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Publié le par Florian Rouanet
🏰 Royalisme au défi : critique courtoise et pro-fascisme 🤝
⁂ Front des postures figées
Ô lecteur loyaliste et batailleur, dans le temps et l’espace, voici que le sceptre vacille entre les mains tremblantes de ceux qui redoutent parfois la vigueur doctrinale. Accusés de déviation fasciste — fut-ce cordialement — par des frères catholiques, nous voici contraints de clarifier, sans céder un iota de notre Verbe.
Et ce, en nous mentionnant nommément et régulièrement, car ce fut aux pages 3 à 7 de La Gazette Royale n°179 que notre patience fut éprouvée et restera désormais gravée en page, éternelle. À cet effet, nous tâcherons de rester bienveillant, pour garder le ton engagé.
Il s’agit ici d’un vieux conflit réitéré avec les tenants, généralement légitimistes, de Vive le Roy. Cependant, en effet, la revue concernée, sous des dehors cordiaux, tente de ruiner méthodiquement, sur le fond, chacune de nos envolées spartiates et de nos larges dérisions passées.
Leur intention et objets sont décrits dès l’introduction :
« Dans un article récemment paru sur le site personnel de M. Rouanet, tenant d’un « intégralisme organique » fasciste, le propriétaire et principal contributeur de ce site critique les articles publiés dans les numéros 17 à 19 (printemps 2023 à hiver 2023-2024) de Cahiers royalisme sur quelques éléments soulevés par M. Rouanet, en jugeant que cela permettrait de rendre également la critique et les idées légitimistes, plus audibles, tout en répondant à certaines objections qui peuvent embarrasser le lecteur non averti. »
Subdivision des chapitres : « Genèse du projet de réflexion sur le fascisme. À propos des références. Le contenu de l’article. En guise de conclusion. »
— La Gazette Royale n°179, page 3
P.-S. Dans un autre temps nous répondrons à un autre dossier « royco », autrement plus hostile, et émanant de la part de véritables « roycucks » pour le coup. Également, une controverse de naguère est mentionnée, concernant le forum de Vive Le Roy : plus tard, nous reviendrons également dessus.
Antenna I.O. Vox Frequencia
Ce texte, « Du fascisme au royalisme : Une réponse intégrale » de Florian Rouanet, est une réplique détaillée aux critiques de La Gazette Royale n°179, qui accuse l’auteur de promouvoir un « intégralisme organique » fasciste. L’article défend une compatibilité entre certains principes du fascisme et une vision intransigeante du moanrchisme, arguant que le fascisme, dans sa forme authentique, offre la vigueur doctrinale et l’autorité nécessaires que le royalisme moderne semble avoir perdues. Il redéfinit des concepts tels que le totalitarisme, le corporatisme, la tradition et le réalisme politique, les présentant comme des éléments potentiellement vertueux pour restaurer un ordre social et politique fort. L’auteur soutient que son approche ne sacrifie pas les principes, mais cherche plutôt à les renforcer face à ce qu’il perçoit comme la faiblesse et la sentimentalité des royalistes traditionnels. En somme, c’est une apologie d’un monarchisme autoritaire et « viril », qui n’hésite pas à s’inspirer de la pragmatisme et de l’efficacité du fascisme pour atteindre ses objectifs.

