• Les accords Haavara : coopération pragmatique ou adhésion sioniste ?



    Hillard et sources Evian en sueur avec déshydratation

  • Tiré d’un échange commenté via le canal telegram privé Tu Es Petrus
    ChatGPT a dit :

    Préambule

    Les accords Haavara, ou accords de transfert, signés en août 1933 entre l’Allemagne nationale-socialiste et l’Agence juive pour la Palestine, suscitent des débats enflammés tant dans les milieux juifs que complotistes et nationalistes.

    Cet accord donc, permettait aux Juifs allemands d’émigrer en Palestine en transférant une partie de leurs avoirs sous forme de biens exportés depuis l’Allemagne. Si certains y voient une preuve d’une « sympathie » d’Adolf Hitler pour le sionisme, d’autres, auxquels nous nous rattachons, insistent sur le pragmatisme d’une politique cherchant avant tout à expulser les Juifs d’Europe sans pour autant leur reconnaître un droit quelconque ou supérieur à la Terre sainte.

    En effet, gardons nous, de grâce, en milieu catholique éclairé, des raccourcis faciles. Prenez, par exemple, le Pacte germano soviétique : il s’agissait d’un pacte de non agression. Les « nazis » n’étaient pas devenus, pour l’occasion, les plus grands copains de bar des communistes non plus, cela traduisait au contraire une tension forte entre deux tendances politiques, certes plus « pro ouvrières ».

    Le complotisme, plus que jamais, est fait pour faire plier de rire autant les juifs conformistes que les fachos antisémites, bravo à ses promoteurs pour cette prouesse incroyable !

    Sommaire

    I. L’accord Haavara : origine et fonctionnement
    II. L’interprétation du pacte : pragmatisme ou adhésion au sionisme ?
    III. Témoignages, documents historiques & actualités
    IV. Collaboration par nécessité & monde post-1945

    I. L’accord Haavara : origine et fonctionnement

    L’accord Haavara répondait à une double nécessité :

    • Côté national-socialiste allemand : réduire la présence juive en Allemagne, conformément à leur doctrine raciste et antisémite.
    • Côté sioniste travailliste : favoriser l’émigration juive vers la Palestine, alors sous mandat britannique.

    Les termes de cet accord permettaient aux Juifs allemands d’acheter des produits allemands avec leurs fonds avant d’émigrer, afin de contourner les restrictions monétaires et d’éviter de perdre la totalité de leurs biens.
    Cet échange était bénéfique pour l’Allemagne, qui voyait là une opportunité d’exporter ses marchandises et d’obtenir des devises.

    Cependant, l’accord n’a concerné qu’un nombre limité d’émigrants (environ 60 000 Juifs allemands) et a suscité des critiques au sein du mouvement sioniste et national-socialiste eux-mêmes, certains rejetant toute coopération. L’accord prendra globalement fin avec l’entrée en guerre de l’Allemagne vers 1939.

    II. L’interprétation du pacte : pragmatisme ou adhésion au sionisme ?

    L’interprétation de l’accord Haavara diverge selon les analyses sur le canal :

    • Pierre affirme que :

      « Hitler a signé un accord permettant l’installation de Juifs en Terre Sainte, ce qui est la définition du sionisme. Les intentions de Hitler peuvent être discutées, les faits sont là. »

    • En réponse, Charles nuance :

      « Vouloir dégager les Juifs d’Europe, ce n’est pas la même chose que leur reconnaître un droit à l’occupation de la Terre Sainte. Il s’avère qu’en pratique les deux objectifs ont fini par se conjuguer par accident, ça ne fait pas pour autant de Hitler et des autres antisémites de l’époque des sionistes. »

    • Liam ♱ rejette l’affirmation :

      « Il serait idiot de croire que les NS voulaient déplacer les Juifs en Israël au nom de quelconque inspiration sioniste ou croyance à la légitimité des Juifs en Terre Sainte : ils ne voulaient simplement plus de Juifs. »

    L’accord Haavara ne traduit donc pas une volonté idéologique d’aider les Juifs, mais plutôt une convergence temporaire d’intérêts entre deux camps opposés.

