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Publié le par Florian Rouanet
Ou l’humanisme concret, chrétien, organique, cultivé, hiérarchisé et enraciné, tiré du thomisme,
face à l’abstraction sophistique stérile des francs-maçons et des libéraux
Introduction
Nous osons le terme « renaissant » dans nos colonnes et nous allons expliquer de cela. En effet, il y a eu de nombreuses mécompréhensions de ce courant, alors qu’il y eut en son sein des hommes d’Eglise pieux, mais cette vile attitude sera, en substance, la même incompréhension qu’avec saint Thomas d’Aquin auparavant, puis plus récemment le fascisme ensuite, à savoir : la place donnée à la nature et à la raison dans le catholicisme.
Et pour ce qui est de « notre monde moderne », il tient un double mépris de l’incarnation/Incarnation, elle rejette en premier lieu l’ordre naturel via le Tribunal de Nuremberg, le fait que des peuples s’incarnent dans un berceau propre, mais refuse également la venue du Christ sur terre !
Contre ce dernier, il faut tenir en compte toutes les compositions qui font notre être : race, culture, ethnie, humanité, Religion, etc.Citation
Voici un extrait de l’allocution radiophonique de Pie XII pour Noël 1944, laquelle vient à point nommé, appuyer notre propos :
« Il y a un humanisme qui est chrétien, et il y a un humanisme qui est anti-chrétien. Le premier place au centre de tout, non l’homme égoïste et insatiable de jouissances matérielles et de puissance, mais l’homme, en tant qu’image vivante de Dieu, objet de l’amour infini du Créateur, racheté par le Christ, adopté comme fils et destiné à une fin surnaturelle.
Cet humanisme chrétien est la synthèse sublime de tout ce qu’il y a de vrai, de bon et de beau dans l’histoire de la pensée humaine. En lui, et en lui seul, se trouve la lumière et la force capables de former des hommes vraiment nouveaux, qui ne revendiquent pas de droits sans reconnaître d’abord des devoirs, qui ne se croient pas investis de pouvoirs sans les subordonner à la loi de Dieu et à celle de la conscience. »

Sommaire :
I. Définition de l’humanisme politique concret et ses fondements (néothomisme non démocratique)
II. L’enracinement antique, gréco-romain et chrétien (Las Humanitas)
IIII. Critique de l’humanisme abstrait et ses dangers
V. Vers une vision incarnée et ordonnée du Bien
VI. Les dangers et risques objectifs depuis ladite Renaissance et « Vatican II ».I. Définition de l’humanisme concret et ses fondements (néothomisme non démocratique)
L’humanisme concret s’oppose à toute vision désincarnée de l’homme. Inspiré des principes thomistes, il repose sur la reconnaissance d’un ordre naturel voulu par Dieu, où chaque élément de la Création tient une place et une fonction. L’homme, en tant que créature rationnelle, est appelé à réaliser le Bien à travers une harmonie entre ses devoirs terrestres, sa vertu et son service spirituel.
À l’inverse d’un humanisme ou universalisme abstrait, gauchiste et maçonnique, qui réduit l’humanité à une masse uniforme et machinale, l’humanisme concret respecte les particularités des individus, des communautés ethniques et des nations constituées. Il est enraciné dans une conception organique – partant vivante – de la société, où chaque partie contribue à l’ensemble, selon sa nature et son rôle.
Cela va avec les principes de vie et de vitalité, mais également le « guide des bons usages » et la culture de l’honnête homme, ainsi que le fait de vouloir devenir un homme complet, entier et accompli.
Actualisation :
Dans le néothomisme (actualisation non insultante de la pensée de saint Thomas d’Aquin) de l’O.P. Louis Lachance, le soucis de l’État est celui de l’Un et du multiple, des individus, à l’État (gouvernement), en passant par tous les corps organiques de la société. Le concept de nature fonde la politique et demande la subordination de chaque échelon : nous partons de préférence du haut vers le bas, en tenant compte des exigences naturelles (nature imparfaite, privilégier la raison sur l’impulsion, bien que le Tout/ou totalité soit nécessaire !) et surnaturelles, des devoirs et des droits.
