• L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres



    Contrairement à sa symbolique et à ses arrivistes – Réponse aux souverainistes

  • Préambule

    Ladite Union européenne est une créature hybride, qui se veut post-nationale, alors qu’elle s’afficha au départ comme garante d’un certain héritage carolingien. Elle se drape d’une symbolique inspirée du christianisme, tout en promouvant des politiques qui en sapent les fondements. Elle a absorbé certains éléments techniques et administratifs faisant suite au IIIᵉ Reich, tout en se redéfinissant comme un rejet absolu de cette expérience par un matérialisme libéralo-marxisme judéo-américanisé. Ce paradoxe est constitutif de l’UE : elle n’est ni universaliste, ni organique, ni souveraine, mais un conglomérat où l’histoire est instrumentalisée au service d’une élite technocratique.

    Toutefois, pour les besoins de leurs propagandes respectives, tantôt souverainiste et patriotique, tantôt gauchiste antiraciste, certains cherchent à projeter sur l’Union Européenne une identité qui n’est pas la sienne. Confondant causalité et corrélation, tels des complotistes aveuglés par leurs biais idéologiques simplistes, ils tentent de dépeindre l’UE actuelle comme catholique ou même nationale-socialiste, ce qui est un contresens manifeste.

    Certes, quelques choix passés ont pu entretenir cette illusion chez certains, mais la réalité doctrinale et politique de cette structure supranationale est avant tout celle d’un constructivisme libéral et oligarchique, laquelle n’a plus grand-chose à voir, ni même avec le Saint Empire romain germanique !

    Sommaire

    I. Un drapeau marial pour une Europe apostate

    II. L’héritage technique du IIIᵉ Reich dans la construction européenne
    (+ hymne)

    III. Édifice artificiel post-Nuremberg, entre démocratie chrétienne et technocratie américaine
    (+ Prix Charlemagne & à récupérer !)

    ⁂ ☧

    I. Un drapeau marial pour une Europe apostate

    Le drapeau européen, conçu par le strasbourgeois et démocrate-chrétien Arsène Heitz en 1955, est perçu comme un symbole administratif dont l’inspiration est profondément mariale. Heitz, catholique pratiquant, a reconnu dans les années 1980 que son modèle venait de la médaille miraculeuse de la Sainte Vierge, frappée de douze étoiles en cercle.

    Et ce motif trouve écho dans l’Apocalypse de saint Jean (12,1) :

    « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. »

    Ce choix n’est pas anodin. Il rappelle l’idée d’une Europe unifiée dans sa religion chrétienne majoritaire. Ainsi, se trouvant symboliquement sous la protection divine : une vision qui aurait pu s’inscrire dans la continuité du Saint-Empire romain germanique ou de l’empirisme carolingien. Mais le paradoxe est flagrant : si l’Union européenne s’est appropriée cette imagerie, elle a en réalité tourné le dos au christianisme, en favorisant véhémentement la laïcité et l’immigration exotique.

    Et en effet, dans les années 80, peu avant de mourir, Heitz s’était flatté de révéler la véritable source de son inspiration :

    Une médaille miraculeuse à l’effigie de la Sainte Vierge. “Pour faire plaisir à ma mère”, affirmait Heinz trente ans plus tard, dans la revue catholique belge Magnificat. » (…) Ne trouve-t-on pas dans la Bible, au passage de l’Apocalypse, l’image de cette femme, Marie, couronnée de douze étoiles sur la tête ? »

    Émission de Yves Hersant, diffusée le 16 mai 2005 sur Radio France

    Dès les années 2000 au moins, les références chrétiennes ont été méthodiquement exclues du projet européen, notamment lors du débat sur le préambule de la Constitution européenne. L’Union se veut laïque, progressiste et post-nationale, rejetant l’élément qui lui aurait pourtant donné sa cohérence et consistance historique.

