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Publié le par Florian Rouanet
KR = Konservative Revolution = Révolution Conservatrice (l'entre-deux-guerres allemand et opposition à la libérale, faible et dégénérée, République de Weimar)
Avant de vous livrer le commentaire du camarade, je précise que non, le fait était bien mentionné à propos de l’aspect « probablement inverti » de l’auteur, bien que ce soit aussi traité de façon « figurée », justement et logiquement dans l’onglet « Grèce antique » !
Gott mit uns commente :
« Nonobstant cet article semble faire l’impasse des penchants sodomites de Blüher qui sont, elles, « peu » recommandables, et qu’on retrouve déjà à cette époque chez nombre de cadres du mouvement bündisch (songeons aux Wandervogel ayant compté dans leurs rangs des figures emblématiques comme la tarlouze Hans Scholl – que l’on nous présente comme un pionnier de ladite « résistance catholique » depuis qu’il s’est révolté contre le Reich en pleine guerre parce que ce dégénéré souffrait de sa marginalisation structurelle -, ou bien encore l’inverti notoire Ernst Röhm, représentant de l’aile gauche du NSDAP et dont Hitler fit soigneusement liquider durant la Nuit des Longs Couteaux afin de calmer ses ardeurs). Blüher avait développé une conception « élitiste » de l’homosexualité, inspirée des Grecs et des Janissaires. Celle-ci est apparue surtout dans des groupuscules apparentés aux milieux alternatifs et völkischen désireux de se libérer de la morale bourgeoise et chrétienne. À cette virilité quasi-spartiate, on mettait en avant un culte du corps teinté de végétarisme et de naturalisme. Ces mouvements ont été interdits par les NS qui redoutaient les thèses de Blüher. »
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Si nous sommes largement d’accord sur moults sujets avec le compagnon susmentionné, on ne peut point dire ici, non sans raccourci, qu’Adolf Hitler ait fait « soigneusement liquider » Ernst Röhm !
En effet, c’était un de ses plus vieux ami et compagnon de combat (une des rares personnes à tutoyer le Führer, c’est dire – « wesh tonton ») et il a eu énormément de scrupules à le faire exécuter…
Il aura fallu une longue campagne d’intrigue et de diffamation sur plusieurs mois de la part d’Hermann Göring, Reinhard Heydrich et Rudolf Hess (et non c’est la « hass ») pour que « Tonton » se décide à purger la SA. Et une fois le chef d’état-major (Stabschef des SA, Sturmabteilung) arrêté, Hitler ne pouvait se résoudre à ordonner sa mort : et là encore il aura fallu toute l’obstination de ses lieutenants pour que le Führer consente à regret à donner cet ordre.En ce sens, « tonton le chevalier Teuton qui met des tartes » était presque débonnaire et aurait évité, en règle générale, et en temps normal, toute espèce de nuit des longs couteaux, si ça lui avait été donné !
Il n’a d’ailleurs jamais donné l’ordre formel de l’exécuter et ce sont davantage les SS qui en ont pris l’initiative. Ces derniers ont par ailleurs rallongé eux-mêmes la liste des personnes à liquider sans en référer au Guide germanique.
Ils ont même abattu le père qui était son confident (Père Bernhard Stempfle, catholique bavarois de l’ordre des Hiéronymites)…Voilà voilà !


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