Hiérarchies naturelles et respect de la Création :
Dans le thomisme, l’ordre hiérarchisé est essentiel à la compréhension du monde. Saint Thomas d’Aquin enseigne que la Création entière est structurée selon des degrés de perfection : les minéraux, les végétaux, les animaux, puis l’homme, lequel est au sommet des créatures terrestres.
Un humanisme concret reconnaît cette hiérarchie et s’oppose à toute vision égalitariste qui nie les différences essentielles entre les êtres. Il valorise également la place de l’homme comme gardien et non comme tyran de la Création, débouchant sur un transhumanisme exécrable.
Ainsi, loin d’un anthropocentrisme destructeur, il préserve les équilibres naturels dans un esprit de justice. Le but étant d’analyser l’ordre naturel et lui donner sa place, rien que sa place :
« La grâce ne détruit pas la nature, mais la perfectionne. »
« Pour que la grâce puisse édifier, il faut que la nature conserve son propre ordre, car tout désordre dans la nature empêche la réception de la grâce. »
« La nature est à la grâce ce que la matière est à la forme : de même que la matière reçoit sa perfection de la forme, la nature reçoit sa perfection de la grâce. »Marie de l’assomption, œuvre de saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique).
II. L’enracinement antique, gréco-romain et chrétien (Las Humanitas)
L’humanisme concret s’enracine dans la double tradition gréco-romaine et chrétienne. En effet, la Rome éternelle, par la voie, des Papes, ne l’a jamais oublié comme en témoigne notre « bibliothèque de combat » :
- De la Grèce antique, il hérite l’idée d’une raison ordonnée vers la recherche du vrai, du beau et du bien. Les philosophes comme Aristote posèrent les bases d’une réflexion sur l’éthique et la nature humaine.
- De Rome, il puise le sens de la loi, de la vertu civique et du service à la communauté.
- Du christianisme, il reçoit la plénitude de la Révélation, qui éclaire la « dignité de l’homme » comme image de Dieu et la finalité ultime de toute existence : la béatitude éternelle.
Cet enracinement refuse toute rupture historique ou culturelle. Contrairement à l’humanisme moderne, coupé de ses racines, l’humanisme concret est un héritage vivant, en continuité avec les civilisations qui l’ont précédé : il propose de viser l’excellence, le meilleur, tel est le populisme aristocratique, ou fascisme !
Dans « Le Livre du Courtisan » (Il Libro del Cortegiano), publié en 1528, Baldassare Castiglione introduit le concept renaissant de sprezzatura, qu’il définit comme :
« Une certaine nonchalance, qui cache l’artifice et montre ce que l’on fait ou dit comme si cela venait sans peine et presque sans y penser ».
III. Critique de l’humanisme abstrait et ses dangers
Il est ici question de gauchisme, de franc-maçonnerie, de gnose et d’ésotérisme, et rien que cela !
En effet, l’humanisme abstrait, tel qu’il se manifeste dans les idéologies contemporaines, souvent libérales, prétend défendre une « paix universelle » fondée sur une égalité fictive et l’élimination des distinctions naturelles – qu’elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses. Cet universalisme creux et dégénéré, détaché des réalités humaines et divines, conduit à des aberrations :
- La négation des identités culturelles et nationales, sous prétexte de tolérance.
- Le rejet de la hiérarchie naturelle, au profit d’un nivellement destructeur.
- L’abandon des principes moraux fondamentaux, allant jusqu’à des pratiques contraires à la dignité humaine, telles que la marchandisation de la vie (notamment par la gestation pour autrui ou le transhumanisme).
Comme l’écrivait le pape Pie XII, ces dérives mènent à « la trahison des générations futures », où l’homme vend littéralement sa propre chair pour satisfaire des idéaux individualistes dévoyés et « formidables ».
Comme exprimé, seule une humanité enracinée, respectueuse de la Création et orientée vers le Bien, peut éviter les écueils de l’abstraction stérile et renouer, avec une existence véritablement épanouissante et ordonnée.
VI. Les dangers objectifs depuis ladite Renaissance et « Vatican II »
De 7:35 à 13:00, Marion Sigaut dit que l’humanisme c’est 2 siècles avant lesdites Lumières, et que c’est catholique. Mais que ce sont les maçons qui se sont ensuite emparés du terme :
L’enseignement de l’humanisme, tel qu’il s’est imposé dès ladite Renaissance, puis sous la férule des Lumières, est un chancre dont les ravages doctrinaux culminent avec « Vatican II ». Le détournement de ce concept, jadis chrétien et thomiste, a conduit à une perversion insidieuse du message catholique, préparant la sape de la Tradition et l’apostasie rampante des temps modernes.
