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Publié le par Florian Rouanet
Dans nos colonnes, nous admirons la culture, ce loisir lettré, d’abord française et européenne, lorsque celle-ci ne signifie pas juste se la frimer avec une d’accumulation de connaissances sans sagesse, sans forme et sans liens. Elle ne vaut que quand nous l’incarnons et que nous en vivons. Alors, la culture, oui, mais au service du bien commun, de Dieu, du beau du bien et du vrai. #JeanCulture
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Laurent le Magnifique, membre de la riche famille des Médicis, a joué un rôle crucial dans la Renaissance à Florence. Étudions-le sous l’angle de l’humaniste, du prince et de l’artiste :
1. L’humaniste :
Laurent de Médicis était profondément engagé dans les idéaux humanistes de son époque. Il était un grand mécène des arts et des lettres, soutenant financièrement de nombreux artistes, écrivains et savants de la Renaissance. Il a favorisé la redécouverte des textes classiques et a encouragé l’étude des œuvres de penseurs antiques tels que Platon et Aristote. Son engagement envers l’éducation, et l’instruction surtout, et les arts a contribué à faire de Florence un centre intellectuel de renommée mondiale à l’époque de la Renaissance.
2. Le prince :
En tant que membre de la puissante famille Médicis, Laurent était également un homme d’État habile et un dirigeant politique influent. Il a exercé une autorité considérable sur Florence, bien qu’il n’ait jamais officiellement détenu le titre de prince. Il a œuvré pour maintenir l’influence et la stabilité de sa famille dans la politique florentine, naviguant habilement entre les factions rivales et consolidant le pouvoir des Médicis.
3. L’artiste :
Bien que Laurent de Médicis ne fût pas lui-même un artiste, il était profondément impliqué dans la promotion des arts. Son mécénat a permis à de nombreux artistes renommés de la Renaissance, tels que Botticelli, Michel-Ange et Léonard de Vinci, de prospérer. Laurent était passionné par la beauté et l’esthétique, et il a joué un rôle crucial dans le soutien et la diffusion des chefs-d’œuvre artistiques qui ont caractérisé cette période de renouveau culturel à Florence.
En combinant ses talents d’homme d’État, son engagement humaniste et son soutien aux arts, Laurent de Médicis a laissé un héritage durable qui a profondément marqué l’histoire de la Renaissance et de la ville de Florence.
La Renaissance, une période aux milles intérêts et milles défauts sans doute, notamment ou le pouvoir temporel s’affirme parfois à l’excès (à Venise, un peu comme avec le gallicanisme français, etc.), entre l’attrait pour les découvertes, qui pleuvent, la science (la science historique y naît avec l’appréciation réel des personnalités antiques) et les arts, enseignés dans les écoles avec les disciplines de la rhétorique, la grammaire, la philosophie et la scolastique (reste pleinement médiéval pieux et chrétien s’il en est !). Toutes les époques se jaugent à l’aube de l’antiquité. Et nous pouvons découvrir l’homme de la Renaissance avec le spécialiste de la Renaissance italien Eugenio Garin, côté latin, et allemand Werner Jager pour la spécialité hellénique, ainsi côté « grec ».
Ce traitement se marrie entièrement avec notre ligne révolutionnaire-conservateur, sans conserver la lettre morte, nous cherchons à appliquer notre meilleur volonté.
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Nous avons lancé une ébauche il y a peu, avec la Petite renaissance de Carolus Magnus. Notons enfin que c’est ce qui a préparé le terrain au Moyen Âge, entre le VIIIe et le IXe siècle, et cela, fut une référence au travers de l’essor du manuscrit et en termes de renouvellement de culture et d’instruction des hommes. C’est à dessein, que le IIIe Reich repris ce symbole d’envergure, non sans conflit.
L’homme qui relève la culture des lettres de ses ruines, chose presque plus difficile que la créer, fait une œuvre sainte et immortelle. Il ne travaille pas pour tel pays seulement, mais pour tous les peuples de l’univers et toutes les générations.
Érasme, Adages

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