• Désarmer la violence – Benjamin Giraudon



    Se défendre légitimement avec GregMMA

  • Entrée en matière de déniaisement radical :

    Nous nous apprêtons à traiter de thèmes désagréables, mais très concrets. Nous allons parler d’un sujet fort urbain et d’actualité avec la fameuse insécurité.

    Les sports de combat sont très bien pour développer des qualités de défense, cependant dans la rue, il n’y a pas de règles, les arts martiaux sont eux-mêmes épurés et non en mode guerre, on se protège. Aussi, un agresseur vous prendra toujours au dépourvu. Vous n’êtes pas préparé à combattre dans une telle situation, ni en tenue confortable lorsqu’éclate un conflit potentiellement violent.

    De plus, dans les films et les jeux vidéos, un scénario est prévu à l’avance : c’est écrit et nulle place n’est laissée à l’incertitude et à « l’anarchie ». Dans la réalité, la violence est résolutive, mais jamais belle, elle laisse au contraire des stigmates et des traumatismes – et vous ne pourrez pas sauvegarder la partie avant de jouer (!).

    La violence psychologique c’est autre chose…, mais dans tous les cas, vous êtes dans votre bon droit (réponse nécessaire à une injustice) tant que vous ne vous vengez pas et causer des dégâts proportionnés (thème juridique de la légitime défense, celle-ci s’applique différemment entre chez soi et la place publique).

    Agression, bagarre, débouchés :

    Il y a plusieurs étapes/solutions qui s’offrent à vous, et vous ne savez si l’assaillant est accompagné, ou à une arme blanche sur lui, ainsi la prudence est de mise : éviter ou s’échapper quand c’est possible, parfois c’est la meilleure solution, ou encore désamorcer par le dialogue – chose rare, mais il faut un franc-parler – ou enfin, et en dernier recours, à priori, affronter.

    Tout comme à un stand de tir, où le tireur et la cible sont souvent inamovibles : c’est bien pour première formation, mais la réalité est toute autre ! À la chasse le gibier court et fuit. Un bagarreur vous esquive, vous part, vous feinte.

    En cas de bagarre, sachez que vous aurez mal, que vous frappiez ou que vous êtes frappé. En effet, votre corps sera à froid et les phalanges de la main, même unie (et ce, que vous soyez phalangistes ou non !), ne tiendront pas longtemps avec de violents coups. Attention au fait que l’agresseur n’est pas un sac de frappes encore : il bougera, attaquera, sera très nerveux, criera et ne vous laissera pas faire.

    Une agression ne dure pas plusieurs minutes, plus tôt plusieurs secondes, et chaque seconde en votre défaveur va continuer de l’être avec une haute probabilité.

    Deux types psychologiques :

    L’agresseur veut montrer qu’il domine et ainsi vous ruine par intimidation, en public de préférence (le trouble de la personne narcissique n’arrangeant pas les choses), sinon c’est le prédateur, plus criminel, généralement psychopathe et sociopathe, celui-ci ne veut pas d’esclandre et cherche l’efficacité, cherche à enfermer ou a se saisir de ressources. Dans les deux cas, l’environnement et/ou la personne seront bruyants et la concentration compliquée.

    Super héros mytho :

    Celui-ci n’existe que dans les « comics », « judéo-mythos ».

    En soi, et à moins d’une bonne préparation, il est fortement déconseillé de jouer les héros et de prendre des risques inconsidérés pour vous même, et surtout pour des gens que vous ne connaissez ni d’Ève ni d’Adam ; et pourtant, c’est humain : une voix intérieure – probablement l’orgueil ! – vous poussera à agir quitte à vous mettre dans une sale posture.

    Les réseaux sociaux témoignent en ce sens, cela regorge de héros intérieurs de pacotille, se surestimant bien trop, sans danger réel et immédiat, le classique « moi celui qui touche à ma mère, je le tue » – le classique.

