• Combat contre le pharisaïsme — Discours national-socialiste d’un prêtre catholique (Traduction de PDF)



    Prononcé le 14 décembre 1930 à Augsbourg par le docteur en théologie, Philipp Haeuser

  • Un prêtre catholique contre l’hypocrisie politico-religieuse
    ⛪️ Parole de chair, contre les masques pieux de l’ordre bourgeois ✠

    ⁂ Arène de combat

    Ô lecteur studieux,

    Tout d’abord, remercions le camarade germaniste scrupuleux Franz Riedweg, pour cette exclusivité — pour la bonne traduction intégrale du texte du jour !

    Voici, en effet, un texte singulier, détonant, dont la résonance ne saurait se limiter au seul passé. Il émane d’un prêtre catholique, docteur en théologie, Philipp Haeuser, ayant osé, en décembre 1930, prononcer devant un public national-socialiste un discours qui mêle verve théologique, flamme politique et dénonciation prophétique du pharisaïsme moderne.

    L’ennemi visé ? Le judaïsme talmudique oui, mais aussi voire surtout le faux religieux, le chrétien de façade, le conservateur sans feu, le mou du genoux, le centriste de compromis.
    C’est principalement le Zentrum qui est visé — ce parti prétendument catholique, démocrate-chrétien complice de la dissolution libérale du Reich.

    Ce texte, reproduit ici dans son intégralité, fut exhumé d’une archive allemande. Il s’agit, en vérité, d’un discours de Noël, mais d’une Noël de combat, âpre, virile, fervente. C’est une parole d’homme de foi, mais d’abord une parole d’homme debout, face aux compromissions d’un clergé vendant la Croix contre une part de pouvoir.

    Êtes-vous plus catholique que ce père ?
    La légende raconte qu'il s'est réincarné en Abbé Rioult !

    Œuvre précieuse de transmission et de vérité sous forme d’émission de radio MP3

    Nota bene : Le discours dans sa version complète représente environ sept pages A4 manuscrites en caractères larges. Il est publié ci-dessous sans coupure, tel que prononcé, selon les notes sténographiques authentiques de l’époque.

    ☩ Bandage lexical

    PHARISAÏSME : Forme d’hypocrisie religieuse consistant à observer extérieurement la loi sans en vivre l’esprit. Par extension : moralisme sec, juridisme ecclésiastique, ritualisme orgueilleux, cléricalisme sans charité.

    ZENTRUM : Parti catholique allemand du XIXᵉ et XXᵉ siècle, incarnation d’un catholicisme parlementaire et modéré, compromis avec l’ordre libéral de Weimar.

    NATIONAL-SOCIALISME (dans ce contexte) : courant multiforme où s’exprimaient des voix critiques du libéralisme et du marxisme, en quête d’un ordre organique, social, enraciné et métaphysique.

    📜 Vielle leçon érudite

    « Quand les sociétés périssent, ce n’est pas parce qu’elles sont envahies par les barbares : c’est parce qu’elles sont pourries. »
    — Donoso Cortés, Œuvres complètes, trad. fr., tome II

    « « Le Mercure de France du 15 janvier 1934 a montré — et personne ne l’a contredit — que c’était Pie XI qui « avait fait » Hitler, car ce dernier, si le Zentrum (parti catholique allemand) n’avait pas été brisé par le pape, n’aurait pu accéder au pouvoir, au moins par la voie légale. […] Le Vatican juge-t-il avoir commis une erreur politique en ouvrant ainsi la voie du pouvoir à Hitler ? Il ne le semble pas. » […]
    Les évêques, tenus par le Concordat à prêter serment de fidélité à Hitler, renchérissaient de protestations de dévouement : « Sans cesse dans la correspondance et dans les déclarations des dignitaires ecclésiastiques nous trouverons, sous le régime nazi, l’adhésion fervente des évêques ». (Joseph Rovan, « Le catholicisme politique en Allemagne », p. 214).
    Edmond Paris, Histoire secrète des jésuites (1970)

    Σ Plan d’attaque par manche

    1. 🕯 Philipp Haeuser, Noël 1930 : contexte du discours, catholicisme allemand et trahison du Zentrum
    2. 📖 Texte intégral et sources : Combat contre le pharisaïsme (env. 7 pages A4 en transcription intégrale)

    L’Église est éternelle, et ceux qui s’en servent pour leur confort seront jetés dehors !