☧ Bandage lexical
FASCISME, pol. : « Doctrine qui exalte l’autorité de l’État et prône un pouvoir autoritaire centralisé, sans pluralisme. »
ROYALISME, pol. : « Doctrine politique qui soutient la monarchie héréditaire comme forme légitime de gouvernement. »
ROYCO, milit. (fam.) : « Surnom de rue pour royaliste, employé tantôt avec ironie pour railler un militant monarchiste jugé marginal ou exalté, tantôt de manière assumée par ceux qui revendiquent leur appartenance à ce courant — Exemple proche : facho. »
ROYCUCK, néol. (fam.) : « Terme hybride issu de royco et de l’angl. cuck (cocu), moquant un royaliste perçu comme fébrile, soumis aux convenances bourgeoises ou complaisant envers des forces extérieures qui aliènent sa cause. »
☩ Anciennes leçons létales
« La séparation entre l’Église et l’État est aussi absurde que la séparation entre l’esprit et la matière. »
— Benito Mussolini – Instructions à Rocco (4 mai 1926)« La démocratie est belle en théorie ; en pratique, elle est une fraude. »
— Benito Mussolini, dans une interview au New York Times, 1928
« Nous ne sommes pas opportunistes. Nous restons des fascistes tout simplement. »
— François Brigneau, Je suis partout, décembre 1943, déclaration légale lors de son engagement dans la Collaboration (Wikipédia)
« La limite du traditionalisme, c’est la mentalité réactionnaire, l’incapacité à comprendre que la société moderne ne peut pas être ressoudée par des formules religieuses ou légitimistes, mais par une idéologie politique conservatrice-révolutionnaire capable de conquérir les masses. En rejetant tout le monde moderne, le traditionalisme risque de ne pas saisir les idées de communauté organique, de nation, de race élaborées par le romantisme et qui ont été confirmées par les grands acquis de la linguistique, de l’archéologie, de l’anthropologie, lesquels nous fournissent une nouvelle conception de la “culture” : une conception rigoureusement positive, mais antidémocratique et antiégalitaire. »
— David Veysseyre, missive du 9 juin 2025.
« Nous ne sortirons de cette déchéance que par un immense redressement moral, en réapprenant aux hommes à aimer, à se sacrifier, à vivre, à lutter et à mourir pour un idéal supérieur. En un siècle où on ne vit que pour soi, il faudra que des centaines, des milliers d’hommes ne vivent plus pour eux, mais pour un idéal collectif, consentant pour lui, à l’avance, tous les sacrifices, toutes les humiliations, tous les héroïsmes.Seuls comptent la foi, la confiance brûlante, l’absence complète d’égoïsme et d’individualisme, la tension de tout l’être vers le service, si ingrat soit-il, n’importe où, n’importe comment, d’une cause qui dépasse l’homme, lui demandant tout, ne lui promettant rien.Seuls comptent la qualité de l’âme, la vibration, le don total, la volonté de hisser par-dessus tout un idéal, dans le désintéressement le plus absolu.L’heure vient où, pour sauver le monde, il faudra la poignée de héros et de saints qui feront la Reconquête. »
— Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, 1964.
Quand les doux tenants du vieux Sceptre, aux formules incantatoires, s’émeuvent de la poigne de fer
Σ Plan par manche
Manche Contenu I. Genèse du projet II. À propos des références III. Le contenu de l’article IV. Conclusion (omitée selon directive)
I. 🏁 Genèse du projet – Quand le Roi tremble devant César ?
Voici qu’un frisson traverse l’échine des monarchistes doctrinaires, devant la virilité mordante d’un pouvoir fasciste — ne cédant point à la mondanité —, risquant non le banc de touche, mais le banc des accusés (!), et l’article incriminé de La Gazette Royale n°179 ne saurait masquer son inquiétude : ce que les fils du roi n’osent plus faire, « César » le tente, l’impose, le tranche. Et voilà que, soudain, notre royaliste de plume fronce le sourcil comme une pieuse nonne devant l’odeur du soufre.
Nous ne cherchons point à hisser le faisceau sur les marches du trône, mais à rappeler à celui-ci que la verticalité du pouvoir n’est point un caprice de tyran, mais une loi de nature.
II. 📚 À propos des références – La race, la nation, la culture : antiques malentendus revisités
Dans leur prose, les gazettistes lancent l’anathème avec une aisance surprenante : totalitarisme, ce fourre-tout des esprits, devient la rapière rhétorique contre tout ce qui dépasse leur seuil d’indignation. Mais qu’entend-on ici ? Le totalitarisme, entendu comme principe de totalité dans l’État-nation moderne, n’est nullement l’ersatz moderne du machinisme étatique, mais bien l’héritier du tout cohérent, enraciné dans l’aristotélisme christianisé.
Saint Thomas d’Aquin parlait déjà du droit naturel, non pour ériger un positivisme avant l’heure, mais pour ancrer la loi dans l’ordre divin. Scot, Gratien, Louis XVI même, prolongeront cette logique à leur façon : chacun selon son siècle, tous selon une vision transcendante de l’homme. Le personnalisme dégénéré de Maritain et ses « papes conciliaires » n’a rien à voir avec cette colonne vertébrale antique et chrétienne. La personne, avant d’être une émotion juridico-centrée, est un être de relation, un tout au sein d’un tout.
