• Juste profit contre ignominie usuraire & valeur-travail – Droit canon de 1917



    & Exemplarité de l’économie orientée du IIIe Reich ?

  • 📜 L’économie doit se soumettre à la morale & ⚖️ Contre l’usure, pour une saine justice contractuelle !

    L’argent ne saurait être en lui-même fécond : ce n’est point le métal qui enfante la richesse mais la sueur du front et la matière transfigurée. Toute spéculation qui nie cet ordre est une subversion du réel.


    Énoncé liminaire

    Fidèle lecteur,
    L’âme bien née éprouve un sursaut d’indignation devant la finance et le monde marchand, où les chiffres supplantent les hommes, où le gain se fige en idole. Jadis, l’Église, mère des peuples et gardienne du juste ordre, enseignait aux nations les bornes du licite et les abîmes de l’iniquité.
    Nous sursautons, maugréons et nous gendarmons derechef contre pareille escroquerie

    Que reste-t-il de ces principes ? Point grand-chose, sinon dans les cœurs encore vigilants et les rares esprits non séduits par le mirage boursier. Nous devons, derechef, opposer au chancre de l’usure une conception enracinée et bonne du prêt, respectueuse de la justice naturelle et des Lois divines.

    Ce modeste article ambitionne de restituer la doctrine traditionnelle sur l’usage de l’argent, le prêt, l’intérêt, en distinguant le licite du péché, le juste profit de l’extorsion. Nous évoquerons également, en contrepoint, un épisode économique significatif de l’histoire moderne, celui d’un régime ayant tenté, au mépris du capital apatride, de fonder l’économie sur la « valeur-travail » : en effet, ce qui gêna les banquiers internationaux ne fut point l’économie dirigée allemande, mais le fait que le Troisième Reich se soit libéré du joug de l’or/dollard, en ancrant sa monnaie sur le travail national.

    Puissent ces lignes raviver la flamme de l’intelligence catholique contre les billevesées dites post-modernes ! Parlons donc usure, dans la continuité doctrinale, littéraire et historique de notre ligne éditoriale !

    Talmud & contournements amphigouriques des lois? Usuriers internationaux, juifs ou non, prenez garde!


    Arsenal conceptuel

    USURE, subst. fém. – VIEUX. Profits excessifs qu’on tire de l’argent prêté, notamment lorsqu’ils sont perçus sans titre légitime ; par ext. Toute forme de prêt à intérêt considéré comme moralement illicite, en particulier par l’Église.

    PRODUCTION, subst. fém. – Opération par laquelle une chose est fabriquée, générée, issue du travail humain sur la matière ; ce qui donne lieu à une création de valeur.

    FONGIBLE, adj. – Se dit d’un bien qui peut être remplacé par un équivalent de même nature (argent, céréales…), notamment dans le cadre d’un contrat de prêt.


    Sentences d’autorité

    Droit canon de 1917, article 1543

    « Si une chose fongible (c’est-à-dire qu’elle peut être remplacée par n’importe quelle chose du même genre, comme l’argent, le blé ou la farine) est donnée à quelqu’un en propriété et doit être restituée ensuite en même genre, aucun gain à raison du même contrat ne peut être perçu; mais dans la prestation d’une chose fongible, il n’est pas illicite en soi de convenir d’un profit légal à moins qu’il n’apparaisse comme immodéré, ou même d’un profit plus élevé si un titre juste et proportionné peut être invoqué. »

    Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, q.78, a.1, ad 5um

    « L’argent, en tant que tel, est naturellement stérile. […] Prétendre recevoir plus que ce que l’on donne revient à vendre le temps, ce qui est injuste. »

    Pie XI, Quadragesimo Anno (1931), §105

    « L’accumulation immodérée des richesses entre les mains de quelques-uns » […] « crée un pouvoir économique tyrannique. »


    Σ Schéma directeur

    1. 🏛 I. Doctrine catholique & prêt monétaire
    2. ⚖️ II. Le canon 1543 du Code de 1917
    3. 🏗 III. Production, valeur & ordre économique réel
    4. 💸 IV. Ménages, prêts & économie domestique
    5. 🏦 V. Finance étatique & spéculation apatride
    6. 🛠 VI. L’exemple allemand des années 1930

    💬 De la vertu du prêt au chancre de l’usure : principes économiques & impératifs spirituels
    Il est temps de replacer la morale au cœur du prêt, de réaffirmer les distinctions oubliées et d’arracher à « l’oligarchie bancaire » le monopole du réel.