    🕯 I. Philipp Haeuser, Noël 1930 : contexte du discours, catholicisme allemand et trahison du Zentrum

    Nous sommes à Augsbourg, en décembre 1930. L’Allemagne vit une crise profonde. Le non ordre républicain de Weimar chancelle. Le peuple, meurtri par les traités, l’inflation, le chaos, cherche des repères, une raison d’être. C’est dans ce cadre qu’un jeune prêtre, Philipp Haeuser, se dresse, non pour bénir le désordre, mais pour dénoncer ceux qui le fardent sous des oripeaux religieux !

    Lui, catholique romain, fidèle à la doctrine, n’hésite pas à dénoncer le pharisaïsme ambiant, cette hypocrisie des élites chrétiennes qui pactisent avec le mensonge libéral, ferment les yeux sur la misère du peuple, prêchent le statu quo au nom d’une paix qui n’est plus que lâcheté.

    Son discours s’inscrit dans une tradition de catholicisme combatif allemand : celui des théologiens sociaux, des résistants au Kulturkampf, des prêtres qui n’ont pas abdiqué leur rôle apostolique et prophétique. Il y fustige le Zentrum, parti catholique devenu organe de compromission. Il rappelle que la foi, sans courage ni justice, devient façade morte.

    Ce texte, d’une intensité rare, ne cherche point à « concilier » les puissances de ce monde avec l’Évangile. Il choisit le camp du Christ vrai, non celui des clercs d’apparat.

    Christ souffrant, Christ combattant !

    📖 II. Texte intégral et sources : Combat contre le pharisaïsme

    (Transcription complète du discours – environ sept pages A4)
    Merci encore à M. Franz Riedweg pour cette traduction rigoureuse, fluide et fidèle au sens allemand.

    Combat contre le pharisaïsme — Discours national-socialiste d’un prêtre catholique
    Prononcé le 14 décembre 1930 à Augsbourg par le docteur en théologie Philipp Haeuser

    Source Allemande

    Préface

    Le 14 décembre 1930, le prêtre catholique et docteur en théologie Philipp Haeuser, basé à Straßberg près d’Augsbourg, fut invité à prononcer un discours à l’occasion d’une célébration de Noël organisée par les nationaux-socialistes d’Augsbourg. Sur la base de notes sténographiques, je rends ici ce discours public. Je suis convaincu de servir ainsi la cause du Parti et, plus largement, du Mouvement allemand. J’espère également rendre service à l’orateur lui-même, en diffusant auprès du peuple allemand, par l’impression de ce texte, ses paroles authentiquement allemandes et authentiquement chrétiennes. Pour la défense du Mouvement allemand, pour l’honneur de l’orateur !

    Augsbourg, le 14 décembre 1930.
    Geßwein, responsable régional de la presse.

    Message chrétien à l’Allemagne en éveil

    (par le docteur en théologie Philipp Haeuser)

    Les nationaux-socialistes d’Augsbourg célèbrent aujourd’hui la fête de Noël. Voilà qui est un fait. Un autre fait est le suivant : c’est un prêtre catholique qui, à leur demande expresse, prononce le discours de célébration. Ces deux faits sont profondément attristants — attristants pour les pharisiens. Car ceux-ci, étendant aujourd’hui leur domination dans le Reich de façon plus puissante que jamais, veulent pourtant faire passer les partisans de Hitler pour les plus impies de tous nos compatriotes. Et parce qu’ils veulent affirmer cela tout en présentant les nationaux-socialistes comme les démons incarnés, ils ne pourront tirer profit des faits mentionnés : ni la célébration de Noël par les nationaux-socialistes, ni le discours prononcé à cette occasion par un prêtre catholique. Comme ils ne pourront utiliser ces faits à leur avantage, mais ne sauraient non plus les effacer de la réalité à présent, les pharisiens — éternels ennemis de la Vérité — chercheront sans doute à me calomnier à nouveau, comme ils l’ont déjà fait tant de fois. Contre ce pharisaïsme, j’ai toutefois une bonne arme chrétienne. Mon arme est la déclaration suivante : « Pour Jésus, le pharisaïsme était l’objet de Son combat ; c’est en luttant contre celui-ci qu’Il voulait développer et révéler Sa personnalité exceptionnelle. Pour nous aussi, le pharisaïsme est l’objet que nous devons combattre, et cela afin de nous montrer dignes d’être les disciples de Jésus dans ce combat, et de développer et révéler toujours davantage notre personnalité chrétienne. » Celui qui remet en cause ce devoir qui est le nôtre de suivre Jésus, ne connaît pas Jésus, ou bien il Le renie.

