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Publié le par Florian Rouanet
Introduction :
Ce titre volontairement provocateur pour répondre à la dialectique «complotiste» de M. François Asselineau (UPR) qui ose voire dans l’actuelle Union Européenne, animée pourtant par des principes globalement libéralo-communistes, un fascisme lattant voire carrément net et précis… ! Pourtant, l’Europe fasciste pensée entre autres par Gabriele d’Annunzio aurait évidemment donné tout autre chose. On peut comprendre en revanche, la crainte de certains gauchistes cosmopolites et globalistes devant le drapeau que s’est donné l’Europe, qui est bel et bien une représentation de la Vierge Marie couronnée d’étoiles (une mesure sans doute acceptée des démocrates-chrétiens vainqueurs de 1945, la seule bonne mesure qu’ils eurent pu prendre…).
J’ai retravaillé mon «anti-européisme» ces dernières années, car ce terme ne doit pas être perçu comme une offense quand bien même l’activité de la structure d’Union Européenne serait aujourd’hui méprisable. Par extension, on peut en dire autant de l’Occidentalisme, s’il s’agit de soutenir le libéralisme transatlantique je suis contre, mais pas si l’on parle de ce type de civilisation porté par les peuples blancs transfigurés singulièrement par le christianisme, là je soutiens.
Pour autant, cet impérialisme peut prendre différentes formes, avec ou sans la structure de l’Union Européenne que nous connaissons, peu importe.
«Oh mon Dieu ! JMLP a soutenu le supra-nationalisme de l’UE» Jean-Patriote de Gôche.
«La Sainte Vierge au secours, ça me brûle les yeux comme Dracula» Jean-Laïcité.
Pays européens :
Pour débuter constatons de manière objective que les soucis des différents pays européens sont sensiblement les mêmes de nos jours : crise spirituelle qui est préalable à celles : démographique, identitaire, économique et sociale. Pour se renouveler chacun convenablement, ne serait-ce qu’en tant que peuples distincts il faudrait que nos foyers concernant la «génération d’Européennes blanches en âge de procréer» montent à un indice de quasiment 5 enfants… Et même si l’on pouvait appliquer cela dès demain, entre-temps le coup dur déclassera quand même l’Europe dans le monde entier… Pour information, les Européens en 1945 étaient trois fois plus nombreux que les africains, d’ici environ deux décennies le résultat s’inversera au niveau des chiffres si aucun changement n’est apporté encore une fois. Tout cela nous rapproche considérablement et reconnaissons, chose bénéfique, que les guerres intra-européennes sanglantes (1870, 1914, 1939, etc) n’existent plus depuis lors. La réponse à nos maux nécessite tout simplement l’échelon continental.
Échelons politiques :
Que je sache, par définition, un échelon européen au-dessus des nations n’est pas plus choquant qu’une nation au-dessus des provinces ethniques. L’État-nation, qui n’est pas non plus un mal en soi, ne doit pas être vu comme une sorte de haut de plafond obligatoire et indépassable pour l’ordre politique. Rien ne le dit, pas même la doctrine sociale de l’Église. Église d’ailleurs qui anciennement s’accommodait volontiers d’un empire provincialiste.
Le souci de cet européisme actuel est qu’il veut faire ce que les gouvernements nationaux-étatistes ont déjà fait avec leurs provinces : liquider leurs identités charnelles particulières et communes. Loin de moi l’idée de détruire les États-nations pour autant, mais il s’agit plutôt d’articuler ces échelons humains et naturels à une conception toujours plus grande et plus haute pour les ordonner mieux. Et l’étatisme, par subsidiarité qui est œuvre de justice, ne sert qu’à pallier à une absence dès lors que les gens des échelons inférieurs sont impuissants ou nuls (villages, communes, régions), c’est répondre à une hémorragie tout au plus. Avec la réduction d’une souveraineté étatique nationale, l’identité des peuples ne disparaîtra pas pour autant puisqu’elle est ancrée dans les peuples et non dans les papiers d’administration.
La ligne nationaliste traditionnelle (ou classique) a généralement beaucoup de mal avec ce thème qu’elle décrète d’emblée comme anti-national et inversement, le fédéralisme de la Nouvelle Droite veut carrément mettre fin aux États-nations, là où je pense que nous devons plutôt articuler cela dans le sens d’une Ethnarchie, donc une organisation universelle organique.
Empire-État :
De même que les nations européennes ont unis leurs provinces à leur gouvernement, on pourrait imaginer un Empire-État continental qui unis une nouvelle fois autant ses pays que ses provinces. Alors, un quatrième empire certes, mais celui-ci ne sera pas daté (nostalgie ineffective de Bismarck, d’Hitler ou que sais-je d’autres !) même si la frontière entre héritage et continuité demeure plus ou moins floue puisque si les choses se répètent : autre époque, autre contexte ! Sachons profiter de cet état de fait, de cette transmission de souveraineté à l’échelon européen, de même que le catholicisme a su profiter en son sens de la réactivation de la pensée grecque par les Lumières (Platon et saint Augustin, Aristote et saint Thomas). En revanche, gardons la lucidité nécessaire, car cette structure d’Union Européenne économico-politique a très mauvaise presse, et non sans raison bien sûr, et son éclatement est une possibilité pour l’avenir. Voilà pour ce qui est de la possibilité d’une articulation entre un État européen et les pays qui composent le continent. Ce projet sera aussi européen et universel, portant notre civilisation universaliste au sommet comme le bon sens et la situation le demandent, ou ne sera point !

«L’UE c’est NAZI, et NAZI c’est obscure. LAUL» Jean-Compl-autiste.
Conclusion :
Pour finir, je vous plonge brièvement dans ces quelques enchaînements de propos significatifs émanant d’un auteur visiblement plus protestant que judaïsant pour le coup, dont la conclusion est le rejet de l’idée d’un Président pour l’Europe : qui conduirait selon lui à la réactivation des «diablotins» d’empereurs fascistes précédents… Notons la teneur à la fois anti-médiévale, anti-fasciste et anti-catholique du texte. On y sous-entend de plus, la crainte gaullo-étatiste franco-française en action :
«L’auteur de cet article, Macer Hall, a décrit les pouvoirs d’un tel président européen de cette façon: « Les adversaires craignent que le plan ne crée un équivalent moderne de l’empereur européen envisagé par Napoléon Bonaparte ou un retour au SAINT EMPIRE ROMAIN DE CHARLEMAGNE qui a dominé l’Europe durant l’âge des ténèbres ». (…)
L’empire allemand de la Seconde Guerre mondiale a même été nommé le Troisième Reich—c’était la résurrection d’un empire qui existait auparavant. Le Second Reich fut l’Empire allemand de 1871 à 1919. Et quel était le Premier Reich? Le Saint Empire romain dominé par Charlemagne! (…)
Adolf Hitler est venu dans l’esprit de Charlemagne! (…)
(…) L’Europe cherche maintenant à réanimer ce même esprit—le même esprit qu’Hitler avait ressuscité. Les dirigeants européens voient des problèmes en Europe, et ils veulent rétablir l’ordre en Europe encore une fois en créant un nouveau Charlemagne.»
«L’Europe occidentale, le soi-disant bastion moderne de la démocratie et de la laïcité, est sur le point de redevenir un empire unifié dirigé par un homme fort et influencé par l’église catholique!»
L’esprit de Charlemagne est vivant en Europe, Gérald Flurry, 30 mai 2017.
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