• Droit de réponse « d’Aryan France » : « Pour en finir avec l’Ordre de Teutatès »



    À propos du fascisme allemand et du christianisme.

  • Notre camarade catho facho « Aryan France » répond essentiellement à des néo-païens (plutôt qu’à des royco antifa et chrétien dit positif) à propos d’Adolf Hitler et du national-socialisme allemand.

    L’affaire Nous concerne dans son contexte, puisqu’elle fait suite à un débat sous une de Nos conférences, ainsi que la sortie d’un ouvrage paganisant sur le national socialisme allemand.

    Notre site est généraliste, il s’efforce de construire une vision du monde souveraine, raisonnable, à la fois universelle et enracinée dans nos terres carolingiennes, tout en se nourrissant de l’actualité et de diverses sciences humaines entre histoire, politique et littérature.

    Il faut éviter toutes querelles haineuses sur la question de savoir si le führer était un « scout catholique » (lol) ou pas. Hitler était d’abord allemand et son seul but, son seul dessein, son seul souhait, était que l’Allemagne vengeât d’abord l’affront du traité de Versailles et que son peuple prenne ensuite la place qui lui revienne dans l’ordre de la civilisation, de la culture et de l’évolution de l’humanité, c.à.d la première.

    Cela dit, il eût été mieux de ne pas le faire en employant des méthodes de voyou, que Maurice Bardèche a déjà énumérées. On expie toujours ses mensonges, ses errements, ses échecs, ses forfaits et sa démesure (une leçon d’histoire que le duo Macron/Merkel devrait relire de plus près).

    Nous disons cela même si, bien évidement, nous nous affligeons profondément de la défaite du fascisme allemand en 1945, et Nous le défendrons toujours contre ses contempteurs, à l’heure où il est question d’en finir avec l’Occident traditionnel en le « grand réinitialisant ».

    Droit de réponse :

    Avant d’enchaîner cette prestation, nous tenons tout d’abord à recontextualiser la situation qui se présente. Un camarade qui nous estime assez « calé » dans le domaine historique, et plus particulièrement en ce qui concerne l’épopée hitlérienne, nous a récemment joint un commentaire paru sous la dernière conférence-audio réalisée, voici quelques mois, par Florian Rouanet.

    La personne dont émane le commentaire en question, s’est manifestée sous la plume de « Ludwig88 » (aka « Komodo » pour les intimes), et se présente notamment comme étant l’administrateur de « l’Ordre de Teutatès » (sic). Celui-ci avait rédigé un feuillet portant le titre de « Le fascisme et la religion », et dut l’objecter en guise de « démystification » à la ligne catho-fasciste promue par l’intervenant susnommé de la vidéo. Suite à cela, nous prîmes l’occasion de démonter nombre de fragments fondés sur des a priori, mis en avant au travers de ces infâmes balayures — car il faut nommer les choses par leurs noms — sans toutefois approfondir nos réflexions.

    En réponse à notre diatribe, il semblerait que ce « Komodo » ait professé un niveau d’énormités inversement proportionnel à ses facultés intellectuelles tant sa risibilité ne surpasse que son orgueil — c’est le moins qu’on puisse dire. Lui qui crut pouvoir nous asséner une « correction » en contre-attaquant publiquement — et donc en pensant théoriquement parvenir à nous rabaisser — a commis une fatale erreur en procédant ainsi, et il va l’apprendre à ses dépens, compte tenu des lignes qui vont suivre.

    Pour débuter, nous poursuivons notre réaction en faisant ainsi appel à un florilège tirant de ses propres balivernes, accompagné des réfutations dont nous allons, au fur et à mesure, leur opposer, non seulement pour notre défense, mais de surcroît au nom de la vérité historique ne pouvant, par définition, découler d’un simple point de vue subjectif  :

    Que répondre à ce torrent d’attaques ad hominem alors que son auteur nous critique pour les sophismes qui seraient dans notre PDF ? Nous l’interprétons comme l’expression de la rage qui a été la sienne lorsqu’il a été au courant de nos intentions de rétablir la vérité sur les croyances d’Hitler et celles prônées par le fascisme. Peut-être cela s’explique-t-il par un attachement si puissant au mensonge, que l’exposer au grand public remettrait en cause toute la vie de ce misérable individu qui ose porter le pseudo « Aryan France » ?

    Nous aurions peut-être dû nous priver de nous emporter en toute hâte — ce qui n’est pas très charitable, nous le concédons —, et les invectives de lancement n’étaient en effet pas opportunes pour ce qui est de la forme de notre discours, elle-même censée faire ressortir le fond. Néanmoins, cette vive inimitié tient moins d’une exaltation émotionnelle du moment que d’une manière de désaxer la tournure diffamatrice de l’auteur qui tente à promouvoir sa camelote. De même que nous le rassurons d’ores et déjà, mais cela n’est certainement pas la parution de son exposé, aussi funeste soit-il, qui va troubler nos sommeils. L’accusation controuvée de mensonge nous glisse gentiment sur l’épaule venant de ce même auteur qui, dans son introduction, a suggéré à « chaque lecteur et lectrice, à ne pas obligatoirement partager [ses] interprétations et conclusions, mais à étudier les faits et en déduire par soi-même une opinion ». Nous ignorons jusqu’à présent que ce fût la démarche à laquelle avaient recours les révisionnistes quels qu’ils soient, lorsque ceux-ci se situent dans une approche analytique de sujets controversés. Si tel était le cas, on serait plus ou moins en légitimité de prendre leurs paroles sous le prisme de la désopilance, au point d’exprimer des doutes quant à leur objectivité. Par là, notre « Komodo » voulait-il sous-entendre qu’il se contentait exclusivement de partir d’un postulat pour développer ses démonstrations foireuses ? C’est en tout cas l’impression que nous en avions retenu. Ainsi, il ne sera guère anodin d’en déduire qu’il ait besoin de réactualiser un mal absolu hypostasié (ledit « anti-christianisme hitlérien » tant décrié par les vainqueurs de 1945), afin de réussir négativement l’unité que ses délires ne peuvent positivement lui valoir. Que ce faussaire médiocre puisse s’accaparer la notion de vérité à sa guise constitue une atteinte à l’intelligence en elle-même. C’est en somme la plus vaste blague de notre ère.

