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Publié le par Florian Rouanet
📚 Regard critique contre l’alliance improbable entre foi catholique et mouvements dissidents 📚
⁂ Arène de combat
Ô lecteur studieux,
En effet : et si une alliance entre les catholiques fidèles et la dissidence relèverait d’une alliance entre la carpe et le lapin, ou pis, d’une mésalliance, d’une collaboration contre-nature ?
Dans l’arène tumultueuse de la droite nationale, où se croisent les courants de pensée les plus divers, il est des alliances qui, bien que séduisantes en apparence, révèlent à l’examen une incompatibilité profonde.
Tel est le cas de l’association entre le catholicisme traditionnel et la dissidence incarnée par Alain Soral. Pierre Joly, dans son ouvrage Catholicisme et Dissidence : une alliance impossible ?, entreprend de démontrer l’inconciliabilité de ces deux univers. (Livres en Famille)
Alain Soral, figure hautement médiatique, controversée tant à la télévision que pour les catholiques — pour des raisons très diverses —, a su attirer à lui une frange de catholiques traditionalistes, séduits par son discours antisystème, sa culture générale et/ou et sa critique virulente du mondialisme.
Cependant, derrière cette devanture se cachent des errements doctrinaux et religieux d’envergures qui s’éloignent frontalement et dangereusement de l’orthodoxie catholique.Vous voilà conviés à une joute où les mots, tels des glaives affutés, tranchent les faux-semblants de la dissidence frelatée, et où le soldat catholique, dans sa pureté baptismale, se dresse contre les vaticinations d’un bateleur surexposé.
Car il s’agit ici non point de simples divergences d’opinions, babillages d’apéritifs, mais de juger sur pièces ce que certains confondent encore avec de la noble politique, quand ce n’est trop souvent qu’un théâtre de marionnettes au front fardé, dont la doctrine s’effiloche comme une robe de saltimbanque.- La tentation néo-païenne : une impasse pour les catholiques ⚔️
- Quand le cirque gauchiste rencontre la Croix du Golgotha ⚰️
☧ Bandage lexical
Dissidence : Action ou état de ceux qui ne reconnaissent pas l’autorité établie ou qui s’opposent à une doctrine dominante.
Traditionalisme catholique : Courant au sein de l’Église catholique qui s’attache à la préservation des traditions liturgiques, doctrinales et disciplinaires antérieures audit concile de Vatican II.
☩ Vielle leçon érudite
« Nul ne peut servir deux maîtres : car ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. »
Notre Seigneur Jésus-Christ, Évangile selon saint Matthieu, VI, 24 (JCDurbant)« Ceux qui sont au Christ ont crucifié leur chair. »
Lettre aux Galates V, 24
Σ Plan d’attaque par manche
- ☠ I. Clownerie contre Croix : de la dissidence profane au catholicisme organique
- 🧩 II. Les fondements doctrinaux du catholicisme
- 🎭 III. L’attrait trompeur de la dissidence soralienne
- 🧙 IV. Les dérives théologiques et spirituelles
- ⚔️ V. L’incompatibilité manifeste entre foi catholique et dissidence
☠ I. Clownerie contre Croix : de la dissidence profane au catholicisme organique
Le malheur, en cette époque de confusion calculée, tient à ce que beaucoup prennent des grimaces pour des convictions. Le personnage d’Alain Soral, dont les déhanchements intellectuels n’ont plus rien d’énigmatique pour qui a des yeux, incarne cette pathologie du polémiste improvisé en directeur de conscience. Tantôt chrétien d’allure, tantôt païen de verbe, parfois islamophile à la carte, souvent félon à tous, il n’est que le produit d’une hypertrophie de l’ego travesti en idéologie.
Pierre Joly, anciennement et vaguement de sa coterie, le dit sans ambages : « E&R faisait neuf, cela pouvait séduire un jeune esprit en manque de repères ». Certes. Et l’on pardonne volontiers l’enthousiasme de la jeunesse pour peu qu’il débouche sur un retour à la sapience. Mais à l’inverse, persister à voguer sur la barque du bateleur, c’est renier non point l’Église seule, mais l’ordre même du vrai.