    Le drapeau marial, devient ainsi une coquille vide, un vestige dont la fonction est de rassurer sans engager, bien qu’elle fasse encore rager l’antiracisme des vieux rouges de l’Hexagone (Jean-Luc Mélenchon) :

    II. L’héritage technique du IIIᵉ Reich dans la construction européenne

    Contrairement à une thèse complotiste-souverainiste selon laquelle l’UE serait un « IVᵉ Reich », la réalité est plus prosaïque, mais tout aussi révélatrice : l’Europe post-1945 a intégré des compétences et des structures issues des décombres de l’Allemagne nationale-socialiste.

    Après la défaite allemande, les États-Unis et leurs alliés ne se sont pas contentés d’éliminer les responsables les plus compromis ; ils ont également récupéré les talents scientifiques, administratifs et techniques déjà en règle pour leur propre usage.

    L’opération Paperclip permit ainsi le transfert de centaines de scientifiques allemands vers les États-Unis, notamment dans le domaine de l’aérospatiale et des technologies militaires. Les soviétiques ce sont mordu les doigts de ces entrefaites.

    Mais en Europe même, cette récupération a pris une autre forme :

    • Walter Hallstein, ancien juriste sous le Reich, fut l’un des principaux architectes de la CEE (Communauté économique européenne).
    • L’administration allemande, premier pays par son dynamisme économique, à travers des fonctionnaires recyclés, joua un rôle clé dans la mise en place des institutions européennes.
    • Le modèle économique ordolibéral, qui structure encore la BCE (Banque centrale européenne) et l’économie allemande, trouve certaines de ses racines dans les politiques économiques du Reich.
    • L’harmonisation des politiques industrielles et technocratiques : des concepts développés sous le Reich, tels que la rationalisation économique, furent adaptés dans les structures européennes pour optimiser production et compétitivité.
    • L’aviation et la recherche militaire : plusieurs ingénieurs ayant travaillé pour l’industrie de guerre allemande furent intégrés pour le développement de l’aéronautique civile et militaire.
    • Le droit administratif et juridique : certaines conceptions centralisatrices de l’administration, déjà présentes sous le Reich, ont trouvé un prolongement dans les cadres bureaucratiques européens.

    Ordolibéralisme – Toupie

    De l’allemand Ordoliberalismus, composé de ORDO, une revue économique allemande, de Ordnung, ordre, et de libéralismus, libéralisme, du latin liberalis, qui concerne la liberté, digne d’une personne libre, généreux, noble, dérivé de liber, libre, sans entraves, indépendant.

    Toutefois, cette « continuité » n’implique pas un projet national-socialiste caché au grand public. L’UE ne reprend du IIIᵉ Reich que des aspects d’applications techniques et structurels éprouvés, mais elle les met au service d’un objectif radicalement différent : la dissolution des souverainetés nationales.

    Tout est retourné, du reste, après le magnifique drapeau, il en est de même pour son hymne en langue allemande originelle :

    III. Édifice artificiel post-Nuremberg, entre démocratie chrétienne et technocratie américaine

    L’UE, reste d’abord perçue comme un produit de la guerre froide, façonnée par l’antagonisme entre le bloc soviétique et l’Occident. Pourtant, elle est avant tout l’héritière d’un compromis entre deux forces :

    1. La démocratie chrétienne, qui domina l’Europe de l’après-guerre (De Gasperi, Schuman, Adenauer). Ces dirigeants, souvent catholiques pratiquants, bien que politiquement viciés et de mèche avec l’ennemi, voulaient une Europe unie sur cette base morale et économique.
    2. L’influence américaine, qui imposa davantage son cadre libéral et un alignement impérial anglo-saxon contre l’URSS.

    Ce mélange a produit une structure bâtarde, où les démocrates-chrétiens servirent de « caution morale » à une construction essentiellement technocratique et marchande; ils ont, par arrivisme et/ou faiblesse, accouché d’une Europe purement administrative, dominée par des logiques comptables et soumise aux intérêts atlantistes.