    🏛 I. Doctrine catholique & prêt monétaire

    Il convient d’entrer d’emblée dans le vif du sujet : l’usage de l’argent n’est jamais neutre. Il relève d’un ordre moral, et à défaut d’y être soumis, il corrompt potentiellement tout le reste. En ce domaine, la doctrine catholique — en sa « continuité pré-conciliaire »… — n’a jamais varié, affirmant avec la plus grande netteté l’interdiction formelle de toute usure, c’est-à-dire la prétention à tirer profit d’un prêt en tant que tel, sans fondement objectif, ni travail associé.

    L’argent, rappelons-le, est chose fongible — il ne se suffit point à lui-même. Il est par nature instrumentum, non finis ; médium d’échange, non produit. En cela, il ne peut se justifier d’un « gain » que par une raison extérieure à lui-même : un service rendu, un risque assumé, un manque à gagner justifié ou un dommage subi.

    Le Saint Docteur Thomas d’Aquin, héritier du droit romain et de la Révélation, en fixa les bornes d’or : « Prêter avec intérêt est contraire à la justice, car c’est vendre ce qui n’existe point. »
    L’Église, inlassablement, affirma ce principe dans ses conciles, ses décrétales et ses encycliques. En témoignent les actes du IIIᵉ Concile du Latran, les bulles Vix Pervenit de Benoît XIV (1745), Cum Onus Nobis de Clément V, sans oublier Pie IX condamnant l’avidité libérale en général.

    Il serait cependant simpliste de croire que tout taux d’intérêt est condamnable. Le discernement catholique ne se fonde guère sur des schémas binaires et primaires  ; il exige une analyse des circonstances, des causes et des titres juridiques.

    Voilà pourquoi il est nécessaire d’étudier le canon 1543 du Code de 1917.


    ⚖️ II. Le canon 1543 du Code de 1917

    Ce canon, issu du Codex Iuris Canonici promulgué sous saint Pie X et achevé sous Benoît XV, exprime avec une rare clarté l’âme juridique de l’Église quant à l’argent.

    Comme énoncé dans nos notes liminaires :

    Ce texte recèle en lui toute la sagesse réaliste, « modérée », de la pensée catholique. Et l’interdiction de principe est claire : le contrat de prêt pur et simple, mutuum, ne saurait générer de profit par lui-même, sans que cela constitue usure.

    Mais, le droit canonique reconnaît aussi que certains « titres extrinsèques » peuvent, à juste titre, fonder un intérêt  : le damnum emergens (perte réelle), le lucrum cessans (gain manqué), le risque moral ou matériel, voire des charges administratives objectives. À cela s’ajoute, dans le monde moderne, la légalité positive — un taux dit « légal » n’est pas ipso facto immoral, tant qu’il demeure modéré.

    Ce qui est rigoureusement exclu, c’est le gain démesuré, sans fondement, fondé uniquement sur la rareté artificielle de la monnaie ou sur le désespoir du débiteur. La morale catholique ne nie pas la nécessité d’un intérêt : elle nie sa légitimité s’il n’est point adossé à un bien réel.

    Il ne s’agit point ici d’égalitarisme ou d’angélisme béat, fut-il économique, mais d’ordre et de justice : que celui qui prête soit rémunéré s’il sert, qu’il ne s’enrichisse point s’il ne fait qu’attendre.


    🏗 III. Production, valeur & ordre économique réel

    Ce que refuse la sagesse catholique, c’est la substitution de la richesse réelle par le pur jeu comptable. La richesse véritable naît de la transformation du monde par le travail — et non de la spéculation pure.

    Il est d’ailleurs fondamental de rappeler cette vérité première, ignorée de nos jours par la caste économiste globaliste et ses affidés de la banque centrale : seules les activités des secteurs primaire et secondaire créent véritablement de la valeur – et non le tertiaire en priorité.
    Il s’agit là de réalités matérielles : labourer une terre, transformer un minerai, bâtir une maison, coudre un vêtement. L’économie tertiaire — commerce, services, finance — repose, en vérité, sur cette base primordiale. Elle peut l’accompagner, l’ordonner, mais non la fonder.