    Le plus noir et le plus sauvage des peuples nègres a le droit de se faire prêcher l’évangile de Noël par des missionnaires chrétiens. J’ai donc, incontestablement, le droit et le devoir d’annoncer la pensée de Jésus à mes amis allemands — à ces hommes qui, dans leur lutte intrépide contre le bolchevisme, consentent déjà chaque semaine, voire presque chaque jour, à de lourds sacrifices sanglants que les pharisiens, toujours réticents à tout sacrifice, dissimulent au peuple allemand.

    Celui qui reste fermement enraciné sur le sol allemand et défend avec cohérence l’idée nationale allemande au sein du mouvement politique ou patriotique, celui-là est considéré comme gênant et dangereux. Car « le danger vient de la droite », dit-on à gauche — mais on le crie encore bien plus fort au centre politique. Et pour que le peuple croie que le Mouvement allemand est un malheur, et que nous, hommes et femmes allemands — en particulier les partisans de Hitler et les membres du Stahlhelm[1] — constituons un danger, le louable centre cherche à faire accroire au peuple que nous sommes des ennemis de la religion, du christianisme, sans réfléchir au fait que cette méthode a déjà — hélas ! — conduit ces dernières années plusieurs milliers des meilleurs hommes et femmes allemands, moralement irréprochables, à quitter les églises. Ce mensonge et cette calomnie dirigés contre nous résonnent de manière toujours plus insolente et audacieuse depuis le centre. Inlassablement, avec une avidité diabolique, on y attise un Kulturkampf, un conflit religieux, pour évidemment pouvoir ensuite, une fois le combat lancé dans toute son intensité, prétendre — et mentir — que la droite politique, que le Mouvement allemand, est à l’origine de ce Kulturkampf et de la discorde religieuse.

    Amis allemands ! Notre fête de Noël est une réponse magnifique, honnête et percutante à ces mensonges et calomnies. C’est ouvertement, avec fierté et conviction, que nous célébrons aujourd’hui notre foi en la plus admirable et la plus noble figure de chef que l’histoire de l’humanité ait connue. Et pour montrer que nous ne cherchons pas à imiter bêtement une vieille tradition populaire uniquement par habitude, on m’a confié, à moi en tant que théologien chrétien, la tâche honorable de vous annoncer la pensée de Jésus, Sa personnalité dans toute sa grandeur et sa profondeur.

    Croire en Jésus, c’est croire au pouvoir et à la domination de l’esprit sur la matière. Ce n’est pas la matière, ce n’est pas Mammon qui fait l’histoire et donne à l’humanité sa valeur — sa véritable valeur. Si l’humanité doit se développer culturellement, si l’individu veut reconnaître sa dignité humaine et la conquérir, il lui faut reconnaître et comprendre l’Esprit — l’Esprit suprême — qui gouverne l’univers. Pour nous rendre possible cette reconnaissance et cette compréhension, l’Esprit suprême, Celui qui gouverne le monde et le rend intelligible, S’est incarné dans la personne de Jésus. Dans la grande figure de Jésus vit l’Esprit immense, Celui qui se tient derrière toute existence humaine et historique, et permet d’en sonder et d’en saisir l’essence et le devenir.

    En Jésus, l’Esprit suprême S’est fait homme afin que nous puissions comprendre cette vie terrestre, la reconnaître comme l’œuvre de Dieu, et, par cette reconnaissance, la sanctifier ainsi que toutes ses lois naturelles. Par Jésus, tout ce qui repose sur la loi naturelle ou la volonté du Créateur doit nous devenir sacré : sacrée est toute notre vie naturelle et notre expérience de la nature ; sacrée est pour les époux la vie conjugale dans tout son devenir, son développement et son essence ; sacrée est pour nous tous la vie nationale dans toute ses luttes et ses combats, ses souffrances et sa mort.