    Caricature du Prix Charlemagne :

    Il s’agit une distinction attribuée chaque année à une personnalité ou une organisation ayant contribué à l’unification continentale selon la structure. Elle a été créé en 1950 par la ville d’Aix-la-Chapelle (où Charlemagne est inhumé) et vise à récompenser les laqués les plus serviles œuvrant pour cette unité factice basé sur le faux.
    Parmi les lauréats, on trouve des figures politiques majeures de notre fin de civilisation : Angela Merkel, Emmanuel Macron, Jean-Claude Juncker, etc.

    Cette dérive est illustrée par ce traitement de Charlemagne, figure centrale de l’histoire européenne. Plutôt que d’en faire le symbole d’une Europe enracinée, l’UE en a fait une icône fade, destructeur, vidée de toute signification chrétienne et impériale blanche.

    Structure vouée à la ruine ou à récupérer ?!

    L’Union européenne, en niant ses racines profondes et en refusant tout véritable projet de civilisation, se retrouve dans une impasse : ni empire, ni nation, ni confédération, tout juste un droit international, mal ajusté, elle oscille entre souverainisme honteux et globalisme forcé, sans trancher.

    En refusant d’assumer l’héritage véritablement carolingien et latino-germanique, elle se condamne à devenir une simple zone de libre-échange, où les peuples sont priés de se diluer poliment dans une bureaucratie tyrannique et sans âme.

    L’Europe a toujours su renaître de ses cendres, mais cela suppose une volonté politique et spirituelle forte, qui semble aujourd’hui faire défaut à nos contemporains. Si l’Europe ne semble pas amendable, il faut faire le choix soit de la détruire soit de la révolutionner complétement.

    Comme l’Empire romain d’Occident en son temps, ou encore l’Ancien régime, il pourrait bien s’effondrer sous son propre poids, faute d’avoir su renouer avec ses principes fondateurs et éternels.

    Plus que jamais, il nous faut une profession de foi d’élite animée d’un juste autorité et faite de décentralisation, pour une unité civilisationnelle du continent, ne niant pas les nations, comme les nations ne nient pas les provinces dont elles ont la charge.

    Σ

    « Apologie de la religion chrétienne, sur l’Allemagne, l’Église et l’Empire » R.P. Weiss de 1894

    Les coulisses de l’Allemagne NS – Valérie Devon

    1943 : lettre incendiaire de l’Allemagne nationale-socialiste adressée au Maréchal Pétain

    1789 : révolution, représentation populaire et Bien commun

    National-socialisme & “homosexualité”, la fausse équation !

    Ordre Teutonique sous Hermann von Salza : SERG, Église et conquêtes

    Oliveira Salazar : Europe, empire, éducation et races

    De « l’oisiveté » légendaire du Germain ancien à l’éthique du travail chrétien : évolution de « l’homme nouveau » (sic)

    Trois révolutions: libérales américano-française, puis bolchevique

    Rénovation de l’Union Européenne, ou pour un IVe Reich moderne !

    L’Europe continentale par l’abbé Castel de Saint-Pierre : un projet d’unité ancien et catholique qui n’a rien à envier à ladite « Union Européenne »


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

    [Sassy_Social_Share]

