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Publié le par Florian Rouanet
🗿 Une chair pour sanctifier le corps et l'âme par les écailles, entre jeûne et jubilé 🌊
⁂ Arène des vendredis
Ô lecteur studieux, qu’il vous plaise de suspendre le couteau et d’aiguiser votre réflexion. Car voici venu le temps de réhabiliter ce noble animal écailleux, non en trophée de gourmet, mais en icône de tempérance, de médecine et de mérite spirituel.
Ce poisson que l’on raille parfois dans les cuisines françaises bien grasses — entre pains, beurres, charcuteries, fromages et alcools ! — est, selon la sapience de l’Église (antérieure à ladite « éclipse conciliaire »), la clef d’une harmonie alimentaire à la fois ascétique, sacrificielle et salutaire.
Oui, Notre Seigneur, par Sa sainte Épouse, avait pensé, en dernière instance certes, jusqu’à notre digestion pour nous mener au bien-être et au Salut.
Et ainsi, se dessine une pédagogie divine, qui sanctifie les temps par la régulation des appétits, des plaisirs charnels. Sur l’année, ce sont environ soixante-dix jours où la chair animale terrestre doit céder la place aux productions de la mer.
- En effet, le Bon Dieu veut notre bien et cela se constate dans Son action, Ses lois, les règles de Son Église.
- Nous sommes attristés du fait que les différents types de jeûnes — eucharistique, du vendredi, de certains jours de Fête — soient si peu observés, y compris en milieu catholique intègre.
Quiconque mange à l’autel de Bacchus s’alourdit ; quiconque jeûne pour le Christ s’allège et avance !

☒ Ancienne leçon ecclésiale
Tous sont tenus de s’abstenir de toute consommation de viande ou de mets provenant d’animaux les vendredis de toute l’année, pendant les Quatre-Temps, le mercredi des Cendres et les vigiles (majeures), à moins qu’un indult spécial du Siège apostolique ou une coutume particulière légitime n’en dispose autrement.
— Le canon 1252 du Code de Droit Canonique de 1917 (le Codex Iuris Canonici, préparé par saint Pie X et promulgué par Benoît XV)
Cette règle, pleinement observée sous Pie XII, bien que parfois allégée souvent pour des raisons de « cas de guerre », fixe avec élégance et clarté une des disciplines du jeûne et de l’abstinence.
Σ Plan par manche
- 🌯 Vendredi sans bœuf, samedi sans cochonnailles
- 🌿 Les chiffres ne mentent pas : 70 jours d’abstinence
- 💉 Quand l’Église devance la médecine
- ⛪ Le poisson reste pédagogue de la sanctification !
- ⚖️ La seule loi que nous reconnaissons
🌯 I. Vendredi sans bœuf, samedi sans cochonnailles
Chaque vendredi, en commémoration de la Passion du Christ, notre sainte mère l’Église nous exhorte à un « petit martyre de la fourchette » : point de viande rouge, ni du volatile ni du quadrupède. Et si d’aventure ce jour tombe en Carême, il se double d’un jeûne — et voire, double de pratique avec le samedi de carême.
Ajoutons-y donc les samedis du même temps liturgique, les mercredis et samedis des Quatre-Temps, et les vigiles sacrées. Ce rite de l’abstinence révèle une symphonie temporelle qui assainit l’âme par le ventre.
🌿 II. Les chiffres ne mentent pas : 70 jours d’abstinence
Catégorie Jours par an Vendredis ordinaires 52 Samedis de Carême 6 Mercredis des Quatre-Temps 4 Samedis des Quatre-Temps 3 Vigiles obligatoires 4 Mercredi des Cendres 1 Total 70 Un jour sur cinq environ, soit environ 19 % de l’année, la Providence nous offre une pause carnée. Difficile d’y voir le fruit d’une pure « superstition », sans assise spirituelle ni corporelle..
💉 III. Quand l’Église devance la médecine
Les médecins eux-mêmes commencent à reconnaître ce que le canon connaissait jadis : la chair rouge, surtout transformée, est un poison lent. Cancer colorectal, maladies cardiaques, dégâts hépatiques…
Que d’écueils qu’évite le poisson !Et malheureusement, le poisson est moins apprécié généralement chez les hommes, que chez les femmes, naturellement plus tempérées, en cette matière du moins.
