• Réponse pro-fasciste à un article légitimiste à charge contre Benito Mussolini – Florian Rouanet



    Critique de la Gazette royale/UCLF, pour l’honneur du Duce

  • INTRODUCTION :

    Une série en trois articles a été signée par le nom de plume Menenius. Leur publication atterrit dans La Gazette royale (numéros 173-174-175, sortis en juillet 2022), organe de l’UCLF (Union des cercles légitimistes de France) avec qui nous avons eu déjà maille à partir sur les forums (avec de mauvais éléments, des bourgeois blancs, qui rêvaient probablement de porter des collants louis-quartoziens, conformistes au possible, qui ne juraient que par la chambre à air et le gallicanisme arrosé de sauce Vatican II, tout un programme !), mais un dossier resté en brouillon n’a jamais vue le jour. Nous répondons enfin ici.

    Par honnêteté, il faut avouer que l’article est bien rédigé et intelligent, ce qui le rend digne d’intérêt et demande de lui livrer une réponse en bonne et due forme.

    Nous concentrons et structurons ci-dessous, la somme de nos pensées, la culture et la rhétorique que nous avons accumulées après des années durant. Le propos sera tantôt dur et tantôt compatissant.

    Ainsi donc, la critique, plutôt constructive du fascisme mussolinien, se divise en trois grands thèmes avec le Fascisme et… : 1) la démocratie, 2) l’État et 3) le catholicisme…

    0) LA TRADITION :

    Dans la première partie déjà, sur la démocratie donc, le prisme du rédacteur se base démesurément sur le fait de juger la doctrine fasciste à l’aube de ce qui est « traditionnel ». Nous l’entendons dans le sens où il faut privilégier les choses éprouvées par les siècles certes, néanmoins nous y voyons aussi une légère erreur d’appréciation pour commencer : car il faut juger une politique sur le Bien commun qu’elle revêt ou non.

    D’autant que la modernité est équivoque et non forcément une insulte : elle est neutre et nous sommes tous de notre temps ! De plus, une tradition peut être viciée, la tradition gallicane ou républicaine de la France, la « tradition » de Vatican II.

    L’opposition pavlovienne à la modernité semble ici proposer de jeter son téléphone pour le troquer contre un carnet et un stylo. La technologie ne doit pas faire nier les anciennes pratiques, mais par son efficacité, elle les rend en bonne partie désuète, même pour l’honnête homme – moindrement utiles. À tort ou à raison, les hommes iront toujours vers ce qui marche. Il nous reste le fait de cadrer ces découvertes, au nom de la morale chrétienne bien sûr.

    La « modernité du fascisme » c’est la « tradition actualisée », vivre traditionnellement, mais en bon contemporain. Cette doctrine prend le meilleur de toutes les époques de l’Antiquité à la période contemporaine en passant par l’ordre médiéval et la Renaissance. C’est les là que part la confusion, c’est pour ne pas être « amalgamé » que le Duce se distingue brutalement, résultat : les dégénérés gauchistes nous détestent, et les faucilles aussi, ce sont les deux mâchoires antifascistes qui nous sont ennemis.

    Tout dans la tradition et dans l’histoire ne peut être conservé, notamment lorsque cela s’oppose à ce qui est bon, beau et vrai ou aux bonnes mœurs.

    Ainsi, et encore une fois, brandir le drapeau de la « tradition » ne signifie pas grand-chose, le mot de modernité dépendant de multiples facteurs géographiques, historiques, politiques et sociologiques. Et non, le fascisme est bien la bête noire de nos ennemis, ne nous y trompons pas et ne les prenons pas pour des imbéciles : ils savent pertinemment ce qu’ils rejettent. Le fascisme n’est pas leur ballon de baudruche, bien qu’ils en abusent sporadiquement pour se créer un ennemi grandement fantasmé.

    Enfin, le père théorique du fascisme ne sera pas Joseph de Maistre, mais du reste, même les contre-révolutionnaires de la seconde génération, n’était plus partisans d’un retour utopique de « l’Ancien régime » (un Donosó Cortès proclamant la dictature nécessaire ; idem à sa façon pour Antoine Blanc de Saint-Bonnet).

