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Publié le par Florian Rouanet
⚔️ Un poison lent plus redoutable que Luther..., en certains lieux d'Europe ✝️
⁂ Énoncé liminaire
Fidèle lecteur,
Il est une idée convenue qui sévit jusque dans les milieux dits « traditionalistes » et « dissidents » : celle de croire à quelque proximité doctrinale, voire à une bienveillance réciproque entre Église catholique & monde orthodoxe – & entre l’Europe de l’Ouest et la Grande Russie. Cette thèse, soutenue par l’émotion esthétique que suscitent encens & iconostases, voile l’abîme théologique réel.Or, à rebours de l’image d’Épinal que l’on nourrit trop souvent sur ladite « orthodoxie », force est de constater les conséquences du schisme d’Orient : schisme de désobéissance, d’orgueil & d’hérésies insidieuses, parfois bien plus corrosives et mutilatrices encore, en certains contextes historiques – slaves notamment -, que celles du protestantisme.
Nous nous devions de régir, car l’idolâtrie de la Russie et des schismatiques orientaux, dans les milieux dits de résistance nationale et européenne, tels qu’avec le soralisme, font des ravages encore inconnus par leur ampleur…
Nota Bene : se répand le danger notamment de ce canal nommé La Paroles des Saints (schismatiques orientaux sur Telegram, et ce canal partage des vies de « saints » orthodoxes qui sont majoritairement encensés par les orthodoxes et les catholiques. Mais aussi parfois des « saints » orthodoxes connus pour leur opposition au catholicisme.
En effet, ce même canal réalise, entre autres, la promotion de « saint » Grégoire Palamas – connu pour sa thèse des « énergies divines », condamné par l’église catholique – ou encore du « saint » orthodoxe Marc d’Éphèse, et, ce dernier, est connu pour s’être prononcé en faveur desdits orthodoxes contre les catholiques, en rejetant le Filioque et le Purgatoire.

☧ Assise conceptuelle
SCHISME, subst. masc. – Division d’un corps social ou religieux, causée par une dissidence sur les principes ou l’autorité.
ORTHODOXE, adj. & subst. – Qui est conforme à la doctrine d’une religion reconnue comme vraie ; en particulier, qui adhère aux dogmes de l’Église grecque séparée de Rome depuis le schisme du XIᵉ s.
HÉRÉSIE, subst. fém. – Doctrine, opinion, jugée contraire aux dogmes établis par l’Église catholique romaine.
☩ Épigraphes préludiales
Les Grecs, ce sont évidemment lesdits orthodoxes ici :
« [La Sainte Église romaine] fermement croit, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement les païens, mais aussi les Juifs, les hérétiques et les schismatiques, ne peuvent obtenir la vie éternelle […] »
« […] [Elle condamne] tous ceux qui pensent différemment de l’Église romaine, même si dans d’autres choses ils semblent d’accord avec elle — comme les Grecs qui croient en sept sacrements, mais rejettent la primauté du Pontife romain. »
Bulle cantate domino du pape Eugène IV, Concile de Florence, 1442.Dans ses lettres au pape Corneille, Saint Cyprien de Carthage a toujours prôné l’obéissance au souverain pontife :
Epist. XII, ad Cornelium, n. 5 : « L’unique source d’où ont surgi les hérésies et d’où sont nés les schismes, c’est que l’on n’obéit point au Pontife de Dieu et que l’on ne veut pas reconnaître dans l’Eglise et en même temps un seul pontife et un seul juge qui tient la place du Christ. »
Lettre 59, ad Cornelium :
« Il n’y a qu’un seul Dieu, un seul Christ, une seule Église, une seule chaire fondée sur Pierre par la voix du Seigneur. Hors de cette Église, nul ne peut être compté comme évêque. »
Epist. 55 ad Cornelium : « Les hérésies et les schismes proviennent de ce qu’on n’obéit pas au Pontife Souverain, et de ce qu’on ne considère pas qu’il est le seul juge qui remplace ici-bas Jésus-Christ dans l’Église ; si tous les fidèles lui obéissaient unanimement, personne ne soulèverait de question en opposition avec le corps sacerdotal. »