Par là, la critique royaliste se méprend : intégralisme et organicisme ne s’opposent point, mais se conjuguent. Selon l’approche employée, le premier vient d’en haut, le second surgit du bas : verticalité et capillarité, structurés ensemble par la réalité des corps sociaux. En effet, si l’integralisme part du haut vers le bas, car verticalité oblige, l’organicisme, quant à lui, part des réalités proches de l’individu, afin de les traiter efficacement.
Le trône et l’autel ne sont pas des reliques : ce sont des formes qui inspirent encore, et que le fascisme – dans ses moments les plus lucides – a cherché à relayer.
III. ⚖️ Le contenu de l’article – Vertige doctrinal et afféteries royales
Le cœur nucléaire de notre réquisitoire gît ici : Nous répondons à chaque point soulevé, chronologiquement et progressivement
Reproduisons, dans l’arène même de l’écrit, la structure squelettique de l’adversaire, voulant railler notre inclination fascisante. Car quelle est donc leur ligne ? Une forme de traditionalisme sentimental, protestataire, post-révolutionnaire sans projet. Un trône abstrait, sacralisé, sans sceptre ferme ; une monarchie, oui, mais sans aristocratie agissante, ni autorité centrale puissante, ni jurant obéissance à la Rome éternelle. Or, nul trône ne tient sans colonne. La posture royaliste, hélas ou non, ne restera plus qu’un souvenir d’album de famille, lointain, quasi hors sol.
☞ 1. La Tradition : non pas un fossile mais un souffle vivant
La Tradition — avec un grand T — tient de l’histoire de l’Église, des pères fondateurs, des saints, de la construction millénaire du Droit canon et des legs des Conciles, tandis que la tradition — sens profane —, comme Edmund Burke l’enseigne — pourtant souligné comme « contre‑révolutionnaire » —, n’est pas allé chercher un reliquat poussiéreux, ou réanimer un cadavre.
Cette tradition puise à la source : il vivifie un principe dynamique — la culture, les fils héritiers et les ancêtres, pour un avenir meilleur —, une sagesse historique qui questionne encore « tradition et modernité ». Cette référence n’est pas la résurrection d’un paradigme fossilisé, mais l’affirmation d’un mouvement vivant, ininterrompu, capable de résister aux orages, fussent-ils démocratiques et égalitaristes.
☞ 2. Totalitarisme : le principe de totalité appliqué ou perverti
Redéfinissons–le sans ambages car l’utilisation du « -isme » moderne pour totalitarisme — dans sa racine aristotélico‑thomiste — propose un principe de totalité politique, un Tout ordonné par la raison éclairée. Ce n’est point là l’épithète judaïsante ou contemporaine dégénérée, jetée à tous vents, pour fustiger le moindre État qui se montre un tant soit peu exigeant.
Le totalitarisme bien compris relève d’une théologie politique appliquée jusqu’au bout : ce n’est pas non plus un caprice sécuritaire de régulateurs libéraux ou de planificateurs socialisants, tempéré entre deux prouts doctrinaux, mais une volonté d’unité politique d’utilité publique. Comprendre sa nature, c’est l’interroger.
Saint Thomas avait ouvert une brèche en parlant de droit naturel, le point sera poussé par des successeurs avec le Droit des gens (Dun Scott) ou certains iront trop loin (Ockam, protolibéralisme, pape). La dignité humaine enseignée de Pie XI et XII mais qui dégénérera avec Maritain et le relativisme de Vatican II. Aussi, il y a une différence entre le personnalisme de Vatican II et le ius romain, ou encore l’individualité dans la philosophie grecque, puis les textes canoniques de l’Église (Gratien), le droit des gens de Dun Scott — la justice sociale, plus populaire, présente dans les mots de Louis XVI — faisant suite au droit naturel thomiste.
☞ 3. Droit naturel, dignité et dérive relativiste
En effet, l’Aquinate ouvre une première brèche : le droit naturel, participation à l’ordre éternel. Des successeurs, tel que le franciscain Scott approfondit : droit des gens, justice objective, actes volontaires — nous éviterons le traitement du douteux proto-libéral Ockam ici.
