• Qui sont les Mendezistes ? Troisième lignée épiscopale depuis Vatican II + Les Catholiques Byzantins



    Lignées hors Vatican moderniste : « lefebvrisme, thucisme, mendezisme »

  • Recherche aux confins de la fidélité catholique et des "brumes clandestines" ⛪

    ⁂ Arène de combat

    Ô lecteur curieux,
    Une troisième lignée épiscopale a surgi dans la tourmente « post-conciliaire » : en effet, quand les fracas de Vatican II dispersèrent l’épiscopat aux quatre vents de l’apostasie, quelques âmes fidèles, lestées d’un instinct de survie surnaturelle, se mirent en quête des lignées non souillées, issues de la véritable succession apostolique.

    Devant l’effondrement doctrinal et sacramentel des modernistes adeptes de « nouvelle théologie », divers sacres furent conférés « hors des chemins ordinaires ». Les thucistes ? Connus. Les lefebvristes ? Tonitruants. Mais les mendezistes ? Une troisième voie, silencieuse, à peine susurrée.

    Voici donc l’épopée singulière, nimbée de discrétion, d’une lignée surgie de la main tremblante de Mgr Alfredo Mendez-Gonzalez, évêque émérite de Porto Rico, consacrant publiquement le R.P. Clarence Kelly, chantre de la SSPV (Société de Saint-Pie V), afin de perpétuer l’orthodoxie éprouvée.

    En effet, à rebours des anti-sacres sans mandat, y compris en période de vacance, d’hérésie et d’apostasie, en mal de succession apostolique où Il n’y aurait plus d’évêques catholiques légitimes aujourd’hui – et que donc l’Église aurait défailli contre l’Indéfectibilité !), ou alors auraient des « ECLNI : évêques catholiques légitimes non identifiables » après les OVNI : nous cherchons des lignées d’enfants de Dieu contre la cadavérique néo-église moderniste à Rome et ses émules mondiales : les évêques dits « thucistes, lefebvristes, mendezistes ».

    Potentiellement, des zones d’ombre rendent difficile l’analyse de cette transmission. Nous allons donc sonder ce cas avec diligence.

    ☓ Bandage lexical

    LINÉE ÉPISCOPALE : suite ininterrompue de consécrations épiscopales remontant aux apôtres.

    INDEFECTIBILITÉ : propriété de l’Église de ne pouvoir faillir dans sa foi, son culte et sa constitution divine. » (Dictionnaire de théologie catholique, 1924)

    SÉDÉVACANTISME : thèse partielle de la doctrine catholique, incarnée dans un contexte donné, selon laquelle le Siège apostolique de Pierre est actuellement vacant en raison d’une défaillance objective dans la confession de la foi.

    ☕ Vielle leçon ecclésiastique

    « Son secrétaire et factotum était Natalie White, plume anti-novus-ordo des années 1960 et amie de la famille du P. William Jenkins ; c’est par elle que s’établit la connexion initiale avec la SSPV. »
    « Ces faits devraient alerter les clercs et les fidèles gravitant autour de la SSPV, endoctrinés dans le mythe “Thuc mauvais-impur / Mendez bon-pur” […] afin qu’ils reconsidèrent, à la lumière de la théologie et du droit canon, les “conditions” imposées par Mgr Kelly. »
    « Parce que Mendez demeurait, au fond, homme du Vatican II ; il voulait conserver les bonnes grâces de ses confrères Novus Ordo. Révéler publiquement l’acte l’eût exposé à l’excommunication immédiate… et aurait montré aux fidèles un prélat très loin de l’image “héros traditionaliste” qu’on leur vendait. »

    — Feu abbé Anthony Cekada, Bp. Mendez, SSPV and Hypocrisy, septembre 2001

    Σ Plan d’attaque par manche

    1. 👥 Mgr Alfredo Mendez : parcours, sacre et réseau

    2. ⚖️ Les doutes de Cekada : critique interne, incohérences SSPV

    3. ✨ Lignées parallèles : la voie orientale et les échos byzantins


    Qui sont les "Mendezistes" ?

    👥 I. Mgr Alfredo Mendez : parcours, sacre et réseau

    Ordonné prêtre au sein de la Congrégation de Sainte-Croix, Alfredo Méndez fut d’abord nommé par Jean XXIII, en 1960, premier évêque du diocèse d’Arecibo à Porto Rico. Il venait de « l’Église régulière » ce qui peut assoir une certaine légitimé — cela dit, c’est aussi le cas pour certains à Palmar de Troya.

    Le sacre fut conféré dans la basilique du Sacré-Cœur de Notre-Dame, sanctuaire américain à la fois prestigieux, mais notoire pour ses affinités progressistes. Mgr Mendez administra son diocèse jusqu’en 1974, avant de prendre sa retraite dans une maison paisible de Carlsbad, Californie.

    Son parcours doctrinal révèle un profil bien éloigné des chantres de la Tradition : dès 1950, il encourageait d’abord la libéralisation des religieuses ; en 1961, il promeut le mouvement du Cursillo — innovation pastorale déjà teintée d’errances modernes — et plaida semble-t-il ouvertement pour l’ordination d’hommes mariés… Jamais il ne condamna le Novus Ordo Missae, qu’il célébrait d’ailleurs régulièrement. Il soutenait les structures conciliaires, finançait l’université Notre-Dame et incitait les vocations à s’y inscrire.

