• L’Europe continentale par l’abbé Castel de Saint-Pierre : un projet d’unité ancien et catholique qui n’a rien à envier à ladite « Union Européenne »



    Jean-UPR en mode suffocation astrale avec spasmes sempiternels.

  • Au XVIIIe siècle, un prêtre français eut l’idée avant-gardiste de porter le projet d’une « Union européenne », « renaissante » et catholique plus ambitieuse encore que la politique impériale de la maison des Habsbourg, suite au trépas de l’Empereur Charles VI, et dirigé contre les appétits de Frédéric II de Prusse.

    Ce prêtre, l’abbé Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre (1658-1743), écrivain, diplomate et académicien français, est perçu par les historiens comme un précurseur des Lumières par sa simple modernité ; il fut également connu pour avoir influencé les rois Henri IV et Philippe d’Orléans.

    Tout comme le père jésuite Taparelli, M. l’abbé Castel de Saint-Pierre a donc réfléchi sur l’idée d’une unité plus large et d’une loi internationale plus juste compris dans un cadre européen et fédéral. #Etharchie

    Le foie de Jean-UPR le Souverainiste se reconstituera chaque nuit, et la journée, un aigle reviendra le lui dévorer pour l’éternité. #Prométhée #Jacobinisme

    L’horrible structure caricaturale, libéralo-communiste, judéo-maçonnique (très officiellement) et technocratique de l’UE, qui usurpe le nom d’Europe dans tous les communiqués, est odieuse quand on pense à l’honorabilité d’un tel projet à la base. On pourrait en dire de même avec les actuels États-nations en Europe de l’Ouest. Voici une contribution pour l’histoire qui change des maux de têtes que l’on obtient en étant exclusivement centré sur le IIIe Reich allemand. Citation, maestro :

    « Le secrétaire de Polignac, un certain Charles-Irénée Castel, abbé de Saint-Pierre, envisageait un édifice plus  ambitieux encore. Dans son Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe, publié en 1713, il  remettait en cause l’efficacité du système d’équilibre entre puissances européennes. Le rapport de force permanent entre les maisons de Bourbon et de Habsbourg était, selon cet auteur, trop fluctuant pour apporter une garantie de stabilité. Il ne pouvait donc pas garantir une « sûreté suffisante » dans l’exécution des traités. L’abbé préconisait plutôt l’établissement d’une « Union Européenne »  regroupant les principaux États du continent, sur le modèle fédéral des Provinces-Unies ou de la Suisse. Ce « Corps européen » aurait son congrès permanent dans une ville d’Europe, par exemple Utrecht. Là, les délégués des différentes puissances apporteraient leur arbitrage aux disputes entre membres de l’Union,  quitte à user de la force contre ceux qui refuseraient de se plier aux décisions communes. Les dépenses militaires de chaque État seraient réduites à l’entretien de quelques milliers de dragons. Une armée commune serait destinée à lutter contre les ennemis de l’Union. Le découpage territorial issu des traités d’Utrecht serait ainsi figé, et la paix assurée. »

    In. Clément Oury –  La guerre de succession d’Espagne, la fin tragique du Grand Siècle.


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