• Pacte germano-soviétique : mésalliance éphémère dans l’ordre chaotique de la guerre



    Métaphysique et ordre naturel fasciste, contre matérialisme machiniste libéralo-communiste ?

  • ⚔️ Fascisme & bolchévisme : quand les socialismes radicaux pactisent
    Connivence ou plutôt confrontation différée ? 🕊️

    Énoncé liminaire

    📜 Chers lecteurs,

    En dépit de l’influence croissante de notre action, il nous échoit de nous répandre derechef en quelques considérations historiques et doctrinales, que nous espérons êtres d’un d’un superbe aloi – car, nous nous élevons contre des poncifs encore trop ancrés, notamment dans ladite droite catholique.
    Recevez donc, de grâce, ce propos audacieux où nous entreprenons d’exhumer la vérité d’un pacte honni, celui que signèrent deux titans rivaux, aux antipodes l’un de l’autre, en cette année 1939 📜

    Souffrez que nous élevions ici la voix, à propos d’une alliance aussi fameuse que funeste, ayant bouleversé le cours des destinées européennes, ledit Pacte germano-soviétique, ou plus exactement « Pacte Ribbentrop-Molotov ».
    L’évènement reste souvent présenté, avec une obstination désolante, comme la preuve d’une prétendue convergence entre deux régimes aux prétentions « totalitaires », quand il n’y eut, en vérité, qu’une cohabitation précaire des « extrêmes » : tout au plus, une duplicité diplomatique où se disputait la radicalité doctrinale !

    Cette suite est improvisée, mais nullement frivole, dans le sillage de nos précédentes missives relatives aux transferts de populations judéo-sionistes – accord Haavara.

    Gardons-nous, chers lecteurs, des raccourcis faciles ! Car si le marxisme-léninisme et le fascisme s’opposèrent sur le terrain militaire et politique, c’est que leurs principes fondamentauxleur rapport au monde, à l’homme, au sacrérelevaient de paradigmes irréconciliables.

    Dissipons la brume idéologique entourant cette entente étrange

    Assise conceptuelle

    PACTE, subst. masc. : Convention établie par écrit entre deux ou plusieurs parties contractantes. — « Accord solennel ou convention politique »

    DOCTRINE, subst. fém. : Système de pensées organisé, ensemble cohérent de conceptions théoriques dans un domaine particulier, notamment religieux, politique ou philosophique.

    ORDRE NATUREL, expr. : Principe métaphysique selon lequel l’univers obéit à une hiérarchie et à une harmonie instituées par la volonté divine.

    MATÉRIALISME, subst. masc. : Doctrine philosophique niant l’existence d’un principe spirituel, réduisant l’être humain à ses composantes matérielles et sensibles.

    MÉTAPHYSIQUE, subst. fém. : Partie de la philosophie traitant des premiers principes, de l’être en tant qu’être, et des causes premières.

    Sommaire

    📜 I. Pacte Ribbentrop-Molotov (1939-1941) : les faits & les ruptures

    🔧 II. Des lendemains qui désenchantent : retour du conflit & retournements diplomatiques

    📚 III. Regards croisés : historiographie académique & pensée nationaliste

    ✝️ IV. Aux lecteurs catholiques : ce que la doctrine enseigne

    🧭 V. Doctrine contre doctrine : matérialisme marxiste & ordre naturel et métaphysique fasciste

    ⛓ VI. Conclusion : entente passagère, principes irréductibles

    « La séparation entre l’Église et l’État est aussi absurde que la séparation entre l’esprit et la matière. »
    Benito Mussolini – Instructions à Rocco (4 mai 1926)

    « Si les contraires parfois s’attirent, ils finissent toujours par se haïr. »
    Plutarque, Moralia, trad. Didot, 1873. Source via Gallica BnF

    « Le matérialisme historique nie toute transcendance, toute verticalité du sens. Le nationalisme, en ses formes les plus rigoureuses, repose sur l’idée d’un ordre hérité, reçu. »
    Jean Madiran, Chroniques de l’Ordre Français, n°12, 1975.

    Σ

    I. Pacte Ribbentrop-Molotov (1939-1941) : les faits & les ruptures

    En ce mois d’août 1939, le monde retint son souffle. L’Allemagne nationale-socialiste, sous l’égide du chancelier Adolf Hitler, et l’Union soviétique bolchévique, dirigée d’une main de fer par Joseph Staline, signèrent un traité de non-agression. Cette signature, pouvant paraître stupéfiante aux yeux des chancelleries, bouleversa, un temps relativement court, l’échiquier diplomatique européen.

    Et avec un pacte de "non agression" : les Allemands n’étaient pas devenus,
    pour l'occasion, les plus grands copains de bar des ouvriers communistes non plus !

    Et, en effet, le pacte comportait également un « protocole secret », répartissant de fait l’Europe orientale en zones d’influence. À peine quelques semaines plus tard, la Pologne fut dépecée telle une proie : envahie à l’Ouest par les troupes allemandes, puis à l’Est par les armées soviétiques.

