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Publié le par Florian Rouanet
Ou la nécessaire connaissance en histoire, ainsi que la véritable opposition aux "homosexuels" du IIIe Reich VS. l’écueil de la facilité et autre falsification au service du conspirationnisme
Le propos qui consiste à assimiler le national-socialisme à un terrain fertile pour les invertis – et de même concernant l’occultisme –, repose sur des présupposés erronés et une lecture déformée de l’histoire politique.
Il est en effet bien tentant, dans un monde saturé de post-vérité et de visions simplistes, de produire des parallèles hasardeux entre différents phénomènes historiques, pour donner à ses thèses, une illusion de légitimité.
Nous ne nous opposons pas au ‘conformisme régimiste’ pour mieux nourrir son « contraire tout-contre », nommons le complotisme ignare, composé de charlatans, de saltimbanques, de comiques et de tristes clowns.
Nous nous devons donc, ici même, de déconstruire ces assertions infondées, notamment celles qui prétendent établir des liens directs entre les sodomites et le national-socialisme allemand, ou encore de faire un rapprochement de mauvais aloi entre philosophie la grecque antique et les doctrines nationalistes au XXe siècle.
La présentation de ces idées, sous l’angle de la comparaison, avec des concepts comme la « gnose » ou l’influence directe, unilatérale, de Platon sur les nationaux-socialistes, relève d’une démarche intellectuellement inconvenante et déshonnête.

Je profite du fait que l’Ukraine et ses néo-nazis soutenus par l’Occident soient de retour dans l’actualité pour rappeler que le parti nazi était un repère d’homosexuels et d’occultistes noyauté par ceux qu’il prétendait combattre.
Les nationalistes français et tous ceux qui fantasment sur Hitler et le IIIe Reich feraient bien de lire ce livre consacré aux homosexuels au sein du parti nazi, introuvable à la vente mais disponible en pdf sur le net, et de se former pour comprendre la filiation directe qui existe entre le nazisme, l’homosexualité et la gnose, avec notamment des concepts que l’on retrouve déjà chez Platon.
Cela leur permettra d’éviter de tomber dans les mêmes pièges que leurs ancêtres et de contribuer véritablement à la libération, y compris spirituelle, de la France.
« S’il était possible de créer un état ou une armée composée uniquement d’homosexuels, ces hommes dirigeraient tous leurs efforts vers les honneurs et partiraient au combat avec un tel esprit que, même en petit nombre, ils pourraient conquérir le monde. »
Platon, le Banquet.Sommaire
I. 📜 Livre biaisé pour une thèse sans fondement : fragilité et militantisme douteux
II. 🔎 Homosexualité & IIIᵉ Reich : répression sans ambiguïté
III. 🔬 Une nécessaire connaissance de l’histoire et de la rigueur scientifique.
IV. 📜 Parallèle fallacieux avec l’Antiquité
V. 📖 Conclusion : construction artificielle pour mieux se dédouaner & 📚I. 📜 Livre biaisé pour une thèse sans fondement : fragilité et militantisme douteux
Le IIIe Reich d’Adolf Hitler n’a jamais favorisé, ni promu les « droits des homosexuels », au sens moderne comme antique, ni était investi dans son régime par des invertis, bien au contraire.
Pourtant, certains philistins et autres histrions, s’évertuent à établir un parallèle entre le IIIᵉ Reich et une supposée « homosexualité » latente, cachée, voire ultra-publique, en son sein ; et, comme c’est le cas ici, en particulier, tout en brandissant l’ouvrage The Pink Swastika de Scott Lively & Kevin Abrams. En effet, derrière cette prétendue « étude historique », ce « pseudohistorical book », se cache en réalité un pamphlet idéologique aux sources douteuses et à la méthodologie biaisée.
Lively & Abrams ne sont pas des « historiens impartiaux », mais des semi-dissidents, engagés certes dans un combat contre les LGBT. Terriblement objectifs…, Abrams semble être d’origine juive, au regard de son nom de famille (chose à creuser !), tandis que l’activiste Lively est un alcoolique notoire !
Et c’est justement ce lien qu’ils cherchent à établir : faire un lien artificiel entre ces coteries inverties et le national-socialisme, afin de démontrer prétendument que le mal absolu, que serait le « nazisme », aurait tout à voir avec un autre mal absolu, à savoir l’inversion sexuelle.
