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Publié le par Florian Rouanet
Un courrier historique de Léon Degrelle à Wojtyla/Jean-Paul II en 1979, à propos de la mémoire concentrationnaire
⁂ Arène de combat
Ô lecteur rigoureux,
Voici venir un texte aussi sulfureux que dense, une « missive ex cathedra », expédiée par l’un des proscrits les plus fameux du XXᵉ siècle : Léon Degrelle. En mai 1979, alors que Wojtyla/Jean-Paul II s’apprête à fouler le sol d’Auschwitz, l’ancien chef rexiste, réfugié en Espagne franquiste, lui adresse une lettre ouverte aussi déférente dans sa forme qu’incendiaire par son contenu.Cette « Lettre au Pape à propos d’Auschwitz » ne verse certes point dans le sédévacantisme (non encore en vogue à cette date), mais elle illustre une double posture : « foi partagée entre deux catholiques », et accusation en règle du dogme mémoriel régnant autour de ladite Shoah.
Par une prose acérée, moqueuse, polémique, Degrelle y convoque des doutes arithmétiques, des griefs contre les vainqueurs, et un appel, ultime peut-être, à ce qu’il affirme être la « vérité historique ».

☧ Bandage lexical
RÉVISIONNISME, Subst. masc. : Doctrine contestant la version généralement admise d’un fait historique. Ou plutôt, qui prétend réétudier un document suite à de nouvelles découvertes.
PROPAGANDE, Subst. fém. : Action systématique exercée sur l’opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines éprouvées ou non.
EXPIATION, Subst. fém. : Action de réparer une faute, souvent par une souffrance ou un acte public.
LIBERTÉ D’EXPRESSION, subst. fém. : Un droit dit fondamental de formuler, diffuser et recevoir des opinions, sans censure préalable, souvent dans les limites définies par la loi (diffamation, incitation à la haine, trouble à l’ordre public). Elle constiturait un pilier de la vie démocratique et du débat intellectuel.
☩ Ancienne leçon étale
« La dictature, c’est “ferme ta gueule”, la démocratie, c’est “cause toujours”. »
➡ Coluche, Sketch : Le Chômage, extrait de la fin des années 70.« Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit. »
➡ Coluche, phrase prononcée en 1981 dans un de ses sketchs radiophoniques, avant sa fameuse candidature présidentielle.« Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent. C’est pire ! »
➡ Coluche, Pensées et anecdotes, coll. Le cherche midi, 1998.« Les hommes politiques, on devrait les mettre en prison, dès qu’ils sont élus. Comme ça, on les surveille. »
➡ Coluche, Coluche Président !, éditions du Seuil, 1981.
« Il savait qu’il était moins populaire qu’Alain Decaux… mais il pensait qu’il avait une tâche. […] Il se perçut de plus en plus comme quelqu’un sur qui on ne pouvait exercer aucune pression, et qui donc pouvait dire ce qui lui paraissait important. »
➡ Article « Henri Guillemin, intellectuel réfractaire — Entretien avec Patrick Berthier«🔗 Lettre intégrale sur Archive.org
🔗 Notice de l’édition originale
Σ Programme par manche
💌 I. Présentation de la lettre, de ses sources et de son auteur
📜 II. Les extraits majeurs, paragraphe par paragraphe
✉️📜 Une lettre brûlante, entre foi catholique et révision critique des récits de guerre
💌 I. Présentation de la lettre, de ses sources et de son auteur
Nul ne peut ignorer la figure de Léon Degrelle, ancien député belge, fondateur du mouvement rexiste, officier dans la Waffen-SS, puis réfugié en Espagne après la débâcle allemande. Condamné à mort par contumace, il survécut politiquement à l’ombre de la dictature franquiste.
C’est depuis ce lointain exil castillan qu’il adresse, en mai 1979, une longue et assez véhémente lettre au Pape Jean-Paul II, nouvellement intronisé. Il le fait en tant que catholique, presque à égalité devant la foi.
Degrelle s’adresse respectueusement, mais livre un pamphlet quand même, ciblant la mémoire officielle de la Shoah, en particulier la symbolique attachée à Auschwitz. Ce geste, non dénué de stratégie, révèle une volonté de rupture : créer une brèche dans le monopole moral des vainqueurs.
📜 II. Les extraits majeurs, paragraphe par paragraphe
Je suis catholique comme vous et de ce fait, me sens autorisé à vous écrire, comme à un frère dans la foi.
Vous allez concélébrer la Messe avec tous les Évêques polonais à l’ancien camp de concentration d’Auschwitz. Je trouve, je vous le dis tout de suite, très édifiant qu’on prie pour les morts quel qu’ils soient, et ce, que ce soit, même devant des fours crématoires flambant neufs, aux briques réfractaires immaculées
Quelles furent les responsabilités exactes des divers belligérants dans le déclenchement de la Deuxième Guerre Mondiale ?
