-
Publié le par Florian Rouanet
🕊️ Le nationalisme véritable et son économie organique
Chez soi à la maison et dans le pays !
⁂ Arène de combat
Ô lecteur nationaliste,
Voici qu’en ces temps de décadence sucrée et de trahison suave, il sied de brandir derechef le glaive forgé contre les fantoches du libre-échange globalisé. Là où les grands « clercs » de la république défalquent le peuple de ses fondations, ses corps intermédiaires avec, et que les « droites » non véritables se tiennent de travers, le nationaliste digne de ce nom se tient au centre.Oui, au centre. Non celui des plateaux pour notaires à bouclettes, mais le vrai : celui qui fait la synthèse entre l’homme enraciné et la réalité charnelle du travail, entre la patrie et l’outil. Entre État et sol, entre sang et terre.
Du fasciste économique au paysan de l’après-guerre, tous savaient que sans douane, il n’est point de foyer. Que sans frontière, point de soc. Ce que l’on nomme troisième voie — mais qui était la première en vérité : la voie du réel, du souverain qui frappe monnaie et ordonnance, et non celle du traîne-savate des banques à terme.
N.B. Il nous faut également la recherche d’une dialectique « antimondialiste » qui ne soit pas un simple complotisme pour demeurés désœuvrés et autres va-nu-pieds en état de déshérence mentale. À savoir que ces causes extrinsèques ou structurelles (judéo-maçonnerie, gauchistes, etc) sont évidemment problématiques, mais que les causes les plus graves sont intrinsèques, profondes et philosophiques, car les méchants ne sont devenus forts que dans la mesure où nous avons été faibles.
Le principal ennemi, c’est notre décrépitude intérieure, qui nous pousse à devenir des contempteurs hautains de la réalité (certes sinistrée), afin de ne pas ouvrir les yeux sur notre nullité propre (ou collective, dite dissidente ou non) rendant possible un tél désastre sans porte de sortie à vue humaine !Dissidence économique et axe central : produire pour (sur)vivre, protéger pour exister

☒ Bandage lexical
LIBRE-ÉCHANGE : Doctrine économique dérivant du « capitalisme marchand », prônant la suppression des barrières douanières, dans une perspective utilitariste de maximisation de l’échange, quel qu’en soit le coût humain ou territorial.
PROTECTIONNISME : Politique économique visant à protéger les producteurs nationaux par des barrières tarifaires, des subventions internes et le contrôle des importations, dans un objectif de souveraineté productive.
TROISIÈME VOIE : Position économique et sociale s’opposant à la fois au marxisme collectiviste et au libéralisme capitaliste ; elle conjugue État fort, identité, solidarité nationale et initiative encadrée.
AUTARCIE : Système économique par lequel un pays vise à suffire à ses besoins internes, réduisant au maximum sa dépendance à l’égard du commerce international.
☕ Vielle leçon érudite ?
« C’est le Système qui est mauvais, et non les hommes qui profitent du dit Système. Changez le Système, mettez à sa place un système où l’État ne sera plus la proie des puissances d’argent et des technocrates, et tout redeviendra normal. La nation a besoin d’organisateurs, d’ingénieurs, d’administrateurs, de grands commis. Faisons en sorte que les idéologues de la Technocratie ou les réalistes de la Haute Banque, qui nous promettent l’abondance et la liberté, ne nous réduisent pas à la misère et à la servitude. »
— Henry Coston, « Les technocrates et la synarchie », Lectures Françaises (spécial, février 1962)
« Les structures économiques vont suivre la même évolution que les structures politiques. Dans ce dernier domaine, l’Europe de l’Ouest – c’est-à-dire les six pays du Marché Commun plus la Grande-Bretagne, peut‑être l’Irlande et les pays scandinaves selon des modalités à définir – vont constituer une Europe politique fédérale. Mais parce que chaque individu éprouve le besoin de se situer dans un milieu restreint, il s’identifiera à une province, que ce soit le Wurtemberg ou la Savoie, la Bretagne, l’Alsace‑Lorraine ou le pays Wallon.
