• « Dom Lou » : patriote chinois confucéen, converti au Christ et moine bénédictin



    Pour la conversion intégrale de la Race jaune.

  • « Dom Lou » naquit à Shanghai en 1871, il fut tout d’abord baptisé dans le protestantisme – chose due à la présence britannique sur le sol chinois – avant de rejoindre l’Église catholique en 1911. Il mena ensuite une vie avec un agenda politique bien rempli : actes patriotiques contre le Traité de Versailles et la domination du Japon, Ministre des Affaires étrangères, Premier Ministre, etc. (toujours en Chine évidemment). Après le décès de sa femme (fille d’un officiel belge), il rejoignait la vie bénédictine en 1927, dans l’Ordre de Saint-Benoît à Bruges en Belgique, lieu où il mourra en 1949. En ce temps-là, c’était autre chose que le « communisme athée » actuel, qui, chez eux, est en effet resté plus ou moins « confucéen », car, naturellement, ce peuple ne saurait faire sans, c’est ce qui les dispose tout de même à reconnaître facilement l’Ordre naturel des choses…
    Mais pour ce qui nous intéresse ici : c’est en 1945 qu’il rédigea le document« Souvenirs & Pensées », ce livre rédigé sur la demande de l’entourage ecclésiastique de ce très grand catholique chinois doit être considéré comme un chef-d’œuvre d’une valeur inestimable et prendre place dans nos bibliothèques.
     
    Les rapprochements de l’Occident et de l’Orient, qui ont leurs particularités, devraient s’opérer par la Chrétienté qui elle est universelle ; nous voyons encore ici l’idée d’un « nouvel ordre mondial catholique » au sein duquel la diversité humaine ne se retrouve pas niée, mais simplement transcendée.
    Nos lecteurs les plus assidus savent que nous nous faisons un plaisir d’exploiter le créneau suivant : « l’universalité organique du christianisme », celle-ci n’empêche pas dans son ordre bien compris – et même bien au contraire (!) – l’expression d’un sain patriotisme ! C’est un fondement absolu et nous nous proposons d’en souligner le caractère évident et démontrable – pour ne pas dire apodictique – dont il ne faut cesser l’usage ; par ailleurs ce n’est pas autre chose que le fascisme s’est proposé de restaurer dans l’ordre politique : sa classicité.
     
    Que l’apôtre saint Thomas, envoyé en mission en Asie pour l’évangélisation de ses peuples, nous assiste par la prière dans notre démarche apologétique. Découvrez maintenant un petit florilège de citations que Nous avons tiré de son ouvrage susnommé.
     
     
    Préface de Dom René Fob, l’abbé de la paroisse :
    « Tout en restant imprégné de la culture plus que millénaire de son pays, Dom Lou s’est engagé dans la vie chrétienne, jusqu’à la consécration religieuse. »
    « L’abbaye de Saint-André de Bruges doit sa renaissance, au tournant du XXe siècle, et les plus belles pages de son histoire, à la rencontre des humanités avec une spiritualité cherchant à conjuguer vie monastique et œuvre missionnaire. »
     
    Voici le conseil que lui prodigua Shu King Chen [son supérieur hiérarchique, à Saint-Pétersbourg dans sa jeunesse] :
    « La force de l’Europe ne se trouve pas dans ses armements ; elle ne se trouve pas dans sa science, elle se trouve dans sa religion. Au cours de votre carrière diplomatique, vous aurez l’occasion d’observer la religion chrétienne. Elle comprend des branches et des sociétés diverses. Prenez la branche la plus ancienne de cette religion, celle qui remonte le plus près des origines ; entrez-y. Étudiez sa doctrine, pratiquée ses commandements, observez son gouvernement, suivez de près toutes ses œuvres. (…) Faites-vous disciple et observez la vie intérieure qui doit en être le secret. Lorsque vous aurez compris et capté le secret de cette vie, lorsque vous aurez saisi le cœur et la force de la religion du Christ, emportez-les et donnez-les à la Chine. »
     
    Dom Pierre-Celestin Lou Tseng-Tsiang, De Confucius à la rencontre du Christ, Souvenirs & Pensées, page 88 :
    « Je suis confucianiste, parce que cette philosophie morale, dans laquelle je fus élevé, pénètre profondément dans la nature de l’homme et trace clairement sa ligne de conduite vis-à-vis du Créateur, vis-à-vis des parents et vis-à-vis des semblables : personnes et sociétés.
    Je suis chrétien et catholique, parce que la Sainte Église, préparée dès l’origine de l’humanité, fondée par Jésus-Christ, Fils de Dieu, éclaire et soutient divinement l’âme de l’homme et donne les réponses définitives à toutes nos pensées les plus hautes, à tous nos désirs les meilleurs, à toutes nos aspirations, à tous nos besoins. (…)
    L’Église chrétienne et catholique, la Sainte Église romaine, est le complément divin, merveilleux et irremplaçable de tout ce que je possédais, de tout ce que je pressentais, cherchais et désirais et des institutions fondamentales de mon peuple. »
     
    Asie et Occident : « Le problème des relations internationales n’est pas, au premier chef, d’ordre politique : il est, avant tout, de caractère intellectuel et moral (…). Au milieu du désordre mondial actuel, il est temps de songer à la rencontre des humanités (…). La Chine et l’Occident, tous deux humanistes, le confucianisme et le christianisme, pourraient-ils encore remettre de se rencontrer ? »
     
    Dom Pierre-Celestin Lou Tseng-Tsiang, La rencontre des humanités et la découverte de l’Évangile, suivi de Lettre à mes compatriotes 1949 (publication posthume) :
    « Si dans leurs grandes lignes, la vie et l’histoire littéraires de la Chine pouvaient être comprises et goûtées par l’élite intellectuelle et chrétienne de l’Occident, il n’y a aucun doute que les lettres et la vie chrétiennes – et, avec elles, l’Europe entière – seraient tout près d’être comprises et d’être aimées par l’élite intellectuelle de la Chine – et par l’Orient tout entier. »
     
    L’universalité chrétienne selon le missionnaire jésuite Yves Raguin in. Le Christ et son mystère, Supplément à Vie Chrétienne, n°226, 1979 :
    « Le Christ est maintenant beaucoup plus grand et beaucoup plus riche pour moi qu’il ne l’était quand je le voyais uniquement dans les perspectives de la pensée occidentale. »
     
    Olivier de Gromard et Michel Grolleaud en  Introduction [mise en garde : ce sont des modernistes (!), ils se caractérisent par l’utilisation de formules creuses et invraisemblables de tarlouzes et par un manque de Charité quant à l’affirmation de la seule Religion Vraie aux abords de certains passages] :
    « Dom Neut [secrétaire de Dom Lou] (…), était un grand ami de George Rémi, dit Hergé, lequel, familier de l’abbaye Saint-André, à vivement été encouragé à faire voyager Tintin en Chine. »

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