    Ces réflexions et enseignements de Noël semblent clairs et simples à comprendre, et pourtant ils ne vont pas du tout de soi dans certains milieux. Il est des chrétiens qui n’en savent rien et ne veulent rien en savoir pour des raisons liées à la politique de pouvoir.

    Nombreux sont ceux qui parlent de Jésus pour enseigner : fuis et hais ce monde, renonces-y, et évite surtout la vie ethno-nationale — fruit d’un développement naturel de plusieurs siècles, voire de millénaires ! De même que certains se méfient de la culture en général, ils vont jusqu’à considérer la reconnaissance et la valorisation de la vie ethno-nationale et du mouvement national comme une exaltation du paganisme. Ce n’est bien sûr qu’à l’égard du judaïsme que l’on fait une exception ; ici, le sentiment d’appartenance ethnique et l’accent mis sur la race sont alors considérés comme bons, justes et salutaires.

    Jésus est-Il donc venu en ce monde pour fouler aux pieds cette réalité terrestre, la loi naturelle, la loi du développement culturel et celle du développement ethno-national ? Est-Il né à Noël pour enseigner le mépris du monde ? Non, Jésus n’est pas venu au monde pour lutter contre le Créateur du monde et Son œuvre grandiose. Il n’est pas venu contre Son Père céleste, mais pour Lui et pour Son œuvre. Ce que le Créateur a voulu en créant le monde, Jésus l’a voulu en S’incarnant. Oui, Il a voulu que l’homme — qui ne comprenait pas encore comment appréhender de manière sacrée le monde, ses lois et surtout son évolution — devienne désormais, par Sa venue, capable de contempler avec des yeux divins la nature, son essence et son devenir. Il en est beaucoup qui se disent chrétiens, mais qui ne sont pas capables de percevoir comme pures et sacrées ni la vie conjugale dans son devenir et son essence, ni la vie ethno-nationale dans ses luttes et ses souffrances — de les regarder avec les yeux de Dieu. Ces gens-là n’ont pas encore pris une juste part à l’incarnation de Jésus. Et comme ils n’y participent pas encore pleinement, ils n’ont pas le droit de s’élever au-dessus de nous, qui, dans une compréhension divine de l’humanité et de son histoire, suivons la voie nationale, ethnique, allemande ; ils n’ont pas à nous juger ni à condamner notre mouvement comme non-chrétien et hérétique.

    On nous objecte que le parfait chrétien ne connaît pas de but allemand, national ou ethnique, mais seulement Dieu et le Royaume céleste. Mais si je n’ai pas le droit d’aimer et d’honorer aussi ce monde, ainsi que ma patrie terrestre et tout ce qu’elle soutient et renferme, pas même avec mon père et ma mère, alors pourquoi Dieu m’a-t-Il donné ce monde, et à travers mon père et ma mère allemands, ma patrie allemande ? Pourquoi a-t-Il sanctifié tout cela par Son incarnation ? La pensée des pharisiens qui nous accablent sans cesse de leurs critiques et de leurs reproches est impie, antichrétienne et pervertie. Le sot a toujours été son propre juge. Et ces pharisiens aussi sont leurs propres juges : leur propre comportement les condamne et nous donne raison. Ces messieurs les pharisiens, qui nous condamnent sans relâche, n’aiment-ils donc que Dieu et le Ciel ? Haïssent-ils et méprisent-ils vraiment ce monde en tout ? C’est nous qu’ils haïssent, ainsi que notre mouvement allemand et ethno-national, ce sont nos héros allemands qu’ils traînent dans la boue par l’intermédiaire de Moenius[2] et de ses acolytes. Oui, ils exècrent le meilleur de ce monde, mais il est une chose qu’ils recherchent et aiment dans leur indigne fraternisation avec les révolutionnaires et la Révolution : Mammon. Et ce n’est certainement pas cela que le Sauveur a sanctifié par Son incarnation ! Dans les cercles pharisiens — comme leur presse le révèle souvent — on se réjouit de l’effondrement du peuple allemand, de toute cette trahison et ce déshonneur, de la détresse et de la misère du peuple allemand, afin de pouvoir conclure, dans ce bourbier et cette fange, une belle affaire après l’autre, une brillante transaction après l’autre. Est-ce cela, le mépris chrétien du monde, la fuite chrétienne loin du monde ? Le Christ aurait-Il assumé la pauvreté de l’existence pour permettre maintenant qu’au nom de cette pauvreté prêchée, les trésors de Mammon soient arrachés à un peuple souffrant, le tout sous un pieux battement de cils ? Nos adversaires prétendent être les seuls à représenter le mouvement chrétien, mais en vérité ils abusent de Jésus et, par leur comportement et leur politique, insultent Sa vie et Son enseignement. Jusqu’à quand sera-t-Il encore raillé par les pharisiens ?