Dans son encyclique Satis Cognitum, Léon XIII rappelait d’ailleurs sur ce point : « Saint Cyprien affirme, lui aussi, de l’Église romaine, qu’elle est la racine et la « mère de l’Église catholique » (Epist. XLVIII, ad Cornelium, n. 3), « la chaire de Pierre et l’Église principale, d’où est née l’unité sacerdotale » (Epist. LIX, ad Cornelium, n. 14). »
« Nul ne peut avoir Dieu pour Père s’il n’a pas l’Église pour Mère. »
↗️ Saint Cyprien de Carthage, « L’unité de l’Église »De unitate Ecclesiae, vers 251, édition critique
« Nul ne peut servir deux maîtres : car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. »
Matthieu 6:24 – Ou Luc 16:13 avec report proche« La Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti. »
Tito, citation apocryphe fort répandue et utilisée
Σ Arborescence des matières
📍 I. Comparaison : Europe de l’Ouest & de l’Est face au schisme
📍 II. Un schisme du XIᵉ siècle toujours vivant
📍 III. Orthodoxie & canonisation douteuse de figures antagonistes
📍 IV. Dérive doctrinale flagrante : les cas Grégoire Palamas & Marc d’Éphèse
📍 V. Retour aux sources catholiques & appels au discernement
📍 I. Comparaison ; Europe de l’Ouest & de l’Est face au schisme
— Protestantisme souvent fustigé, à raison, dans les cercles catholiques occidentaux.
— Pourtant, en Europe orientale (Balkans, Ukraine, Russie), l’orthodoxie a parfois engendré, sinon plus de dégâts, du moins une division plus ancrée, plus vindicative encore, comme en témoigne l’hostilité historique des Serbes envers les Croates catholiques.
— L’Église dite orthodoxe se place dans une altérité belliqueuse à l’égard de Rome.Dans l’imaginaire doctrinal de nombre de catholiques occidentaux — notamment ceux encore sensibles aux ruines de la chrétienté jadis florissante… — le fléau protestant incarne l’ennemi doctrinal par excellence, la source de toutes les désolations spirituelles modernes : relativisme, culte du moi, désagrégation des sacrements & apostasie larvée des peuples – en bref, un modernisme avant « Vatican II ».
Ce grief, certes légitime, se voit toutefois présenté bien souvent comme l’unique drame ecclésial, reléguant à l’arrière-plan un mal plus ancien, moins visible mais tout aussi délétère : le schisme oriental.C’est ainsi que, de nos jours, en France, en Italie ou en Espagne, l’on évoque Calvin avec horreur, Luther comme héraut du chaos, & l’on se scandalise — à raison — des méfaits de la Réforme. Toutefois, que dire de la situation dans les terres slaves, balkaniques ou danubiennes ? Là, le protestantisme n’a point semé ses ravages avec autant de virulence ; c’est bien plutôt l’orthodoxie orientale, rivée à Byzance & détachée de Rome, qui constitue l’obstacle majeur à la foi catholique romaine.
Prenons l’exemple des Croates, peuple catholique du sud-est européen. Naguère en première ligne de la reconquête contre l’islam ottoman, ils ont dû faire face à une autre opposition : celle des Serbes, massivement orthodoxes, nourris de ressentiments historiques contre le catholicisme qu’ils tiennent pour ennemi ancestral. Ce n’est point là une querelle de clocher, mais bien un « antagonisme théologico-politique » s’enracinant dans le schisme de 1054.
Car derrière les apparences de sacralité liturgique & d’icônes en or se cache un rejet explicite de la juridiction du Pontife Romain, une opposition ferme à tout dogme proclamé post schisma. Ainsi, l’Église orthodoxe n’est point seulement séparée : elle est volontairement figée, fossilisée dans un refus de la Tradition vivante, figée dans le XIᵉ siècle, dressée contre le développement doctrinal légitime enseigné par les Pères & défendu par le Magistère romain.