  • 8 commentaires




    Cette parution tombe à pic visiblement, car le sujet traité coïncide réellement avec ce sur ce quoi j'envisageais de me pencher à l'avenir, pour l'avoir minutieusement étudié depuis six ans, et le chant de Beethoven relayé était encore dans mes lectures auditives pas plus tard qu'il y a une semaine, c'est dingue de voir combien le destin peut nous conjoindre si je puis dire, au moins intuitivement. Cela m'arrive fréquemment sur ce site à proprement parler. Je me prononcerais seulement sur quelques détails pertinents : c'est le juif de Belgique, Paul Lévi qui, à l'origine, s'est proposé quant à l'adoption du drapeau européen, mais celui-ci dans son esprit devait symboliser les douze tribus d’Israël équivalents au nombre d’étoiles inscrites ci-dessus. Pour ce qui est de W. Hallstein, nommé ici-même, on sait que l'ordure cosmopolite Asselineau (et pédéraste de surcroit, décidément l'homosexualité et l'anti-fascisme font toujours bon ménage ; entre lui, ses confrères Philippot et Dupont-Aignan, on fait face à un sidatorium à toute épreuve, c'est que les rejetons du gaullisme ont de la vigueur dans la braguette !) a tenté de laisser accroire, pour étayer ses élucubrations visant à dépeindre l'UE comme une institution « crypto-nazie », que le fonctionnaire susnommé, connu pour avoir été l'architecte du projet, avait intégré le NSDAP, alors qu'il n'existe aucun exemplaire d'une quelconque carte d'adhésion, et les archives berlinoises nous apprennent qu'il n'était répertorié qu'au sein de la Ligue Nationale-Socialiste des Enseignants, par ordre professionnel, quand elle devint la seule association corporatiste autorisée depuis la Gleichschaltung, et ce même Hallstein était d'autant plus idéologiquement opposé au Reich. L'UE, loin d'avoir des relents fascistes, est une émanation du synarque Coudenhove-Kalergi, métis franc-maçon marié à une juive, qui reçut le soutien de puissants magnats israélites comme Louis de Rothschild (qu’Hitler fit arrêter en 1938) ayant présenté le projet « paneuropéen » à Max Warburg (dont la banque en Allemagne se verra nationaliser, conformément aux lois de Nuremberg), lequel proposa de financer son mouvement au cours des années 20. Warburg fut resté intéressé par le mouvement pour le reste de sa vie et a servi comme intermédiaire pour Coudenhove-Kalergi avec d'autres juifs influents comme le banquier Paul Warburg (frère de Max) et le financier Bernard Baruch. Hitler méprisait personnellement le comte de Coudenhove-Kalergi, le qualifiant de « métis sans racines, cosmopolite et élitiste », condamnant son pacifisme et son économisme mécanique, et voyant son projet comme une atteinte portée à l’intégrité raciale des peuples européens : « Cette Pan-Europe selon l'opinion du bâtard universel Coudenhove jouerait le même rôle envers l'union américaine ou une Chine nationalement éveillée que l'ancien État autrichien a joué envers l'Allemagne ou la Russie. Mais il n'est pas nécessaire de réfuter l'opinion selon laquelle, parce qu'une fusion de personnes d'origines ethniques les plus diverses a eu lieu dans l'union américaine, cela devrait également être possible en Europe. L'union américaine a cependant réuni des personnes de différentes ethnies pour former un jeune peuple. Un simple examen plus approfondi révèle que la grande majorité de ces différents groupes ethniques sont racialement similaires ou du moins apparentés. En effet, puisque le processus d'émigration en Europe consistait à sélectionner les plus aptes, mais que cette aptitude résidait principalement dans les mélanges nordiques pour tous les peuples européens, l'union américaine a en effet extrait les éléments nordiques [racialement] dispersés parmi eux de peuples très différents. Si l'on ajoute à cela le fait qu'il s'agissait de personnes qui n'étaient pas porteuses d'un quelconque sens de l'État et qui ne semblaient donc être grevées d'aucune tradition, et si l'on ajoute à cela la grandeur de l'impression du Nouveau Monde, auquel tous les peuples succombent plus ou moins, on comprend pourquoi il a été