Un « catholique marcionite » ? C’est un peu comme un végétarien chasseur ou un monogame polygame. Cela n’a de sens que dans les colonnes de Libé, et encore. Car à refuser l’Ancien Testament — le plan divin unique —, Soral et ses disciples improvisés sacrifient la totalité du dessein divin, amputent le Verbe, et tiennent littéralement des juifs du Temple… les seuls gardiens d’une vérité que le Christ est justement venu parachever, non abolir.
Quant à l’invocation puérile selon laquelle tendre l’autre joue serait mollesse, c’est là une lecture digne d’un scoutisme invertébré. Car le même Notre Seigneur dit à ses Apôtres :
« Celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une. »
Luc XXII, 36Alléluia.
La virilité chrétienne n’est point dans le cri, mais dans le sang versé. Le Crucifié n’est pas une icône de paix molle, mais le Roi dont la Couronne est de douleur et de gloire.
Que n’a-t-on entendu dans les vapeurs hystériques de la dissidence… Soral pontifiant sur l’Eucharistie comme sortilège, s’égarant dans les limbes d’un paganisme grec sans chair ni culte, puis célébrant Céline — non pas le styliste, mais l’homme fangeux, à géométrie variable, païen sans catéchisme, immonde pour les âmes…
Ce genre de confusions, où tout se vaut parce que rien ne vaut, est précisément ce qui distingue une orthodoxie vive d’un fatras de lubies médiatiques. Le Saint-Sacrement n’est point sorcellerie, mais Présence réelle ; quiconque en doute s’inscrit déjà dans le camp de l’Ennemi, peu importe les affectations de « réinformation » ou de « retour au spirituel ».Autre naufrage doctrinal, autre aporie majuscule : les tentatives malhabiles d’unir Islam et catholicisme sous prétexte de convergences politiques. À force de vouloir fondre l’eau bénite dans l’huile du croissant, Soral escamote la Vérité. Le Coran n’a de cesse de vilipender les « associateurs » (sourate V), c’est-à-dire nous, catholiques, disciples de la sainte Trinité. Ce n’est pas sujet à débat, c’est évidence textuelle.
Confondre ces deux traditions, c’est abolir toute distinction. C’est vouloir fusionner le feu et l’eau pour accoucher d’une vapeur tiède, sans sel, sans os, sans Croix, ni croissant.Car qui se commet avec les clowns, finit par en revêtir le nez. Soral, l’homme qui voulait une élite, a récolté une parade. Le bal des désœuvrés — Hillard, Civitas International (?) et consorts — l’ont applaudi, même soutenu, tout en pourfendant le « sédévacantisme » au nom d’un mystère d’union ecclésiale qu’ils n’illustrent jamais par leur cohérence !
On ne peut, messieurs, condamner l’Église, en pactisant avec celui qui s’en moque. Vous voulez l’ordre ? Commencez par cesser de donner créance à ceux qui, à l’instar du bateleur d’E&R, pratiquent la contradiction comme méthode. Une fois raison, une fois tort, et toujours à angle droit.
Synthèse doctrinale sur les impasses soraliennes et le mérite prudent de Pierre Joly
🧩 II. Les fondements doctrinaux du catholicisme
Le catholicisme repose sur une adhésion sans faille aux enseignements de l’Église, tels qu’exprimés dans le Magistère, les conciles œcuméniques et les écrits des Pères de l’Église. Il s’ancre dans la fidélité aux sacrements, à la liturgie tridentine et à la hiérarchie ecclésiastique.
Cette tradition valorise la raison éclairée par la foi, la soumission à l’autorité divine et l’universalité du message évangélique. Elle rejette les innovations s’éloignant de la Révélation divine et des enseignements constants de l’Église.
En outre, l’universalisme catholique tient compte des vérités propres à tous, sans en faire un magma de peuples informes, voire uniforme, à la différence de ce que l’on nomme communément mondialisme ou globalisme. En outre, Joly défend la race française aussi, il a ce courage, ce qui est roboratif.