    1) LA DÉMOCRATIE :

    Depuis la ligne du catholicisme social, nous voyons tantôt les royalistes faire l’éloge d’une juste et relative démocratie, incorporé à la royauté avec ses échelons corporatistes et sa subsidiarité (ce qui peut être très bien), tantôt la dénoncer lorsque le fascisme fait cette conception sienne – au nom du centralisme capétien à priori (?).

    En effet, dans le langage thomiste, une démocratie louable est ladite « politie » (grecque) où, le peuple est part intégrante du régime, dans les meilleurs des régimes, après le monarque et l’aristocratie (on dirait « l’élite » aujourd’hui !).

    Sur un paragraphe, le propos est heureux, car l’auteur a rejeté ladite monarchie de Victor Emmanuel III et le système de la dyarchie qui était en place durant le Ventennio (il y a certes des princes et des rois encore en Europe actuelle, mais son principe aristocratique est mort).

    Cependant, là où le bât blesse, c’est que le « néo-fascisme » a plus le vent en poupe, et qu’aucun rétablissement ne peut se faire durablement lorsque l’on est antifasciste d’une manière ou d’une autre (gaucho, droitardé peu importe), que cela plaise ou non.

    Les citations de Mussolini s’opposant catégoriquement à l’entité 1789 (invasion étrangère française) ne sont pas présentes dans le document, ou bien trop partielles, pourtant l’auteur ne doit pas la méconnaître au regard de ce qu’il a lu, ce qui est dommageable. Également, la référence au « spécialiste » Emilio Gentile n’est pas ce qu’il y a de mieux, il s’agit d’un travail régulier et universitaire qui n’incarnait ni son combat ni ce qu’il était.

    Effectivement, c’est l’idée originale de IIIe voie et la résolution du dilemme monarchie/république qui gênent le décorum des royalistes, à l’instar des nationalismes qui s’adaptent volontiers d’une république (non maçonnique).

    Le fascisme, ici plutôt bien cerné, relève en effet d’une pensée sorelienne en partie, il emprunte à Charles Péguy, à Machiavel, aux conceptions hégéliennes, pourquoi pas un peu à Maurice Barrès et à Charles Maurras pour ce qui est francophone (en Italie, ce serait l’auteur nationaliste Enrico Corradini) et à un type de socialisme organique, non juif, d’une démocratie autoritaire.

    La monarchie fait d’abord référence au monarque, à la « tête unique » en grec, il s’agit bien d’une forme de gouvernement, là où le royalisme professe tout un corps de doctrine ; le jugement de Mussolini n’est donc pas erroné. Le Duce rejette l’absolutisme monarchique pour ne pas qu’on confonde son expression politique, qui en est proche.

    Et si Mussolini a pu jouer de l’image que renvoie le Risorgimento, Mazzini et Garibaldi, c’est bien parce qu’il renforçait le nationalisme et l’unité italienne, et non parce qu’il soutenait, dans sa politique de fond, ses rejetons du libéralisme et de la franc-maçonnerie – cette dernière fut combattue avec force, tout à fait officiellement.

    Édouard Drumont dénonçait le fait qu’avec la Révolution/Subversion de 1789, nous avions ouvert un chemin magnifique qui n’a mené qu’à des désolations et des désillusions. Nous estimons le fascisme comme une résurgence de l’Ancien régime qui se guérit de lui même, tout en se faisant révolution, mais avec une boussole. C’est la théorie (juste) de Joseph Merel/Jean-Jacques Stormay sur laquelle nous reviendrons brièvement en conclusion.

    2) L’ÉTATISME :

    Nous rappelons, en introduction, que l’abbé Meinvielle, théologien thomiste, osait, pendant et après la guerre, la formule de « totalitarisme du bien commun ». Il faudrait cesser de reprendre à son compte certaines références dont les analyses de la théoricienne juive  Hannah Arendt.

    En plus, l’État n’est plus neutre dans le fascisme, et celui mussolinien s’est opposé à la notion individualiste du libéralisme, comme le signale l’auteur susdit, alors pourquoi ne pas saluer et intégrer ce fait ?

    Parfois, l’attrait poétique des déclarations semble rebuter l’auteur pour une raison obscure. Aussi, on sent qu’en remplaçant État par Roi, ils savent que l’entité premièrement citée supplante la personne du Roi qu’ils chérissent tant. Cela explique le fait que nous mordons sur leur terrain !