Dans ces conditions, la structure qui va disparaître, le verrou qui doit sauter, c’est la nation, parce qu’elle est inadaptée au monde moderne : tantôt trop petite, tantôt trop grande. »
— Edmond de Rothschild, « Quand un Rothschild plaide le dossier des PME », Entreprise n°18, juillet 1970, p. 64 WikipediaΣ Plan d’attaque par manche
I. 🔫 L’économie contre le peuple : genèse d’une fracture
II. ⚖️ Le « centrisme » nationaliste : ni bourgeoisie, ni plébéianisme
III. ⛏️ Protectionnisme et tradition : des rois aux dictatures
IV. ⚔️ Vers une économie de guerre nationale ?
I. 🔫 L’économie contre le peuple : genèse d’une fracture
Quand le marchand dicte sa loi au moine et au soldat, la nation se dissout. Or le libre-échange était cela : l’abolition des terres au nom du profit. Jadis décrié par les rois mêmes, qui n’entendaient point livrer leurs sujets à l’avidité d’Anvers ou de Londres.
Il fallut attendre les Amsterdam et l’Angleterre du XIXè siècle pour que le « dogme » ploutocratique s’impose à travers le monde, imposant par la marine ce que la parole ne pouvait convaincre. Puis vinrent nos soi-disant droites « souverainistes », philippotes et villiéristes (Giorgia Meloni et autres), qui ne juraient plus que par la souveraineté isolée — ou bien leur portefeuille dans le second cas —, à condition qu’il fût pourquoi pas karsher-kasher. Eux, les bourgeois en série, applaudissent publiquement ou en douce à la délocalisation, tant qu’elle renfloue la rente, libéralisme oblige.
Le peuple, lui, perdait son outil, son sol, sa dignité. Le magasin chinois remplaçait l’artisan, l’entrepôt du port tuait le maître-forgeron. On dit que cela coûte moins cher ? Certes, mais on ne dit jamais ce que coûte la dépendance, et l’identité collective qui se meure avec.
Le fasciste est combattu tant des gauchistes adeptes de Jean-Prolo gauchistes que des lignées royales débordant de flouze au possible
II. ⚖️ Le « centrisme » nationaliste : ni bourgeoisie, ni plébéianisme
Le nationaliste économique se place au centre, là où le réel se fait chair. Ce n’est point l’homme d’affaires ni le prolo collectiviste : le portefeuille n’est ni à gauche ni à droite. C’est celui qui veut vivre chez lui, de ses mains, à son rythme — sans manquer de vitalité pour autant ! —, à l’ombre de ses clochers.
La fameuse « troisième voie » n’est point ici un compromis, mais une restauration : elle place la communauté au-dessus de l’individu, sans supprimer la propriété privée ; elle valorise l’entreprise, mais à l’échelle humaine ; elle admet le marché, mais encadré par le Bien commun.
Les droites royalisto-bourgeoises lèvent les yeux au ciel dès qu’on parle taxes à l’import, comme les gauches râlent si l’on critique l’égalitarisme prolétaire. Mais nous ? Nous sommes ce peuple qui a ou veut verser son sang pour la patrie, pas ces avec ces pseudo-aristocraties de rente, ni ces devises de chemises rouges sales.
Nous avons le portefeuille au centre, et la tête droite, extrêmement : d'où la nécessité de l'unité nationale
III. ⛏️ Protectionnisme et tradition : des rois aux dictatures
Les monarques de jadis étaient tout sauf libéraux (soit avant le XIXème siècle) : ils édictaient prix, surveillaient les foires, interdisaient la sortie des grains, réglementaient les corporations. La première mondialisation, sous Colbert, fut strictement encadrée. Il s’agissait non de brader, mais de préserver.
Le royaume était économie politique. Le pain, le vin, la laine, les forêts : tout faisait l’objet d’ordonnances. La liberté était privilège, ordonné, et non caprice entier. Et l’export n’était loué qu’à la condition de renforcer le trésor royal.