    Peur et lucidité ne font point bon ménage :

    Ce sont les gens qualifiés, qui ont tendances, au contraire, à se sous-estimer. Or, il faut déjà penser à vaincre sa peur en la surmontant, afin d’être plus lucide et réactif chaque seconde qui passe. Car « l’effet survie » du cerveau reptilien s’enclenche bien vite. L’esprit l’ignore, mais le corps et la biologie nous rappellent à l’ordre dans ces moments, et la panique ne doit pas nous envahir.

    Que l’individu en face soit en mode « guerre » et muni d’une arme blanche, mieux vaut fuir. Si vous êtes acculé et même s’il s’agit d’une connaissance, d’un bon ami d’enfance, mieux vaut ici éliminer l’empathie pour ne pas être dévoré.

    Vous êtes quelqu’un de bien, mais le mauvais viendra vous invectiver :

    Souvenez-vous, l’agresseur a donc besoin de témoins, tandis que le prédateur les fuit, le second cherche à vous isoler.

    Menez votre vie et vous-mêmes, car les agresseurs repèrent et privilégient les victimes montrant des signes de faiblesse : démarches renfermées, lentes avec tête baissée. Sans être continuellement sur le qui-vive, restez sur vos gardes au moins, et cela vous évitera bien des déconvenues, car comme dans les embuscades, le moindre prédateur cherchera l’effet de surprise (lui donnant un avantage net sur vous).

    Identifiez dans chaque endroit les objets en présence qui pourraient vous gêner en cas de fuite, ou vous être utiles à portée de mains par exemple : c’est superbement efficace ! Les gens statiques dans un univers en mouvement sont un bon élément pour identifier la hyène (ou les hyènes) en train d’analyser sa proie prochaine.

    Ne laissez personne vous approcher de trop près afin d’avoir le temps de réagir, notamment dans les transports en commun.

    Sachez déjà que, ne pas avoir l’air d’une victime ou de parler comme telle (un bègue avachi, regardant ses pompes, etc.) évite de façon notoire d’être choisi. L’agresseur n’est pas un grand courageux, jamais, il veut juste réussir son forfait.

    Le cas de la meute :

    Pour ce qui est de la fuite contre un groupe, elle risque d’être handicapante, d’autant plus si vous êtes accompagné et notamment par un enfant. Il faut au moins faire comprendre que l’on ne sera pas une cible facile (sûr de soi, balayer les mains des membres du clan du regard – savoir si elles sont vides ou cachées…).

    Se dépatouiller face à une meute est largement à votre désavantage. Le seul conseil sera d’être en mouvement constant pour éviter qu’un mâle bêta (au sein du groupe) se place derrière vous et gérer personne par personne dans votre champ de vision. Le mouvement créé l’opportunité. L’idéal reste de faire mal à l’alpha du groupe. Ceux qui sont tétanisés sont à mettre hors d’état de nuire, parce qu’ils pourraient se réveiller. On s’inspire du langage militaire et de ce qui fonctionne ici. Et enfin, avancer permet un contrôle plus efficace du chaos dès que c’est possible (plutôt que reculer).

    Enfin il faut savoir commencer à frapper, trouver le moment le plus opportun, après avoir tout essayé (c’est utile, avec des témoins, de montrer que l’on n’a été « réglo »), le moment qui surprend, et enfin, savoir s’arrêter quand ce n’est plus nécessaire à sa survie (le dernier agresseur à terre, vous permettra de prendre la fuite).

    La baston suite et fin :

    L’argument des rois, la force, mais après tous les recours diplomatiques dans le meilleur des cas.

    La garde est essentielle, vous vous mettez dans une position confortable afin de protéger vos points sensibles et de frapper, tout en pouvant effectuer parades et esquives. Selon les sports, nous avons les mains ouvertes ou fermées, hautes ou basses (différence entre boxes thaïlandaise et anglaise). Aussi, vous pouvez établir une distance avec les bras (auto-défense) entre vous et votre interlocuteur encore pour montrer que vous n’êtes pas prise facile et enclencher si possible un dialogue de désescalade (inutile avec les antifa). Quand c’est possible aussi, gardez une distance minimale, 1m50 au mieux, en extérieur comme en intérieur.