Leur ouvrage, maintes fois réfuté par de véritables spécialistes, conformistes ou non, relève davantage du faible tract politique que de l’enquête rigoureuse.L’historien américain Andrew Wackerfuss, dans Stormtrooper Families: Homosexuality and Community in the Early Nazi Movement, démonte point par point leur tentative de « repeindre la chemise brune en une swastika rose ».
Il souligne que leur travail ne repose sur aucune analyse méthodologique sérieuse et se borne à un amalgame grossier entre divers éléments épars pour construire une théorie préconçue. Il souligne que leurs allégations de “fascisme gay” manquent de fondements solidesDans le même sens, la sociologue Arlene Stein qualifie The Pink Swastika de « pièce de rhétorique politique soigneusement construite, mélangeant des recherches sérieuses avec des mensonges et des distorsions flagrantes, des vérités avec des demi-vérités et des contrevérités”.
Il ne s’agit donc pas d’une étude neutre, mais d’un brûlot idéologique visant à discréditer les nationalistes sincères en les assimilant à des tatas.
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II. 🔎 Homosexualité & IIIᵉ Reich : répression sans ambiguïté
L’argument central du livre The Pink Swastika repose sur l’idée que l’homosexualité aurait été non seulement tolérée, mais encouragée et intégrée au sein du régime national-socialiste. Or, les faits historiques contredisent cette allégation.
Dès l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir en 1933, le régime national-socialiste entreprend une politique de répression à l’encontre des invertis, perçus comme des dégénérés et une menace pour l’ordre moral ainsi que la natalité allemande.
Cette politique de répression se traduisit par diverses mesures :
- Renforcement du paragraphe 175 du Code pénal allemand : cette loi, déjà existante depuis 1871, est durcie en 1935, élargissant la définition de l’homosexualité criminelle et alourdissant les peines encourues. Dès lors, ils sont considérés comme des criminels de droit commun, et non plus seulement des marginaux.
- Création d’une police spéciale : La Gestapo et la Kriminalpolizei (Kripo) reçoivent entre autres pour mission de traquer les personnes qui ont et pratiquent ses dérives, organisant des descentes et des surveillances ciblées, notamment dans de potentiels lieux de rencontre.
- Déportation et marquage spécifique : L’instauration du triangle rose comme insigne distinctif est utilisé dans les camps de concentration, à l’instar de l’étoile jaune. On estime en moyenne qu’environ 50 000 hommes furent arrêtés sous le IIIᵉ Reich en raison de motifs liés à ladite homosexualité. Parmi eux, environ 15 000 furent déportés et internés, et beaucoup périrent sous de mauvais traitements, surtout dû au cassus belli et au manque de vivres et de ressources.
- La Nuit des Longs Couteaux et Röhm : L’élimination d’Ernst Röhm, chef de la SA, accusé d’être un homosexuel notoire, lors de la « Nuit des Longs Couteaux », en juin 1934, marque un tournant décisif. Jusque-là, Röhm avait bénéficié d’une certaine protection en raison de sa proximité avec le Führer. Mais son influence grandissante le rendait dangereux pour certains militants.
Témoignages et discours de hauts dignitaires
En outre, comment se fait-il, par ailleurs, que l’avant-garde du régime, ses principaux dirigeants, ont exprimé leur aversion explicite et hostilité envers la fameuse « communauté de l’anus » (description d’Alain Soral) :
- Joseph Goebbels (1897-1945), Ministre de la Propagande, extrait de son journal en 1941 :
« L’homosexualité est un vice bourgeois dégénéré que nous devons éradiquer. Il n’y a pas de place pour ces perversions dans le Reich. »
- Heinrich Himmler (1900-1945), Reichsführer-SS, discours du 18 février 1937 à Bad Tölz :
« Nous devons exterminer cette race de dégénérés… Si nous tolérons l’homosexualité, nous détruirons la famille allemande, et donc notre peuple. »
- Rudolf Höss (1901-1947), commandant d’Auschwitz, dans ses Mémoires, écrites en captivité après la guerre, il témoigne :
« Ils étaient considérés comme les plus indésirables de tous. Himmler nous ordonna d’être particulièrement sévères avec eux, car il les voyait comme une menace mortelle pour la vitalité du Reich. »
Selon l’historien Richard Plant (The Pink Triangle: The Nazi War Against Homosexuals, 1986), le taux de mortalité des sodomites dans les camps d’alors atteindrait 60 %, un des plus élevés parmi les groupes détenus.