Malgré qu’elle soit toujours beaucoup mieux renseignée que quiconque, l’Église, à travers deux mille ans de circonspection, a toujours évité les prises de position précipitées.
Oui, des contre-vérités. Avril 1945 — en abasement de la psychose collective qui avait tourné-bouclé à coups de rumeurs — les images des exter********* massives de la Deuxième Guerre Mondiale — le langage des incinérateurs massifs d’Auschwitz est monté à l’assaut du monde entier.
Je crains surtout que vos prières, et même votre simple présence en ces lieux, soient immédiatement détournées de leur sens profond, et servent de paravent à des propagandistes sans scrupules qui les utiliseront pour relancer aussitôt, sous votre couvert, les campagnes de haine à base de contre-vérités qui empoisonnent toute l’affaire d’Auschwitz depuis plus d’un quart de siècle.
On a répété cent mensonges, avec une rage de plus en plus obstinée, dans des livres. On les redébit en couleurs, dans des films poignants qui flétrissent outrageusement non seulement la vérité et la vraisemblance, mais aussi le bon sens, mais l’arithmétique la plus élémentaire, mais les faits eux-mêmes.
Vous avez vécu, m’a-t-on dit, Très Saint Père, un Résistant au cours de la Seconde Guerre Mondiale, avec les risques physiques qu’un combat conduit avec Lois Internationales comporte. Certains ajoutent que vous avez été interné à Auschwitz : comme tant d’autres, vous en êtes sorti, puisque vous voilà Pape. Un Pape qui, de toute évidence, ne sent pas trop le gaz Zyklon B !
Votre Sainteté ayant vécu sur les lieux du drame, mieux que tout autre, que ces gaz**** massifs de mill**** de personnes n’ont j***** eu lieu. Témoins de choix, avec vous, personnellement, vont s’effacer un salut de ces grands mensonges montés en réseau par des propagandistes sectaires.
Certes, on a souffert à Auschwitz. Ailleurs aussi. Toutes les guerres sont cruelles. […] au moins autant que ceux qui, déportés politiques ou résistants (seulement 2 %), objecteurs de conscience, anormaux sexuels ou criminels de droit commun (75 %) périrent parfois mouraient dans les camps de concentration du IIIe Reich.
Il y a eu même, certainement, des bourreaux trop portés au sadisme, d’un camp ou l’autre, à des expériences non définies, à des tortures, à des fantaisies monstrueuses, à des assassinats répétés.
Néanmoins, la clairière de la plupart des exilés est restée dans l’allégresse au jour tant attendu du retour de la paix, si elle ne s’était pas abattue sur eux, au cours des dernières semaines, la satanique épidémie exterminatrice, amplifiée à l’infini par des bombardements fabuleux […]
A Dachau par exemple, d’après les statistiques mêmes du Comité International, il était mort en janvier 1944 […] puis 3.*** en février 1945. […] Sur le total de 26.*** déportés décédés dans ce camp en 1940, 1941, 1942, 1943, 1944, 1945, 19.*** périrent durant les sept derniers mois des hostilités !
Sans le fléau sauvage de ces pilonnages aveugles, des milliers d’innocents eussent survécu, au lieu d’être anéantis, en avril et en mai 1945 […] nos camarades morts de la même maladie, de faim, de froid ou mutilés sur les mêmes Donnerschläge que vous-mêmes.
Voilà l’ascèse que le typhus, la dissenterie, la faim, les myriades de rafales d’aviation déchaînée frappèrent indistinctement […] les déportés étrangers comme les civils du IIIe Reich.
Il est insensé d’imaginer, et surtout de prétendre, qu’on aurait pu gazer à Auschwitz 700 *** personnes par jour, par paquets de 3** à chaque fois, dans une salle de 4* m² […] Vous, Très Saint Père, vous parviendriez à mettre 700 ou 800 personnes dans votre chambre à coucher ?
800 personnes dans 25 m², cela fait 30 personnes au m². […] sur une simple dalle de douche ?
Il fallait aussi tondre des mill**** de chevelures, paraît-il. Puis, avant de br*** les cadavres au four, on procédait — selon ce que tous les ‘historiens’ d’Auschwitz vous affirment ex cathedra — à l’examen de tous les cadavres et toutes les matrices…
Ces opérations de gazage, de tonte, d’arrachage de dents, de nettoyage d’organes, répétés sur 6****** de Juifs… ou 7****** … ou 15****** selon le Père Riquet, ou sur 2* millions — c’est-à-dire plus que les Juifs du monde entier !