    Mais cette entente n’était qu’un « leurre ». Dès juin 1941, l’opération Barbarossa marqua la rupture brutale du pacte, car les armées du Reich se lancèrent à l’assaut du colosse soviétique. La guerre reprenait ses droits, et les « masques tombaient ».

    II. Des lendemains qui désenchantent : retour du conflit & retournements diplomatiques

    Discordes & mésententes !

    L’éphémère « fraternité stratégique » laissa place à une guerre ultra hostile. L’Union soviétique devint, non sans ironie, l’allié principal des puissances anglo-saxonnes, tandis que l’Allemagne luttait sur deux fronts, entre l’Ouest et l’Est, épuisant peu à peu ses forces.

    Le retournement fut total : les pamphlets anti-bolchéviques reprirent vigueur dans la presse du Reich, tandis que les communistes dénonçaient à nouveau le fascisme comme leur ennemi existentiel – choses qui couvaient. Ainsi s’achevait l’interlude pactisé, consumé par une logique de la guerre totale.

    III. Regards croisés : historiographie académique & pensée nationaliste

    La tentation symétrique, celle de mettre dos à dos fascisme & communisme comme deux « formes de totalitarisme », fut fort répandue après-guerre. Ernst Nolte, en particulier, popularisa parmi les premiers, cette lecture mimétique.

    Mais à bien y scruter, des voix divergentes s’élevèrent, certes souvent issus de la Nouvelle droite, mais dans des registres variés : Dominique Venner, Alain de Benoist ou même Jean Mabire, insistèrent sur l’incompatibilité doctrinale profonde entre les deux systèmes : là où le communisme nie les traditions, les hiérarchies, les identités naturelles, le fascisme — en sa version européenne — tend à les revaloriser, parfois maladroitement peut-être, mais sincèrement.

    L’historiographie universitaire, et les nationalistes éclairés, quant à eux, commence « peu à peu » à réévaluer cette équivalence, redonnant à chaque mouvement sa genèse propre, ses ambitions distinctes, et ses fondements métaphysiques divergents.

    IV. Aux lecteurs catholiques : ce que la doctrine enseigne

    À nous autres catholiques, il est rappelé que tout système niant l’ordre voulu par Dieu, ou méprisant la loi naturelle, est par essence pernicieux. Le marxisme-léninisme, en niant l’âme, la famille, la propriété comme prolongement de la personne, court-circuite l’ordre naturel et divin.

    En revanche, certaines tentatives fascisantes — toutes imparfaites, si vous le voulez ! — aspiraient à rétablir une hiérarchie organique, à restaurer le primat du Bien commun sur les intérêts particuliers, à réarmer les peuples moralement. Voilà qui mérite, non point une adhésion béate, mais une étude éclairée !

    Pie XI, dans Divini Redemptoris, condamna le communisme sans ambiguïté, mais n’usa pas des mêmes termes pour « l’amour national » des nationalismes européens : Action française, fascisme, national-socialismediscernement à méditer.

    Mit brennender Sorge – Sur la situation de l’Église catholique dans le Reich allemand

    Divini Redemptoris – Sur le communisme athée et sa doctrine destructrice

    V. Doctrine contre doctrine : matérialisme marxiste & ordre naturel et métaphysique fasciste

    Le marxisme est, par construction, par fondement, une doctrine historique du renversement permanent. Il nie la transcendance, la fixité des natures, la valeur du sacrifice gratuit. Tout y est matière, dialectique, lutte de classes…

    À rebours, le fascisme invoque une anthropologie enracinée : l’homme comme héritier, débiteur d’un passé sacré ; la société comme corps vivant, hiérarchique et harmonique.

    Le matérialisme n’admet point le mystère. Le fascisme, tout en abusant parfois du symbole, reconnaissait au moins la nécessité d’un fondement supérieur à la mécanique des corps.

    Et d’où la guerre inévitable entre ces deux visions du monde : l’une voulant abolir l’ordre naturel, l’autre prétendant s’y retremper !

    VI. Conclusion : entente passagère, principes irréductibles

    En définitive, loin d’illustrer une « convergence des totalitarismes » comme le soutint Ernst Nolte, le Pacte germano-soviétique fut une trêve tactique entre deux régimes se méprisant profondément :

    • L’un croyait en la matière, l’autre se réclamait d’un ordre organique.
    • L’un rêvait d’une égalité absolue, l’autre d’une hiérarchie naturelle.
    • L’un méprisait les traditions, l’autre les exaltait.

    Les nationaux-socialistes, puis divers mouvements fascisants en Europe, ne visaient point une société mécanique et désenchantée. Leurs errements furent parfois lourds, mais ils prétendaient incarner des principes d’ancrage, d’honneur, d’ordre. Ils furent à des années-lumière du matérialisme intégral des bolchéviques.

    La guerre, en brisant cette coexistence impossible, remit en lumière ces incompatibilités fondamentales.

    Pour approfondir

    • Jean Madiran, Chroniques de l’Ordre Français, 1975.
    • Alain de Benoist, Communisme & nazisme : la tentation de l’amalgame, Revue Éléments
    • Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher

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