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Publié le par Florian Rouanet
Le combat, l'ennemi et les idées qui avancent Ou : d'abord ignorés, ensuite combattus, jusqu'à la victoire !
Énoncé liminaire
Chers lecteurs, il est des mystères insondables où l’adversité, n’anéantissant pas la vérité, la sublime et la porte vers des sommets inégalés. L’Évangile, en sa sagesse éternelle, témoigne de ce phénomène où la haine des ennemis corrobore la justesse des convictions.
Ainsi, Notre Seigneur, affrontant moqueries et violences, fut glorifié précisément par la confrontation avec ses opposants. Ce mystère de l’adversité sanctifiante traverse également les sagesses politiques antiques et modernes, de Jules César à Adolf Hitler, où l’opposition farouche devient l’apanage d’une vérité combative, forte de la justesse de ses convictions.
La gauche radicale en transposant l’oppression et la brutalité sur son « homologue fasciste » ne pratique que le miroir en psychologie.
En effet, à travers l’histoire des sociétés humaines, l’adversité a joué un rôle central dans l’affirmation des vérités spirituelles et politiques. Elle permet de tester, de purifier et de renforcer les convictions, offrant ainsi une voie vers une compréhension plus profonde et une affirmation plus forte de la vérité.
N.B. Thème à unir avec le thème de la « violence créatrice » ou de la violence tempérée.

Σ
Épigraphes
« Et en rien ne vous laissez effrayer par vos adversaires : ce qui est pour eux une preuve certaine de perdition, est pour vous une preuve de salut, et cela vient de Dieu. »
— Saint Paul, Épître aux Philippiens I, 28.« Être considéré, aux yeux du bolchevisme international et des oppresseurs du monde, comme l’un de leurs plus grands ennemis est pour moi un grand honneur et une justification de mes actions aux yeux de la postérité. »— Adolf Hitler, discours du 7 mars 1936.« Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur » (Molti nemici, molto onore)— Célèbre phrase de Benito Mussolini, inspirée d’une maxime latine antique, attribuée à Jules CésarBandage sémantique
ADVERSITÉ, subst. fém. – A. – 1. Opposition, hostilité. L’adversité des circonstances, des événements.
HONNEUR, subst. masc. – A. – 1. Considération, respect que mérite quelqu’un de vertueux, de courageux, de méritant.
VÉRITÉ, subst. fém. – A. – 1. Caractère de ce qui est conforme à la réalité, à ce qui est.
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Sommaire
🙏 I. L’adversité dans la Tradition chrétienne
🏛️ II. L’adversité dans la pensée politique fasciste
🔍 III. L’adversité comme révélateur de la vérité☧
🙏 I. L’adversité dans la Tradition chrétienne
En tant que signe de contradiction, et à l’instar du Christ qui se révèle également dans ses ennemis, souvent moqueurs (d’autant plus chez ceux qui clament que ceux qui se taisent) : ces derniers ne font que lui rendre hommage malgré eux, au final – Caïphe en est un exemple probant.
Dans les saintes Écritures, l’adversité est fréquemment présentée comme une épreuve permettant de fortifier la foi et d’affirmer la vérité divine. Notre Seigneur, durant sa Passion, affronta moqueries, trahisons et violences. Ces épreuves, loin de le diminuer, le glorifièrent et accomplirent son œuvre rédemptrice.
Saint Paul, dans son Épître aux Philippiens, exhorte les fidèles à ne point se laisser effrayer par leurs adversaires, car leur opposition est une preuve de salut pour les croyants et de perdition pour les ennemis de la foi. Ainsi, l’adversité est perçue comme un instrument divin permettant de tester et de renforcer la foi des fidèles.
🏛️ II. L’adversité dans la pensée politique fasciste
La maxime « Molti nemici, molto onore », souvent attribuée à Jules César, exprime l’idée que la valeur d’un homme se mesure à la qualité et au nombre de ses adversaires. Cette idée fut reprise par Benito Mussolini, qui l’utilisa pour galvaniser ses partisans et affirmer la force du mouvement fasciste face à ses nombreux opposants, bolchéviques, libéraux, « royalistes ».
Le 3 janvier 1925, dans un discours devant le Parlement italien, Mussolini assuma la responsabilité politique, morale et historique des événements récents, notamment l’assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti, marquant ainsi un tournant vers la prise de pouvoir totale, et la dictature fasciste. Ce discours illustre comment l’adversité et l’opposition peuvent être utilisées pour renforcer une position politique et affirmer une idéologie face aux critiques et aux attaques.
🔍 III. L’adversité comme révélateur de la vérité
Au début ignorer, ensuite combattu et à partir de là nous rentrons dans le combat, et enfin pouvons espérer gagnerL’adversité, qu’elle soit d’ordre individuel, spirituel ou politique, agit comme un révélateur de la vérité et de la force des convictions. Face à l’opposition, les individus et les idées sont mis à l’épreuve, et c’est dans ces moments de tension que la véritable valeur se manifeste.
Ce n’est pas qu’obstacle, ou en apparence, car l’adversité devient une occasion de démontrer la justesse et la profondeur des croyances, qu’elles soient religieuses ou idéologiques. Ainsi, l’opposition, en mettant en lumière les faiblesses et les forces, participe à l’affirmation et à la consolidation de la Vérité. Plus qu’un paradoxe, c’est une loi éternelle qui se vérifie !
Et les digues ce n'est pas ce qui manque, en effet, devant un peuple apathique et un régime hostile, nous devons redoubler d'efforts !
Autres citations
Maxime antique attribuée à Jules César
« Honos alit artes » – « L’honneur nourrit les arts »
Saint Paul, Épître aux Philippiens I, 28 (Crampon)
« Et en rien ne vous laissez effrayer par vos adversaires : ce qui est pour eux une preuve certaine de perdition, est pour vous une preuve de salut, et cela vient de Dieu. »
Évangile selon saint Matthieu VI, 11-12
« Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. »
Évangile selon saint Luc VI, 27-28
« Mais je vous dis à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent ;
bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. »
Évangile selon saint Matthieu X, 22
« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »
Évangile selon saint Jean XV, 18-20
« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais, parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. »Pour approfondir
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