    Autrement, nous reconnaissons le fait concernant l’hypertrophie de l’État, dans le cas mussolinien, car le IIIe Reich avait, quant à lui, différents groupes autocratiques entre le Führer, la SA et les SS entre autres ; tout en étant davantage « branché » sur les thèmes de : race, peuple et nation.

    Cette hypertrophie se comprend – au-delà du Duce effectivement très attaché à son « bébé l’État moderne post-Risorgimento » –, sans forcément se justifier, par l’unité italienne tardive et la volonté de muter en empire (colonial).

    Il reste aussi le fait que de nombreuses citations livrées sur cette question sont hautement vraies et bénéfiques malgré tout. Par exemple, les « tribus » sont élevées à la nationalité, ainsi qu’à l’universalité, par échelons sociaux de l’État : de la province à la famille, en passant par la commune, comme dans le royalisme (mais aussi, voire de l’Empire et de la loi internationale).

    Sans doute, ils gagneraient à lire l’ouvrage, plus complet, sur l’ lesInstitution et lois fascistes, avec lequel on ne pourrait reprocher une inorganicité intrinsèque à ce régime.

    Enfin, toujours à propos de l’étatisme et de la société civile, la Cité comme on disant d’antan, cette dernière n’est pas absente, elle n’est que la nature qui est mue par l’État, qui fait passer la vie sociale de la puissance à l’acte. L’État, est la tête de la nation, le sommet de son organisation (jadis c’était le Roy).

    Et pour achever notre propos de ce chapitre : la France a justement inventer la centralisation, poussée à ce point, avec le gallicanisme capétien (et ses erreurs sur la juridiction de l’Église – dont les roycos se contrefichent – et du Bien commun universel), repris par les jacobins (et plus tard par Charles De Gaule) en sa version républicaine. Si bien, que le reste de l’Europe est restéedavantagee féodale ou fédérale.

    3) LE CATHOLICISME :

    Lorsque l’accord avec un État est imparfait pour l’Église, elle réalise un concordat, c’est dans le titre que l’imperfection est. Cela paraît une découverte pour certains.Pourtant,t il en était de même avec Napoléon Bonaparte : pas de proclamation explicite du Christ-Roi ou quoi à l’horizon non plus !

    De plus, la reconversion authentique du Duce – après sa perte de foi vers la fin de l’adolescence, comme de nombreux hommes de cette génération en Europe (sont dans ce cas peu ou proue Pétain et Hitler) -, date de ces années durant le régime. En effet, vendre l’idée d’un Duceultrapaïenn dans la propagandealliéee d’après-guerre permettait d’augmenter la haine à son encontre. Qu’il est bon de se retrouver dans le « camp des vainqueurs » ! Mais à quel prix ? Derechef, il est dommageable, pour noircir le tableau, de faire référence à une sortie des années 1910 de Benito en sachant cela.

    En outre, l’imperfection étant de toutes parts, les statuts royaux médiévaux tenaient davantage des théories gallicanes que du catholicisme intégral, souvent chez lesCapétienss d’ailleurs (Philippe Lebel, Charles VII, François 1er). Nous rappelons que c’est faire défaut contre la juridiction ecclésiastique et universelle de l’Église que de soutenir cette ligne, en plus deportéer atteinte à un Bien plus commun encore.

    En France toujours, tout un pan du royalisme est maurrassien : ainsi leur référence première reste un auteur positiviste, qui ne voyait rien au-dessus de la nation (ni l’Église ni l’Empire ou la loi internationale), puis agnostique toute sa vie et dans ses conclusions (hors adolescence et lit de mort du moins…).

    Il y a une erreur, dès la première colonne de cette troisième partie, pour y revenir, en voulant mettre dans le même sac, voire en défendant, Don Luigi Sturzo, ce dernier appartient en effet au camp opposé de laditedémocratie chrétiennee ; c’est objectivement un ennemi commun avec le catholicisme traditionnel, sous apparence ecclésiastique.

