• “Source” Martin Bormann suite – Aryan France



    Hillard hilarant en position hypertension

  • Suite à notre effort, œuvrant pour la justice/vérité historique vis-à-vis de la source empoisonnée, plus Perrier que Badoit (?), Martin Bormann, concernant le Guide germanique, le camarade Aryan France nous a envoyé une réponse en bonne et due forme, par missive électronique, il y a peu.
    Nous la rendons publique dans nos colonnes dès à présent.

    Notre intervenant dit juste quant au néo-paganisme, cela dit, les néopaïens sont souvent des adeptes de folklore très relatifs, ce sont en réalité des athées qui ne croient en rien du tout, mais recherchent une forme d’unité mythologique perdue à titre culturel, uniquement (tel sont l’Institut l’Illiade et le GRECE par exemple, ce qui est intellectuel, mais fort faible).

    P.-S. Et la citation du héro Otto Skorzeny :
    mettra tout le monde d’accord une bonne fois pour toute en conclusion d’article !

    « Faute de pouvoir intervenir sur le dernier article de la semaine rédigé à la défaveur de Bormann, compte-tenu du bémol dû à la programmation du site qui n’a visiblement point été résolu, et qu’en conséquence, la présence d’un seul commentaire (le tiens en l’occurrence) invalide toute supplémentarité ; je me contenterai dès lors de réagir à titre plus direct, malgré le fait que j’aurais souhaité rendre mon propos à destination au public :

    Ce n’est qu’œuvre de justice de pourfendre de plus belle ce brûlot sans cesse ranimé par les bonimenteurs en tout genre et autres plumitifs sans envergure ni probité, aucunement en quête d’impartialité, et par trop enclins à cautionner la version officielle, en invoquant ses citations apocryphes qu’il recueille, pour peu qu’ils puissent tirer leur épingle du jeu. La retranscription de l’introduction du pamphlet monumental d’Irving que tu as reproduite est par ailleurs d’une salubrité cristalline. C’est à ce passage précis auquel je me référais lorsque je te fis état des informations au sujet des journaux de Galeazzo Ciano, fabriqués à l’insu de Mussolini – et de connivence avec les services secrets britanniques – afin de lui prêter un anti-christianisme fictif. Ci-dessus, D. Irving a effectivement passé au crible toute la documentation frauduleuse associée au nom d’Hitler, et parmi elle, figure notamment l’auto-biographie de l’architecte du Reich, A. Speer, que l’on a coutume de citer infailliblement (et pour cause, il a été le seul fonctionnaire à avoir prétendu à l’authenticité supposée des « Libres Propos »), et dont l’auteur mit en évidence son opportunisme, et le fait qu’il fut assisté par des agents de liaison à Nuremberg lors de la conception des écrits.

    Aussi, je recommande l’historien scandinave Mikael Nilsson qui a consacré une rigoureuse étude sur le cas de Bormann. Pour te rectifier sur un point, si par « néo-païen », tu entends une vague expression de romantisme conditionnée par l’adhésion au mythe du sang ou du sol, au prétexte d’en appeler insidieusement à de faux dieux, sans réelle spiritualité mais dissimulée par des armatures folkloriques, alors non, Bormann ne l’était pas à proprement parler. Il s’agissait plutôt d’un athée militant, qui pouvait parfois – mais surtout en apparence – invoquer les forces de la nature afin de se doter d’un semblant de religiosité, puisque l’incroyance était unanimement rejetée auprès des cadres du NSDAP, mais en réalité, il fut d’une indifférence absolue. Des hostilités anti-cléricales, il est sans doute le dignitaire qui alla le plus loin à tel point qu’il pouvait amplement faire apparaître Himmler et Rosenberg comme des modérés en comparaison (ce qu’ils furent, leur animosité envers l’Église n’étant pas tant d’ordre religieux que politique en fait), car contrairement à eux qui n’ont nulle part professé leur volonté d’ébranler les institutions religieuses (exit les déclarations faramineuses), c’était en revanche le dessein ultime de Bormann lui-même.

    Pour avoir minutieusement condensé une quantité non-négligeable d’anecdotes sur ses agissements, je peux volontiers assuré qu’ils n’était guère approuvé le moins du monde par l’ensemble des dirigeants, et en aucun cas d’Hitler qui, par exemple, fit annuler la diffusion de la fameuse circulaire dans laquelle Bormann déclarait l’incompatibilité du christianisme avec la doctrine NS, et s’est interposé quand il tenta de faire déporter Mgr. von Galen lorsque ce dernier prononça des sermons en opposition à l’Aktion-T4. Même Rosenberg, à travers ses mémoires édictées à l’aube de son exécution, remit en cause la véracité des propos de table, en suspectant Bormann d’avoir délibérément distordu les apartés du Führer, en particulier à propos d’un monologue où le bolchevisme fût mis en parallèle avec le christianisme.

    D’une manière consensuelle, les témoignages fiables attestent que la férocité de Bormann tranchait radicalement avec l’attitude d’Hitler devant l’Église.

