• Nos Humanitas avec la droite radicale française & européenne



    Défense gréco-latine, humaniste et chrétienne

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    L’héritage des humanités de l’antiquité gréco-latines, enrichi par la patristique chrétienne et la pré-Renaissance, a été une source d’inspiration majeure pour les défenseurs de la tradition française, européenne et blanche.
    Plusieurs figures, affiliées à des courants politiques conservateurs et traditionalistes, ont défendu et promu ce modèle unique fait de littérature, de civilisation et d’identité.

    Le présent exposé relate leur engagement, leurs influences et leur vision de cet idéal, illustré par des extraits choisis, ainsi que des réflexions sur les œuvres et mythologies fondatrices.

    I. L’antiquité grecque et latine revisitée : les bases de Nos Humanitas

    La patristique chrétienne a puisé dans les trésors antiques afin d’établir un dialogue fertile entre paganisme/nature et foi. Saint Basile de Césarée, dans son Discours aux jeunes sur l’utilité des lettres grecques, écrivait :

    « Comme les abeilles extraient le nectar des fleurs sans en consommer tout le suc, ainsi devons-nous prendre dans les écrits des païens ce qui est utile et conforme à la vérité. »

    Les penseurs du nationalisme tels que Léon Daudet et Charles Maurras virent dans cette alliance la source de l’identité française et européenne. Maurras considérait la Rome antique comme l’incarnation politique de l’ordre et voyait dans Virgile une poésie fondatrice :

    « Romanos rerum dominos » (Les Romains, maîtres du monde).

    Les figures mythologiques de l’Olympe, en partiuclier Ulysse pour sa ruse et sa résilience, et Hector pour son héroïsme, furent régulièrement louées comme des modèles intemporels de courage et de vertu.

    II. Période médievale et humanisme catholique : des écoles de Charlemagne aux universités de Saint Louis !

    Sous Charlemagne, l’éducation fut un pilier de la renaissance carolingienne. Les écoles monastiques, inspirées par l’humanisme chrétien Alcuin d’York, érudit anglo-saxon entre le VIIIe et le IXe siècle, favorisaient l’étude des auteurs antiques. Plus tard, sous le règne de Saint Louis, la floraison d’universités, notamment celle de Paris, devinrent des centres d’études philosophiques et théologiques où Aristote allait dialoguer avec saint Thomas d’Aquin.

    Extrait d’une lettre à Charlemagne de l’épistolier Alcuin :

    « L’instruction des jeunes est le fondement de la stabilité du royaume, car la sagesse illumine l’âme et la libère des ténèbres de l’ignorance. C’est par elle que le peuple apprend à connaître Dieu et à marcher dans Ses voies. »

    Mgr Jacques-Bénigne Bossuet, dans Discours sur l’histoire universelle, célébra cette continuité entre l’Antiquité et le christianisme :

    « L’âme grecque a trouvé dans la foi chrétienne son accomplissement ; c’est le triomphe du vrai et du bien sur l’impermanence. »

    III. La Renaissance : un retour aux sources antiques

    Eugenio Garin, historien de la Renaissance italienne, a souligné l’apport des humanistes dans la relecture des auteurs gréco-latins. Dante Alighieri, dans La Divine Comédie, érige le poète romain antique Virgile en guide spirituel, illustrant l’union entre sagesse païenne et révélation chrétienne :

    « Poète, guide-moi dans cette sombre forêt où l’ombre de l’erreur m’égare. »

    François Rabelais, bien que controversé, très littéraire et prosaïque, rend hommage à l’héritage antique en exaltant la quête de savoir de son héros, notamment à travers Gargantua. L’influence de Platon et d’Aristote est manifeste dans son idéal éducatif humaniste propre. Il fera revivre en outre les dialectes régionaux en enrichissant la langue françoise et la linguistique est fort importante pour les humanistes.

    IV. Le théâtre classique et la culture européenne : Molière, Cervantès et Shakespeare ?

    Le théâtre poétique des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles prolonge l’héritage gréco-latin, bien que l’usage des langues vernaculaires dites vulgaires (car parlées par les peuples !) soit plus répandu.

    Molière, bien qu’ancré dans une satire sociale, un peu comme avec les fables de La Fontaine, puise dans Plaute et Aristophane pour concevoir ses comédies.

    Shakespeare, quant à lui, s’inspire des tragédies antiques pour bâtir des drames où le destin, tel celui d’Hamlet ou de Macbeth, dialogue avec les thèmes de l’honneur et de la transcendance.

    Cervantès, dans Don Quichotte, propose une critique des idéaux chevaleresques médiévaux tout en conservant la grandeur des mythes européens. La folie de Don Quichotte devient une métaphore de la fidélité à un passé glorieux.