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III. 🔬 Une nécessaire connaissance de l’histoire et de la rigueur scientifique
Histoire allemande
L’histoire ne saurait être réduite à une lecture manichéenne où chaque camp doit s’inventer une généalogie flatteuse et attribuer à ses adversaires les pires horreurs. Comme l’a bien montré Gonzague de Reynold, une analyse sérieuse de l’histoire exige une vision de long et moyen terme, s’inscrivant dans une continuité civilisationnelle.
En analysant l’Allemagne du XXe siècle, on ne peut que se méprendre, sans une plongée préalable dans sa longue histoire, en commençant par le Saint-Empire romain germanique, qui a façonné son identité plurielle et impériale. L’Europe centrale, bien avant Bismarck et Guillaume II, était un espace profondément marqué par les héritages carolingiens, où les tensions entre catholicisme et protestantisme, féodalité et centralisation, tradition et modernité se sont développées sur des siècles.
La Révolution française et son impact sur les peuples germaniques, avec surtout, en réaction, la montée du nationalisme romantique du XIXe siècle, la chute des Habsbourg et l’humiliation du Traité de Versailles en 1919 sont autant de jalons essentiels pour comprendre la montée du national-socialisme.
On ne peut non plus sérieusement saisir l’entre-deux-guerres allemand sans prendre en compte ses dynamiques profondes, l’opposition à Weimar, qui dépassent largement la rhétorique simpliste de l’opposition entre “bien” et “mal” que M. Berton – alias Borat pour les intimes –, voudrait imposer aujourd’hui.Loin d’être une simple caricature du mal absolu, le national-socialisme s’est nourri d’éléments issus de diverses traditions européennes : nationalisme prussien, darwinisme social, centralisation autoritaire, révolution conservatrice, critiques du capitalisme financier, mais aussi un rejet viscéral de la démocratie libérale issue des Lumières. Les totalitarismes du XXe siècle, qu’ils soient rouges ou bruns, ne sont pas des parenthèses absurdes dans l’histoire européenne, mais des conséquences de mutations logiques et profondes qui plongent leurs racines dans des siècles de transformations politiques, sociales et philosophiques.
Famille dans le Reich allemand :
D’ailleurs, un regard attentif sur la politique sociale du IIIe Reich révèle des contradictions évidentes avec l’imaginaire contemporain qui en est fait. Le régime national-socialiste a activement promu une vision de la famille conforme au modèle traditionnel germanique et chrétien, dans la droite ligne des valeurs prônées par la « bourgeoisie wilhelmienne ».
La doctrine du triple K “Kinder, Küche, Kirche” (les enfants, la cuisine, l’Église) exaltait le rôle de la femme en tant que mère et gardienne du foyer, au service de la nation et de la race. Cette exaltation de la maternité et du rôle familial allait de pair avec une politique nataliste « agressive », destinée à assurer le renouvellement démographique du peuple allemand.Et c’est pourquoi, dès son accession au pouvoir, le Troisième Reich a mis en œuvre des politiques natalistes ciblées : il s’agissait de favoriser la procréation par des mesures incitatives : telles que l’octroi de distinctions honorifiques – le « Mutterkreuz » (Croix de mère) – aux femmes ayant donné naissance à de nombreux enfants, ainsi que la mise en place de prêts et d’aides financières conditionnés à la vie familiale.
Dans un discours prononcé le 8 septembre 1934 devant la Ligue des femmes nationales-socialistes (NS-Frauenschaft), Adolf Hitler déclara :
« Si le monde de l’homme est l’État, sa lutte, sa volonté de se consacrer à la communauté, alors il peut être dit que le monde de la femme est un monde plus restreint. Car son monde est son mari, sa famille, ses enfants, sa maison. Mais que deviendrait le grand monde si personne ne voulait s’occuper du petit monde ? Comment le grand monde pourrait-il survivre si personne ne faisait du petit monde le contenu de son existence ? Non, le grand monde est construit sur ce fondement : le petit monde ; il ne peut exister si le petit monde ne reste solide. »
Ce discours fut publié en allemand dans la Frankfurter Zeitung le 9 septembre 1934.