    Après 1945 :

    En sachant, de surcroît, qu’Hitler a perdu la guerre, et qu’avec tout ce qui s’est passé après, partant, le recul, c’est plutôt l’absence de régimes fascistes européens qui ont fait sauter un verrou concernant le sionisme théocratique juif, soutenu davantage soutenu des britanniques.
    Bien que nous ne soyons pas pour ce genre de « solution », force est de constater qu’il n’en est pas directement responsable et que c’est plutôt sa disparition qui renforce ce qui est advenu.

    Ainsi, dire que les hitlériens étaient crypto-sionistes revient automatiquement à leur faire un procès d’intention, ce serait comme dire que le Pape Pie XII était crypto-moderniste, car il a élevé des modernistes à un haut niveau d’influence au lieu de les réprimer, Humani generis perdant alors sa valeur devant les actes concrets. Ou encore dire qu’il était crypto-libéral, car il a plutôt soutenu le triomphe américain lors de la seconde guerre mondiale.
    Le sionisme et le modernisme sont des doctrines, que ce soit « crypto » ou affiché, c’est un registre différent des actes.

    III. Témoignages, documents historiques & actualités

    Plusieurs documents historiques permettent d’éclairer les intentions des dirigeants nationaux-socialistes à l’égard de la question juive :

    Franz Rademacher (10 février 1942, Nuremberg, Doc. NG-3933) déclare :

    « Pendant ce temps, la guerre contre l’Union soviétique nous a permis de disposer de nouveaux territoires pour la solution finale. En conséquence, le Führer a décidé de déplacer les Juifs non vers Madagascar mais vers l’Est. Ainsi, il n’est plus nécessaire de considérer Madagascar pour la solution finale. »

    ➝ Cela montre que le projet initial de déportation des Juifs hors d’Europe (vers Madagascar) a été remplacé par une autre solution lorsque la situation militaire évolua et que le « droit international » (ou concert des nations) l’a permis.

    Liam ♱ rejette encore l’affirmation de Pierre :

    « Tout simplement parce que le plan originel = déporter les Juifs à Madagascar n’a pas pu être appliqué car la France et l’Angleterre étaient en désaccord : Israël était la dernière solution. À chaque fois que les NS parlaient de solution finale, ils faisaient référence au « Madagascar plan »

    Ces références et dires indiquent que la politique allemande visait essentiellement à expulser les Juifs sans aucune volonté d’encourager leur implantation en Palestine dans un cadre sioniste, qui reste d’ailleurs encore assez anachronique à l’époque – Herzl l’avait déjà théorisé au XIXème siècle, mais rien en acte le laisser encore présager du côté desdits goyim.

    Histoire passée :

    La Déclaration Balfour était quant à elle, une lettre envoyée le 2 novembre 1917 par Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, à Lord Lionel Walter Rothschild, un chef de la communauté juive britannique.
    Et, l‘État d’Israël a été officiellement proclamé à Tel-Aviv, le 14 mai 1948 par David Ben Gourion, qui était alors président du Conseil national juif, soit dans le contexte de l’après victoire des Alliés.
    Les choses auraient été fortement différentes avec un Axe vainqueur !

    Les sionistes travaillistes :

    Il s’agit de la branche collaborative de juifs auprès du IIIe Reich. Ils existent encore dans l’État d’Israël aujourd’hui, car le journal Haaretz en est, ou encore le Parti travailliste israélien (Avoda),. Mais il s’agit à peine de la troisième force dans le courant dit nationaliste et autonome israélien :

    • Le nationalisme de droite et religieux : porté par le Likoud (de Benjamin Netanyahou) et les partis ultra-orthodoxes.
    • Le nationalisme laïc et sioniste révisionniste : qui trouve ses racines dans le mouvement de Jabotinsky et ses héritiers, dont des partis comme Israël Beitenou.
    • Le sionisme travailliste : qui se retrouve dans des partis comme le Parti travailliste et Meretz, mais qui peine à s’imposer dans le paysage politique.

