est leur être social qui détermine leur conscience. »
    Karl Marx, préface de Contribution à la critique de l’économie politique (1859)

    Anti-christianisme :

    « La religion est l’opium du peuple : cette maxime de Marx est la pierre angulaire de toute la conception marxiste de la religion. Toutes les religions et toutes les églises modernes, toutes les confessions religieuses sont toujours considérées par le marxisme comme des instruments de la réaction bourgeoise pour la défense de l’exploitation et l’abrutissement de la classe ouvrière. »
    Lénine, Socialisme et religion (1905)

    IV. Fil conducteur : du libéralisme au marxisme/communisme

    Ces trois révolutions forment une chaîne historique où chaque étape radicalise les idéaux précédents :

    1. La Révolution américaine introduit le libéralisme politique.

    2. La Révolution française rejette les bases de la France et embrasse un rationalisme anticlérical.

    3. La Révolution bolchevique adopte un matérialisme intégral, niant toute transcendance.

    Ces révolutions, bien que nées de contextes différents, partagent un glissement accéléré du libéralisme, vers un rejet complet de la foi chrétienne et de l’ordre naturel.

    Fin

    Et pour contrebalancer, tentant de retrouver l’Ordre d’Ancien régime, les « révolutions » nationalistes de la première moitié du XXe siècle en Europe de l’Ouest seront, quant à elles, davantage des révolutions en sens contraires (dans leur processus, mais tout en restant traditionnelles – Franco, Pétain, Salazar, etc.), qualifiables de « contre-révolutionnaires », même si elles ont été, certes, menées dans l’urgence.


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  • 6 commentaires




    […] où la Monarchie catholique commence à vaciller sous la pression des idées nouvelles et de la pression internationale (Amérique), bourgeoise et […]


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