Et quand vinrent les systèmes autoritaires modernes — fascisme italien, national-socialisme allemand, étatisme portugais —, tous optèrent en premier lieux pour l’autarcie ou du moins l’auto-suffisance, le contrôle des échanges. La production était nationale, impériale à la limite, les besoins intégrés, l’importation méritée. Seul le nécessaire entrait. Ils s’opposaient tous, à leur manière, à l’empire commercial anglo-saxon.
IV. ⚔️ Vers une économie de guerre nationale ?
L’économie n’est pas une science de pure courbe, mais une stratégie en amont, visant le bien matériel et spirituel. Contre la dégénérescence, nous devons rebâtir une « économie de guerre » : produire pour nos besoins, pour nos enfants, pour nos morts.
Là tout de suite, le Japon, la Hongrie même, montrent qu’on peut être patriote sans rechigner à une participation aux réseaux financiers mondiaux, à condition de filtrer, de doser, de trancher. Car si l’homme est d’un lieu, il tend vers l’Un.
Favoriser le local d’abord, taxer le superflu, interdire l’essentiel à l’étranger. Non pour se fermer totalement, mais pour vivre décemment, et même survivre en cas de pépin de l’histoire.
Le mondialisme ou globalisme, lui, transnational ou antinational en son essence, dissout. Le vrai nationalisme est une affaire de sol, de sang, de sel et de ciel. C’est la continuité entre le foyer et la patrie, entre la famille proche et celle élargie.
P.S. Et la sécurité c’est bien, et il en faut pour les familles, cependant, retenue seule, c’est encore un délire de bourgeois faible et mou. Il faut voir plus loin que cela, y compris dans le réglement radical de l’immigration-invasion en Occident comme ailleurs.
Le peuple joue son identité dans une guerre, fut-elle politique, alors tout le peuple est concerné et il est appelé à gravir les échelons politiques, afin d'incarner cette aristocratie régénérée
🔍 Frappe chirurgicale inflige KO
L’heure est venue de renouer avec le « bon sens politique du peuple », plus écologique en outre — épargnant les allers-retours d’avions commerciaux —, ce peuple méprisant les bourgeois trop propres et les gauchistes trop sales.
À rebours des lubies du marché-roi — s’auto-régulant de lui même en son mythe libéral —, mais aussi contre l’univers du prolétaire sans foyer et sans Dieu, dressons le « juste centre » ou le « radicalisme centriste » dépassant toutes les insuffisances !
C’est là une volonté, celle de la communauté nationale enracinée, traditionnelle, à la fois éduquée et armée, à la fois travailleuse et souveraine.
Post-Scriptum : Nos pensées disséminées ont enfin leur petit manifeste, suite aux traitements de la ligne éditoriale concernant l’antilibéralisme et anti-marxisme, l’union entre national et social, ou encore le Droit international entre nations et empires, etc.
Merci à Amine pour sa question. Que cette modeste contribution soit réponse à ses interrogations, et départ de combat pour tout lecteur attentif et déterminé.
La Rédaction d’un Pugiliste lettré !
🏈 Nos articles de la Straße
Pèlerinage sur les chemins de saint Jacques de Compostelle – Deus Vult
Geste contre geste : main tendue (fasciste) d’amour VS poing serré (communiste) de haine ?
Quand les titans fléchissent : reconversions tardives de figures “nationalistes” au catholicisme
Napoléon vu par Mussolini : le Corse enflamma la romanité du XXᵉ siècle
Le simpisme tradi-natio : chronique d’un effondrement en jupette, littéralement !
Diplomatie pontificale : quand Rome composait sans jamais se compromettre
Philippe Henriot au Capitole : le feu de l’âme contre le drapeau rouge
Diplomatie pontificale : quand Rome composait sans jamais se compromettre
Ledit survivalisme : retour aux fondamentaux d’un homme debout ?
Libéralisme & marxisme : du matérialisme économique à l’effondrement social
Du nationalisme au populisme : naufrage de la droite traditionnelle
Le soutien total de Pie XI aux corporations sociales de l’État fasciste italien
Euthanasie : franc-maçonnerie contre Droit naturel & vitalisme
Ladite “nouvelle théologie” : matrice viciée des années 1930 à “Vatican II”

1 commentaire
Réagissez à cet article !