    V. Le classicisme français et l’éloge de la langue : de Rivarol à Valéry

    Antoine de Rivarol, dans son Discours sur l’universalité de la langue française, revendiqua la primauté de la langue et de la culture française comme héritières directes de l’humanisme gréco-latin :

    « Ce qui n’est pas clair n’est pas français. »

    Paul Valéry, poète et essayiste, célébra la rigueur classique et le génie méditerranéen dans son hommage à Léonard de Vinci et ses méditations sur l’art antique :

    « Le vrai miracle grec est d’avoir compris que la beauté ne se sépare jamais de la mesure. »

    VI. Eléments contemporains : dialogue entre passé, présent et avenir

    Le cardinal Faulhaber, dans son œuvre Judaïsme, germanisme et christianisme (1933), illustra la richesse d’un héritage scripturaire antique, en défendant l’Ancien Testament comme fondement spirituel de la foi chrétienne.
    Dans cette défense érudite, Faulhaber participa à une entreprise de réhabilitation historique et théologique, où la tradition judéo-chrétienne s’inscrivait comme socle de la civilisation européenne, dans le contexte antijudaïque des nationaux-socialistes.
    En s’appuyant sur les historiens antiques tels que Tacite et sur les apologistes, il démontra que la révélation biblique et la pensée gréco-latine, loin de s’opposer, participaient à une même quête du divin. Citant Tacite dans ses Annales, il souligna :

    « Grande est la puissance des lois divines, plus encore que celle des lois humaines. »

    Au XXᵉ siècle, l’historien – gauchiste – Johann Chapoutot analysa dans Le National-socialisme et l’Antiquité l’appropriation des mythes gréco-latins et indo-européens par l’idéologie allemande, exploitant également le modèle spartiate, pour légitimer une vision autoritaire et guerrière du monde. Il écrivit :

    « Le nazisme voulait se réapproprier un passé glorieux, une éternité mythifiée qui justifiait l’élimination de tout ce qui était jugé non conforme à cet idéal. »

    Ces utilisations historiques ne contrastent pas tant que cela avec les recherches rigoureuses de philologues Werner Jaeger, éminent helléniste du XIXᵉ et XXᵉ siècles, issu des meilleures écoles allemandes d’alors, qui, dans Paideia : les idéaux de la culture grecque, restitua les valeurs éducatives et philosophiques des Grecs. Jaeger déclara :

    « La culture grecque est un appel constant à élever l’homme au-delà de lui-même, vers l’éternel. »

    En France également, le linguiste et spécialiste du théâtre classique Georges Forestier, par ses travaux sur Corneille et Racine, démontre la pérennité des thèmes antiques dans la dramaturgie française. Il fait écho à l’idéal grec d’un art où la passion est maîtrisée par la raison et écrit dans Le Théâtre de Racine :

    « Chez Racine, comme chez Sophocle, la tragédie n’est pas le lieu du désespoir, mais de la réconciliation entre l’homme et son destin. »

    Enfin, concluons avec un exemple connexe et saisissant, de continuité entre cultures chrétienne et orientale, laquelle se retrouve dans la figure de Dom Lou Tseng-Tsiang, bénédictin chinois converti, qui, sans renier son identité politico-culturelle confucéenne, célébra l’universalité du message chrétien. Dans son ouvrage Souvenirs et pensées, il confessa :

    « Le Christ n’a pas effacé mes racines ; Il les a transfigurées. »

    Cette synthèse prouve la dialectique existante entre la singularité des races et cultures d’avec l’universalité du catholicisme, à l’instar des Pères de l’Église qui réconcilièrent la foi et la raison. Ou encore, cette même universalité et ce même hellénisme a pu être vanté par S.S. le Pape Pie XII après la guerre devant un parterre grec.

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    À travers les âges, les penseurs, écrivains et clercs de la tradition européenne ont préservé et magnifié l’héritage gréco-latin. Qu’ils soient chrétiens comme saint Basile ou Bossuet, humanistes comme Rabelais et Valéry, ou encore traditionalistes comme Maurras et Daudet, tous ont partagé une même conviction :

    « cultura animi philosophia est (la culture de l’âme est philosophie). »

    Ce lien immuable entre l’Antiquité et la foi, entre la beauté et la vérité, demeure un pilier de l’identité européenne.

    Vous pouvez aprofondir le sujet avec d’autres contributions philo-européennes que nous avons déjà revendiquées avec la bibliothèque de Guillaume Travers, et la parution humaniste de David Veysseyre aux Ecrits de Paris :

    Sainte LigueIntégralisme catholiqueImpérialisme européen


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