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Publié le par Florian Rouanet
Romains et chrétiens, il était possible de l’être, et ce, dès le premier siècle !
Qui a dit que le christianisme « était un truc de juif » (sic) ?
Dans la religion Christique, le « mythe » est si vrai qu’il atteint jusque l’universalité. Ainsi, tout homme est appelé à suivre les pas du Fils de Dieu, sans que cela ne vienne nier ou détruire son identité culturelle propre et naturelle ; des hommes très divers pouvant le suivre malgré tout.
Si bien que, dans un bassin méditerranéen passablement hellénisé, deux hommes, tirés de l’Évangile de la vie, et qui participèrent en première ligne pour exécuter les persécutions du Christ, se trouvent être deux romains, convertis, dont l’un atteindra jusqu’au rang de la sainteté !
Voilà deux belles références, à porter sur les fonts baptismaux.
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Saint Longin et le Centurion romain, mentionnés dans les Évangiles ne sont pas les mêmes individus, bien qu’ils soient tous deux associés à au Chemin de Croix et à Ponce Pilate, gouverneur local de Jules César.
Saint Longin est considéré comme le soldat romain qui perça le côté de Jésus de sa lance, afin de confirmer la mort du Seigneur crucifié. Selon la tradition chrétienne, lorsque Longin perce le côté de Jésus, du sang et de l’eau jaillissent, symbolisant le baptême et l’Eucharistie. Cette scène est souvent représentée dans l’iconographie artistique chrétienne.
Selon la tradition chrétienne, après la Crucifixion et la mort de Jésus, Longin a continué à servir dans l’armée romaine. Il a également propagé la foi chrétienne, témoignant de la divinité de Jésus et de son expérience lors de la Crucifixion. Certains récits, pas forcément légendaires, le présentent comme un fervent disciple de Jésus, voyageant et prêchant l’Évangile dans différentes régions du monde. Une légende populaire affirme aussi que Longin a été martyrisé pour sa foi chrétienne. Il fut persécuté et exécuté pour avoir refusé de renoncer à sa croyance en Jésus, en tant que Fils de Dieu. Il sera canonisé par l’Église catholique.Concernant le Centurion romain, peut-être l’homme qui secondait Pilate, dans l’Évangile selon saint Matthieu (27:54), il est écrit que lors de la crucifixion de Jésus, « le centurion et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, voyant le tremblement de terre et ce qui arrivait, furent saisis d’une grande frayeur et dirent : ‘Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu !' ». Ce centurion est souvent interprété comme un symbole de la reconnaissance de la divinité de Jésus, même parmi ceux qui n’étaient pas ses disciples, et à la différence du doute de saint Thomas, il vit et osa se convertir à la foi chrétienne. Il n’y a pas d’autres éléments concernant sa vie, après sa conversion.
Quant à l’éclipse ou à la nuit en plein jour mentionnée dans les Évangiles, celle-ci fait référence à l’obscurcissement du ciel lors de la crucifixion de Jésus, tel que décrit dans les Évangiles synoptiques. Cet événement est considéré comme un signe miraculeux de la mort de Jésus-Christ, Messie des Juifs et de tous les hommes par extension, dans de nombreuses traditions chrétiennes.

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