    Pourquoi l’Esprit suprême S’est-Il fait homme à Noël ? Certainement pas pour que, au nom de Dieu et du Royaume des Cieux, nous méprisions ce monde et ses missions, nous négligions nos devoirs patriotiques et ethno-nationaux ! Dieu S’est fait homme pour nous montrer que c’est par ce monde que nous pouvons L’atteindre, et comment y parvenir. Son incarnation souligne que ce monde et ses lois sont le chemin vers le Royaume céleste. Les lois de la nature, les missions et devoirs patriotiques et nationaux ont pour vocation et consécration divines de nous faire aspirer à Dieu dans notre combat et nos efforts conformes au devoir, et de faire en sorte que nos semblables reconnaissent en Jésus le plus noble modèle à suivre pour cette vie. Celui qui, dans le mépris de ce monde créé par Dieu et de ses missions, prétend s’élever directement vers le Très-Haut, celui-là a toujours échoué : soit il a sombré irrémédiablement dans la fange du pharisaïsme, soit il a perdu toute conscience de Dieu et de Jésus. Amis allemands ! N’avons-nous pas fait nous-mêmes l’expérience, justement en tant qu’hommes patriotes et fidèles à l’Allemagne, que nous ne pouvons nous élever vers le Très-Haut non pas en dehors, mais uniquement à travers ce monde voulu et conçu par Dieu ? Après tout, quelque chose de grandiose vit en nous : un saint enthousiasme, une force ardente, un puissant élan vers l’action, une rare disposition au sacrifice, un courage indomptable au combat. Même nos ennemis du centre, qui éprouvent une haine mortelle à notre égard, savent que ce puissant esprit, cette force morale habitent en nous. Ils le savent, même s’ils ne l’admettent pas volontiers, par jalousie et envie — car les pharisiens ne peuvent pas supporter qu’il y ait en nous plus d’esprit et de force qu’en eux-mêmes. Mais comment avons-nous acquis cette grandeur et cette puissance ? Par un mépris du monde, comme le voudraient les pharisiens ? Non : par amour et respect envers lui, par sa consécration, par un effort combatif et courageux au service du peuple allemand et de la patrie allemande. Nous avons suivi la voie du monde, telle que Jésus, le Sanctificateur du monde, l’a voulue.

    Mais le mépris du monde n’est-il pas une vertu chrétienne par excellence ? Le Seigneur n’exige pas le mépris du monde, mais, si nécessaire, le renoncement au monde — par amour pour celui-ci —, le renoncement à ce que la vie offre de plus cher, par amour pour le peuple et la patrie. Il y a une grande différence entre mépriser le monde et renoncer à ce dernier : celui qui méprise le monde le hait ; celui qui y renonce n’a pas besoin de le haïr, il peut l’aimer. Celui qui méprise le monde ne fait aucun sacrifice ; celui qui y renonce par amour pour lui manifeste l’esprit chrétien du sacrifice et le courage qui l’accompagne. Jésus est venu au monde non pour le haïr ou le mépriser, mais pour finalement renoncer à celui-ci — par amour pour lui — à travers le combat et la Croix. Nos ennemis, dans leur arrogance intellectuelle et leur pacifisme haineux, confondent constamment ces deux notions : mépris du monde et renoncement au monde. Nos soldats de la dernière guerre, si durement vilipendés par Moenius et ses compagnons, eux, ont compris Jésus ; ils ont compris le monde tel que Jésus voulait qu’on le comprenne. Ils aimaient la patrie, ils aimaient le peuple allemand, ils aimaient leur femme et leurs enfants — et c’est justement à cause de cet amour ardent et passionné qu’ils sont partis au front, loin de la patrie, loin de leurs femmes, loin de leurs enfants : ils ont renoncé à tout cela. C’était là un amour et un renoncement à la manière de Jésus — un amour tel qu’Il l’enseignait, un renoncement tel qu’Il le désirait. Cette doctrine qui est la Sienne, en opposition avec la morale corrompue des pharisiens, est notre doctrine allemande, notre morale patriotique. La grande personne de Jésus est pour nous l’exhortation suivante : « Aime le monde, aime ta patrie, afin de pouvoir grandir spirituellement et, dans cette croissance, devenir digne d’un autre monde et d’une autre patrie ! » Celui qui méprise le monde à la manière des pharisiens, celui-là s’enfonce dans la fange du péché et, comme eux, ne pense qu’à ce dernier ; celui qui — par amour pour le monde — renonce à celui-ci dans le rude combat, celui-là mûrit en une personnalité morale, en une nature à l’image de Jésus.