Cette obstination produit, en certaines régions, des effets plus redoutables encore que ceux de la Réforme : là où les protestants revendiquent une rupture totale & assumée avec Rome, les orthodoxes, eux, prétendent être restés fidèles à la « vraie Église », inversant les rôles, falsifiant l’histoire, usurpant la mémoire des saints d’avant le schisme, & nourrissant un venin plus subtil : celui de la contrefaçon sacralisée.
N’est-ce point, fidèle lecteur, un mal plus insidieux encore que l’apostasie protestante brute ? Car il singe la Tradition tout en la reniant dans son principe vivant : l’unité autour de la Chaire de Pierre… Que les peuples de l’Est s’en soient faits les gardiens ne témoigne point d’une fidélité, mais d’un entêtement tragique !
📍 II. Un schisme du XIᵉ siècle toujours vivant
— Rappel du schisme de 1054 : refus de reconnaître la primauté de l’évêque de Rome.
— Refus subséquent des dogmes proclamés par le magistère romain : Immaculée Conception, Assomption, Filioque, infaillibilité pontificale, etc.
— Une continuité de refus, non une différence simplement disciplinaire.
— Opposition à la dévotion mariale dans sa plénitude, affaiblissement du culte eucharistique, cléricalisme nationaliste.Il est une grave erreur, colportée par une certaine presse religieuse sentimentale & des clercs gagnés par l’œcuménisme dévoyé, que de croire le schisme de 1054 comme chose ancienne, classée dans les manuels d’histoire ecclésiastique comme l’on mentionnerait les conciles oubliés. Point du tout ! Ce schisme est vivant, actif, & nourrit, encore de nos jours, une séparation ontologique d’avec l’unique Église du Christ.
Rappelons ici brièvement les faits. En l’an de (dis?)grâce 1054, sous le pontificat du Pape saint Léon IX, les légats romains envoyés à Constantinople, lassés par des années de mépris byzantin, déposèrent sur l’autel de Sainte-Sophie la bulle d’excommunication du patriarche Michel Cérulaire, qui, en retour, rendit la pareille. L’Église grecque, prisonnière de son nationalisme impérial & revanchard, rompait ainsi son union avec la Chaire de Pierre.
Mais ce qui aurait pu n’être qu’un épisode politique – fâcheux certes, mais passager – devint un schisme durable nourri d’orgueil…
Depuis lors, les Églises dites orthodoxes refusent :
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la primauté de juridiction du Pontife Romain, pourtant établie dès les premiers siècles, comme l’attestent les Pères (saint Irénée, saint Augustin, saint Léon le Grand) ;
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la proclamation dogmatique de l’Immaculée Conception (1854) ;
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la définition solennelle de l’Assomption de la Très Sainte Vierge (1950) ;
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la précision doctrinale du Filioque, selon laquelle l’Esprit-Saint procède du Père et du Fils, comme l’enseignait pourtant saint Augustin, avec l’aval constant du Magistère.
Ces vérités de foi, infailliblement définies, ne sauraient être refusées sans tomber dans l’hérésie formelle. L’orthodoxie, en s’y opposant, s’installe objectivement dans une (déviation) opposition doctrinale au dépôt révélé.
Mais la racine du mal, ne réside point seulement dans ces refus successifs. Elle se trouve dans le rejet du développement doctrinal harmonieux, celui par lequel le Saint-Esprit guide infailliblement l’Église catholique à approfondir, sans altérer, le dépôt confié par Notre Seigneur Jésus-Christ.
Tandis que Rome, fidèle à cette mission, proclame & défend la vérité en toute solennité, Byzance & ses filles spirituelles s’enferment dans un conservatisme muséal, une foi morte figée au XIᵉ siècle, adorant, elle aussi, la lettre plutôt que l’Esprit…Ce refus de progression est le signe d’une foi désincarnée, insoumise à l’Église vivante & enseignante, refusant, en dernière analyse, le Christ Lui-même qui parle par son Vicaire.