Cas souvent nord-américain : « un simple hot-dog par jour accroît de 18 % le risque de cancer colorectal » dira l’OMS, Groupe 1 des agents cancérogènes, 2015.
⛪ IV. Le poisson reste pédagogue de la sanctification !
Réhabituer la volonté à désirer sobrement, apprendre à attendre, purifier la bouche pour mieux bénir : telle est l’école du poisson. Ce n’est point ici régime sec ou lubie diététique, mais un art de sanctifier la journée. À l’abstinence s’ajoute la préparation à la fête, les bénédicités, les remerciements.
« Goûtez et voyez combien le Seigneur est bon. »
(Ps 33, 9)⚖️ V. La seule loi que nous reconnaissons
En tant que catholiques romains intransigeants, nous nous faisons un devoir de nous conformer au moins à la législation en vigueur sous le Pape Pie XII, dernier souverain pontife pleinement reconnu par la Tradition — et en attendant qu’une véritable autorité tranche de nouveau ces sujets.
Et ce, bien que le « droit nouveau » abroge l’ancien, ou du moins le perfectionne en principe, par rapport à la morale et aux nécessités de l’instant présent, mais toujours selon les vues éternelles…
Toute altération postérieure, y compris le Codex-clown promulgué sous Jean-Paul II/Karol Wojtyła, émanant d’une non-autorité, ultra-douteuse, n’engage pas notre créance ni notre obéissance.
Nous prions ardemment, afin que le Chef visible de la Sainte Église soit restauré, au plus tôt, et que la discipline canonique immémoriale retrouve sa visibilité sur le troupeau des agneaux catholique.
Que prescrit exactement le Code « Pio-Bénédictin » ?
Le canon 1252 du Code de droit canonique de 1917 distingue les simples jours d’abstinence (on s’abstient de viande) et ceux où abstinence et jeûne s’unissent :
- Tous les vendredis de l’année ;
- Le mercredi des Cendres ;
- Chaque vendredi et samedi de Carême ;
- Les Quatre-Temps (mercredi, vendredi, samedi après le 1ᵉʳ dimanche de Carême, la Pentecôte, le 14 septembre et le 13 décembre) ;
- Les vigiles de la Pentecôte, de l’Assomption (14 août), de la Toussaint (31 octobre) et de Noël (24 décembre). (fastlikeits1917.wordpress.com)
🗎 Sentence par KO
L’Église, en son ancienne sagesse, n’a point ordonné l’abstinence sans que le Christ n’y soit présent. Le poisson, discret compagnon de route, y figure le jeûneur pénétré de la mer Rouge.
Loin de n’être que superstition alimentaire ou archaïsme fossilisé, la discipline canonique se révèle être un chef-d’œuvre de prévoyance chrétienne et de médecine naturelle.
Oui, le bon Dieu souhaite notre bien : en sanctifiant le temple de l’âme que constitue notre corps. Ainsi, à chaque brandade, sachons répondre : Deo gratias !
📚 Pour approfondir
- En 2015, l’IARC de l’OMS a classé la viande transformée (bacon, saucisses, jambon, hot‑dogs…) comme groupe I (cancérogène pour l’humain), sur la base d’un niveau de preuve suffisant (EatingWell, The Times).
- Selon une méta-analyse de dix études, la consommation quotidienne de 50 g de viande transformée (soit un hot‑dog moyen) correspond à une augmentation relative d’environ 18 % du risque de cancer colorectal (Organisation mondiale de la santé, PBS, upstate.edu).
- EatingWell
- New York Post
- The Times
- « The Catholic Fasting Calendar According to the 1917 Code », fastlikeits1917.wordpress.com
- « Processed meats and colorectal cancer », WHO: https://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-red-meat-and-processed-meat
- « Health benefits of replacing red meat with fish », Medical News Today: https://www.medicalnewstoday.com/articles/325492
- Telegram : Intégralisme organique — https://t.me/francenatio
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