possible de créer en à peine 200 ans un nouveau peuple d'État à partir de personnes de toutes les nations européennes. Il faut cependant tenir compte du fait que, dès le siècle dernier, ce processus de fusion est devenu plus difficile dans la mesure où, sous la contrainte de la nécessité, des Européens sont allés en Amérique du Nord qui, en tant que membres d'États-nations européens, non seulement ont continué à se sentir liés à eux dans un sens national, mais ont surtout apprécié la tradition de leur État plus que la citoyenneté de leur nouvelle patrie. À propos, même l'union américaine n'a pas été capable de faire fondre des personnes de sang étranger avec leur propre sentiment national distinct ou leur instinct racial. Le pouvoir d'assimilation de l'union américaine a échoué tant contre l'élément chinois que contre l'élément japonais. On le sent très bien, on le sait et on voudrait donc éliminer ces restes de l'immigration. Rien qu'avec cela, la politique d'immigration américaine confirme que la fusion qui s'est opérée jusqu'à présent présupposait des personnes de certaines bases raciales uniformes et les maltraite immédiatement car il s'agit de personnes fondamentalement différentes ! Le fait que l'union américaine se considère elle-même comme un État nordico-germanique, et en aucun cas comme une masse internationale de peuples, est également évident dans la manière dont les quotas d'immigrants sont attribués aux nations européennes. Les Scandinaves, c'est-à-dire les Suédois, les Norvégiens, puis les Danois, ensuite les Anglais et enfin les Allemands, reçoivent les plus gros quotas. Les Romains et les Slaves sont très peu nombreux, on préférerait exclure complètement les Japonais et les Chinois. Opposer à cet État nordique à prédominance raciale une coalition européenne ou une Pan-Europe, composée de Mongols, de Slaves, de Germains, de Romains, etc., dans laquelle tout, sauf les peuples germaniques, dominerait, comme facteur d'opposition, relève de l'utopie. Une utopie très dangereuse, cependant, si l'on considère que de nombreux Allemands peu confiants voient à nouveau un avenir rose sans avoir à faire les plus lourds sacrifices pour cela. Le fait que cette utopie ait vu le jour en Autriche n'est pas sans humour. Après tout, cet État et son destin sont l'exemple le plus frappant de l'énorme pouvoir inhérent à ces entités artificiellement collées ensemble, mais en soi non-naturelles. C'est l'esprit sans racines de l'ancienne capitale impériale, Vienne, cette ville bâtarde d'Orient et d'Occident, qui nous parle dans ce contexte. » (Hitlers Zweites Buch : Ein Dokument aus dem Jahr 1928, publié par l’Institut für Zeitgeschichte, Deutsche Verlags-Anstalt, pp.131-132). La critique d’Hitler imputant un tel cancer à la mentalité inhérente au vieil État autrichien, est d’autant plus véridique à ce point que c’est son adversaire, Otto de Habsbourg-Lorraine, mondialiste de son état, qui eut directement hérité de l’Union Paneuropéenne Internationale dès le décès de son fondateur en 1972. L’archiduc avait fait la connaissance de Coudenhove-Kalergi dans les années 1930. Il devint un collaborateur et un confident du métis. Ensemble, ils attendirent la destruction de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale aux États-Unis avant de pouvoir acter leur programme. Dans les années 70, Otto se fit citoyen de la RFA, ce qui lui permit de siéger au Parlement Européen pour l’Union chrétienne-sociale en Bavière. Il est apparu comme un conservateur avec une orientation européenne. Lors de nombreux événements, Otto a fait campagne pour les objectifs d’un Nouvel Ordre Mondial. Non content de baigner dans l’atmosphère multi-ethnique, en laquelle l’Autriche fut plongée par ses prédécesseurs, il entendait la transposer sur toute l’Europe. Et comme ses ancêtres, les prétentions au pouvoir de l’Église catholique lui tenaient particulièrement à cœur, mais il est vrai qu’avec le triomphe de la subversion moderniste depuis l’avènement de Vatican II, tout lui était nécessairement favorable pour faire avancer son programme. Il