    Deux cas sont possibles. Soit ce fameux « Aryan France » a lu très brièvement en diagonale notre essai et dans ce cas-là, nous pouvons qualifier ces pseudo-arguments de paralogismes, soit il l’a bien lu entièrement, ce qui veut donc dire qu’il ment volontairement et donc use de sophismes. Nous penchons pour la seconde option.

    Le procès d’intention de départ était somme toute bien tenté, mais mal venu. Nous avions consulté son exposé — comme nous l’avions spécifié d’emblée sur notre commentaire — que de manière superficielle ; d’une part parce que nous connaissions la majorité des citations qui y sont insérées depuis bien avant sa publication, d’autre part car nous ne leur accordons aucune importance en terme de crédibilité (et nous allons y revenir ci-dessous). Les remarques de l’auteur nous intéressant que très relativement en ce qu’elles sont basées sur ses « interprétations et conclusions » personnelles, nous avions seulement décidé d’énumérer les grandes lignes, et nonobstant les quelques fautes d’inattention ayant pu être établies.

    Nous n’avons jamais exprimé une telle idée : paralogisme ou sophisme ? Nous avons simplement expliqué, que dans ses discours, Hitler glisse le terme de « providence » à celui de la « nature », tout en rappelant une des principales lois de la nature qui est celle du plus fort. En outre, dans ce discours – que l’auteur de ce torchon n’a visiblement pas lu -, Hitler exprime l’absurdité des raisonnements pacifistes, qui sont, rappelons-le une des bases du christianisme. D’ailleurs, une autre grande caractéristique de cette religion du désert est l’abaissement de ce monde à celui du diable et de la damnation, là où Hitler en fait l’éloge. En ce qui concerne le savoir, il permet simplement ici de comprendre la Nature et ses lois, et est évidemment accessible en partie par la science.

    Hélas pour lui, il n’a pas échappé à ce « Komodo », qu’à l’instant même où nous abordions la rubrique « Une religion de la nature » visant à nous livrer un Hitler « immanentiste », c’est bien à ce passage précis que nous nous sommes référé : « Par opportunité politique, Hitler exprime donc dans le langage de la foi ce qui ressort plutôt, selon lui, du savoir et dit avec les mots de la croyance ce qui relève, toujours selon lui, de la science : la providence qui suscite les grands hommes n’est autre que la nature qui sélectionne et consacre les forts en les plaçant à la tête de leur peuple ; dans un monde où tout n’est qu’immanence, la nécessité de la détermination naturelle s’est substituée à ce que le monde d’avant appelait “providence” ou “dieu” ». Par conséquent, on en vient à se poser les deux questions suivantes : Souffre-t-il de strabisme radical pour être capable de contester notre argumentation, en nous débitant une approximation aussi flagrante ? Ou bien présente-t-il des lacunes profondes en littérature, pour se révéler inapte à saisir le sens des phrases dont il fit parvenir à travers cet exposé (lesquelles ne sont d’ailleurs même pas les siennes, mais celles de Johann Chapoutot, universitaire gauchiste de dernière zone à ses heures perdues1…) ?

