• Humanisme, culture classique et fascisme – David Veysseyre (Écrits de Paris)



    Les Humanités antiques et la Chrétienté.

  • Le fascisme catholique devrait reposer sur ça normalement, c’est en tout cas la thèse principale de David Veysseyre qui est de revendiquer à soi la chose suivante :

    « La conscience des héros puisée dans l’humanisme classique (littérature païenne) corrigée par l’Église et ses saints, partant par la perfection du cœur. Le paganisme n’a pas connu la révolution chrétienne et la conversion du cœur. Le héros païen et le saint chrétien doivent être nos seuls guides et instituteurs. »

    « Une bonne éducation, c’est partant devenir soi-même par le commerce moral et intellectuel des héros incarnant le beau, le bien et le vrai de notre littérature (d’où le rôle fondamental de la littérature classique gréco-romaine, riche en personnages exceptionnels, j’ai envie de dire comme Deleuze,   personnages conceptuels, lesquelles ont une vocation à incarner une perfection, mais une perfection païenne, c-à-d une perfection ayant trait soit à l’intelligence, l’érudition et la culture pour la science, soit ayant trait au talent pour la production artistique ou alors une perfection participant de la beauté physique ou encore une perfection morale, mais la sagesse des Grecs obtenue par la raison ne va pas jusqu’au cœur et ne connaît pas la grâce) et de notre histoire.

    Cette formation, une fois consommée, ouvre la voie au Christ et à son Église. L’Église doit venir corriger les défauts du paganisme et convertir le cœur que n’ont pas connu les païens, afin de le perfectionner, de le purifier et de le disposer à la grâce.

    Le fascisme bien compris, c’est donc l’excellence païenne ou grecque (formation de la raison pour la réflexion et la science et formation du caractère pour le combat) corrigée par le Christ et son Église, donc le catholicisme. 

    Tout le génie et la grandeur de la culture européenne est dans cette tension, dialectique entre catholicisme (perfection du cœur) et hellénisme (beauté, force, intelligence, raison, science). »

    « L’humanisme chrétien, tout en sachant les bienfaits innombrables de la science et de la haute culture pour la formation de l’individu, nous interdit donc de nous mettre à la place de Dieu, il sait la puissance de séduction de l’intelligence, de la force, de l’éloquence et de la beauté. Il nous exhorte à l’humilité, à être ennemi de l’orgueil, qui est la source suprême du péché : « l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu » (saint Augustin). Il n’y a rien de prométhéen dans l’humanisme chrétien. »

    David Veysseyre, « Qu’est-ce qu’une bonne instruction, une éducation libre et vraie, lettre à tous les parents » aux Écrits de Paris (EdP), numéro de juillet-aout 2018.


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