    Sur la base de mes conclusions, il semblerait qu’Hitler soit devenu de plus en plus distant et critique envers la religion, à mesure que la guerre s’éternisait, car il fut profondément répugné par la trahison d’un Pie XII au profit des anglo-américains, de la désinformation en provenance des milieux ecclésiastiques, ou même des tentatives de sabotage et d’assassinat dont il était l’objet de la part de certains pans de la bourgeoisie conservatrice qui leur étaient coordonnés (à l’instar de Stauffenberg) ; ce qui a ravigoté un certain anti-cléricalisme qui sommeillait en lui depuis sa prime jeunesse (lequel émanait de son éducation paternelle, mais aussi de l’influence du mouvement pangermaniste autrichien farouchement opposé aux prélats catholiques à cause de leur dévouement à la monarchie habsbourgienne, pourvoyeuse du slavisme et anti-germanique). Néanmoins ses vues demeuraient pragmatiques, et il espérait parvenir à un compromis avec le Saint-Siège en cas de victoire. Ses tendances autrichiennes l’enjoignant à considérer que seule l’Église était à même de restaurer l’ordre et la stabilité à l’échelon continental, le Führer pensait qu’elle devait jouer un rôle crucial dans la réorganisation de l’Europe quant aux rapports diplomatiques. Typiquement, il partageait la même vision que les empereurs germains carolingiens. Par surcroît, en dépit de ses égarements circonstanciels, il ne voulut jamais apostasier, s’est acquitté du denier du culte jusqu’à sa mort, a conservé précieusement une peinture de la Vierge Marie datant de la Renaissance Italienne dans l’anti-chambre du Bunker où il s’est suicidé, et a même récité quelques prières en compagnie de sa femme (Eva Braun était catholique pratiquante) un instant avant de mettre fin à ses jours, avec une fermeté et un courage sans équivalent.

    Enfin, pour clore ce récapitulatif, je me permettrai de convoquer l’autorité de l’une des plus éminente figure emblématique de la SS, ayant sauvé le Duce lors d’une incroyable mission commando, et qui a délivré un compte-rendu on ne peut plus formel en la matière :
    « C’était là que beaucoup faisaient carrière, grâce à la flagornerie et à l’intrigue, pour peu qu’ils entrassent dans les vues du Reichsleiter Martin Bormann, toujours présent. Les ‘Libres Propos’ publiés après la guerre, prétendent reproduire les conversations tenues au cours de certains de ces ‘thés de minuit’. À l’insu de Hitler, deux collaborateurs de Bormann, les Drs. Pickert et Heinrich Heim, avaient été chargés de se remémorer les paroles du Führer. Le Dr. Heim a spécifié qu’il les dictait de mémoire, n’ayant parfois que quelques mots-clés qu’il griffonnait sur une feuille posée sur ses genoux. Bormann modifiait la version qui lui était soumise, toujours à l’insu du Führer, et d’autre part les éditeurs ont tripatouillé le texte des ‘Libres Propos’, qui n’étaient naturellement pas destinés à la publication. Ces documents doivent être considérés avec la plus grande circonspection par les historiens. Le Reichsleiter, farouchement anti-clérical, y transforme Hitler en athée, et qui plus est, en militant anti-catholique, alors que jamais le Führer, élevé dans le catholicisme, n’a abjuré cette religion. Bien au contraire. Il pensait et disait que les deux principaux piliers de la civilisation occidentale étaient l’Église Romaine et l’Empire Britannique. »
    (Otto Skorzeny, La guerre inconnue, pp.257-258). »

    Aryan France.


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

    [Sassy_Social_Share]

  • 6 commentaires




    Cher Florian, je tiens avant toute grandement à te remercier pour ce relai qui m'honore presque autant qu'une Croix de Fer avec feuilles de chêne. Ceci dit, tu es induit en erreur au sujet de mon identité (c'est que l'anonymat prête à confusion en somme), car je ne suis point derrière le blaze de l'utilisateur auquel tu as attribué mes retours - et qui, en l'occurrence, est une amitié d'Helvétie avec laquelle nous nous sommes échangés des informations sur le thème présent -, mais « Aryan France », soit la personne, dont tu avais occasionnellement autorisé à rédiger sur ce site dans le cadre d'une rétorsion contre des néo-païens débiles. « Clerical Fascist » et moi sommes deux personnes différentes, même s'il est vrai que notre mode de pensée converge quasiment en tout point.


    Répondre

    Au surplus, j'adhère tout à fait à ton propos concernant le crypto-athéisme desdits néo-païens, mais quand je souhaitais distinguer Bormann de ceux-ci, c'est dans le sens où l'on ne retrouvait pas chez lui le même fétichisme passionnel relatif à l'antiquité primitive, puisqu'il était plutôt nihiliste total, rejetant toute forme de religiosité (contrairement à Himmler, Darré et consorts).


    Répondre

    […] à nos deux mises au point (“Source” Martin Bormann suite – Aryan France, Le national-socialisme et l’occultisme – BDC, IIIe Reich, occultisme et compl-autisme- David […]


    Répondre

    […] Lire nos papiers sur le mensonge Bormann […]


    Répondre

    […] “Source” Martin Bormann suite – Aryan France […]


    Répondre

    […] “Source” Martin Bormann suite – Aryan France […]


    Répondre