    Ensuite, force est de constater qu’il n’a strictement aucune notion d’histoire et de théologie ; chose plutôt banale chez les néo-païens à proprement parler. Le pacifisme n’est aucunement spécifique au christianisme comme il l’insinue, il tient a contrario essentiellement du libéralisme et de l’esprit démocratique. Le christianisme est tellement « pacifiste » que l’Occident n’a jamais été aussi intrépide et téméraire sur la scène internationale, que lorsqu’il était en osmose avec sa foi. Il est tellement « pacifiste » qu’il a donné lieu aux plus majestueuses séquences martiales de l’ensemble de l’Histoire de l’humanité blanche, à l’instar des chroniques des croisades, de la colonisation, et de la reconquista — le tout en l’espace de quinze siècles. Pour appuyer un tel cliché, notre quidam devait probablement songer à l’une des paraboles mal comprises — et dévoyée de nos jours par les ignares en tout genre — de NSJC qui est de « tendre l’autre joue ». Il serait d’autant plus mortellement déçu d’apprendre que cette maxime ne doit pas être interprétée au sens strictement littéral du terme. En effet, cette parole correspond à tout affront qu’un individu peut nous faire — que ça soit une trahison, une diffamation ou une calomnie par exemple —, et cela n’est pas d’ordre physique mais moral. Dans une telle condition, un chrétien doit-il se laisser injurier ou menacer ? Saint Thomas d’Aquin, nous enseigne qu’il en va de l’humilité — et ainsi du combat contre l’orgueil et le narcissisme — de se canaliser en s’abstenant parfois de riposter, quand cela ne concerne que le Moi personnel. En revanche, il est du devoir du catholique de se défendre physiquement face à une agression car c’est ni plus ni moins que de la légitime défense. En outre, saint Thomas stipule qu’il faut user sur l’individu de correction fraternelle si cette dernière permet de lui remettre les idées en place, dès qu’il outrepasse les limites. De plus, il est une obligation de « rentrer dans l’arène » et d’éclater l’adversaire, s’il s’agit d’un blasphémateur faisant scandale. D’ailleurs, c’est ici que repose la vraie force : s’abaisser quand il s’agit de notre personne, se grandir et bondir sur l’ennemi quand il faut défendre l’honneur du Christ. À l’inverse des pseudo-instincts guerriers des néo-païens, qui consistent à se laisser aller aux moindres caprices de la sensibilité en renonçant à exercer une saine domination sur ses passions, la mise en pratique de nos principes se fait dans le combat. Combat contre nous-même tout d’abord, car servir implique de renoncer à soi-même et vaincre en nous tout ce qui fait obstacle à la vertu, et également combat contre les ennemis du Christ, qui s’opposent à l’avènement du Dieu fait homme. Au passage, il convient de noter qu’il est toujours cocassement paradoxal que l’on soit fréquemment catalogués de « pacifistes » (sic), par ces mêmes gens se lamentant à outrance au sujet des « crimes » du christianisme — y compris sur la « Shoah » de Verden. Après tout, l’auteur a bien souligné à maintes reprises — au cours de son exposé — que la religion chrétienne assurait « un soutien moral aux troupes » au sein des tranchées, avec un passage de Mein Kampf à l’appui (dissonance cognitive oblige ?). Où se situe le pacifisme ?

    Pour rebondir sur le cas du Führer, il ne faisait que rappeler, dans son discours, qu’il existe une volonté de la nature. Volonté qui tend à élever le niveau des êtres, et cet objectif de la nature s’accomplit par la sélection. Sans lutte pour la vie, source de sélection permanente, les faibles se mettraient à l’emporter en nombre sur les meilleurs qui, de ce fait, seraient bientôt marginalisés au détriment de l’ensemble. Ce à quoi nous lui demandons derechef : en quoi les positions philosophiques d’Adolf Hitler pouvaient-elles être contraires à la pensée de l’Église, qui elle, a toujours admis une hiérarchie dans l’humanité selon le niveau moral et celui de compétence ? Il n’y a absolument rien de darwinien à travers cette expression élitiste. Là encore, Hitler se rapprochait indéniablement des enseignements du docteur de l’Église : « Dans les choses naturelles, les espèces paraissent avoir été ordonnées par degré. Par exemple, les choses mixtes sont plus parfaites que les éléments qui les composent, les plantes l’emportent sur les minéraux, les animaux sur les plantes, les hommes sur les animaux, et dans chacun de ces ordres de créatures on trouve une espèce qui vaut mieux que d’autres. C’est pourquoi la divine Sagesse ayant été cause de la distinction des êtres, afin que l’univers fût parfait. Elle a voulu pour la même raison qu’il y eût de l’inégalité entre les créatures. Car l’univers ne serait pas parfait s’il n’y avait dans les êtres qu’un seul degré de bonté ».2

    Enfin, l’auteur n’est visiblement pas du genre à causer avec assurance de ce qu’il ignore intégralement, car si le christianisme relève essentiellement du monde de la grâce, celle-ci nécessite la nature humaine pour l’élever. Ce n’est pas la doctrine chrétienne qui impose une rupture avec la matière — fondement éminemment réel — mais le manichéisme oriental qui se manifeste aussi bien dans l’hérésie gnostique, que dans celle, surnaturaliste. La première appelle à fuir le monde terrestre comme s’il n’était que péché ou erreur, enseignant que le dieu du mal aurait rendu nos âmes prisonnières de nos corps — et par conséquent, elle justifie le suicide (proscrit par le christianisme, rappelons-le) comme une « délivrance de l’âme » —, tandis que la seconde, animée par un esprit théocratique, vise à faire dépendre la nature, dans son essence, de la grâce divine, amenant ainsi à la confusion des deux ordres : surnaturel et temporel. En réalité, la nature et la grâce sont liées mais non confondues, distinctes mais doivent fonctionner de pair. Chose que ce « Komodo » ne saurait concevoir, tout simplement parce que son paradigme judéo-matérialiste lui fait magnifier l’idole dont il s’est épris, de par la voie du subjectivisme, menant donc à l’idéalisme. Que le Führer ait voué sa vie à la défense intrinsèque du droit naturel, ne fait de lui, ni un déterministe ni un panthéiste — aussi sûr que cet ordre naturel n’est que le reflet de l’ordre divin : « Peut-être ne suis-je pas ce qu’on appelle un hypocrite moralisateur ou un pieux. Je ne suis pas cela. Mais au fond de mon cœur, je suis un homme religieux, c’est-à-dire que je crois que l’homme qui, conformément aux lois naturelles créées par Dieu, combat courageusement et ne capitule jamais en ce monde, que cet homme ne sera pas abandonné par le Législateur. Au contraire, il recevra à la fin les bénédictions de la Providence ».3

    Par ailleurs, nous aurions également pu nous passer de la rengaine aussi inconsistante que futile de « religion du désert » si chère à ce spécimen ainsi qu’à ses semblables, dès qu’ils arrivent à court d’arguments. D’autant qu’il semble maladroitement réciter les poncifs à deux balles dont son gourou Alain de Benoist (un communiste patenté, et qui plus est un chantre du sémitisme au sens large — qu’il soit juif ou mahométan —, ce qui est un comble !), a, depuis, mis au goût du jour au sein de ladite nouvelle droite. Sauf que l’on ne choisit pas une religion en fonction de sa nativité, mais en vertu des principes qu’elle incarne. Réduire le christianisme à une localisation géographique est effectivement leur principal sophisme pour s’en soustraire, mais la réalité dépassera toujours leurs abstractions idéologiques. S’il est vrai que le christianisme est advenu en terre de Palestine, il n’en demeure pas moins que ses racines sont fondamentalement gréco-romaines. Mais avant toute chose, il constitue un universalisme spirituel (puisque la Vérité est la même pour tous). De surcroît, nous tenons tout au plus à rappeler que le paganisme originel, depuis le Déluge, est véritablement originaire de l’Antique Babylone et de son roi, le « dieu » négroïde Nimrod en l’occurrence. Ce dernier a en effet désigné les archétypes des rites païens qui ont ensuite été répandus dans le monde entier suite à l’épisode de la Tour de Babel. La preuve est qu’en décryptant tous les systèmes païens de la planète, on retrouve toujours les mêmes enseignements ésotériques. On les retrouve dans la gnose, le judaïsme talmudique, le néo-platonisme et toutes les religions païennes qui se rattachent aux panthéons, donc en retirant le substrat de folklores typiques, relatifs aux différents peuples traditionnels de par le monde, on a toujours affaire à la même religion. En définitive, le paganisme dit « européen » est ipso-facto une « religion du désert » (sic). Cela n’est point gravissime in sé, mais que cesse cette énième hypocrisie spécifiquement néo-païenne, consistant à opposer artificiellement le paganisme antique au catholicisme, au seul motif qu’il le précédait en terre d’Europe (en sachant nous-même que, par-dessus le marché, la tradition védique — incontestablement monothéiste — précédait amplement le paganisme en tant que tel, parmi les proto-indo-européens).

    Il est évident que dans un pays où presque la totalité du peuple est de confession protestante ou catholique, l’on ne va pas exposer au grand public l’antichristianisme qui est le nôtre. En ce qui concerne la manière dont Hitler comptait « déchristianiser » son peuple, nous y répondons en partie dans notre étude que l’auteur n’a visiblement pas compris ou lu. L’encadrement de la jeunesse est un des principaux procédés avec la cérémonie du Blutfahne, même si, semble-t-il, d’autres ont été mis en place[1].

    Affirmation qui omet, bien sûr, que l’apostasie généralisée faisant suite à l’ultra-déliquescente République de Weimar, avait frappé les deux tiers de la société allemande, avant qu’Hitler ne fût au pouvoir. Au moment où il y est parvenu, il disposait de la possibilité la plus intense, de substituer sa « nouvelle religion » au restant de l’influence quasi-limitée du christianisme, si telle était sa réelle intention. Pourquoi n’a-t-il guère agi en ce sens, alors que les circonstances avantageuses d’alors lui étaient pleinement favorables — dans la mesure où ses sympathies chrétiennes eussent été purement apparentes ? Aurait-il failli à sa vocation de « démagogue » ? A-t-il manqué de réviser ses « plans » à visée stratégique dès le départ ? Ou bien, l’auteur est-il simplement un amateur de sophisme par excellence ? Au lieu de cela, quelles ont été les premières initiatives du Chancelier ? Eh bien, il s’avère qu’il fit appliquer, de concert avec tous ses ministres, la fameuse constitution de Potsdam, qui ne reconnaissait que les confessions chrétiennes comme « fondement moral et social de l’Allemagne », reléguant toutes les autres croyances étrangères au christianisme à un statut d’ordre exclusivement privé, jusqu’au point d’en « sacrifier son ami de la première heure, le maréchal Ludendorff, svotaniste par complaisance pour son épouse ».4 Dès le 13 mai 1933, Hitler fit dissoudre la Deutscher Freidenkerbund-Verband, une organisation athée qui militait en faveur d’une Allemagne laïque, alors qu’elle existait depuis un demi-siècle. Le Hall des libres-penseurs, qui constituait les locaux de l’organisation, a été alors réutilisé par les NS comme un bureau d’accueil pour conseiller le public sur les questions religieuses ayant attrait au christianisme. Cinq mois après, le Führer s’était à juste titre vanté d’avoir permis la reconversion des masses à la foi chrétienne : « Depuis huit mois, nous menons une lutte héroïque contre la menace communiste de notre peuple, contre la pourriture de notre culture, la dégradation de notre art et la contamination de notre moralité publique. Nous avons mis fin à l’athéisme et au blasphème ! ».5 Une telle démarche ne peut que prêter à questionnement venant d’un chef d’État qui eût prétendument conspiré pour dissoudre subversivement le christianisme. L’auteur souhaiterait donc nous faire gober ses propres fables selon lesquelles Adolf Hitler méprisait une religion, dont il a été le fervent promoteur — même à une époque où la nation allemande était en perdition, et à laquelle il eût une occasion en or d’y mettre un terme ? Voilà un sacré paradoxe qui ne tient qu’à un fil.
    Pour ce qui est de la Hitlerjugend, les instructions de ses membres ne poursuivaient que des buts militaires, sportifs, culturels, professionnels, et techniques, comme durant le temps des Wandervögel (dont l’organisation était d’ailleurs largement inspirée). Les célébrations folkloriques tendaient seulement vers une forme d’enracinement — évidemment teintée de romantisme, ainsi que le notait Robert Brasillach dans Notre avant-guerre. La vertu de la vie physique et de la nature tenait aussi sa place : « Retourner à la nature est tout autre chose que ce qu’imaginaient les démagogues du Front populaire. La nature n’est pas un lieu où se vautrer et s’avachir. C’est la fête merveilleuse que Dieu nous donne et où Dieu se donne ».6 C’était, dans le fond, une sorte de mystique de la vie collective, et non un « endoctrinement spirituel » qu’avait instillé Hitler, quand bien même cela pourrait davantage en prendre certains aspects. C’est après tout ce que le leader de la HJ affirmait : « Mon but n’est ni d’ériger des autels païens dans les forêts d’Allemagne et d’initier la jeunesse à un quelconque culte de Wotan, ni de livrer la jeune Allemagne aux arts magiques de quelques apôtres herbalistes. Bien au contraire ! Puisse chacun suivre sa conviction religieuse, dont il peut répondre devant sa conscience. La Jeunesse Hitlérienne n’est point l’Église, et l’Église n’est point une jeunesse hitlérienne. La communauté que j’ai à conduire et dont je suis responsable sera exclusivement dirigée par moi et par mes collaborateurs subalternes dans le sens du Führer pour l’État national-socialiste. Je promets au peuple allemand que la jeunesse du Reich, la jeunesse d’Adolf Hitler, remplira son devoir dans l’esprit d’Adolf Hitler, à qui seul appartient sa vie ».7 Suite à cela, on nous répliquera sans doute que ces propos était destinées à rassurer les familles chrétiennes ; chose probable mais à aucun moment, la formation au travers de l’organisation n’a empiété sur la vie religieuse de ceux qui y étaient incorporés : « À l’époque même où les alliés de l’Amérique, les Soviétiques, détruisaient la plupart des églises en Russie et en Ukraine, on construisait quelques 2500 églises nouvelles en Allemagne. Pas une seule église chrétienne ne fut fermée. C’est la loi qui prescrivait la priorité de l’école et de la religion sur le service à la Jeunesse Hitlérienne. Jusqu’en automne 1944 encore, la caserne de la Waffen-SS à Breslau mettait deux autobus à disposition pour conduire les jeunes à l’Église catholique ou au temple protestant le plus proche tous les dimanches. Le fait d’être affilié à une communauté chrétienne ne nuisait pas à l’avancement dans le parti national-socialiste ».8

    Que des incursions anti-chrétiennes aient donc pu exister, nous ne le nions pas pour autant — même Pie XI l’avait déjà évoqué — et elles étaient le fait de quelques chefs d’escouades paganisants qui agissaient selon leurs propres initiatives, et donc à l’insu du Führer. Ceux-ci avaient en effet effectué toute une redécouverte des références communes germaniques qui avaient été ensevelies durant des siècles, ce qui inexorablement conduisait à certaines dérives qui ne sont jamais allées plus loin que des « vœux pieux ». Mais parler de « déchristianisation » que le Führer aurait progressivement orchestrée dans cette même organisation, ce n’est pas même pas exorbitant. C’est de la calomnie pure et simple. Une énième anecdote qui peut aisément l’attester, est celle du vibrant collaborationniste A. de Châteaubriant, qui, au cours d’un séjour passé en Allemagne, eut relaté une de ses conversations aux côtés de deux laïcs et trois bénédictins : « [NdA : l’un d’entre eux, un médecin d’origine hollandaise, déclara] “On cherche une nouvelle forme plus en accord avec la société moderne ; mais ce n’est pas contre le christianisme. Il y a la déclaration de Potsdam. Hitler y dit que l’État N.S. se fonde sur les Églises, la catholique et la protestante. Mais le Parti ne veut pas que des clergés mécontents mettent de la perturbation dans l’esprit du peuple”. […] “Oui ! Mais en forçant la jeunesse catholique à faire corps avec la Jeunesse Hitlérienne, il a violé l’engagement pris par l’État de respecter l’existence des institutions catholiques. L’École Unique et la suppression de nos organisations de jeunesses, au profit de la Hitlerjugend est une mesure qui entraînera une perte irréparable pour les générations !”. “Permettez encore, mon Père [intervint le solitaire], il est une chose qu’il ne convient pas d’oublier devant les difficultés de l’heure : Tous les visages aujourd’hui doivent être orientés dans la même direction… Il faut que le grain de la substance allemande, unifiée dans tous ses éléments, soit homogène et durci, comme la molécule du marbre ou celle du fer. Voilà pourquoi il paraît impossible, car les temps ont marché depuis le jour où fut signé le Concordat, de remettre à plus tard l’œuvre de l’unification dans la Jeunesse Allemande des divers groupes qui jusqu’ici étaient restés étrangers les uns aux autres. Il ne s’agit pas de « déchristianiser » ces jeunes gens ; il s’agit de leur imposer, sans le moindre retard, l’épreuve qui assurera en eux les solidités indispensables du plus entier esprit du corps… Baldur von Schirach, leur chef, a du reste déclaré tout dernièrement à Fribourg, qu’aucun jeune homme ne serait admis dans la Hitlerjugend, s’il ne croyait pas en Dieu” ».9

    Sous Hitler, l’enseignement religieux perdura même dans les écoles de l’État, c’est-à-dire les écoles non-confessionnelles. Le ministre d’Anhalt, publia des prescriptions pour « aryaniser » certaines Écritures de la Bible. S’agissait-il de remplacer l’enseignement du christianisme par celui du paganisme, voire par le « culte du Führer » (sic) ? Non, il était plutôt question de mener les deux de front (le troisième étant pratiquement inexistant). Voici les principaux extraits de cette circulaire : « De même que les idées nationales-socialistes de notre peuple étaient influencées par des conceptions non-allemandes et étrangères à notre race, la doctrine religieuse chrétienne présente souvent des traits qu’il faut considérer comme judéo-orientaux. Cette opposition a eu pour résultat que la jeunesse, qui est attachée avec ferveur au national-socialisme, s’est détournée de la religion chrétienne. Un national-socialiste ne peut pas rester sans religion. Le christianisme et le national-socialisme font également dériver leurs principes moraux d’un Dieu créateur du monde et d’un ordre de l’univers. Toute la législation du national-socialisme est l’expression de l’ordre éternel prescrit par Dieu, et qui régit le monde et la vie. Si jamais une législation s’est mise au service de Dieu et de l’ordre de sa création et lui obéit, c’est bien la législation nationale-socialiste qui, bien qu’elle ne parle pas de Dieu, suit les voies de son ordonnance éternelle des choses. Comme le peuple est lié par Dieu en une unité indissoluble, tout schisme provoqué par la lutte entre les confessions est contraire à la volonté de Dieu. L’enseignement religieux devra contribuer à surmonter la discorde confessionnelle dans notre peuple et pour cela insister sur les sources du sentiment allemand de Dieu. Cet enseignement ne devra pas être dogmatique. L’Ancien Testament ne devra être enseigné que par des extraits prudemment choisis, lorsque l’étude des questions raciales et la compréhension du Nouveau Testament le rendront nécessaire. L’Ancien Testament manifeste l’esprit typiquement juif et la décadence d’un peuple inaccessible à Dieu. Dans le Nouveau Testament, il conviendra surtout de traiter les Évangiles synoptiques. La personne de Jésus en est le centre. Il devra être présenté comme le héros intrépide, combattant passionnément toute hypocrisie religieuse, comme celui qui secourt et console tous ceux qui sont « dans la peine de l’accablement », l’ami des enfants, le Sauveur de tous ceux qui le suivent. En outre, il conviendra constamment de signaler la lutte implacable de Jésus contre l’esprit juif. On conclura de cela que Jésus n’a pas non plus appartenu par sa race au judaïsme. L’histoire sainte traitera de la foi allemande. Elle a pour but de familiariser les jeunes gens avec la piété germanique et Allemande, depuis l’époque préhistorique, jusqu’à l’époque actuelle. En exposant la religion des Germains, on montrera particulièrement la survivance des anciennes croyances dans les mœurs et les coutumes (solstice d’hiver, coutumes pascales et de Pentecôte, solstice d’été, etc.). Les religions des peuples nordiques devront être traitées d’une façon approfondie. L’enseignement du catéchisme sous une forme continue est laissé à l’Église dans la préparation de la première communion ».10

    En dernier ressort, l’auteur, dans son annotation, se reporte à des dossiers fabriqués de toutes pièces par les « Alliés » — lorsqu’il n’use pas de pamphlets modernes fortement marqués par le politiquement correct — afin d’accréditer ses fadaises sur le sujet. Comme quoi, il confirme parfaitement, de nouveau, que ses « travaux » — lesquels ne constituent, dans les faits, qu’un fatras de contresens disproportionnés — ne reposent sur aucune valeur ; en tout cas pas plus qu’un Deutsch-Mark en 1930. Si les diverses accusations intentées aux nationaux-socialistes par Nuremberg, doivent être prises pour paroles d’Évangile ; autant valider la totalité de la version officielle dans ce cas de figure. Ces dossiers-là font précisément mention de la situation des églises au sein du régime, voulant que ce dernier aurait infligé une répression implacable à l’égard du clergé. Cette thèse peut très facilement se voir démolir, et nous allons, bien entendu, veiller à ce qu’elle soit ébranlée une bonne fois pour toutes. Le principal motif ayant pu motiver les arrestations et/ou déportations de certains prêtres est strictement d’ordre politique, à savoir qu’ils l’ont été pour cause de « résistance » envers l’État. L’Église n’ayant pas vocation à fonder une théocratie mais à sauver les âmes, il n’est donc fondamentalement pas dans leur droit de se mêler des affaires politiques, qui elles, reviennent exclusivement aux laïcs. Cette ingérence était elle-même le fruit d’une cause plus vaste, c’est-à-dire que ces clercs fermement opposés au national-socialisme, étaient acquis à la démocratie dite « chrétienne » (en partie, précurseur du modernisme) dont l’influence fut, même sous le temps de Léon XIII, assez prédominante. Historiquement, dans tous les pays où ils se sont implantés, surtout en Allemagne et en Italie, les « démocrates-chrétiens » ont collaboré avec les marxistes, les francs-maçons, les athées, les Juifs, les Perses et les mafieux ; soit les ennemis déclarés de l’Église. Ils furent simplement révolutionnaires mais sous le masque clérical, ils ne se préoccupaient véritablement pas de la religion mais uniquement des mesures de l’État. Par conséquent, cela appuie bien le fait que les « contestataires insurgés » contre le national-socialisme étaient des philo-modernistes. C’est donc bien en tant que droit commun et non en tant qu’hommes d’Église qu’ils ont été expédiés en camp de concentration.

    Adolf Hitler n’avait guère menti lorsqu’il précisait : « Nous sommes en effet peut-être mieux à même que les autres générations de comprendre pleinement le sens de ces paroles pieuses : “Quel changement par la grâce de Dieu”. Parmi les accusations qui sont dirigées contre l’Allemagne dans les soi-disant démocraties, figure l’accusation selon laquelle l’État national-socialiste est hostile à la religion. En réponse à cette accusation, je voudrais faire devant le peuple allemand la déclaration solennelle suivante : 1) Personne en Allemagne n’a été persécuté à cause de ses opinions religieuses, et personne à l’avenir ne le sera aussi. 2) Depuis le 30 janvier 1933, l’État national-socialiste, à partir des deniers publics provenant des impôts et taxes perçus par l’intermédiaire des organes de l’État, a mis à la disposition des deux Églises les sommes suivantes : – Au cours de l’année fiscale 1933, 130 millions de Reichsmark ; – Au cours de l’année fiscale 1934, 170 millions de Reichsmark ; – Au cours de l’année fiscale 1935, 250 millions de Reichsmark ; – Au cours de l’année fiscale 1936, 320 millions de Reichsmark ; – Au cours de l’année fiscale 1937, 400 millions de Reichsmark ; – Au cours de l’année fiscale 1938, 500 millions de Reichsmark. En outre, quelque 85 millions de Reichsmark ont été versés chaque année avec des contributions d’États distincts et environ 7 millions de Reichsmark avec des contributions de paroisses et associations paroissiales… En outre, l’Église dans l’État national-socialiste est favorisée à bien des égards en matière de fiscalité et pour les dons, legs, etc., elle bénéficie de l’immunité de toute imposition… C’est donc, pour le dire gentiment, effronté lorsque des politiciens étrangers en particulier font preuve de hardiesse pour parler d’hostilité à la religion sous le Troisième Reich. Mais s’il est vrai que les Églises allemandes considèrent cette position comme intolérable, l’État national-socialiste est à tout moment prêt à opérer une séparation nette entre Église et État, comme c’est déjà le cas en France, en Amérique et dans d’autres pays. Je n’ai qu’une question à poser : “Quelles contributions de la France, de l’Angleterre ou des États-Unis ont-elles versées au cours de la même période par l’intermédiaire de l’État à partir des fonds publics ?”. 3) L’État national-socialiste n’a ni fermé une église, ni empêché un service divin, ni exercé aucune influence sur la forme d’un service divin. Il n’a eu aucun effet sur les enseignements, ni la croyance d’aucune confession religieuse. Dans l’État national-socialiste, chacun peut être sauvé comme il l’entend. Cependant, l’État national-socialiste fera comprendre sans relâche aux prêtres qui, au lieu d’être des serviteurs de Dieu, veulent voir leur mission dans l’insulte de notre Reich actuel, de ses institutions ou de ses dirigeants, que personne ne tolérera la destruction de cet État, et que les prêtres, dès qu’ils seront en dehors de la loi, seront appelés à rendre des comptes devant la loi comme tout autre citoyen allemand le sera. Mais il faut dire ici qu’il y a des dizaines de milliers et des dizaines de milliers de prêtres de toutes les confessions chrétiennes qui remplissent leurs devoirs ecclésiastiques tout aussi bien ou probablement mieux que les agitateurs politiques sans jamais avoir été en conflit avec les lois de l’État. C’est le devoir de l’État de les protéger. C’est son devoir de détruire les ennemis de l’État ».11