Dans le Dictionnaire Larousse, devraient figurer les arithmétiques folles !
Il faut l’insondable, l’inimaginable bêtise des foules pour que de pareilles sornettes aient pu être inventées, racontées, encensées à grands coups de trompettes […]
Il en fut ainsi à Auschwitz. Il en fut ainsi à tout l’Est tout au long des années de luttes et d’immolation de millions de jeunes Européens…
Ausch****, de toute façon, n’aura été ni le premier cas, ni le dernier.
La France de la Révolution Française n’a-t-elle pas inventé la Terreur, la guillotine, les noyades de la Loire ?
Ce n’est plus que le récit d’un crime. Les Belges au cours de la Première Guerre Mondiale, ou dans les camps de concentration du IIIe Reich ! Plus près de nous, de Gaulle n’a-t-il pas, en 1944 et 1945, présidé au massacre de dizaines de milliers d’adversaires haplités et collaborateurs ?
Et les États-Unis ? […] sur des bébés et grâce à l’extermination quasi intégrale des Peaux-Rouges. […] N’ont-ils pas eu, en 1945, les signataires de la bombe atomique ?
Et nous n’insistons même pas sur les dizaines de millions de victimes de la tyrannie de l’URSS […]
À Auschwitz, nul ne le niera, la vie a été dure, parfois très dure.
Dans ces camps des vainqueurs de 1945 les sadismes et les horreurs eurent vite fait de fleurir avec une égale abondance, avec aussi peu d’excuses toutefois.
Très Saint Père, je ne voudrais pas gâter le plaisir que vous allez avoir à retrouver votre Pologne. […] Mais quand même !
À l’heure où vous allez fouler le sol polonais d’Auschwitz qui rappelle tout spécialement la dramatique tragédie juive, est-il indécent si, en vous lisant, j’évoque d’autres juifs, innombrables, […] torturés, égorgés, pendus pendant des siècles par vos propres compatriotes ?
Les Albigeois se reprirent sous l’égide de saint Thomas d’Aquin. Les assassinats de la Saint-Barthélemy firent la joie du Pape.
Certains cessent de penser qu’en régnant sur les forums de l’exhibitionnisme concentrationnaire […] ils finiront la plus rémunératrice du siècle.
Homo homini lupus, disent les sectaires. Homo homini frater, dit tout chrétien qui n’est pas un hypocrite. […] Nous tous qui avons survécu à 1945, vous le persécuté devenu pape, moi le guerrier devenu persécuté.
Le jour où vous célébrerez votre messe à Auschwitz […] je joindrai, du fond de mon exil lointain, ma ferveur à la vôtre.
— Léon Degrelle, Lettre au Pape à propos d’Auschwitz, Édité par Les Editions de l’Europe réelle, Bruxelles, 1979. Association de Amigos de Léon Degrelle.
La Terreur jacobine ou le Auschwitz de la République
🛎 Frappe chirurgicale inflige KO
La lettre que nous venons d’exhumer — car elle fut proprement ensevelie sous le silence médiatique — n’est point anodine. Elle témoigne d’un pan entier de pensée contre-subversive européenne, survivant dans les interstices du monde d’après-guerre, d’après 1945.
Son ironie mordante attaque la mise en scène mémorielle de cette église post-Vatican II, ainsi que du monde en général, mais la première est accusée de céder aux pressions idéologiques voire de nourrir une nouvelle religion séculaire.
Degrelle emploie la ligne du partage des responsabilités : Versailles, Pologne, bolchevisme, mais aussi y accuse les vainqueurs de leurs meurtres massifs.En dénonçant ce qu’il considère comme un récit mythifié, arithmétiquement fallacieux et théâtralement orchestré, Léon Degrelle frappe — certes en exilé — mais avec le marteau du gladiateur en fin de course. Sa lettre s’en prend au cœur d’un récit sanctuarisé, à l’heure où celui-ci se faisait « pierre d’autel » d’un nouvel Occident blanc culpabilisé.
Mais était-ce là un cri de vérité ou le chant délirant d’un condamné que l’Histoire rejeta sans appel ? Le lecteur décidera. Il faut au moins convenir que cette lettre exige d’être lue, non pour y chercher un dogme, mais pour entendre ce que fut l’autre camp, celui du vaincu demeuré debout.
📚 Pour approfondir
-
Lettre au Pape à propos d’Auschwitz – Archive.org (intégrale)
-
José Luis Jerez Riesco, Léon Degrelle face à l’histoire, Éditions Godefroy de Bouillon
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Paul Rassinier, Le Mensonge d’Ulysse, précurseur du révisionnisme français
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Jean-Michel Charlier, Léon Degrelle, persiste et signe, entretiens avec le chef rexiste
Signé : Pugiliste lettré
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