    IV. Collaboration par nécessité & monde post-1945

    L’accord Haavara fut le fruit d’une convergence d’intérêts circonstancielle et fortuit plutôt qu’une adhésion au sionisme de la part des nationaux-socialistes. Loin d’un « giga complot demi-juif » de chez Rothchild and Co (!), comme nous l’ironiserions, il s’agissait d’un accord pragmatique temporaire, qui n’a concerné qu’une fraction des Juifs allemands et qui s’est rapidement heurté aux restrictions britanniques en Palestine.
    La politique allemande à l’égard des Juifs ne se résumait pas à Haavara : elle visait avant tout l’expulsion.

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  • 6 commentaires




    Cette résolution tactique est surtout née de la campagne de boycott des produits d'exportation que les juifs avaient lancé à l'international, quasiment un mois et demi après l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Celui-ci, désirant sauver son économie et mener à bien sa révolution sociale, a donc simplement fait une concession en échange en quoi il était convenu que les sionistes mettent fin aux sanctions contre l'Allemagne. En plus, beaucoup de membres de la communauté juive ashkénaze refusaient de quitter l'Allemagne (chose paradoxale, pour des individus ayant supposément été violemment « persécutés » par cet État), car ils étaient dans leur écrasante majorité non-sionistes ou anti-sionistes, et avant 1937, l’Union Sioniste pour l’Allemagne avait beaucoup de mal à se faire entendre. Or, parce que les NS autant que les sionistes étaient opposés à l'assimilation des juifs, sur la base de l'ethnisme qui pouvait les unir, et qu'en tant que les uns comme les autres étaient favorables à leur déplacement hors d'Allemagne, il est logique qu'ils aient pu trouvé un terrain d'entente à cet égard. Ce rapprochement n'avait par conséquent rien d'idéologique, et j'en veux même pour preuve le fait que, comme mentionné dans l'article, cet accord fut l’initiative de représentants de la gauche sioniste, comme Haïm Arlozoroff, communiste avec des positions modérées (y compris sur les rapports qu’il envisageait avec les Arabes de Palestine), quand la pire figure de proue de la droite sioniste, Vladimir Jabotinsky, pourtant racialiste (son rival Ben Gourion l’accusa même de « sympathie fasciste » ; chose que niera toujours Jabotinsky, notamment dans son livre « Histoire de ma vie », où il affirmait que l'Italie dont il admirait fut celle des francs-maçons Garibaldi et Mazzini et non celle de Mussolini) s’opposait totalement à cet accord, lutta fermement lutté contre le Reich, et a même planifié un attentat contre Hitler et de hauts dirigeants NS qui a été cependant déjoué. En revanche, le siono-marxiste Arlozoroff était connu pour avoir eu une brève aventure avec Magda, future épouse de Goebbels, lorsqu’elle fut encore étudiante à la fin des années 1910 à Berlin et était l’amie de sa sœur Lisa Arlorozoff, peu avant son alliance avec l’industriel Günther Quandt, et donc à une époque où les idées nationales-socialistes lui étaient inconnues (Magda a elle-même grandi dans une ambiance judéophile, de par sa mère, d’où l’engouement qu’elle nourrissait pour la cause sioniste, mais néanmoins elle finira ensuite par s’extraire des sympathies envers le judaïsme en raison du traitement qu’elle reçut d’Arlozoroff ; sa conversion ultérieure au national-socialisme n’est que la conséquence de son expérience amère avec les Juifs...). C'est par l'intermédiaire de Magda qu'Arlozoroff parvint à l'accord susmentionné.


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    Merci, je diffuserai sur mon canal telegram vos différents propos pour que les internautes puissent les découvrir plus aisément !


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