🎭 III. L’attrait trompeur de la dissidence soralienne
Alain Soral, par son discours critique envers les institutions politiques actuelles, a su capter l’attention de certains catholiques en quête de repères, d’oppositions. Son opposition au globalisme et sa défense de certaines valeurs traditionnelles ont pu séduire le catholique.
Cependant, cette dissidence repose sur une vision du monde qui, bien que partageant certaines critiques avec le catholicisme « traditionnel », diverge profondément dans ses fondements philosophiques et spirituels. Elle s’appuie davantage sur des théories conspirationnistes, de remise en question de tout et de tous, d’une méfiance généralisée, et une vision manichéenne, hybride mais globalement inspirée du marxisme. (Pierre Hillard)
🧙 IV. Les dérives théologiques et spirituelles
L’un des points les plus préoccupants de la pensée soralienne est sa propension à amalgamer des éléments hétéroclites, mêlant références chrétiennes — le fait d’être marcionite surtout —, ésotérisme, paganisme, et critiques virulentes de la religion. Il a, à plusieurs reprises, exprimé des positions ambiguës, voire hérétiques, concernant des dogmes fondamentaux tels que l’Eucharistie ou la sainte Trinité.
De plus, son admiration pour certaines figures du paganisme grec non corrigé par le foi ou pour des auteurs comme Céline, dont les positions antichrétiennes sont notoires et caricaturales, révèle une orientation directement incompatible avec l’Église.
⚔️ V. L’incompatibilité manifeste entre foi catholique et dissidence
Le catholicisme, dans sa Tradition, authentique, appelle à une adhésion totale à la Vérité révélée, à une vie sacramentelle constante, intense, et à une charité active envers tous. La dissidence soralienne, en revanche, promeut une vision du monde centrée sur l’hybridation, la lutte contre des ennemis, une méfiance généralisée, et une spiritualité syncrétique.
Cette divergence fondamentale rend toute alliance entre ces deux visions non seulement impraticable, mais se fait menaçante pour la foi des fidèles. Pierre Joly, dans son ouvrage, met en garde contre diverses confusions des genres, appelant les catholiques à une vigilance accrue, à la rupture nette.
🛎 Frappe chirurgicale inflige KO
Il est impératif pour les catholiques soucieux de la pureté de leur foi de discerner les véritables alliés des faux prophètes, des magiciens de bazars, de la poudre aux yeux mercantile.
Si le rejet des dérives contemporaines est salutaire, elle doit s’appuyer sur une base doctrinale solide et une spiritualité véritable. L’alliance avec des mouvements tels que la dissidence soralienne, aussi séduisante soit-elle en apparence, aussi efficace soit-elle en termes de quantitatif, mènerait inévitablement à des compromissions inacceptables.
Ainsi le débat s’achève comme une litanie retournée contre ses faux prophètes de salon.
Pierre Joly, dans son honnête sobriété, offre une critique salutaire. Il n’a point tout vu, peut-être, mais il a senti la puanteur du tombeau blanchi. Le catholicisme n’a point à pactiser avec le désordre — d’autant s’il se déguise de dissidence ou de clownerie objective.Il est temps, non seulement de faire procès aux autres, mais de crucifier en nous le vieil homme, et de revenir à la Croix, cette seule bannière qui ne trahit jamais.
Post-Scriptum : La fidélité au Christ et à son Église ne saurait souffrir de rapprochements hasardeux. Il est temps de revenir aux sources pures de la foi, en rejetant les faux semblants et les compromissions.
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📚 Pour approfondir
- Pierre Joly, Catholicisme et Dissidence : une alliance impossible ?, CSRB, 2025.
- Vidéo : « Alain Soral et ses copains ‘tradis' » avec Pierre Joly. (YouTube)
- Site du Cercle Saint Robert Bellarmin. (Cercle Saint Robert Bellarmin)
La Rédaction
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Notre intégralisme organique a déjà parlé du livre de Pierre Joly susmentionné !
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