• Éloge funèbre de Pierre Sidos à l’occasion de sa commémoration de 2020 avec Jeune Nation (Florian Rouanet)



    Faute de poète romain élogieux à l’égard de l’Empereur !

  • Introduction :

    C’est toujours un immense honneur et un immense plaisir de pouvoir rendre hommage aux figures historiques – qui ont contribué à faire ce que nous sommes collectivement -, et notamment, à ce Vieux Chef du nationalisme français.

    Celui-ci fut, pour ceux qui sont passés par le milieu de Jeune Nation, un véritable père spirituel (au sens de l’esprit) et un modèle exemplaire pour nous autres de la jeune génération n’ayant vécu aucune guerre par la force des choses.

    Moi-même, avant de militer dans le courant des années 2012-2013, alors orphelin de structure, je me suis mis à lire toutes les productions doctrinales et les analyses d’actualités du camp nationaliste d’alors. De suite, j’avais accroché au combat de Pierre Sidos, et mon choix, par définition préférentiel, s’était nettement affirmé en faveur de l’Œuvre française alors dirigée par Yvan Benedetti. C’est pourquoi, quelque temps après  avoir pratiqué les membres du mouvement, « toutes » les fiches militantes de M. Sidos fussent retranscrites sur le Net via les APS (Les Amis de Pierre Sidos). L’archivage de ses vidéos n’a quant à lui jamais été effectué, mais vous pouvez aisément retrouver ses interventions avec une simple recherche « youtubesque ».

    M. Sidos m’a également tellement apporté durant diverses après-midis dans ses locaux du 13e, entouré par la « Vieille Garde » du mouvement.J’estime à bon droit qu’il a été un véritable socle doctrinal pour moi, celui sur lequel j’ai pu prendre mon envol avec le travail des ans. D’ailleurs, nombre de thèmes de mes conférences passées ont été faites sous son impulsion, ou du moins, sous l’influence naturelle qu’il excédait sur moi : anti-gaullisme, anti-démocratisme, nécessité d’un vocabulaire concret et juste, etc.

    Nous pouvions le dire, les jeunes générations de français n’aurait jamais entendu parlé du nationalisme (tout comme en Angleterre) si nous n’avions pas eu l’action nationaliste post-1945 de Pierre Sidos…

    Un combat sans failles :

    La chose qui frappe le plus, au grand dam de ses ennemis politiques (libéralo-communistes et judéo-maçonniques), ait qu’il vécut presque centenaire, et qu’en 1 siècle de vie sans tâche – aucune affaire douteuse ni gloriole – son combat n’aura pas varié d’un iota, y compris sur les sujets réputés incorrects comme l’anti-sionisme et le « révisionnisme historique ». C’est aussi ce qui est hautement admirable chez lui et qui force le respect, que l’on soit en accord ou en désaccord profond avec son positionnement.

    Voilà un grand français et véritable opposant au monde vicié de 1945, comprenant l’ensemble des démocraties « dogmatiques » et anti-organiques qui ont peu à peu submergé l’Occident et en particulier l’Europe de l’Ouest, dont la France fait partie.

    Un caractère exceptionnel :

    Le fondateur de l’Œuvre française d’une grande discrétion et humilité – choses reconnues par tous ceux qui l’ont fréquenté de près, ce qui est bon signe et augure le meilleur à son endroit – avait également du caractère et une constance à toute épreuve. La presse aux ordres le jugera radical et pourtant il fut doux et humble jusque dans les tréfonds de son âme, et ce, malgré les événements et une profession de foi dite radicale politiquement. À ce sujet, nous soulignerons surtout le traitement à égalité qu’il appliquait à tous ses amis*, cela était la marque de M. Sidos – ainsi que le rappelait Yvan Benedetti.

    Les formules qui le définissent bien par ailleurs sont : le moine-soldat, la force tranquille, la probité foncière… De sa part, point d’intempérance, ni de médiocrité, ni de paroles déshonnêtes, ni de bouffonneries, ni de plaisanteries grossières et toutes choses qui sont réputées malséantes.