« Qui vous écoute, M’écoute ; qui vous rejette, Me rejette »,
dit le Fils de Dieu à ses Apôtres. Or, qui rejette le successeur de Pierre, rejette Celui qui a parlé sur le lac de Tibériade.Le schisme orthodoxe, donc, n’est guère une divergence disciplinaire, ni une simple affaire de calendrier ou de rite. C’est une cassure profonde, une dissension d’ordre doctrinal, spirituel, théologique & ecclésiologique.
📍 III. Orthodoxie & canonisation douteuse de figures antagonistes
— Sur Telegram, canal très suivi « La Parole des Saints » diffusant figures « orthodoxes » — certaines communes, d’autres polémiques.
— Cas de « saints » qui nient le catholicisme, ou conspuent Rome (ex : Constantin, ou des startsy russes hostiles à Rome).
— Scandale de voir catholiques diffuser ou se nourrir de ces figures sans discernement.
— Impossible reconnaissance réciproque des saints dans un tel contexte. Incompatibilités objectives.Il n’est pas rare, de nos jours, de voir circuler dans certains cercles, y compris « catholiques traditionnels » (le comble !), des citations, icônes, méditations ou récits hagiographiques provenant du monde orthodoxe, le plus souvent en langue française, traduits avec soin, diffusés sur des canaux comme La Parole des Saints, Saints de l’Orient chrétien ou autres réseaux digitaux à prétention spirituelle…
À première vue, tout cela semble empreint de piété : l’on y évoque le jeûne rude des moines russes, la douceur des startsy (ou starets, maîtres spirituels charismatiques), les larmes des ermites byzantins, les miracles des stylites orientaux. Pourtant, sous ce vernis de sacralité surgit une question capitale, trop peu posée : quelle autorité canonise ces « saints » ? À quel esprit répond leur « sainteté » ? Et surtout : sont-ils confessants de la véritable foi (catholique) ?
Le schisme orientale, s’étant soustrait à la juridiction de Rome depuis plus de neuf siècles, ne saurait revendiquer cette faculté sans tomber dans une usurpation ecclésiale grave…
Or, dans ces listes de « saints » orthodoxes, certains noms ne peuvent être accueillis sans rougir de confusion : Michel Cérulaire, excommunié ; Photius, hérésiarque obstiné ; l’empereur Constantin, présenté comme égal aux Apôtres, alors que l’Église catholique, prudente, ne l’a jamais officiellement canonisé ; et bien d’autres encore, dont nous examinerons certains au chapitre suivant.
Pis encore : nombre de ces figures « orthodoxes » ont publiquement combattu la foi catholique. Leurs paroles, lorsqu’elles nous sont parvenues, contiennent des imprécations contre Rome, contre le Filioque, contre les Latins, parfois jusqu’à la calomnie.
Et pourtant, dans une sorte d’aveuglement œcuménique (Vatican d’eux) mêlé de paresse intellectuelle, on en vient à diffuser leurs paroles comme s’il s’agissait de maîtres spirituels universels, sans avertissement, sans discernement, sans hiérarchie d’autorité…
Cette pratique est scandaleuse. Elle brouille la frontière entre la Vérité & l’erreur, entre la sainteté authentique & la piété apparente. Elle est infidélité à l’Église militante, qui combat l’erreur, & non qui se compromet avec elle.Toutefois, il y a certes des figures de sainteté communes avant 1054, & même des « âmes de bonne volonté » dans le schisme, connues de Dieu seul. Mais cela ne justifie ni confusion, ni relativisme : on ne saurait prétendre pour eux au culte public dans l’Église visible.
Il est donc du devoir des fidèles, des clercs & des responsables de publications catholiques (ou non) fut-elles politiques (par le passé Mgr Viganò, Égalité & Réconciliation ou l’ex Civitas) de faire preuve de discernement, & de cesser de relayer sans tri des figures douteuses.
📍 IV. Dérive doctrinale flagrante : les cas Grégoire Palamas & Marc d’Éphèse
— Théologien grec du XIVᵉ siècle, présenté comme pilier de la mystique orientale.
— Thèse des « énergies incréées » : distinction dans la divinité entre essence & énergie.