Les Papes Pie XI et Pie XII consacrent ladite dignité humaine comme fondement transcendant : la grâce ayant la nature comme prérequis. Mais alors surgit le virus démocrate-chrétien moderniste, Maritain, puis Vatican II : personnalisme nébuleux, relativisme banal, déconnexion sournoise d’un ius romain normatif.
Puis, avant, l’apport de l’individualité grecque, le canevas canonique de Gratien, le droit individuel, jusqu’aux paroles de Louis XVI : artisan d’équité, de « justice sociale » et de droit populaire. Chez eux tous résident les germes d’un « populisme encadré ».
☞ 4. Fascisme, pouvoir, populisme : un art de la synthèse
Ainsi, le fascisme s’inscrit dans une verticalité oui, mais aussi un socialisme aristocratique, un populisme méritocratique – et non vulgairement démagogique.
Il ne ruine ni l’autorité gouvernementale, ni le collectif ni l’individu, il subordonne chaque aspects humains et sociaux à une volonté « responsabilisante », « totalisante ». Mussolini réclame : chef indiscutable, aristocratie médiatrice, puis une dose de décentralisation – calibrée, non démocratique, faite d’entreprises et de militantisme.
Au contraire, il refuse le jeu moderne des urnes : la légitimité du pouvoir émane d’un ordre supérieur, non pas de la somme des votes. Nous concéderons simplement le fait que, contextuellement, le Parti fasciste, ayant vaincu en partie en entrant dans la lutte électorale, de ce fait, il était difficile effectivement de sortir de cette logique interne. Toutefois, à partir de la prise de pouvoir « totale », autour de la proclamation dictatoriale de 1926 (d’un fascisme encore pro-monarchique et non « républicain », survenant plutôt dans les années 30, contre Victor Emmanuel III).
☞ 5. Urnes, logique démocratique et prise du pouvoir
Au contraire, il rejette le jeu moderne des urnes : car pour lui, la légitimité du pouvoir procède d’un ordre supérieur, et non de la simple addition des votes. Nous admettons toutefois que, dans le contexte de l’époque, le Parti fasciste, ayant d’abord remporté ses succès en recourant à la lutte électorale, ne pouvait aisément se dégager de cette logique initiale : s’étant glissé dans les failles de la démocratie justement pour la renverser
Cependant, dès la consolidation de son autorité « totale », autour de sa proclamation dictatoriale de 1926 — encore marquée par un « fascisme pro‑monarchique« , par opposition au modèle « républicain » des années 1930 contre Victor Emmanuel III —, la rupture avec le cadre électoral devint manifeste.
☞ 6. Réalisme et romantisme politique dans le fascisme
Cet angle est également attaqué, alors que le principe s’exprime en deux champs, venant des anciens combattants de la Grande guerre : réalisme et romantisme.
Oui, le fascisme est éminemment réaliste (ce thème est omniprésent, c’est la conformité au vrai !) : car il mord dans le réel, il recourt à la force, à ladite violence morale… mais il est aussi romanesque. Il fait vibrer l’émotion, embrase les convictions, forge la volonté, donne le feu qu’il sied à une doctrine.
Il s’agit là d’un équilibre subtil dans lequel la raison n’est pas seule maîtresse, et où elle côtoie la volonté et la passion, sans que cela soit formellement peccamineux. L’homme est complexe, il ne se réduit pas à un calcul de rentabilité, ou que sais-je.
☞ 7. Corporatisme : restauration de l’ordre social
Il est vrai, contrairement à la « corporation médiévale » d’abord, et à l’État royal ensuite, le corporatisme fasciste repose sur la priorité de l’État, lequel restaure l’organisation sociale brisée par la révolution individuelle.
Et si l’État intervient avant la corporation, c’est pour mieux les rétablir, justement quand elles ont été supprimées : nous n’allons pas attendre sempiternellement pour légiférer, seulement pour faire plaisir à quelques dinosaures louis-quatorziens…
Ici, le Duce a organisé les corps intermédiaires pour reconstruire les intermédiaires communautaires. Et même Pie XI l’a salué pour cela — ainsi, nous ne serons pas plus papistes que le Pape !
☞ 8. Race, nation, culture : mythes ou malentendus revisités ?
