• Quand gauche et sciences sociales réprouvaient ladite homosexualité : une mémoire oubliée



    Marxisme et morale prolétarienne ; psychanalyse, science et ordre social

  • De la psychiatrisation à la marginalisation des revendications inverties :
    une condamnation historique de l’homosexualité
    

    Définitions (CNRTL)

    En effet, n’utilisez pas le langage de l’adversaire, ou vous finirez par penser comme lui, car les mots sont la base pour penser en philosophie comme en politiqueen outre, le mot d’homosexuel est un néologisme faussement gréco-latin très mal construit !

    Inverti :

    PSYCHOL. Sujet qui manifeste l’inversion sexuelle. Synon. homosexuel. Un inverti notoire; invertis des deux sexes; dépister un inverti. « Pervertir la jeunesse », cela veut dire, en clair : faire de jeunes invertis, profiter de leur complaisance, de leur passivité (Martin du G., Notes Gide,1951, p. 1399):

    Sodomite :

    I. − Subst. masc. Homme qui se livre à la sodomie; en partic., homosexuel actif ou passif. Ainsi que les gens dont l’idéal de concupiscence s’altère et dévie, il en arrive (…) à être dégoûté par la délicatesse du grain de la peau, par cette odeur de la femme que tous les sodomites abhorrent. Et il déprave les enfants de chœur de sa maîtrise (Huysmans,Là-bas, t. 2, 1891, p. 8). Sous leur harnachement uniforme, ils éprouvent l’horreur de leurs âmes pareilles. L’impuissant flaire et dénonce les impuissants. Le sodomite subodore le sodomite (Mauriac, Plongées, 1938, p. 102).

    En appos. Après le blâme du Conseil d’État, je voudrais qu’on (…) poursuivît les legs frauduleux et les prêtres sodomites (Mérimée,Lettres Viollet-le-Duc, 1865, p. 125).

    Introduction

    L’histoire récente tend à faire croire que les idées progressistes ont toujours soutenu les revendications dites homosexuelles. Pourtant, si l’on remonte à quelques décennies passées, une tout autre réalité apparaît : la gauche marxiste et le monde scientifique eux-mêmes, considéraient et répudiaient longtemps l’homosexualité comme un vice ou une pathologie.

    Jusqu’à la fin du XXᵉ siècle, ni le socialisme révolutionnaire, ni la psychiatrie, ni la société traditionnelle n’étaient disposés à reconnaître des « droits » aux homosexuels. Cette conception plonge ses racines dans un monde pré-moderne, antique, où la virilité et l’ordre moral structuraient les civilisations.
    Il est ainsi fascinant d’observer comment, même chez les marxistes et les psychologues, ladite homosexualité était rejetée comme une déviance incompatible avec leurs conceptions/idéaux respectifs.

    Cet article explore cette période où même la gauche et les sciences scoailes se refusaient à légitimer l’inversion sexuelle, à travers des analyses, des références historiques précises.

    Le Marxisme face à l’Homosexualité
    &
    La Science et la Médecine : Une Maladie Psychologique Jusqu’en 1981


    I. Le Marxisme face à l’Homosexualité :
    Un Vice Bourgeois Incompatible avec la Révolution

    Une morale prolétarienne opposée aux « déviances bourgeoises »

    Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer aujourd’hui, les marxistes historiques n’ont jamais été des défenseurs des revendications homosexuelles.
    Au contraire, dans leur vision du monde, le communisme devait purifier l’humanité de toutes les formes de corruption morale, y compris voire surtout celles qu’ils associaient aux classes dominantes décadentes.

    Karl Marx lui-même ne voyait dans l’homosexualité qu’un produit de la décadence bourgeoise. Ce rejet s’observe également chez les marxistes français du XXᵉ siècle. M. Juttin, un ancien chef de la CGT, déclarait en substance encore dans les années 1950 :

    « Nous devons garder le mouvement pur, et l’homosexualité n’a pas sa place parmi les ouvriers. »

    Cette position était également soutenue en URSS sous Staline.
    Si la révolution bolchevique avait initialement décriminalisé l’homosexualité, le régime stalinien revint à une ligne pénalisant les actes invertis comme des symptômes d’une perversion petite-bourgeoise menaçant la cohésion sociale.


    II. La Science et la Médecine : Une Maladie Psychologique Jusqu’en 1981

    2.1. Une classification psychiatrique jusqu’au XXᵉ siècle

    Jusqu’aux années 1970, la psychiatrie et la psychanalyse classaient l’homosexualité parmi les troubles mentaux. Cette conception, loin d’être marginale, était dominante dans les milieux médicaux et psychologiques.

    En France, jusqu’en 1981, l’homosexualité figurait encore dans la classification des maladies mentales. À l’international, l’OMS ne la retire de sa liste de troubles psychiatriques qu’en 1992.

    Le psychologue français Henri Amoroso, dans ses consultations, recevait de nombreuses familles confrontées aux « problèmes homosexuels », tentant d’y apporter des solutions thérapeutiques. La norme médicale voulait alors que ces tendances puissent être traitées et corrigées, un peu comme en confession, mais sans notion surnaturelle.

    2.2. Un « tabou » même à gauche !

    Même parmi les intellectuels dits progressistes du XXᵉ siècle, le thème des sodomites était un sujet tabou. Cela était perçu soit comme une déviance psychologique, soit comme un élément destructeur et petite bourgeoise pour le collectif révolutionnaire et radical – limite fanatique à sa façon.

    Car oui, en réalité, le « marxiste radical » possède en lui une « mentalité dogmatique », c’est pourquoi Trotsky dira un jour que « seul le Pape pouvait le comprendre ». C’est cela qui fait retrancher le marxiste « croyant » du monde entier relativiste actuel. Il croyait en des principes – fussent-ils erronés – et luttait corps et âme pour cette cause.

    Ainsi, bien avant que les courants contemporains ne fassent de cette question un combat idéologique, les grandes idéologies gauchistes (marxisme, socialisme, psychanalyse) n’envisageaient pas une reconnaissance positive de l’homosexualité.


    III. Un Monde Ancien et Traditionnel : L’Ordre Viril Contre l’Inversion

    L’antiquité et le rejet du monde homosexualisant

    Toutefois, contrairement à certaines idées reçues, le monde antique n’était pas un paradis homosexuel. À Rome, la virilité était une valeur fondamentale, et « l’homosexualité passive » au moins était méprisée. La loi romaine punissait les actes contre nature et valorisait le modèle du chef, du soldat et du père de famille. Ce sont les Grecs qui l’acceptaient un temps et selon les contextes éhontément en tant que « formation de l’homme ».


    Conclusion : Retour aux Réalités

    Bien dissonantes en comparaison des réécritures contemporaines, les marxistes, les syndicalistes et les psychologues du XXᵉ siècle réprouvaient unanimement l’inversion sexuelle. Perçue soit comme un vice bourgeois, soit comme une maladie mentale, elle était considérée comme une menace notamment pour la structure sociale, en raison de la dénatalité et du manque de renouvellement des générations : ce qui est juste et vrai !

    À l’heure où certaines idéologies tentent d’instrumentaliser l’histoire pour justifier leurs revendications, il est essentiel de rappeler que même la gauche, autrefois, n’était pas si « progressiste » sur ces questions. Une époque révolue, mais dont les leçons mériteraient d’être méditées.

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