    Dans un « putaing, tu n’as pas vu le feu, sale fils de pute », soulignez ce qui relève de l’insulte et ce qui relève du grief. En parlant du feu, éventuellement en s’excusant, on enclenche une possible désescalade, le cas échéant l’escalade, jusque sa violence et ses dégâts, verbaux et physiques.

    En cas d’affrontement, infliger un KO, cérébral ou au foie, est privilégié, car il assure notre survie, mais pour se protéger par la suite, mieux vaut empêcher la chute verticale de notre agresseur (une mort entraînée par des coups se retourne juridiquement contre vous : l’agressé agresseur).

    Attention, à cause du stress provoqué par la situation et vous allez passer de votre niveau de Ferrari à l’entraînement à une Twingo au combat (entre corps à froid et haute tension), ainsi cherchez les coups simples et efficaces (ne visait pas le quadruple enchaînement avec coup de boule à la fin + salto arrière). Votre motricité ne sera pas fine, mais lourde. Ne répétez pas non plus les mêmes coups stratégiques, l’assaillant en face a déjà appris de vous. La gestion du stress ajuste la variable  chaos et hasard.

    Après une bagarre, vous devez impérativement vérifier et tâter le moindre recoin de votre corps savoir si ça saigne (en espérant que votre sang ne se soit pas mélangé !), ou si un os dépasse, etc.

    Il reste donc des suites, ce n’est pas fini, entre joindre le SAMU, ou le fait de déposer plaint. Aussi, la violence prive du sentiment de sécurité et l’avenir risque de vous paraître incertain, ce est-ce que l’on appelle les séquelles voire les traumatismes postagression (bonjour le secourisme, les prêtres et les psychologues !).

    Triste à dire, peut-être, mais il y a un net avantage à se considérer en mode guerre systématiquement, comme état normal d’une société (indo-européenne !). D’ailleurs, nous sommes en état de survie, nous jouons notre existence en tant que peuple/race, et désolé, ou pas, mais « le lobby de souche » Pierre Sautarel (sic), représenté par Eric Zemmour (Charles De Gaulle du bled), ne fera rien pour vous.

    Voilà un message ordonné et assez gentillet, mais assez christique aussi : l’antihéros. Cependant, le Chrsit demeure, véritable sauveur (Lui qui aurait pu utiliser des forces armées pour vaincre, mais ne l’a guère fait, « car son Royaume n’est pas de ce monde »).

    « La violence c’est plus d’ego et moins d’empathie », l’auteur a le sens de la formule tout au long de l’ouvrage, et tient des propos véridiques à propos des choses de terrain.

    -*-

    Pour finir avec une vidéo sympathique, GregMMA fait bien le show et le chaud avec l’auteur susdit, en particulier son partenariat à voir avec Jean-Charles Skarbowsky (évidemment, le sport spectacle que nous dénonçons à propos de l’histoire de la boxe thaïlandaise !)

    Découvrez une aventure passionnante au cœur de la self-défense avec Benjamin Giraudon, un expert reconnu en la matière et l’auteur du livre « Désarmez la violence », édité par Solar Editions. Dans cette vidéo, Benjamin a accepté de se joindre à GregMMA pour des tests de rue aussi instructifs que divertissants ! Explorez les réalités et les mythes de la self-défense, avec des tests face à de vrais passants. Benjamin et GregMMA nous livrent leurs conseils, leurs astuces et leurs meilleures stratégies pour rester en sécurité dans des situations délicates. Real. Johann Vayriot


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  • 7 commentaires




    […] cause juste et de bander l’énergie des nations à cet effet, c’est plus sportif (boxe, autodéfense) […]


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    […] **Proportionnalité** : La peine infligée doit être proportionnée à la faute commise (autodéfense). Une vengeance excessive ou injuste deviendrait elle-même une […]


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    […] Voilà un thème favori de l’auto-défense. […]


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    […] sportive à travers la Muay thaï Désarmer la violence – B. Giraudon Justice vindicative, vertu de vengeance thomiste Tyrannicide thomiste devant l’histoire – […]


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