a également fait tout ce qui était en son pouvoir pour promouvoir les intérêts des groupes d’influence juifs tels que l’Anti-Defamation League. Pour cela, il a été honoré à plusieurs reprises par des institutions étatiques et supra-nationales comme le B'nai B'rith. Lors de sa participation à une cérémonie juive, au cours de sa visite à Jérusalem, Otto a fait remarquer qu'en tant que membre de la maison de Habsbourg, ses liens avec le peuple juif étaient « très profondément enracinés », et qu’il avait, du côté maternel, des ancêtres juifs d’Espagne (cf. : Aufbau, 20 juillet 1990). Ayant exploité son héritage carolingien pour des desseins contre-nature, c'est évidemment à lui que l'on doit l'usage de Charlemagne dans le cadre de la nomination du prix européen dispensé parmi ses récipiendaires à diverses personnalités qui se sont particulièrement distinguées dans la poursuite du génocide aryen. Pour rebondir sur Coudenhove-Kalergi, le raciologue NS Hans F. K. Günther avait attiré l'attention sur le danger qu'il pouvait représenter contre les Blancs (Der Nordische Idee im deutschen Volk, 2e éd., 1927, p.54). Dans la brochure « Enthüllte Welt-Freimaurerei » (1935) qu’un éditeur du NSDAP, Edgar Bissinger, a publié chez « Der Aufbau », le « mouvement paneuropéen, que le bâtard comte Nikolaus Coudenhove-Kalergi dirige au nom de la juiverie » était dénoncé parmi les organismes que l’État profond juif contrôlait, aux côtés de la Deuxième Internationale avec son siège à Bruxelles, de la Troisième Internationale avec son siège à Moscou, de la Ligue mondiale d'espéranto, de la Société des Nations avec son siège à Genève, ainsi que de la Ligue maçonnique mondiale. En 1938, le pamphlet de documentation SS « Die Freimaurerei : Weltanschauung, Organisation und Politik » publié par Dieter Schwarz, révélait l'appartenance de Coudenhove-Kalergi à la franc-maçonnerie. Lors de l’Anschluss, accomplie dans la même année, la SA a mis à sac le siège de son association, à la Hofburg de Vienne, et Coudenhove-Kalergi s’est alors réfugié en Tchécoslovaquie, puis en France, avant que ces deux territoires parviennent à être occupés par l’Allemagne durant le conflit mondial. En 1940, il s’est ainsi enfui aux États-Unis, en passant par la Suisse et le Portugal, où il retrouvait d’autres « européistes » exilés (comme Jean Monnet et le Comte Carlo Sforza) et a tenté, sans succès, avec Otto de Habsbourg-Lorraine - qui avait été expatrié en Allemagne en tant que traître au peuple -, de former un gouvernement autrichien en exil. En 1944, il fut chargé par l’Université de New-York, d’un cours sur « l’Europe fédérale de l’après-guerre », où il y dirigera donc un séminaire de recherches qui deviendra le centre de l’Union Paneuropéenne en exil. Ce projet a été porté à l’attention de Roosevelt, Staline et Churchill, mais des trois personnalités, seul Churchill en fut grandement intéressé, et le successeur de Roosevelt, Truman, reconnut le potentiel et l’utilité de l’idée. Après-guerre, Coudenhove-Kalergi, grâce à une frénétique et infatigable activité, grâce aux appuis de Churchill, de De Gaulle (ce dont ses adeptes homo-souverainistes se gardent bien de taire, préférant blâmer les « nazis » plutôt que le colonel déserteur qui leur sert d'idole !), du B’nai B’rith, et d’importants quotidiens (« New-York Times » et « New-York Herald Tribune »), réussissait à faire accepter son projet au gouvernement américain, avant d'être achevé par la CIA. On fait six millions de fois mieux comme organisme hitlérien ! Au contraire, Hitler voulait un système concentrique où l’Europe conservait ses colonies, pouvant constituer une sorte de rempart face à une Amérique prédatrice. Son objectif final était une Europe et un Moyen-Orient unis sous la direction de l'Allemagne, avec une Russie conquise, une telle superpuissance eut été capable de concurrencer économiquement et politiquement les USA.


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre

    […] L’Union européenne : ni chrétienne, ni nationale-socialiste, mais nourrie de leurs ombres […]


    Répondre