• Reconnaissances pagano-juives tardives, privées et/ou ennemies du Christ



    Quand hostilité et scepticisme rendent témoignage à l’Évangile

  • Catégorie #Apologétique
    

    Résumé

    Dans les quatre Évangiles, lesquels sont des reportages, diverses figures issues des autorités juives ou païennes, initialement hostiles ou indifférentes, reconnaissent le Christ, souvent à titre privé ou sous la contrainte des événements.

    Qu’il s’agisse d’une profession explicite, d’un acte de foi implicite, ou d’une confession marquée par le doute, ces témoignages reflètent la puissance de la Bonne nouvelle et atteste de la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, même devant l’hostilité ou l’incrédulité.

    Sommaire

    I. Autorités juives face au Christ : Nicodème et Joseph d’Arimathie
    II. Reconnaissances païennes : Ponce Pilate et le Centurion romain
    III. Confessions involontaires/hostiles : prophéties de Caïphe et dérision porteuse de Vérité


    I. Autorités juives face au Christ : Nicodème et Joseph d’Arimathie

    – Nicodème : l’interrogation nocturne

    Nicodème, pharisien et membre du Sanhédrin, approche le Christ Jésus de nuit, intrigué par ses enseignements :

    « Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. »
    Jean III, 2 – Traduction du père Augustin Crampon.

    Bien qu’il ne professe pas une foi explicite en public, son attitude évolue. Après la Crucifixion, il aide à ensevelir le Christ, confirmant son respect et sa foi naissante :

    « Nicodème, celui qui au commencement était allé le trouver pendant la nuit, vint aussi, apportant environ cent livres d’un mélange de myrrhe et d’aloès. »
    Jean XIX, 39.

    – Joseph d’Arimathie : une foi courageuse

    Joseph d’Arimathie, un autre membre du Sanhédrin, est décrit en tant que disciple de Jésus en secret. Il demande à Pilate le corps de Jésus et l’ensevelit, manifestant une foi tardive, mais courageuse devant les autorités « judéo-romaines » hostiles.

    « Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus ; et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus. »
    Jean XIX, 38.

    Les versets suivants transmettent en substance le même message, confirmant ainsi l’évènement à l’aide de multiples sources « historiques »  : Matthieu XXVII, 57-60 – Marc XV, 42-46 – Luc XXIII, 50-53.


    II. Reconnaissances païennes : Ponce Pilate et le centurion romain

    – Ponce Pilate : la proclamation implicite

    Bien que Pilate se lave les mains de la condamnation de Jésus Christ, son dialogue avec le Ce dernier révèle un mélange de perplexité et de respect :

    « Es-tu donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. C’est pour cela que je suis né et que je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité. »
    Jean XVIII, 37

    Pilate proclame finalement, contre la pression des juifs anciens, l’inscription suivante sur la Croix

    « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs »
    Jean XIX, 19.

    Ce titre, écrit en hébreu, grec et latin, devient une forme publique et universelle de reconnaissance au moins implicite.

    – Le centurion romain : une confession spontanée

    Suite à la Passion et au Calvaire, lors de la mort du Christ, un centurion romain – saint Longin dans la Tradition -, reconnaît Sa divinité, après avoir vécu les événements extraordinaires de « perturbation météorologiques » inhabituelles :

    « Il était déjà environ la sixième heure, et il se fit des ténèbres sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, le soleil s’étant éclipsé ; et le voile du Temple se déchira par le milieu. Jésus, criant d’une voix forte, dit : “Père, je remets mon esprit entre tes mains.” Et, disant cela, il expira. Voyant ce qui était arrivé, le centurion glorifia Dieu, disant : “Vraiment, cet homme était juste.” »
    Luc XXIII, 44-47.

    « Mais Jésus, jetant un grand cri, expira. Et le voile du Temple se déchira en deux, du haut en bas. Le centurion qui était là en face de lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : “Assurément, cet homme était Fils de Dieu.” »
    Marc XV, 37-39.

    Le centurion romain et saint Longin


    III. Confessions involontaires/hostiles : prophéties de Caïphe et dérision porteuse de vérité

    – La prophétie de Caïphe : un aveu paradoxal

    Le grand prêtre Caïphe, bien que hostile à Jésus-Christ, prononce une vérité prophétique sans le vouloir :

    « Vous ne réfléchissez pas qu’il est de votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. »
    Jean XI, 50.

    L’évangéliste précise que Caïphe, en tant que grand prêtre, en croyant à un Messie qui aurait été un Roi temporel pour Israël, prophétisa sans le savoir la mission Rédemptrice du Christ.

    Cela est à l'instar du Talmud qui, quelques siècles après la vie du Christ, atteste de son existence et de son apostolat, par rejet et haine de Ce dernier.
    – Les moqueries lors de la Crucifixion : une ironie divine

    Les soldats romains et les juifs se moquent de Jésus, mais leurs paroles contiennent une vérité plus profonde :

    « Il a sauvé les autres, qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’Élu de Dieu ! »
    Luc XXIII, 35.

    Dans leur dérision, ils confirment malgré eux, là encore, la mission salvatrice du Christ.


    Conclusion

    Les Évangiles montrent que même ceux qui s’opposaient au Christ Jésus ou restaient sceptiques, furent contraints, à un moment donné, et devant les faits objectifs, de reconnaître Sa singularité, Sa mission divine et Sa justice.

    Ces témoignages, souvent tardifs ou involontaires, renforcent le caractère universel et irrésistible de son message. Les récits de Nicodème, Joseph d’Arimathie, Ponce Pilate et du Centurion romain nous appellent que la vérité christique transcende les oppositions, les ethnies et les préjugés, révélant Sa Lumière, même aux plus hostiles et ingrats personnages.

    L’Israël d’Ancien et du Nouveau Testament & antimarcionisme

    Récitation des 14 stations du Chemin de Croix

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    La Passion du Christ de Mel Gibson & son père

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  • 3 commentaires




    […] Parmi les Douze, Simon le Zélote se distingue par son surnom. Le terme « zélote », traduit parfois par « cananéen » (non pas en référence à la région de Canaan, mais au terme hébraïque qanai, signifiant « zélé »), suggère une appartenance antérieure au mouvement des Zélotes, groupe militant opposé à l’occupation romaine, notamment sous Ponce Pilate. […]


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    […] Reconnaissances pagano-juives tardives, privées et/ou ennemies du Christ […]


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    […] tant que signe de contradiction, et à l’instar du Christ qui se révèle également dans ses ennemis, souvent moqueurs (d’autant plus chez ceux qui clament que ceux qui se taisent) : ces […]


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