    Pareillement, à propos des 3 Rome, reprenant une thématique chère à Dante Alighieri entre autres. Certes le propos relevé se limite à la science historique, mais il n’en demeure pas moins juste entre l’éloge des réalités suivantes : 1) la romanité antique, 2) le catholicisme et leurs continuités respectives dans 3) le régime fasciste.

    Le fascisme est politique réaliste, c’est le règne animal doté d’une raison (définition aristotélicienne que le marxisme méconnaît/rejette), il ne prétend pas avoir une réponse transcendantale directement, mais la cherche au nom de la nature humaine : c’est l’homme rétablît dans ses dignes fonctions biologiques, l’homme complet à la fois sportif, lecteur, bricoleur, engagé, etc. Ainsi, celui-ci, appelle à se convertir, après la nature saine vient la sainteté qui surélève : telle est la dialectique entre nature et grâce/surnature, sans sombrer ni dans le naturalisme ni le sur naturalisme. C’est l’image du soldat romain, se convertissant au christianisme en terre de Palestine !

    C’est d’ailleurs de cette manière que nombre de sujets unissent catholicisme et fascisme avec le respect de la morale familiale, le natalisme, l’exaltation des valeurs communautaires, qui ont toussuscités les encouragements de l’Église militante. La foi chrétienne est plus qu’une simple agrégation, c’est un acte de foi,quoiqu’’en sont les imperfections des hommes du régime (là où il y a lhomme,e il y a de l’hommerie !).

    Aussi, à propos d’un relatif anticléricalisme, il ne faut pas employer ce mot à toutes les sauces, parfois le régime mettait en exergue des travers surnaturalistes hélas trop répandus chez certains représentantspolitiquese de la catholicité (ce qui reste le cas de nos jours). Et là encore, le champ temporel a ses droits, et les royalistes le savent bien : l’Église a une juridiction certes, mais les laïcs ont une haute autonomie en politique et des devoirs qui lui sont propres : on ne demande pas spécifiquement à un clerc lorsque l’on a besoin d’un diagnostique au cerveau, ou un problème de mathématique à résoudre.

    Le reste, c’est abandonner le politique au profit de l’excuse victimaire, de l’inaction et du complotisme débilitant et stérile qui vont avec, omniprésent encore en milieu Tradistan.

    La République de Salò de 1943-45 qui est dénoncée dans le document comme étant socialisante mettait encore à l’honneur l’accord avec l’Église catholique. Sans cette ignoble défaite, nous n’aurions pas eu une Europe laïc et un Vatican II sous l’égide démocrate-chrétienne (pour ce dernier point, nombre de royalistes s’encontrefichents, ils sont eux-mêmes « conciliabullaires » pour une part majoritaire).

    En géopolitique, concernant l’Éthiopie, l’opposition à Négus ne tient pas tant de sa foi chrétienne que dans la politique coloniale menée également en Libye, et le fait, que cette ancienne nation africaine noire soit sous domination britannique, a rendu le terrain difficile à conquérir.

    FIN DE PROPOS :

    Oui, le fascisme est vital dans tous les sens dur terme ! C’est une résurgence monarchique : la résolution de l’incapacité royale à se renouveler et à résister aux attaques qui lui font face sur sa fin (Louis XVI). La contre-révolution doit ainsi se faire révolutionnaire afin de remettre l’ordre dans l’ordre (décisionnisme, et après, normativisme au moins relatif, pour stabiliser les rapports sociaux).

    En parlant de conformisme/normativisme, essayez en société, en milieu professionnel par exemple, de vous présenter comme royaliste : vous verrez que vous n’aurez pas beaucoup d’ennuis et que les gens vont prendront pour de gentils rigolos. Si vous vous présentez en fasciste, vous allez perdre l’amitié de toute la salle emplie de dégénérés…!

    L’aspect démiurgique et millénariste reproché, peut se retourner contre les royalistes et les adeptes des « prophéties » et autres apparitions type Grand monarque, largement nonreconnuess par l’Église : ici aussi, nous croyons assister à une bataille entre frères.

    Un défaut principal du royalisme, mais qui ne semble pas être le cas ici, est d’idéaliser et d’estimer ainsi, qu’avant le XVIIIe siècle tout était beau, et que tout était horrible après. Or, cela est faux, la réalité étant moins simple et moins facile. Les thèmes qui nous sont chers depuis sont absents, comme le thème biologique qui n’existait pas vraiment avant le XIXe siècle grâce aux avancées – neutres ou bonnes – de la science.