Une équivoque sémantique orchestrée contre la Vérité ? ✝️
L’ouvrage de l’O.P. Louis Lachance, publié en 1964, ainsi en pleine effervescence conciliaire, illustre bien l’équivoque délétère imposée par un certain milieu intellectuel. Ce titre plutôt honnête, résonnant de manière racoleuse fait écho Pie XII lui-même mettait en garde contre l’ambiguïté du terme « humanisme », précisant qu’un catholique digne de ce nom se doit d’éviter toute confusion terminologique :
C’est ainsi qu’il faut entendre en un sens chrétien la devise du poète latin Horace :
« Profite du présent » (carpe diem).
En un sens païen, elle signifierait chercher sa propre jouissance ou son propre avantage dans le présent. En un sens chrétien, elle signifie réaliser dans le présent ce que Dieu veut de nous et par là profiter de chaque instant pour se sanctifier et obtenir la vie éternelle. »
Cette réflexion illustre à merveille l’opposition irréconciliable entre la conception catholique du temps et celle, corrompue, des humanistes modernistes qui s’efforcent d’exclure la finalité transcendante de l’homme, dont certains pouvaient s’avérer êtres nocifs dès la Renaissance.
L’humanisme version concept perverti 🏛️
Contrairement aux mensonges académiques largement répandus, l’humanisme ne naquit point avec les Lumières, mais bien avant, dès la Renaissance, dans l’œuvre de prétendus érudits tels que Pétrarque, Boccace, Érasme et même Dante. Ces derniers prétendaient « redécouvrir » l’Antiquité (discipline scientifique de l’histoire), alors que, dès la chute de Rome et tout au long de l’époque médiévale, l’Église avait préservé & transmis ce qui était bon dans l’héritage antique, en le plaçant au service du Salut.
Loin d’une légitime admiration pour l’édifice intellectuel des Anciens, certains humanistes de la Renaissance initièrent un mouvement de spoliation et de subversion. Ils ne redécouvrirent pas l’Antiquité : ils l’adorèrent. Ce fut un retour non vers le vrai savoir, mais vers la gnose et la dissolution morale. Ils renièrent la grâce et la soumirent à la seule nature humaine, exaltant un monde où Notre Seigneur Jésus-Christ n’était pas encore venu, comme si l’Incarnation ne s’était jamais produite !
Une trahison théologique dans Vatican II 📜
L’ « humanisme intégral » de Jacques Maritain, démocrate chrétien et prétendument néothomiste, repris par Montini/Paul VI & d’autres artisans de la catastrophe « conciliaire », n’est que l’aboutissement de cette déviation « humaniste » mal comprise. Cet humanisme personnalisant (personnalisme) prétend accorder à l’homme une dignité indépendante du péché originel, comme si la nature humaine pouvait se suffire à elle-même et être absolutisée. C’est là l’une des grandes hérésies relativiste du concile : l’exaltation d’une humanité autonome, érigée en tant que fin en soi.
Mgr Gaume, dans son combat pour une réforme des études, dénonça déjà cette imposture ravivant l’idolâtrie : on en vint à mépriser la langue latine ecclésiastique au profit de la prose cicéronienne, à honorer les poètes d’outre-tombe en dénigrant la sainte Écriture et la liturgie. L’on alla même jusqu’à qualifier le latin de saint Jérôme de « latin petit-nègre » en raison de sa simplicité, alors qu’il s’agit précisément de la langue choisie par l’Église pour transmettre la parole divine aux peuples !
Un poison inoculé à partir de la Renaissance, porté et aggravé par les Lumière; puis assimilé par Vatican II, a mené à la situation actuelle : à cet humanisme dévoyé, entièrement tourné vers l’adoration de l’homme et la négation de la Royauté sociale du Christ.
Plus que jamais, il importe de restaurer la véritable vision catholique du monde, où la nature humaine ne saurait être séparée de la grâce, et où l’Antiquité ne peut être appréciée qu’en tant que servante de la Vérité divine.
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