    Or, depuis l’ère industrielle, l’irruption du « capitalisme marchand », puis boursier, la logique s’est inversée… L’argent, numérisé, détaché du réel, prétend se faire source de valeur. L’usure s’est déguisée en « service financier » privé, les intérêts composés sont devenus des totems de bonne gestion, et la dette est devenue « perpétuelle ».

    Cette désincarnation de l’économie, ce divorce entre l’activité productive et l’enrichissement spéculatif, est non seulement injuste, mais funeste aussi. On sépare le fruit de l’homme de son labeur. On le dépouille de sa souveraineté économique, on le soumet à des puissances étrangères, apatrides, cosmopolites, ploutocratiques, vagabondes – cf. Henry Coston.

    Voilà pourquoi il est urgent, plus que jamais, de rétablir une économie fondée sur le travail, la famille et la production nationale. Car sans cela, tout discours sur les taux, les lois et les normes n’est que poudre aux yeux, colifichet bureaucratique, masquant la prédation.


    💸 IV. Ménages, prêts & économie domestique

    Il serait erroné — contraire à la justice — de condamner indistinctement tout recours au crédit. Le prêt n’est point, en lui-même, peccamineux : ce qui l’est, c’est son usage abusif, ses clauses iniques et/ou son esprit rapace.

    Dans l’ordre domestique, le crédit peut se justifier pleinement. Un ménage ne saurait toujours, en effet, avancer la somme nécessaire à un logement, à une installation durable ou à des travaux vitaux. Loin d’être aberration, l’emprunt devient alors un moyen salutaire, lorsqu’il permet à la cellule familiale de se fixer, de croître et de donner au corps social de nouveaux bâtisseurs – blancs de préférence, voire d’exclusion ! -, maçons (pas franc-maçon !), menuisiers, charpentiers, artisans de tout métier.

    Qu’une banque de dépôt perçoive une juste rémunération pour son service, cela n’a rien de blâmable, ça se légitime même — pourvu que les conditions soient transparentes, proportionnées, sans piège, ni clause léonine. Le prêt ne doit pas écraser : il doit permettre. Il n’a pas vocation à créer de la servitude, mais à encourager l’essor, la prévoyance, le logement décent, l’établissement stable.

    Las ! Que voyons-nous de nos jours ? Des familles – gilets jaunes en puissance – écrasées par des dettes faramineuses, des jeunes ménages contraints à trente années de remboursement, sur le fil du rasoir, des intérêts cumulés dépassant le capital, et des pénalités dignes de tyrannies antiques, orientales. Le prêt, au lieu d’être levier, devient carcan. La logique usuraire s’y infiltre, sous le masque du formalisme légal.

    C’est pourquoi, il faut impérativement restaurer la vertu de justice contractuelle dans l’économie ménagère, le « capitalisme familial ». Que l’État-nation et le Droit international fixent des bornes fermes. Que les institutions catholiques proposent, à l’accoutumée, des caisses de solidarité, de prévoyance, à taux quasi nuls. Car ce n’est pas en enrichissant les banques que l’on bâtit des foyers : c’est en leur donnant les moyens d’éclore.


    🏦 V. Finance étatique & spéculation apatride

    Mais l’escroquerie contemporaine ne s’arrête point là. Car si les ménages ont maille à partir avec la finance, que dire des États (soumis) ?

    Il est proprement inadmissible qu’un État souverain soit contraint d’aller quémander sa propre monnaie auprès de marchés financiers anonymes, volatils et spéculatifs. Depuis les réformes dites « modernes » (notamment en France depuis la loi scélérate du 3 janvier 1973), les nations sont privées du droit de battre monnaie – ce n’était pas le cas avec la Banque de France de Napoléon 1er – , et livrées à la voracité de créanciers internationaux.

    Honte civilisationnelle, car jadis, même le roi de France faisait frapper sa monnaie, que l’on songe aux écus de Charlemagne. Aujourd’hui, arbitre en guignol, le chef d’État accompagne voire courbe l’échine devant le FMI, les agences de notation et les géants bancaires. Le Trésor Public s’endette à intérêts composés, générant une dette perpétuelle, jamais remboursable, qui n’enrichit que de potentiels fauteurs de crises.

    Une telle structure viole on seulement le principe de subsidiarité, mais elle nie la souveraineté. Elle soumet les peuples à des contraintes budgétaires iniques, détruit l’investissement productif, condamne les générations futures à l’austérité.