— Condamné implicitement par les Pères scolastiques & par la Congrégation du Saint-Office.
— Proposition hérétique : division en Dieu, confusion essence-action, anthropomorphisme mystique.
— Le palamisme est un ferment de confusion doctrinale.Quiconque s’initie à « l’orthodoxie contemporaine », du moins dans ses formulations populaires ou semi-monastiques, finit tôt ou tard par entendre louanger Grégoire Palamas. Érigé en « docteur mystique » par l’orthodoxie grecque, fêté lors du second dimanche du Grand Carême byzantin, ce moine du Mont Athos (†1359) est présenté comme le champion de la prière hésychaste, le parangon d’une contemplation qui unirait l’âme à Dieu par la lumière divine non créée.
Or, derrière ce langage en apparence édifiant & plein de suavité spirituelle, se cache une construction doctrinale radicalement incompatible avec la théologie catholique, fruit du rejet scolastique & d’un anthropomorphisme – ou contre-incarnation – mystique propre au schisme oriental :
✴ Le cœur du système palamite
Grégoire Palamas élabore une doctrine fondée sur la distinction réelle entre l’essence divine & les « énergies incréées ». Selon lui, si l’essence de Dieu demeure inaccessible, les énergies divines, elles, seraient « participables », c’est-à-dire manifestées aux fidèles sans être Dieu Lui-même, mais néanmoins incréées. Ainsi, les saints pourraient être déifiés (!) par ces énergies, sans pour autant contempler Dieu dans son essence.
Ce système, d’une complexité qui confine au verbiage, pose plusieurs problèmes gravissimes :
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Il introduit une division en Dieu, en opposant essence & énergie ;
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Il prétend qu’une créature peut participer à l’incréé sans être Dieu, brouillant la frontière ontologique ;
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Il justifie une théose autonome, presque naturelle, éloignée de la grâce sanctifiante comme participation créée à la vie divine.
✴ Une doctrine implicitement condamnée
La théologie catholique, par l’autorité des scolastiques (notamment le thomisme), mais aussi par l’enseignement du Magistère, rejette cette dichotomie entre essence & énergies, considérée comme incohérente & hérétique.
Le concile de Florence (1439), convoqué dans le but de rétablir l’unité avec les Grecs, fut l’occasion d’une confrontation directe. La bulle Laetentur Caeli, signée par les représentants orthodoxes eux-mêmes, déclara solennellement :
« L’essence & l’opération [en Dieu] sont une seule & même réalité. »
Ainsi, l’enseignement palamite se trouve contredit par un décret conciliaire de l’Église universelle, & sa persistance au sein des orthodoxes constitue un refus obstiné de la vérité définie, donc une hérésie formelle.
Le P. Garrigou-Lagrange parlait de cette doctrine comme d’une tentative de « sauver la transcendance divine au prix de son unité », ce qui revient à sacrifier l’essence même de Dieu sur l’autel d’un mysticisme dévoyé.
✴ Un poison doctrinal dans les veines de l’orthodoxie
Qu’un tel auteur, clairement en rupture avec la rectitude dogmatique, soit non seulement toléré, mais glorifié par l’orthodoxie moderne, est le signe que cette tradition spirituelle, aussi belle soit-elle en apparence, est profondément atteinte par l’erreur. Le palamisme est l’icône même du schisme vivant : une mystique sans Magistère, un verbe sacré sans obéissance.
L’hésychasme palamite n’est point la contemplation de saint Jean de la Croix, ni la prière du rosaire, ni la quiétude de l’adoration eucharistique. C’est une parodie mystique.
Et, en effet, la Sainte Église catholique affirme, contre les schismatiques orientaux, que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils (Filioque), selon la Tradition constante de l’Occident latin et les témoignages patristiques les plus anciens, notamment ceux de saint Augustin, saint Léon le Grand ou encore le concile de Tolède.