    Mais Jésus, l’Esprit de Dieu incarné, est aussi l’exhortation suivante : « Aime la paix, mais ne redoute pas le combat pour elle ! » Noël est la fête de la paix, mais non d’une paix pacifiste à la manière de Moenius. Jésus ne connaît rien de cette paix pacifiste qui, lâchement, laisse tout aller à vau-l’eau et préfère la défaite au combat. À nous, qui sommes à droite et suivons la voie allemande, les pharisiens reprochent de ne pas être de vrais chrétiens parce que nous ne sommes pas pacifistes. Eh bien, Jésus n’était pas un pacifiste et ne pouvait en être un. Et les pacifistes eux-mêmes sont les êtres les plus dépourvus de paix, à tel point qu’ils n’accordent ni repos ni tranquillité à aucun véritable Allemand.

    Jésus était de nature combattante, une nature résolument tournée vers le combat, et même la plus noble des natures combattantes. Serait-Il entré dans les conflits les plus rudes de Sa vie s’Il avait été pacifiste ? Jamais ! Personne ne L’aurait persécuté, aucun Juif ne Lui aurait fait le moindre mal. Jésus voulait le combat. Sans combat, Il n’aurait jamais pu proclamer la Vérité. Car la Vérité ne s’impose que dans le combat. Jésus ne fuit pas Ses ennemis, Il ne conclut aucun compromis avec eux. Il va les chercher dans leur quartier général à Jérusalem pour les défier au combat. C’est uniquement en raison de cette volonté de lutte, de ce courage combatif, que le destin s’est abattu sur Lui, qu’Il fut flagellé et crucifié. Il aurait pu l’éviter, s’Il avait méprisé le monde et S’était retiré dans la solitude ou dans une vie privée paisible. Le reproche extrêmement sévère qu’Il adressa un jour à Pierre, lorsque celui-ci voulut L’empêcher de s’engager dans le combat et d’en subir les souffrances, montre à quel point Jésus prenait au sérieux le devoir de combattre. Les paroles rapportées par l’Évangile — mais souvent tues par les pacifistes — « Arrière, Satan ! », furent alors prononcées par Jésus le combattant à l’intention de Pierre, réticent à se battre. Ces paroles amères soulignent aussi fortement que possible le devoir de combattre inscrit dans la loi naturelle. Et si Jésus apparaissait aujourd’hui en Allemagne, Il se présenterait à nouveau comme un combattant. On Lui interdirait bien sûr de parler, mais Il continuerait à prendre la parole. On Lui interdirait d’organiser des rassemblements, mais Il continuerait à rassembler le peuple autour de Lui. Il connaîtrait dans notre pays le même sort que tant d’hommes allemands droits, honnêtes et courageux dans le combat.

    Oui, Jésus est l’homme de la paix, mais c’est justement pour cela qu’Il est aussi l’homme du combat. Celui qui ignore cela ne comprend rien au christianisme. Nier cela, c’est nier l’Évangile. Bien sûr, les pharisiens ne peuvent pas admettre la nature combattante de Jésus, car sinon ils s’attaqueraient eux-mêmes. Laissons donc le pacifisme aux pharisiens belliqueux. Nous, chrétiens allemands, pour l’amour de Jésus, restons fidèles au devoir de lutter.