    Pour l’aspect ridicule, l’article émane d’une gazette s’estimant « sujets de Louis XX », alors que celui-ci ne règne pas. Il faut être sérieux. Des sujets en puissance ne sont même pas des sujets tout court ! Même si les légitimistes valent cent fois mieux que les macronistes, nous ne ferons l’impasse sur tous les défauts susmentionnéss et savons que leur venue au pouvoir est infaisable en dehors du miracle, d’autant que leur protagoniste ne milite pas pour (qu’il dise du bon sur Franco ou le corporatisme sous saint Louis n’y changera rien). M. Yvan Benedetti a plus de chances d’arriver aux manettes, c’est dire !

    De surcroît, nous observons, dans ce courant politique, une curieuse phobie des mots, parfois même avec les vieux termes d’Empire romain et biblique avec nation, peuple, parti politique, État, etc.

    Une relative gêne se ressent au travers des trois quarts de la lecture comme nous le précisions, avec celle de livrer des citations de Benito Mussolini qui sont souvent excellentes et réalistes, tout en les rejetant au nom du prisme « royalisme traditionnel », qui reste à définir et qui n’est guère exempt de faussetés.

    Nous conclurons notre propos ici en souscrivant à la pensée de Maurice Bardèche à propos du monde post-Nuremberg et au fait qu’il se permettait d’amender le fascisme – en le faisant sien d’abord –, sur tel ou tel point clef.

    Benito Mussolini - Alchetron, The Free Social Encyclopedia


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  • 5 commentaires




    Excellente contre-attaque, il est toujours ébouriffant de voir ces vieilles badernes fossilisées partir de l'angle desdites «lois fondamentales du royaume», à l'image de la subversion qui vante les «valeurs de la république», et juger tout par rapport à cela, sans se soucier de ce que valent les prétendants, dans leur exercice objectif vers le bien commun. Ils ne diffèrent pas spécialement des adeptes gnostiques de la tradition primordiale avec lesquels ils partagent les mêmes racines philosophiques du reste. L'actualité a tendance à comparer Macron à un «roi», je suis certain qu'une restauration monarchique avec le retour des Bourbons au trône apporterait des résultats d'autant plus calamiteux que le verni traditionnel (de façade en effet, puisque moderniste, œcuménique et cosmopolite : ce qui, incontestablement, rend nos légitimistes infiniment plus proches du jacobinisme que le fascisme ne l'a jamais été) aveuglera plus d'un élément. Le peu de biens qu'une telle monarchie comportera servira à mieux masquer le taux de mal, tel un cache-misère.


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    Au surplus, ceux qui, pour dépeindre Mussolini comme un athée militant, se réfèrent à tue-tête à des déclarations anti-chrétiennes qui tiennent de sa phase marxiste, afin de juger sa postérité, sont d'un ridicule qu'ils ne décèlent même pas leur anachronisme, comme si les sentiments du Duce n'avaient guère évolué, alors qu'il redécouvrit au contraire sa religion d'antan lorsqu'il bascula vers le nationalisme une décennie plus tard. Prenez également garde sur les journaux postérieurs de son gendre Galeazzo Ciano - qui sont exactement du même calibre que les libres propos attribués par Bormann et ses secrétaires à Hitler - et dont des fonctionnaires allemands (comme Ribbentrop entre-autres) ont relevé la fausseté dans leurs mémoires, alors que ce même Ciano, qui s'était rallié aux conspirateurs anti-fascistes de Badoglio, était coordonné avec les services secrets britanniques lors de leur rédaction, et y a délibérément incrusté des citations prêtant au Duce un paganisme fantasmé.


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    […] Merel, c’est-à-dire l’antithèse nette et catégorique de l’individualisme abstrait, sans pour autant vouloir retourner, comme le réactionnaire, dans l’Ancien régime ayant lui-même engendré la grande césure/cassure susdite ; se permettant le luxe de tirer de […]


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    […] Réponse pro-fasciste à un article légitimiste à charge contre Benito Mussolini – Florian R… […]


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