Ce point n’est pas un ajout arbitraire, mais une précision dogmatique éclairant le mystère trinitaire, affirmée solennellement au fil des siècles, en particulier au concile de Florence (1439), auquel précisément Marc d’Éphèse refusa d’adhérer. Son rejet du Filioque, du purgatoire et de la primauté romaine confirme hélas la persistance du schisme byzantin, où la fidélité apparente à la Tradition masque une désobéissance objective à l’Église une, sainte, apostolique et romaine, fondée par le Christ sur saint Pierre.N.B : Il est à la limite admissible que, pour la piété populaire, un peu comme certains honorent Charlemagne, on le fasse, mais les conceptions de ceux nommés restent curieuses et hétérodoxes. Les « catholiques de l’est » sont parfois mal avisés…

📍 V. Retour aux sources catholiques & appels au discernement
— Le véritable retour à l’unité ne se fera point par relativisme ni complaisance esthétique.
— Il importe d’enseigner la vérité sans crainte : Rome seule détient l’autorité doctrinale pleine & entière.
— L’œcuménisme sans conversion est un leurre.
— Rappel de Pie XI, Mortalium Animos (1928) condamnant tout irénisme confus.Il est de notre devoir, à nous catholiques de tradition lato sensu, de ne point céder aux séductions esthétiques, mais de demeurer ancrés dans les sources certaines de la foi : l’enseignement infaillible de l’Église catholique, les définitions dogmatiques des conciles œcuméniques légitimes, les écrits des Docteurs reconnus & l’autorité souveraine du Pontife romain, successeur visible du Prince des Apôtres.
Car la Tradition, en matière doctrinale, n’est point une mosaïque flottante de courants parallèles. Elle est un fleuve unique, ayant sa source dans le Christ & son lit visible dans l’Église romaine de toujours. Hors de ce canal, le fleuve se perd dans les marécages du subjectivisme et des innovations suspectes.
Ce qu’il faut rappeler avec gravité, c’est que l’unité catholique n’est point facultative. Elle est, selon les mots mêmes de saint Cyprien, condition du salut :
« Nul ne peut être sauvé hors de l’Église. » (Extra Ecclesiam nulla salus.)
Toute tradition qui rejette la juridiction de Pierre, refuse l’enseignement magistériel postérieur au schisme, ou canonise des figures objectivement hérétiques, doit être tenue pour dangereuse, étrangère, ennemie et nocive. Cela inclut donc, hélas, l’orthodoxie byzantine actuelle, malgré ses airs vénérables & ses liturgies antiques.
En retour, la Tradition catholique ne nous demande point de mépriser les personnes égarées, ni de nourrir une vaine animosité ; mais elle exhorte à la charité dans la vérité, c’est-à-dire à dénoncer l’erreur pour mieux conduire les âmes à la Lumière.À ceux qui s’illusionnent sur une « unité dans la diversité » doctrinale, nous rappelons les paroles sévères mais salutaires du Pape Pie XI dans Mortalium Animos :
« Il est absurde de prétendre que les opinions erronées sont autant de voies pour atteindre la vérité. »
Nous n’avons donc ni le droit, ni le devoir, de flatter le schisme, mais d’appeler sans ambages, à la conversion pleine & entière à l’unique Église de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui demeure & demeurera toujours catholique romaine.
⚜️ Synthèse conclusive
Le schisme oriental n’est pas une parenthèse de l’histoire, mais une blessure encore ouverte dans le monde blanc. Il importe donc aux catholiques de ne point en minimiser la portée, ni d’en dissimuler les erreurs, sous prétexte d’hospitalité culturelle ou de délicatesse liturgique.
Faisons donc retour à nos sources : les Pères latins, la doctrine sûre de saint Thomas d’Aquin, la sagesse des conciles, l’ascèse des saints canonisés par l’Église romaine seule – et sans compter « Vatican II » en schisme avec la doctrine catholique. Là se trouvent la paix de l’intelligence, l’unité du cœur, la fidélité à Notre Seigneur Jésus-Christ.
Post-scriptum & Nota bene : La gravité de l’heure interdit toute équivoque : dans un temps de désordre général, le devoir de clarté est un acte de charité.
- 📚 Mortalium Animos (Pie XI, 1928)
- 📚 Palamisme et scholatique – Persée
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