    Pourtant, c’est ce prélat, apparemment bien arrimé au système post-conciliaire, que la SSPV choisit comme vecteur de transmission épiscopale. Par des liens personnels — notamment via Natalie White, polémiste anti-conciliaire amie du R.P. Jenkins — une rencontre s’organisa avec la SSPV. Et c’est dans la discrétion relative, le 19 octobre 1993, que Mgr Mendez a sacré le P. Clarence Kelly.

    Cette consécration ne fut rendue publique qu’après sa mort, survenue en janvier 1995, sans doute pour éviter toute polémique et autre « excommunication ».

    La postérité : Mgr Clarence Kelly (1941-2023), sacré évêque par Mgr Méndez (1993) :

    • le 28 février 2007, il conféra l’épiscopat au Père Joseph Santay, CSPV (probablement Congregation of Saint Pius V) : Mgr Joseph Santay (1965-).
    • À son tour, le 27 décembre 2018, il sacra Mgr James Carroll, assisté de Mgr Kelly comme co-consécrateur.

    À ce jour, cette branche ne compte donc que trois « générations » épiscopales : Méndez → Kelly → Santay → Carroll. Le petit nombre s’explique par la volonté explicite de Mgr Kelly de limiter les sacres afin de préserver la cohésion doctrinale de sa congrégation. Voilà qui ruine le mythe du « sédévacantiste sacreur-fou ».

    ⚖️ II. Les doutes de Cekada : critique interne, incohérences SSPV

    Le Révérend Anthony Cekada, ancien membre fondateur de la SSPV devenu critique, fit paraître en septembre 2001 une analyse de l’affaire Mendez — semblant douté de la validité. L’article visait, sans ambages, à démontrer l’hypocrisie présumée de ses anciens confrères : tout ce qu’ils reprochaient à Mgr Thuc — absence de documentation, cérémonies discrètes, connexions douteuses — se retrouverait chez eux.

    Critique n°1 : Les documents contradictoires Cinq attestations successives furent publiées par la SSPV entre octobre et novembre 1993, avec des variations, des signatures pseudonymes (notamment « Gonzalez ») et même des formules inadaptées empruntées à des ordinations sacerdotales.

    Critique n°2 : La cérémonie elle-même Effectuée dans une maison privée, apparemment sans pierre d’autel, sans crucifix, avec une coupe-souvenir pour calice, la cérémonie fut jugée comme expédiée.

    Critique n°3 : L’état mental du consacrant Sorti d’hospitalisation à la mi-octobre 1993 (AVC, pneumonie), Mgr Mendez souffrait de confusion, selon son supérieur religieux et par sa soeur, jusqu’à la veille de sa mort.

    Critique n°4 : L’intention sacramentelle Un fidèle de Détroit témoigna : « Il est 100 % Novus Ordo… Je crains qu’il n’ait plus l’intention requise pour conférer les sacrements. »

    ✨ III. Lignées parallèles : la voie orientale et les échos byzantins

    Le panorama ne s’arrête point là. Il est une autre lignée, souvent oubliée : celle des catholiques orientaux, restés fidèles au rite byzantin, ici hors de portée du Vatican moderniste.

    Parmi eux, le cas de Mgr Volodymyr Sterniuk, archevêque « clandestin » ukrainien, est notable. Cet homme vénérable connut l’exil, les tortures du goulag d’Arkhangelsk, et poursuivit l’œuvre liturgique et sacramentelle dans la clandestinité soviétique.
    Toutefois, malgré cette gloire morale, des zones demeurent incertaines. Ses clercs apportent un soutien à Mgr Vigano, et il professerait un « relativisme » sur des condamnés historiques comme Jan Hus…

    Mais la piste orientale offre ainsi un élan possible, des lignées épiscopales supplémentaires. On pourrait étendre l’examen aux Maronites, Chaldéens, et autres Églises catholiques orientales. Mais encore faut-il certes discerner, sous la survivance rituelle, la fidélité doctrinale intégrale.

    Nul ne peut, en conscience, accepter une lignée simplement parce qu’elle semble « moins mauvaise » : ce serait sacrifier l’autel à la vile politique. La vérité exige que les actes sacramentels soient clairs, publics, catholiques.

    🗎 Frappe méthodique

    Les mendezistes ? Ses évêques qui proviennent de la consécration épiscopale de Mgr Clarence Kelly par Mgr Alfredo Mendez-Gonzalez, au début des années 1990.
    Il fut consacré évêque le 28 octobre 1960 en la basilique du Sacré-Cœur de Notre Dame par le cardinal Francis Spellman. Il prit sa retraite en 1974 et déménagea en Californie. Il mourut en 1995.

    Ainsi se dresse, devant nos yeux fidèles, le portrait d’une consécration épiscopale certes étrange au premier abord. L’alternative claire au clergé thuciste ou lefebvriste, les mendezistes apparaissent à leur tour comme embourbés, et pourtant, ils ont eu raison d’agir ainsi.

    La Rédaction


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