    Conclusions :

    Ne laissons pas de penser et souvenons-nous, à la vue de ses hauts faits et du chemin difficile qu’il a emprunté (et au bout duquel nous espérons qu’il eût obtenu son Ciel où il n’existe ni LICRA ni CRIF) : que tout du monde moderne s’opposait à lui de fond en comble, tant dans les idées que dans la personnalité, ainsi que dans son attitude. Quand nous voyons tous les êtres chers qu’il a perdus dans des conditions peu supportables (parents, frères militaires, enfants en bas âge, etc), quand nous voyons toutes les péripéties politiques qu’il a vécues voire subies (trois dissolutions de mouvements, agressions de multiples sortes, etc…, Nous sommes en droit de penser, qu’après le décès de son épouse en 2018 et les 9 ans de dialyse régulière et douloureuse, que son trépas eut pu être pour lui une DÉLIVRANCE. En effet, voici le premier et dernier enseignement que je retiendrai de lui : il s’agit d’employer ce mot adéquat, qu’il affectionnait particulièrement et qu’il aimait à opposer à celui de LIBÉRATION, qui ne représentait jamais que l’esclavage gaullo-marxiste. Aussi, ce mot rappelle la délivrance du territoire français réalisé par sainte Jeanne d’Arc contre les Anglais ; cette héroïne catholique et française bénéficiait chez lui d’un grand attachement.

    Nous eussions certes préféré le garder pour toujours, mais le fait que toute créature soit mortelle, passagère, est aussi ce qui fait la grandeur et la beauté de la vie. Pour ceux qui l’ont connu, son absence pèsera et une meurtrissure demeura toujours en nos cœurs, entrant peu ou prou en désolation chaque année lors de cette commémoration désormais annuelle. Malgré cela, aujourd’hui, il nous faut plus que jamais maintenir la flamme de son souvenir et perpétuer le combat nationaliste : pour la civilisation européenne et la nation France – qui est essentiellement une variante celtique et romano-germanique de la race blanche.

    PS. Nous regrettons seulement que sa mort eut beaucoup moins d’écho que la mise au trou d’Hervé Ryssen, même si cela s’explique facilement, ne serait-ce que parce que « l’imagerie sidosienne » était réduite à la droite nationale et militante habituée.

    Ainsi, pas besoin d’un laïus, tant que l’on écrit avec ses tripes, enfin, sa suite, disons derechef : « Qui vive ? France ! ».

    * Cette attitude n’aurait guère indisposé ni déplu à Cicéron en personne : « Il est essentiel en amitié de se mettre au niveau d’un inférieur. Car il y a souvent des cas de supériorité, comme pour Scipion au milieu de ce que je pourrai appeler notre troupeau (cercle des Scipions). Or jamais il ne fit sentir sa prééminence ni à Philus, ni à Rupilius, ni à Mummius, ni à ses amis d’un rang inférieur au sien. »

    Cicéron, Traité sur l’amitié.

    -*-

    Projet KO a diffusé à sa liste de courriel un joli compte-rendu à propos de cet événement :

    « Samedi fut une longue journée mémorable :

    Hommage national au fondateur de l’Œuvre Française Pierre SIDOS, décédé le 04 septembre dernier à l’âge de 93 ans.

    La journée a commencé par une procession au cimetière parisien de Thiais où des prises de paroles émouvantes ont été prononcées,  notamment par François Ferrier, Thierry Bouzard et Eugène Crampon.

    Le drapeau de l’ADIMAD y était présenté avec fierté.

    Ensuite, une messe fut dite dans la merveilleuse chapelle Notre-Dame-de Consolation à Paris.

    Le sermon de l’abbé Toulza fut salutaire, qu’il en soit remercié. « Pierre SIDOS n’était pas de son temps, toutes ses valeurs l’opposaient à cette époque ».

    Le repas, qui se prolongea tout l’après-midi, permit les interventions brillantes d’André Gandillon, d’Yvan Benedetti, de Jérôme Bourbon, de Scipion de Salm, de Florian Rouanet, de Johan Livernette, de Roland Elie, d’Henri Massol, d’Hélène Grimaldi, de Marcel Laurent et de… ProjetKO. 😉

    L’amitié est définie par ce type de journée ! Et « le nationalisme est une amitié » comme disait feu Maurice Barrès.

    Vous trouverez ci-joint un montage photo de la journée et une peinture sur toile de 81x60cm.

    Vous souhaitant une bonne semaine.

    ProjetKO »

     

    #SidosLeBoss

    #ÉloquenceÉpidictique


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !