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Publié le par Aryan France
Applaudissez messieurs, le grand retour d’Aryan France !
En avant-propos, je tenais tout d’abord à exprimer mes remerciements à l’adresse du bienveillant rédacteur de ce site en plein essor — auquel je souhaite par ailleurs une percée fulgurante pour les jours venants — pour m’avoir confié ses colonnes afin de pourvoir aux développements qui suivent, et à ce titre, soyez assurés que je ne vais guère y aller avec le dos de la cuillère tant l’objet présent consiste à faire lumière sur le best-seller du défunt chancelier allemand quant aux fragments qu’il contient et que d’aucuns se plaisent à réinterpréter selon leur bon-vouloir, dans un mépris fondamental de la vérité, donnant ainsi lieu à des distorsions stupéfiantes à l’endroit des réelles pensées de l’auteur susdit.

⁂
De nos jours, il n’est pas singulier de trouver un passage de Mein Kampf profusément usité ici et là tantôt par des pseudo-catholiques de type surnaturaliste, tantôt par de stupides judéo-païens, chacun pour des motifs qui lui sont propres, mais unanimement dans l’optique de conforter leurs croyances biaisées, en faisant revêtir à ce texte l’appréhension galvaudée que leur inspire leur désir, mais qu’ils seraient en peine de trouver s’ils étaient propres à la moindre analyse consciencieuse dans la mesure où elle leur imposerait un effort laborieux susceptible d’entraver leur confort intellectuel abreuvé de mythes incapacitants. Malheureusement pour ces deux courants a priori antagonistes, mais qui ne font qu’un dans l’acceptation des mensonges de la propagande hébraïque — les uns pour justifier leur aversion envers l’hitlérisme se révélant par trop incompatible avec leur dolorisme sulpicien, les autres pour se rapproprier le national-socialisme en se débarrassant inversément de ses oripeaux chrétiens dans le but de se sentir cohérents —, il est aujourd’hui temps de ruiner leurs sophismes et futiles espérances. Le passage en question, qui figure au 5ème chapitre « Conception philosophique et organisation » du IIème tome, se lit comme suit :
« Le christianisme non plus n’a pas pu se contenter d’élever ses propres autels, il lui fallait procéder à la destruction des autels païens. Seule, cette intolérance fanatique devait créer la foi apodictique ; elle en était une condition première absolue. On peut objecter, à juste titre, que ces deux précédents historiques sont spécifiquement juifs, et même que ce genre d’intolérance et de fanatisme sont foncièrement juifs. Ceci peut être mille fois vrai et on peut aussi le déplorer profondément ; on peut constater, avec une inquiétude qui n’est que trop justifiée, que l’apparition de cette doctrine dans l’histoire de l’humanité y introduisait quelque chose que l’on ne connaissait pas encore ; mais cela ne sert de rien et il s’agit maintenant d’un état de fait. Les hommes qui veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle, n’ont pas à se casser la tête pour imaginer combien ce serait beau si telle ou telle chose n’existait pas ; ils doivent rechercher et déterminer comment on peut supprimer ce qui en fait est donné. Mais une doctrine pleine de la plus infernale intolérance ne sera brisée que par la doctrine qui lui opposera le même esprit, qui luttera avec la même âpre volonté et qui, par surcroît, portera en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité. Chacun peut aujourd’hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C’est alors seulement que l’on peut instituer un nouveau régime. » (p.236).
Nous allons démontrer graduellement que ce récit n’est nullement une critique, mais bien une caution du christianisme. Seul un strabisme sévère peut lui prêter une connotation anti-chrétienne. Loin de confirmer les projections fallacieuses de nos adversaires, ce texte les contredit fondamentalement, mais encore faut-il se dispenser de toute altération, et intercaler ces lignes dans leur cadre contextuel respectif. N’ayez crainte, c’est le but de cet article. Avant le passage que je viens de citer, Hitler introduisait ce qu’il va énoncer dans le paragraphe souligné :
« […] Notre première tâche n’est pas de créer une forme d’État raciste, mais de détruire l’État juif actuel. Comme l’histoire le montre bien souvent, la principale difficulté n’est pas d’instituer un nouvel état de choses, mais bien de lui faire la place libre. » (p.235).
Je suis tenu de préciser, au passage, que l’adjectif « raciste » apparaît comme une traduction alternative à l’appellation initiale qui est « völkisch ». Ce mot étant sans équivalent dans une langue romane comme la nôtre, en raison du caractère proprement germanique du contenu qu’il exprime, les éditeurs lui ont dès lors proposé la signification telle que nous l’observons ici, bien qu’elle ne soit pas rigoureusement exacte (l’idéal völkisch renvoie plus à l’adhésion à une mythologie agrarienne marquée par une volonté romantique de renouer avec la vie rurale, en se recroquevillant sur un renouveau particulariste, via un recours aux racines anthropologiques profondes de l’Allemagne, contre les conséquences de l’industrialisation, mais passons). Ensuite, Hitler argumentait sur l’importance de préparer le terrain à l’ordre nouveau qu’il souhaitait imposer :
« Aussi le soldat de notre nouvel idéal doit-il, malgré tout son enthousiasme positif, mener d’abord une lutte négative pour se défaire de l’état actuel. » (Ibid.).
Plus bas, Hitler dressait un parallèle entre deux exemples concrets pour corroborer ses propos à venir : le premier porte vers une dénonciation des erreurs théoriques du courant völkisch, tandis que le second se reporte à l’intelligence stratégique employée par les marxistes, afin d’investir le terrain, lors du renversement de l’empire allemand par la bourgeoisie en date du 9 novembre 1918 :
« Nous entendons aujourd’hui les soi-disant racistes répéter à tout propos, et ceci prouve bien le peu de profondeur de leurs vues en matière historique, qu’ils refusent de se vouer à une critique négative, pour consacrer toute leur activité à un travail constructif ; balbutiement puéril et stupide, authentiquement « raciste » en un mot ; preuve enfin que l’histoire de leur propre époque n’a pas laissé la moindre trace dans ces têtes-là. Le marxisme aussi avait un but, et lui aussi connaît un travail constructif (s’il ne s’agit ici que d’instaurer le despotisme de la juiverie internationale et de la finance cosmopolite !), mais il n’en a pas moins commencé par la critique durant soixante-dix ans ; critique destructive et dissolvante, et critique encore et toujours, jusqu’à ce que cet acide corrosif ait rongé le vieil État et l’ait fait tout mûr pour l’écroulement. Alors seulement a commencé la prétendue « construction ». » (Ibid.).
En somme, Hitler voulait ici laisser entendre que l’intellectualisme petit-bourgeois professé par les cénacles völkisch paralysait toute entreprise révolutionnaire. C’était pour Hitler « évident, juste et logique » le fait de mener cette lutte négative pour dissoudre l’État d’alors (la République de Weimar en l’occurrence) et lui substituer ainsi le nouvel État à venir (c’est-à-dire le Reich national-socialiste) :
« Un état de choses existant ne peut s’effacer simplement devant les prophètes et les avocats d’un état futur. » (Ibid.). En résumé, lorsqu’on veut mettre une nouvelle conception philosophique en pratique, il faut supprimer celle qui la précédait. Autrement, l’ère nouvelle ne serait être parfaitement instaurée. Ainsi, l’intolérance prêchée envers l’antécédent est indispensable pour la réussite d’une quelconque manœuvre novatrice. Il est important de comprendre ces précisions capitales, pour saisir la tournure des phrases dont il est question : « Trop souvent, au contraire, les deux régimes continueront à exister simultanément et la prétendue doctrine philosophique s’enfermera à jamais dans le cadre étroit d’un parti. Car une doctrine n’est pas tolérante ; elle ne peut être « un parti parmi les autres » ; elle exige impérieusement la reconnaissance exclusive et totale de ses conceptions, qui doivent transformer toute la vie publique. Elle ne peut tolérer près d’elle aucun vestige de l’ancien régime. » (p.236).
Ici, Hitler réaffirmait ce qu’il disait plus haut, en ajoutant, qu’une doctrine ne peut admettre tout compromis, auquel cas son rôle ne pourrait être pleinement rempli. C’est ce quoi en il va faire appel au dogmatisme catholique pour justifier sa profession de foi totalitaire. En effet, Hitler avait bien compris que pour faire contrepoids à la peste rouge, une politique de concession serait irrémissible. Par-là, il contredisait la posture réactionnaire, dont le propre fut de poser que le combat pour les idées servait uniquement à justifier des passions, des passions qui eussent été antérieures à ces idées en devenant les seules armes efficaces dans le combat. Dès lors, ils estimaient généralement plus prudent d’attendre une hypothétique victoire politique pour, ensuite, laisser à certains le soin de mettre en forme les idées. Autrement dit, ils posaient en principe que le combat doctrinal autour des grandes idées n’eût qu’une utilité : justifier après coup la satisfaction d’intérêts privés. Adolf Hitler, lui, avait compris l’importance de l’idée. En effet, il demeure que toute action politique est inspirée par un idéal en droit voué à s’incarner. La politique, par opposition à l’utopie, est certes l’art du possible. Mais n’est vraiment possible que ce qui s’inscrit dans et est porté par un projet révélateur d’idéal, lequel ne saurait, sans irréalisme, être confondu avec l’utopie. De la même manière que l’Église catholique, par la proclamation de son idée, n’a jamais cédé devant la liberté religieuse face à l’hérésie, le national-socialisme ne pouvait faire sien le pluralisme politique qui est, par définition, contraire à l’ordre naturel. Hitler le déclarait lui-même :
« C’est la même chose pour les religions. » (Ibid.).
C’est ensuite qu’intervient le passage central sur lequel porte l’article, et qui vient étayer tout ce qui précède. Pris hors-contexte, on en vient automatiquement à penser qu’Hitler canonnait virulemment sur le remplacement du paganisme par le christianisme, et prenait donc parti pour le premier contre le second. C’est une interprétation inexacte (et il n’est pas sans rappeler, à cet égard, qu’Hitler portait un avis positif sur l’aventure de Charlemagne contre les païens saxons). Ensuite, notons qu’il qualifiait « l’intolérance fanatique » du christianisme, à ses débuts, de « condition première absolue », pour remplir sa tâche en Europe. On s’apercevra donc que le paragraphe reprenant le cas du christianisme n’est qu’un exemple illustrant ce dont Hitler formulait au-dessus quant à sa volonté d’édifier un nouveau régime. Ce principe fut mis en évidence par la plume du juriste national-socialiste W. Buch :
« De même que le christianisme n’a prévalu que grâce à la croyance fanatique de ses adeptes, il en sera de même pour le mouvement spirituel du national-socialisme. »
— Walter Buch, dans un article paru dans Der Aufmarsch : Blätter der deutschen Jugend, le 2 janvier 1931.Pour maintenant enchaîner sur la phrase où il parlait de « deux précédents historiques spécifiquement juifs », on pourrait de plus belle en déduire qu’il taxait le christianisme de « religion juive ». Or, il faisait allusion à « deux précédents ». S’il visait le christianisme, alors, le premier précédent ne peut être que le paganisme. Ainsi, il aurait associé le paganisme et le christianisme au judaïsme. On tient là un raisonnement chimérique. En effet, « précédent » dans ce contexte signifie un fait ou un acte antérieur servant de modèle. Le christianisme tout comme le paganisme ne sont pas des faits. En revanche, monter ses autels et éliminer ceux des adversaires le sont véritablement. Par conséquent, ceux-ci sont assimilés, par Hitler, à des caractéristiques juives. Dans la version allemande du livre, il n’est d’ailleurs guère fait mention de « précédents », mais de « phénomènes » (ce qui revient au même mais est d’autant plus clair). L’historien viennois F. Heer, hostile au Führer, commentait ce passage en ces termes :
« Pour Adolf Hitler, seul un christianisme constantinien et baroque est historiquement puissant, un christianisme impérial qui écrase par le feu et l’épée les rebelles à l’autorité ecclésiastique impériale et romaine, comme en témoignent les fresques et les statues de l’Autriche baroque impériale, et érige ses cathédrales « éternelles » et ses édifices séculaires du pouvoir. »
— Friedrich Heer, Der Glaube des Adolf Hitler, Anatomie einer politischen Religiosität (p.232).Le terme « objecter », au début du texte, est essentiel pour sa bonne appréhension. Il s’agit d’un verbe transitif, signifiant l’opposition d’un argument pour réfuter une opinion. Il ne faut pas non plus oublier qu’avant de nommer le christianisme, Hitler avait intentionnellement lancé une vive critique du milieu völkisch qui regorgeait alors sociologiquement de néo-païens, et que ces derniers avaient, déjà à cette époque, coutume d’assimiler le christianisme au judaïsme. Le pronom indéfini « on » constitue une allusion à ces fameux völkischen. Si ceux-là même lui avaient objecté que « l’intolérance » et le « fanatisme » d’une doctrine (comme le christianisme en l’occurrence) sont effectivement des pratiques juives, Hitler le concédait, mais va cependant rapidement contrer ce sophisme, en approfondissant la chose.
Quand Hitler disait que l’émergence d’une telle « doctrine » ait suscité des méthodes méconnues auprès des mortels, sous l’Antiquité, qu’il regrettait vivement que celle-ci ait pu exister, et qu’il fallait en fin de compte la remplacer, par des procédés identiques aux siens ; on pourrait encore imaginer qu’il se référait au christianisme. Ce passage mal-compris peut nous induire fortement en erreur. L’adjectif démonstratif « cette » associé à « doctrine » n’apparait pas dans la publication allemande de Mein Kampf. Au contraire, dans la langue de Goethe, on découvre qu’Hitler parlait de « ce fait », et non de « cette doctrine » (à la différence de ce qu’ont maladroitement fait accroire les éditeurs français). Ce qui reprend donc des principes ou des opinions qui précèdent la phrase, et notamment sur deux points essentiels : l’intolérance et le fanatisme. Ce qui fait suite devient logique. Si le Juif fut l’ennemi d’Hitler par excellence, il est certain que ce serait extraordinaire si ce qui constitue sa force n’existait point. Mais il est en fait inutile de remuer ses méninges, puisque ce n’est pas le cas. Ce sont les sous-entendus d’Hitler. De fait, il fallait, selon lui, céder le passage à un système plus vertueux, afin de se délivrer de la tyrannie sous-direction juive.
Le reste vient continuellement corroborer ce détail, à savoir qu’une nouvelle doctrine devait supplanter celle du judéo-marxisme, et qui plus est, en se devant d’être « absolument conforme à la vérité ». Pour le coup, ces derniers mots ressemblent fortement à une proposition religieuse présentant un caractère de nécessité absolue. De même que le christianisme se présente comme la crème de la vérité révélée sur le plan religieux, de même le national-socialisme se pose comme l’expression la plus élevée de la nature sur le plan politique. Au contraire du marxisme qui est une théorie funeste sans assise, le national-socialisme est une réalité fondée sur des éléments scientifiques (soit dit en passant, n’est absolument vrai que ce qui se rattache à la loi naturelle ; or tout ce qui se relie à cette dernière est pleinement conforme au christianisme, car toute vérité est ontologiquement catholique…). En outre, dans le 12ème chapitre « La première phase du développement du parti ouvrier allemand national-socialiste » du Ier tome, Hitler établissait une comparaison similaire avec le christianisme, de façon plus explicite :« Le christianisme n’est pas devenu si grand en faisant des compromis avec les opinions philosophiques de l’antiquité à peu près semblables aux siennes, mais en proclamant en défendant avec un fanatisme inflexible son propre enseignement. » (p.184).
Cette phrase aurait très bien pu se situer dans le passage concerné pour clarifier les propos nuancés. Par surcroît, dans le 11ème chapitre « Le peuple et la race » du Ier tome, avant de dénoncer le Zentrum, Hitler avait nettement affirmé que le christianisme était intégralement antithétique du judaïsme en tant que tel :
« [La vie du Juif] n’est que de ce monde et son esprit est aussi profondément étranger au vrai christianisme que son caractère l’était, il y a deux mille ans, au grand fondateur de la nouvelle doctrine. Il faut reconnaître que celui-ci n’a jamais fait mystère de l’opinion qu’il avait du peuple juif, qu’il a usé, lorsqu’il le fallut, même du fouet pour chasser du temple du Seigneur cet adversaire de toute humanité, qui, alors comme il le fit toujours, ne voyait dans la religion qu’un moyen de faire des affaires. Mais aussi le Christ fut pour cela mis en croix, tandis qu’on voit aujourd’hui le parti politique chrétien se déshonorer en mendiant pour les élections les voix des Juifs et en cherchant ensuite à nouer des intrigues avec les partis juifs athées, même contre ses propres nationaux. » (p.160).
On est à mille lieux de l’évocation du christianisme comme le réquisit sémitique d’une religion venue d’Orient. Pareillement, dans un autre passage, figurant seulement au-dessus de celui précité, Hitler disait :
« […] Par nature, le Juif ne peut posséder une organisation religieuse, puisqu’il ne connaît aucune forme d’idéalisme et que, par suite, la foi en l’au-delà lui est complètement étrangère. Mais, d’après les conceptions aryennes, on ne peut se représenter une religion à laquelle manquerait, sous une forme quelconque, la conviction que l’existence d’un homme continue après sa mort. En fait, le Talmud n’est pas un livre préparant à la vie dans l’au-delà ; il enseigne seulement à mener ici-bas une vie pratique et supportable. » (Ibid.).
Il faisait ici sienne la dialectique völkisch qui tend à identifier l’idéalisme à l’aryanité, et le matérialisme à la judéité. Si donc, la croyance en l’immortalité de l’âme et en la temporalité du cosmos (rendant l’individu prompt au don de soi et à l’esprit de sacrifice) apparaît comme un caractère aussi typique de la pensée européenne qu’inconnu à celle hébraïque, il semble alors logique qu’Hitler présentait, dans ce cadre, le christianisme tel une religion aryenne (ce qu’il est, réellement, car essentiellement gréco-romain), en ce qu’il correspond au principe établi, et nul n’est situé plus radicalement à l’opposé du matérialisme juif, que lui-même. C’est ce qu’Hitler sous-entendait. Pour le comprendre, lisons ce que le juriste W. Schönfeld, futur membre de l’Association des avocats nationaux-socialistes, disait :
« Sans le christianisme, l’idéalisme allemand est impossible, de même qu’il est impossible sans l’esprit gréco-germanique. C’est leur fusion intime, voire trop intime, qui fait non seulement sa grandeur, mais aussi son caractère allemand. »
— Walther Schönfeld, Puchta und Hegel, 1930.-*-
Ou encore mieux, citons derechef Buch qui, bien que luthérien, aura somme toute avancé une position plus déterminée à cet égard :
« L’idée de la vie éternelle, dont le Juif ne sait rien, est tout aussi caractéristique de nos ancêtres germaniques qu’elle l’était du Christ. »
— Walter Buch, dans un article paru dans Der Aufmarsch : Blätter der deutschen Jugend, le 2 janvier 1931.La religion chrétienne n’a donc en aucun cas été attaquée dans ce qui précède chez Hitler. Lui-même pût déjà être plus explicite comme dans un discours où il présentait le Christ comme le modèle de ce qu’il est possible d’accomplir par idéalisme, dans sa rébellion contre l’esprit mercantile :
« Nous devons prendre exemple sur cet homme qui est né pauvre dans une cabane, qui a poursuivi de grands idéaux et que les Juifs ont ensuite crucifié pour cette raison, mais dont le nom perdure depuis cette époque. Cet homme ne regardait pas l’or et le métal, mais était idéaliste. »
— Adolf Hitler, extrait de son discours à Munich du 17 décembre 1922.Pour désormais atterrir sur les dernières lignes du passage démystifié qui nous intéresse dans Mein Kampf, Hitler disait que le christianisme avait incrusté pour la première fois un effroi en Europe (cela est inexact, mais était l’erreur commune alors, et souvent encore aujourd’hui ; en réalité les polythéismes sont ordinairement indifférents à la foi mais intraitables sur les rites, et donc susceptibles d’intolérance allant jusqu’au meurtre et à la persécution : il n’y a qu’à voir l’exemple des chrétiens sous l’Empire Romain, persécutés pour leur simple refus de participer aux rites païens, là où les juifs du même Empire, refusant pourtant également le paganisme, étaient privilégiés…), mais que l’individu ne pouvait nier le fait qu’un climat de terreur similaire subsistait durant le 20ème siècle. De plus, lorsqu’il parlait de « contrainte », celle-ci renvoie à « première terreur spirituelle ». Au vu du contexte, « contrainte » se définirait plutôt comme une violence exercée contre quelqu’un, une entrave à la liberté d’action. Cela prend son sens, car pour rappel, « l’intolérance fanatique » est « une condition première absolue » pour instituer un ordre nouveau. Les philosophies ne peuvent être qu’intolérantes, et les partis ne peuvent agir qu’à condition d’appliquer leurs principes, donc il convient de suivre cet exemple même si on le regrette, ou alors de ne jamais rien changer. De même, une fois les dogmes exprimés, même si l’on regrette une formulation effectivement ou seulement en apparence maladroite, il ne faut rien changer, et se tenir à ce qu’on croit, prenant encore l’exemple sur l’Église catholique qui fait ainsi, et qui en tire sa force. En d’autres termes :
« […] La grande étendue de l’enseignement moral et de la religion chrétienne n’a pas été déterminée par son maître lui-même. Le Christ n’a clarifié que le concept de base de la charité, tout le reste est l’œuvre des Pères de l’Église. La charité était si diamétralement opposée aux concepts de l’ancien monde qu’il n’y avait pas d’entente entre ces deux pôles et que soit l’ancien monde devait se débarrasser de la doctrine chrétienne, soit le christianisme devait se débarrasser de l’ancien monde. »
— Joseph Goebbels, Wesen und Gestalt des Nationalsozialismus, Junker und Dünnhaupt, Berlin, 1934.Ensuite, Hitler se répétait à propos de la doctrine qu’il souhaitait briser, et pour ce faire, il fallait lui opposer les mêmes forces. Au surplus, l’ordre a un sens, dans la mesure où Hitler parlait du système en capacité d’ébranler le marxisme, puis du christianisme qui, lui, souscrit pleinement aux critères requis à imiter pour pouvoir vaincre ce même marxisme. Un autre point : Hitler avait posé en principe qu’on ne peut gagner l’âme d’un peuple que « si, en même temps qu’on lutte pour atteindre son propre but, on veille à détruire tout ennemi qui cherche à y faire obstacle », car :
« Dans tous les temps, le peuple a considéré l’attaque sans merci de ses adversaires comme la preuve de son bon droit ; pour lui, renoncer à les détruire, c’est douter de ce bon droit ; c’est même nier qu’il existe. » (p.176)
Lorsque deux éléments, aussi opposés que peuvent l’être l’eau et le feu — à l’instar du national-socialisme et du communisme — sont en lutte, la solution réside dans la loi du plus fort, comme l’histoire nous l’a toujours montré lorsqu’il y avait confrontation entre deux groupes fondamentalement contraires l’un à l’autre. C’est celui qui aura témoigné du plus brûlant fanatisme qui l’emporte :
« […] Est-il possible, en somme, d’exterminer avec l’épée une conception de l’esprit ? Peut-on, par l’emploi de la force brutale, lutter contre des « idées philosophiques » ? […] En réfléchissant à des cas analogues que l’on trouve dans l’Histoire, particulièrement lorsqu’il s’agit de questions de religion, on aboutit à la notion fondamentale suivante : les conceptions et les idées philosophiques, de même que les mouvements motivés par des tendances spirituelles déterminées, qu’ils soient exacts ou faux, ne peuvent plus, à partir d’un certain moment, être brisés par la force matérielle qu’à une condition : c’est que cette force matérielle soit au service d’une idée ou conception philosophique nouvelle allumant un nouveau flambeau. L’emploi de la force physique toute seule, sans une force morale basée sur une conception spirituelle, ne peut jamais conduire à la destruction d’une idée ou à l’arrêt de sa propagation, sauf si l’on a recours à une extermination impitoyable des derniers tenants de cette idée et à la destruction des dernières traditions. Or, cela aboutit dans la plupart des cas, à rayer l’État considéré du nombre des puissances politiquement fortes pour un temps indéterminé, souvent pour toujours ; car une pareille saignée atteint, comme le montre l’expérience, la meilleure partie de la population. En effet, toute persécution qui n’a point de base spirituelle apparaît comme moralement injuste et agit comme un coup de fouet sur les meilleurs éléments d’un peuple, le poussant à une protestation qui se traduit par son attachement à la tendance spirituelle persécutée. » (pp.88-89).
Ces lignes, Hitler les écrivait à propos des sociaux-démocrates et des tentatives de répression dont ils étaient l’objet de la part de la République bourgeoise de Weimar. Il déniait en substance le droit à ce pouvoir qui ne prétendait pas représenter une philosophie, de s’opposer à l’idée social-démocrate, ou plutôt il pensait qu’il n’était pas capable de le faire valablement. Pour Hitler, la violence et la force qui prennent naissance dans une conception spirituelle sont justifiables. Mieux, elles sont nécessaires car la nouvelle conception spirituelle douterait d’elle-même et de sa propre légitimité si elle n’était pas prête à la suppression de ses adversaires. Ainsi, il devient évident que le cas de la christianisation évoqué était, à ses yeux, un modèle à suivre :
« Le jeune mouvement, dès son premier jour, adopta le point de vue qu’il fallait propager ses idées par les moyens spirituels, mais que cette propagande devait être étayée, le cas échéant, sur la force brutale. Fidèle à sa foi en l’énorme importance de la nouvelle doctrine, il considérait comme évident qu’aucun sacrifice ne peut être trop grand en vue du but à atteindre. J’ai déjà indiqué qu’il y a des moments où un mouvement qui veut conquérir le cœur d’un peuple est obligé de trouver, dans ses propres rangs, la défense contre les tentatives de terreur ennemies. C’est aussi une des leçons éternelles de l’histoire qu’une idée philosophique appuyée par la terreur ne peut jamais être vaincue par des méthodes administratives abstraites, mais seulement par une nouvelle idée philosophique, se traduisant en actions aussi audacieuses que décidées. Ce fait sera toujours désagréable aux protecteurs officiels de l’État, mais c’est un fait indéniable. Les dirigeants peuvent garantir la tranquillité et l’ordre seulement dans le cas où l’État correspond à l’idée philosophique répandue dans le pays, de façon que les éléments de violence puissent être taxés de criminels isolés, au lieu d’être considérés comme les représentants d’une idée diamétralement opposée aux opinions officielles. Si tel est le cas, l’État peut employer pendant des siècles les mesures de répression les plus violentes contre la terreur qui le menace, à la fin il sera impuissant contre elle, et il succombera. L’État allemand est assailli bien rudement par le marxisme. Dans une lutte qui dure depuis soixante-dix ans, non seulement il n’a pu empêcher le triomphe de cette idéologie, mais il a été forcé de capituler presque sous tous les rapports, en dépit de milliers d’années de bagne et de prison, et des répressions les plus sanglantes dont il frappait les militants de cette idéologie marxiste qui le menaçait (les dirigeants d’un État bourgeois essayeront de nier tout cela, mais en vain). » (p.276).
Pour Hitler, la violence n’est pas une institution vouée à satisfaire les simples instincts virils de l’homme, mais elle était morale en fonction des circonstances, surtout lorsqu’il s’agissait de mettre fin à un péril, et réhabiliter l’ordre, non par des incantations pacifistes (comme il se plaisait effectivement à le reprocher aux conservateurs), mais en ayant recours à l’usage de la force :
« Notre organisation [NdA : la SA] ne considérait pas la violence comme but en soi, mais voulait protéger contre la violence ceux qui poursuivaient des buts idéaux. » (p.277).
Cette conception d’une nécessaire violence se retrouve dans la doctrine de saint Thomas d’Aquin. Elle est tout à fait légitime et peut même provoquer un bien :
« Mais si les rouges ne prêtaient guère attention à des clubs de bourgeois bavards, dont le caractère profondément candide et, par suite, l’innocuité leur étaient bien mieux connus qu’aux intéressés eux-mêmes, ils étaient, au contraire, décidés à liquider par tous les moyens un mouvement qui leur paraissait dangereux. Or ce qui, dans tous les temps, a agi le plus efficacement, c’est la terreur, la violence. […] Dans le petit cercle du mouvement d’alors, on redoutait un peu un tel combat. On voulait se risquer le moins possible en public de peur d’être vaincus. On voyait déjà, par la pensée, les résultats de notre première grande assemblée réduits à néant et le mouvement peut être détruit pour toujours. J’étais dans une situation délicate avec ma doctrine que l’on ne doit pas éluder le combat, mais le rechercher, et revêtir à cet effet l’équipement qui, seul, assure la protection contre la violence. La terreur ne se brise pas avec l’esprit, mais par la terreur. » (p.187).
Hitler, profondément influencé par la culture catholique dans laquelle il fut élevé, a convoqué justement la Loi du Talion comme il vient de nous le montrer. De nouveau, ses références bibliques sont claires. Il est désormais indubitable que la doctrine dont Hitler souhaitait terrasser fut exclusivement le marxisme. Il n’y a dans ces passages absolument rien contre le christianisme, sinon en tronquant, et ce n’est encore que l’erreur presque consensuelle à l’époque actuelle. Ajoutons, pour confirmer une dernière fois notre analyse, qu’à la suite du passage, désormais éclairé, Hitler a enseigné :
« Les partis politiques sont enclins à des compromissions ; les doctrines philosophiques, jamais. Les partis politiques composent même avec leurs adversaires, les doctrines philosophiques se proclament infaillibles. » (p.236).
Il songeait très nettement au dogme de l’infaillibilité pontificale décrété dans le magistère ecclésial depuis 1871. Le national-socialisme tirait ses principes d’autorité du même juridisme que l’Église, comme le dit Göring lui-même :
« De même que les catholiques romains considèrent le pape comme infaillible dans toutes les questions relatives à la religion et à la morale, de même nous, nationaux-socialistes, croyons avec la même conviction intérieure que, pour nous, le chef est tout simplement infaillible dans toutes les questions politiques et autres relatives aux intérêts nationaux et sociaux du peuple. »
— Hermann Göring, L’Allemagne renaît.Plus bas, Hitler légitimait encore l’intolérance de sa vision du monde par le succès mondial de l’intolérance ecclésiastique dans l’affirmation des dogmes :
« On ne doit […] jamais chercher l’essentiel dans la forme extérieure, mais seulement dans le sens profond. Celui-ci est immuable ; et dans son intérêt même, on ne peut que souhaiter que le mouvement conserve la puissance nécessaire pour le faire triompher, en écartant toutes les causes d’hésitation ou de division. Ici encore, il nous faut prendre des leçons de l’Église catholique. Bien que son édifice doctrinal, sur plus d’un point, et souvent d’ailleurs d’une manière surtout apparente, heurte la science exacte et l’observation, elle se refuse pourtant à sacrifier la plus petite syllabe des termes de sa doctrine. Elle a reconnu très justement que sa force de résistance ne réside pas dans un accord plus ou moins parfait avec les résultats scientifiques du moment, résultats d’ailleurs jamais définitifs, mais dans son attachement inébranlable à des dogmes établis une fois pour toutes, et qui seuls confèrent à l’ensemble le caractère d’une foi. Aussi se maintient-elle aujourd’hui plus fermement que jamais. On peut même prophétiser que dans la mesure où les phénomènes insaisissables défient et continueront à défier la poursuite des lois scientifiques sans cesse modifiées, elle sera de plus en plus le pôle de tranquillité vers lequel ira aveuglément l’attachement d’innombrables humains. » (p.238).
Ici, il s’exprimait d’abord, avec une certaine prudence, en pensant au Procès de Galilée (honteusement déformé par les libéraux), puis on finit par percevoir, dans son propos, une étrange incompréhension de l’éthique et du contenu de la recherche scientifique : les résultats scientifiques respectifs fluctuent à l’infini, ils ne livrent pas de vérités éternelles, mais s’annulent toujours à nouveau. Cette incompréhension fondamentale de la science, qui progresse réellement dans une autocritique constante et très efficace pour l’humanité, correspond à un platonisme et à un spiritualisme qui croient en un ciel étoilé fixe de vérités éternelles et en la protection de ce ciel par un dôme d’acier d’un régime autoritaire. F. Heer a estimé que cette déclaration d’Hitler était « typiquement conservatrice et catholique » (voy. Friedrich Heer, Der Glaube des Adolf Hitler : Anatomie einer politischen Religiosität, p.233).
En définitive, Hitler n’a voulu que renouer avec le christianisme authentique et les leçons de son « sublime fondateur » selon ses propres termes (voy. Adolf Hitler, Mein Kampf : Eine Abrechnung, p.109). Pour couronner le tout, dégustons cette missive magistrale où notre bien-aimé Führer vint décisivement mettre fin à tout équivoque sur tout ce qui a été traité :« Le christianisme a entrepris une croisade religieuse contre le paganisme dans toutes ses conséquences et ses manifestations maladives. Le national-socialisme mène une croisade politique contre la conception actuelle de l’État, contre la contamination de notre race, l’affaiblissement de notre peuple, l’anéantissement de la patrie, etc. Il s’agit donc d’une lutte éminemment politique, et la croix sous laquelle nous menons cette lutte est notre croix gammée. C’est pourquoi, de même que vous, Monsieur le Bénéficiaire, êtes convaincu que le peuple allemand ne peut jamais faire l’expérience de la bénédiction que par le Christ, je suis également convaincu qu’il ne peut jamais connaître la santé et la force qu’à travers la croix gammée. Et je ne peux que souhaiter le jour où le peuple allemand se tiendra sur cette terre fort, inébranlable et uni, avec la croix gammée à gauche ou à côté de l’épée comme drapeau de la lutte de la vie quotidienne, mais avec la croix du Seigneur à droite comme symbole de foi et de lutte pour l’éternité… »
— Adolf Hitler, dans sa lettre adressée au père Magnus Gött, curé de la paroisse catholique de Lehenbühl (en Bavière), le 2 mars 1927.
Le « supra-wotaniste » Tonton Dolph’ sortant d’une église où il s’était recueilli entre deux meetings enflammés.
« Si je trouve un mouvement à tendance radicale, alors il obtiendra autant de membres que de personnes, de même tendance radicale. On explique que le christianisme a pu gagner, non pas parce qu’il a obtenu la majorité du nombre, mais la majorité de l’énergie. »
— Adolf Hitler, extrait de son discours lors de la réunion du NSDAP à Nuremberg du 3 décembre 1928.
Articles de complétion :
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