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IV. 📜 Un parallèle fallacieux avec l’Antiquité
L’auteur de la publication initiale tente d’établir une filiation entre le national-socialisme, l’homosexualité et la gnose, en remontant jusqu’à Platon – le pauvre n’avait rien demandé ! – dans une confusion qui semble presque assimiler la franc-maçonnerie au philosophe grec ! Il est heureux que saint Augustin soit apparemment exempt de toute critique… La citation du Banquet, totalement extraite de son contexte, est ici instrumentalisée pour légitimer une lecture réductrice et biaisée des relations antiques entre hommes.
Assimiler la notion d’« amitié virile » dans la Grèce antique à une quelconque homosexualité institutionnalisée est mal venu, cela relève même d’un contresens historique flagrant, et ce, y compris par rapport – et encore moins avec ! – au IIIe Reich. L’amitié masculine exaltée dans l’Antiquité, que ce soit par Cicéron dans son Traité de l’amitié ou par Aristote dans son Éthique à Nicomaque, n’a rien de commun avec les conceptions modernes de l’homosexualité, notamment dans son caractère dit communautaire, politique et égalitariste. Encore moins peut-on voir là une quelconque promotion de celle-ci par un État ! Ce rapprochement, artificiel et anachronique, détourne les faits pour les plier à une « thèse militante ».
Il en va de même pour le Männerbund d’Hans Blüher, souvent invoqué à tort et à travers, alors que ses conceptions étaient bien plus complexes et en aucun cas assimilables à tout le corpus du IIIe Reich. Son approche de la société masculine, inspirée de certaines traditions indo-européennes, ne saurait être réduite à un simple modèle d’organisation politique ou sexuelle tel qu’on cherche parfois à le présenter. L’instrumentalisation de ses théories est une nouvelle illustration de cette volonté de forger des filiations fausses au prix de la rigueur intellectuelle.

Monde imaginaire et drogue font bon ménage !
V. 📖 Conclusion : construction artificielle pour mieux se dédouaner
En définitive, la thèse défendue par The Pink Swastika et relayée par M. Berton ne tient que par un biais de confirmation évident : les auteurs partent d’une conclusion prédéterminée (homosexualité = perversion = nazisme) et sélectionnent ensuite les éléments pouvant appuyer cette idée, sans se soucier d’objectivité ou du Bien commun.
Contrairement à ce qu’avancent ces théories polémiques, le IIIᵉ Reich ne fut en aucun cas un régime tolérant vis-à-vis de l’homosexualité. L’action nationale-socialiste, fondée sur un ordre moral strict et une « obsession » pour la natalité dans l’Empire, considérait la désorientation sexuelle comme une menace à éradiquer, et elle était littéralement traquée, voire éliminée… La répression du régime fut brutale et systématique, se soldant par des dizaines de milliers de déportations et d’exécutions.
Paradoxalement ou non, en cherchant à discréditer « l’homosexualité en l’associant au nazisme », ils amusent la galerie, des régimistes aux fascistes (il fallait le faire !), en usant des mêmes procédés rhétoriques qu’ils dénoncent chez leurs adversaires. La malhonnêteté intellectuelle consiste ici à instrumentaliser l’histoire pour servir une croisade idéologique contemporaine, obscure et complotiste.
Mais ce qui est plus grave encore, c’est que les personnalités tenant ce discours tournent en boucle, de MM. Hillard à Berton, signifiant à tous : « Regardez comme je suis du camp du bien, je crache sur les nazis ! ». Cette posture d’antifa est dérisoire. Mais elle rassure certains, leur permettant de se retrouver, à l’occasion, du bon côté du couteau !
C’est ensuite du déjà-vu : un communiste va se persuader que les « nazis » étaient de vils capitalistes ; un « droitardé » s’acharnera à voir en eux des communistes ; un catholique se contraindra à croire que les « nazis » étaient des néopaïens, et ainsi de suite…Ainsi, les simplifications outrancières qui opposent les fascismes au communisme comme des absolus hermétiques, passent à côté des véritables dynamiques politiques et historiques.
📚 Pour approfondir
- Andrew Wackerfuss, Stormtrooper Families: Homosexuality and Community in the Early Nazi Movement ;
- Arlene Stein, The Stranger Next Door: The Story of a Small Community’s Battle Over Sex, Faith, and Civil Rights ;
- Günter Grau, Hidden Holocaust? Gay and Lesbian Persecution in Germany 1933-45 ;
- Journal de Goebbels ;
- Nos précédents articles mentionnés ci-dessous.
La Rédaction
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https://integralisme-organique.com/2024/09/le-national-socialisme-et-loccultisme-bdc/
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