    Là encore, la doctrine sociale de l’Église nous offre une boussole claire : l’économie doit être subordonnée au bien commun, non l’inverse – « libéralisme économique ». Le droit de « battre monnaie », de prêter sans usure, de financer des travaux publics ou des logements populaires, appartient en propre à la souveraineté politique. En cela, seule une remise en cause radicale du système financier, type Mussolini-Hitler-Salazar, peut permettre aux nations de retrouver leur liberté.


    🛠 VI. L’exemple allemand des années 1930

    Peu d’épisodes historiques illustrent aussi clairement la lutte contre l’usure que celui de l’Allemagne des années 1933-1939. À rebour des caricatures contre-propagandistes, il faut oser regarder froidement les faits économiques.

    Lorsque le régime national-socialiste accède au pouvoir, l’Allemagne est ruinée, soumise à la dette extérieure, aux remboursements délirants du traité de Versailles et à la loi d’airain de l’étalon-or. Les banques juives et anglo-saxonnes détiennent des leviers considérables sur le crédit. Le peuple allemand crie famine.

    Mais, avec une audace inouïe, le Reich se libère de l’or. Il arrime/aligne sa monnaie non à un métal rare mais à la valeur-travail. L’émission de crédit est contrôlée par l’État et dirigée vers la production réelle. Le chômage s’effondre. Les infrastructures fleurissent. Les familles nombreuses sont favorisées, notamment par des prêts dégressifs jusqu’à la gratuité selon le nombre d’enfants — un modèle explicitement nataliste.

    Fait notable : cette économie ne repose pas sur la guerre. Jusqu’en 1942, l’Allemagne ne mène presque aucune économie de guerre. L’historien britannique A.J.P. Taylor le souligne : « Le réarmement allemand fut un réarmement de paix, jusqu’à ce que la guerre le contraigne. » (The Origins of the Second World War, 1961)

    C’est précisément ce refus de l’usure et cette autonomie financière qui provoquèrent l’ire des banquiers cosmopolites. Leur créature, la finance mondiale, ne tolère pas qu’un peuple s’émancipe. Ce n’est point seulement la doctrine politique du Reich qui leur fut odieuse, et au premier chef, son affranchissement monétaire.

    Cet exemple demeure à méditer. Car il montre qu’un autre modèle est possible, et pas seulement avec cet exemple. Un modèle enraciné, productif, familial et affranchi de l’usure.


    ⚜️ Synthèse

    Point n’est besoin d’être expert pour comprendre que l’économie actuelle, en auto perfusion, prépare doucement son effondrement sous le poids de l’artifice. Il ne suffit plus d’ajuster les taux : il faut retrouver les fondements. Redire avec force que la richesse naît du travail concret.

    La tradition catholique offre à l’homme un cadre juste, équilibré, où le prêt devient service, où la finance se fait auxiliaire et non tyran, que l’on relise les règles de saint Benoît. Ce monde n’est point révolu — il est à reconstruire.

    Le combat contre l’usure n’est point un archaïsme : c’est un impératif de survie. Car là où l’usure règne, l’homme n’est plus qu’un pion. Là où elle est proscrite, le foyer redevient le cœur et les poumons de la nation.

    Ainsi, il existe une mesure légitime de rémunération du prêt, fondée sur l’utilité, le service et les nécessités domestiques. Mais toute disproportion, tout excès cupide, ruine l’économie réelle, globale, et asservit les peuples.

    Post-Scriptum : Si nous voulons que la France revive, il faut d’abord que ses foyers cessent d’être esclaves de créanciers.


    Pour approfondir

    ✍️ La Rédaction

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  • 5 commentaires




    "Ce n’est point la doctrine politique du Reich qui leur fut odieuse, mais son affranchissement monétaire". Je suis en désaccord, précisément car le national-socialisme était explicitement aux antipodes des idéaux cosmopolites de la haute finance, et par là ne pouvait que répugner naturellement aux spéculateurs de tout poil dans son essence. La volonté de recouvrer sa souveraineté économique était même la conséquence logique des principes d'enracinements auxquels le NS acquiesce, lesquels suffisaient à le rendre hermétique auprès des négationnistes du sang et du sol, toujours plus enclins à plébisciter la libre circulation effrénée des capitaux conformément à leur tropisme apatride/anti-national.


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