La race comme essence ou comme fantasme ? La nation comme communauté organique ou comme agrégat de consommateurs ? La culture comme héritage sacré ou comme produit interchangeable ? Revisiter ces notions, c’est rétablir les fondations d’un nationalisme sérieux : non pas maternage d’un conformisme global, ou de traditions passées non éprouvées, mais défense active de l’identité charnelle, contre le nivellement mondialisé.
Ainsi, les braves militants de Vive le Roy ne savent plus s’ils combattent le fascisme par fidélité à la monarchie ou par phobie du pouvoir viril. Son royalisme de céramique se fissure dès qu’il est confronté à l’efficacité. Il cherche la pureté cathare, au lieu de la fécondité politique. Qu’ils le veuillent ou non, le Roi n’est légitime que s’il règne réellement. Le cas échéant, il n’est qu’un portrait à poussière.
Loin de nous faire rougir, ces critiques nous raffermissent : le fascisme, tel que nous l’entendons, n’est pas un caprice de père tyrannique, mais un correctif historique aux impuissances des monarchies contemporaines. Il reprend les principes éternels, les ajuste, les incarne.
IV. 🗯️ Conclusion – « Ne me frego » (?), et que cela vous pique !
🛎 Frappe méthodique, conclusion par KOOpposons plutôt en lieu et place un véritable « Me ne frego », sì, disaient-ils, avec insolence… Et en conséquence, nous rétorquerons à la française un : je m’en fiche !
La critique, quand elle vient des nôtres, mérite attention. Mais qu’elle ne confonde pas communauté et collectivisme, monarchie et mollesse, alors elle mérite aussi réponse. Le Verbe ne s’incarna point pour valider des monarchies parlementaires ou des nostalgies féodales, mais pour fonder un Royaume, concret, absolu, surnaturel.
Mais le débat d’idée — tant souhaité paradoxalement par l’auteur de la Gazette royale —, quand il devient un étal de boucherie conceptuelle, mérite aussi qu’on y tranche au glaive dans le gras. Car, derrière les grimaces d’un royaliste pudibond, il n’y a point toujours de doctrine affermie, mais une frayeur de la fermeté. Ce ne sont pas les principes qu’ils défendent, mais leur confort politique. Ils goûtent au sucre du légalisme sans accepter l’amertume de ladite « dissidence » ou « résistance ».
Le fascisme offrait une prise sérieuse à qui voulait gouverner, non pas psalmodier. Par principe de renouveau, il savait dire « non« , même à ses amis, et même au passé — quand ces derniers devenaient une camisole de force. Certes, le Roi, en son essence, est plus haut que César. Mais que fait-il quand César agit, que lui psalmodie et parade ?
La Gazette, par son style feutré, par sa distance aristocratisante, sinon condescendante, croyait nous tailler en brèche. Elle ne fait que révéler sa propre faiblesse, celle d’un monde attaché au cérémonial avant le glaive. Or, un pouvoir qui ne tranche pas, se dissout : et la France, elle, n’attend plus un débat, mais un Ordre.
L’intégralisme descend des hautes pierres vers le cœur des hommes : verticalité sacrée approximant la grâce et la loi. L’organicisme naît aux racines : communauté, terroir, responsabilités concrètes. Les deux se nourrissent, mais ne se confondent pas. Le premier conduit, impose ; le second compose, ajuste. Ensemble, ils forment une armature solide, à l’épreuve de l’éphémère.
Ainsi s’achève cette réponse franche, nullement hostile, à ceux qui, du sein du royalisme non tendance sédévacantiste, s’émeuvent de notre vigueur. Que l’on nous taxe de fascisme parce que nous refusons de pleurer sur les ruines de la démocratie libérale, ou parce que nous appelons de nos vœux une autorité virile, organique et sacralisée, nous l’assumons volontiers — car nous savons que ce ne sont pas les étiquettes qui sauvent, mais les vertus naturelles et chrétiennes.
Et à ceux, enfin, qui craignent que le fascisme vienne tout dévorer, et à ceux qui ont craint que nous mêlions César à Pierre, nous répondons que nous soumettons toute structure politique au Règne du Christ-Roi.
Pour le reste, le silence de la Croix et du Faisceau l’emportent sur le vacarme du mug Bossuet de 1682
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