    On objectera que la Croix est pourtant un appel retentissant et solennel à renoncer à tout combat et à s’incliner toujours humblement devant tous ses ennemis. Ces hypocrites qui enseignent cela et prêchent si volontiers la Croix et l’humilité, tout cela pour mettre le monde entre leurs mains impies en toute tranquillité et sans entrave ! La Croix de Jésus est précisément le symbole de Son combat impitoyable. La Croix, ce gibet de l’humiliation, devait plonger le combattant Jésus dans la honte et le déshonneur perpétuels, tout en dissuadant les autres de suivre, comme Lui, la voie du combat. Mais c’est précisément ce signe de la honte qui, contre la volonté des pharisiens, conféra au combattant Jésus la domination sur toutes les grandes personnalités, sur les esprits et les penseurs, sur les honnêtes chercheurs et explorateurs. De signe de la honte, la Croix est devenue le signe de la victoire, la victoire dans un combat intrépide et incessant. Elle est le signe de la victoire dans notre propre lutte, tout comme Elle l’est pour le combattant Jésus. Certes, les pharisiens d’aujourd’hui se placent aussi sous la Croix, comme ils s’agenouillent devant toute grandeur dès qu’ils pensent pouvoir en tirer profit. Pour eux, la Croix n’est ni un signe de combat et de victoire, ni un symbole spirituel, mais une simple marque commerciale. Lorsqu’on insère dans la religion cet esprit commercial sordide, à la manière des pharisiens et des pacifistes, on dépouille la Croix de Jésus de Sa consécration et de Sa dignité, La réduisant à ce qu’Elle fut à l’origine : un gibet sale et couvert de sang. Que ces gens-là ne comprennent pas la croix gammée, je pense qu’on peut leur pardonner. Mais ce qui est impardonnable, c’est qu’ils comprennent si mal la Croix de Jésus qu’ils En font un vulgaire moyen pour faire des affaires.

    Jésus est venu au monde pour combattre et faire des sacrifices dans le combat. Un bon et noble combat exige aussi des sacrifices. Le pharisien, lui, ne sait rien de tout cela. Il ne voit dans le combat que brutalité et bassesse, que cette ruse et cette perfidie qui se manifestent dans son propre combat. C’est pourquoi, à l’instar de Moenius, il ne voit pas dans le soldat allemand un héros, mais un meurtrier et une brute. Nos soldats étaient des hommes de sacrifice, et comme eux, nous voulons aussi être prêts à nous sacrifier. Car la disposition au sacrifice dans le combat nous donne le droit d’appeler Jésus, le grand Sacrificateur, notre Seigneur. Le sacrifice est notre devoir, le sacrifice est notre destin. Offrir des sacrifices dans le combat est avant tout un destin allemand. Ces dernières années, nous avons consenti de lourds sacrifices par amour pour le peuple et la patrie. Les plus durs restent encore à venir. Afin que vous sachiez que je vous comprends dans votre combat comme dans votre sacrifice, et que je me tiens à vos côtés sans réserve et sans crainte, permettez-moi d’évoquer un petit sacrifice personnel que m’ont imposé, entre autres, l’an passé, les pharisiens — ces pires ennemis de la germanité et du véritable christianisme. Comme certains s’en souviennent peut-être, j’ai publié l’an passé, à l’occasion du référendum[3], un appel contre l’asservissement via le plan Young[4], motivé uniquement par mon amour pour le peuple allemand en détresse. La presse du Parti populaire bavarois[5] (presse du Zentrum[6]), qui crut devoir protester au nom de Dieu et de l’Église, déclara que par cet appel, j’avais souillé ma soutane sacerdotale et que, sous l’influence de l’esprit de Hitler, j’avais chassé de mon âme l’esprit de Jésus. J’ai dû endurer cette grave atteinte à mon honneur — dont les effets nuisibles se font encore sentir aujourd’hui dans les milieux chrétiens — car cette presse, tout en feignant le christianisme, ignore que commettre une injustice est un péché, et que réparer une injustice est un devoir. Mais cette expérience personnelle, et bien d’autres que je préfère taire pour l’instant, ne sont que de petits sacrifices face aux âpres combats que mènent les grands chefs allemands — Hitler, Seldte[7], Hugenberg[8] — et leurs troupes. Dans ces âpres combats, je ne joue pour ainsi dire que le rôle discret et peu exposé de l’aumônier militaire. Beaucoup ont quitté nos rangs ces dernières années, simplement parce que les sacrifices ne semblent jamais devoir finir. Mais nous, frères allemands, nous tenons bon, nous continuons à nous sacrifier, nous ne reculons pas. On nous menace, et les menaces deviennent toujours plus insolentes. Mais nous ne fléchirons pas : nous lutterons et ferons des sacrifices jusqu’à ce que nous ayons atteint notre but — libérer le pauvre peuple allemand de sa détresse et sauver la patrie allemande. Tel est l’exemple que Jésus nous donne. Il veut un combat honnête, Il veut le sacrifice par amour du prochain.

    Celui qui accepte ce monde avec ses lois nationales et ethniques, qui prend sur lui le combat, et avec lui la souffrance, le sacrifice et la Croix — celui-là connaît Jésus et a le droit de fêter Noël. Mais celui qui, pour les besoins des affaires, utilise le pacifisme et, pour les besoins des affaires, de Mammon et du pacifisme, transforme Jésus en un pacifiste mou et rétif au combat — celui-là ne fait que feindre le christianisme, déshonore Jésus, Le blasphème, et n’a nullement le droit de fêter Noël. On peut parler aujourd’hui d’un rapide déclin, d’une « mammonisation », d’une marchandisation de l’idée chrétienne, bref, d’un Kulturkampf des plus graves au sein du peuple allemand. C’est pourquoi, nous qui sommes à droite, avons à remplir non seulement de lourdes tâches patriotiques, mais aussi une grande mission chrétienne : une mission confiée par Jésus Lui-même.

    Amis allemands ! Devant nous s’étend le champ de lutte allemand. Le sol allemand est — et restera — le champ de bataille pour d’authentiques idéaux de l’humanité, pour un mouvement sain, patriotique et ethno-national, pour une compréhension vivante et pure de Jésus. Animés par l’esprit de la plus grande de toutes les personnalités, nous voulons poursuivre sans crainte le combat. Gardons la tête haute ! Que la joie éclatante de Jésus brille dans nos yeux ! Pour le salut du peuple allemand et, à travers lui, pour le salut de l’humanité !


    [1] Stahlhelm (litt. « casque d’acier ») : organisation paramilitaire allemande fondée en 1918 et regroupant d’anciens combattants de la Première guerre mondiale, d’inspiration nationaliste, monarchiste et antiparlementaire.

    [2] Georg Moenius (1890-1953) : prêtre catholique allemand et opposant virulent aux mouvements nationalistes sous la République de Weimar.

    [3] Il s’agit du référendum du 22 décembre 1929 contre le plan Young.

    [4] Plan Young : plan adopté en juin 1929 pour rééchelonner les réparations de guerre imposées à l’Allemagne après la Première Guerre mondiale. Il succède au plan Dawes et prévoit des paiements plus soutenables, mais sur une période plus longue. En Allemagne, il fut perçu comme une humiliation supplémentaire et un instrument d’asservissement économique face aux puissances victorieuses.

    [5] Parti populaire bavarois (Bayerische Volkspartei, ou BVP) : parti politique actif principalement en Bavière entre 1918 et 1933. Né de la scission avec le Zentrum (Parti du Centre), il défendait les intérêts bavarois au sein de la République de Weimar, combinant catholicisme politique, régionalisme et conservatisme.

    [6] Centre (Zentrum): parti politique fondé au XIXᵉ siècle pour représenter les intérêts des catholiques allemands, jouant un rôle influent dans la vie parlementaire sous l’Empire puis sous la République de Weimar, et prônant un conservatisme modéré, la défense de l’Église catholique et la coopération avec les institutions républicaines.

    [7] Franz Seldte (1882-1947) : fondateur et chef des Stahlhelm.

    [8] Alfred Hugenberg (1865-1951) : chef du Parti populaire national allemand (Deutschnationale Volkspartei, ou DNVP), de tendance nationale-conservatrice et monarchiste.

    🔗 Texte original allemand : Lien source
    📎 Version PDF / Telegram : Lien de la traduction intégrale


    La Rédaction / Pugiliste lettré

    📚 Pour approfondir

    • Philipp Haeuser, Kampf gegen den Pharisäismus, Augsbourg, 1930
    • Jacques Ploncard d’Assac, Doctrines du nationalisme
    • Adolf Hitler, Mein Kampf

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    […] On m’a attaqué sur le traitement de la question juive. Pendant 1500 ans, l’Église catholique a considéré les Juifs comme des parasites, les a […]


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