    Est-ce qu’il s’agissait de simples palabres dont les intentions auraient traduit des faits contraires quant au régime ? Assurément pas, et nous allons le démontrer de façon concrète. Par exemple, en 1935, le ministre de l’Intérieur souligna que personne n’était persécuté en Allemagne à cause de ses croyances catholiques, en ajoutant, toutefois : « L’État ne s’oppose pas à ce que la jeunesse catholique reçoive une éducation religieuse, mais il ne peut tolérer que de pseudo-groupements confessionnels se mêlent de donner une éducation politique sous un prétexte religieux ».12 Il n’y a là rien d’irrecevable pour tout catholique, et a fortiori pour tout thomiste sachant distinguer le temporel du spirituel. Toute la pensée pragmatique du national-socialisme se trouvait résumée dans cette phrase. Les dignitaires du Reich ne voulaient une séparation nette entre l’Église et l’État. D’où certaines tensions inévitables. En outre, pour examiner ce qu’il en fût réellement, nous allons de nouveau nous accommoder d’un autre témoignage factuel en provenance de l’illustre Châteaubriant : « À quelques temps de là, je dus faire visite au père-abbé d’un des plus célèbres monastères d’Allemagne, lui-même, religieux réputé parmi les plus saints et les plus savants. […] Je lui parlais des persécutions dont on disait que l’Église était l’objet, et lui demandais ce qu’il jugeait devoir être pour elle les conséquences de ces cruelles difficultés. “Oh, me répondit-il, de l’air le plus serein que la pratique des vertus religieuses ait jamais inspiré à l’un de ses fils ! Elle en a vu bien d’autres !”. Donc, d’une part, comme l’on s’en souvient, l’accusation formelle portée contre cet esprit du N.S. d’être plus dangereux à la religion, et de lui faire courir plus de périls que ne le peuvent toutes les négations athées, et toutes les déclarations de guerre du bolchévisme. Et cela provenant d’un penseur et philosophe catholique. D’autre part, la déclaration très nette émanant d’un père de l’Église, que cette assimilation du N.S. au bolchévisme, et encore au profit de ce dernier, est injustifiée, inexacte, et que, dans tous les cas, la persécution dont l’Église est l’objet, après les grands exemples d’inextinguible vitalité donnés par elle, ne peut lui porter aucun dommage funeste ».13 Bien qu’à l’appui de la thèse selon laquelle le national-socialisme et le christianisme seraient radicalement incompatibles, ce « Komodo » nous cite des lois, des circulaires et des exemples de prêtres ou d’évêques embastillés ; cette remarque démontre une nouvelle fois que l’Histoire ne s’écrit pas en exhibant quelques textes légaux de l’époque — notamment lorsqu’ils ne bénéficient qu’à la propagande d’après-guerre — comme si toutes les lois et directives étaient appliquées à la lettre d’un bout à l’autre de la société. On sait au contraire qu’entre la volonté du législateur et la réalité, un décalage existe, qui peut parfois être très grand. Par conséquent, les études et les témoignages sur le terrain doivent également être pris en compte.

    Citons aussi un autre français qui, au terme d’un voyage en Allemagne, écrivit : « Les églises sont remplies de fidèles, les trains et les gares de prêtres et de religieuses à l’air placide. En Rhénanie, comme en Bavière, j’ai assisté à la messe dans des églises plus garnies d’hommes et de femmes que beaucoup d’églises françaises. À Lindau, mes camarades et moi, nous avons failli rester à la porte d’une église, un beau dimanche, tant elle était bondée et ironie des choses ! Nous sommes restés debout, pressés entre des militaires de la Reichswehr et des jeunes gens des Jeunesses Hitlériennes. Messieurs les curés montent en chaire, et ceux que j’ai entendus aimaient l’éloquence (un peu trop à mon gré), car ils prêchaient une demi-heure ou trois quarts d’heure. Sans doute voulaient-ils en donner à leurs ouailles pour leur argent, car n’oublions pas que, dans ce pays de persécution religieuse, les prêtres, comme les pasteurs, sont fonctionnaires et touchent du gouvernement du IIIe Reich un traitement fort coquet. Évidemment la puissance du clergé n’est plus ce qu’elle était au temps du chancelier Brüning et le parti du Centre est dissous tout comme la Social-Démocratie. Je comprends que ce soit ennuyeux et que beaucoup de membres du clergé en conçoivent une vive amertume, mais de là à prétendre que la religion catholique soit persécutée, il y a un large pas. Quand l’Église fait de la politique électorale, elle subit nécessairement les conséquences bonnes ou mauvaises de cette politique […]. Je sais qu’il existe (en Allemagne) des difficultés au sujet de l’enseignement religieux à l’école et qu’on parle en Allemagne de laïciser l’école comme en France, mais je sais aussi, et j’ai vu, que l’Allemagne est le pays des contradictions, le pays du pragmatisme et non de la logique. En fait, le catholicisme, malgré des difficultés et des frictions avec certains chefs du national-socialisme (pas tous), continue là-bas sa mission divine. On enseigne l’Évangile, on pratique la morale chrétienne et les églises sont pleines de braves gens qui chantent leurs vieux cantiques. Dans les formations du parti nazi, il y a des catholiques pratiquants (j’en connais), et ils sont à la fois de bons catholiques et admirateurs fidèles d’Hitler, lequel d’ailleurs n’attaque jamais lui-même, l’Église catholique ».14 Nous sommes à des années lumières des descriptions données à travers les dossiers qui nous sont refourgués par l’auteur, et censées présenter ce qui se passait en permanence dans toute l’Allemagne, une Allemagne où un Hitler aurait voulu détruire l’Église et extirper toutes les valeurs morales du peuple.

    Nous pourrions naviguer dans cette direction durant des lustres tant les exemples qui étayent nos dires sont colossaux. Le 21 avril 1935, l’Église pouvait même librement critiquer les chimères de Rosenberg : « En exécution d’un programme d’action, approuvé par feu Mgr. Bares, pour combattre le néo-paganisme par l’enseignement de la vraie doctrine, on prêche dans toutes les églises catholiques de Berlin contre la doctrine de Rosenberg pendant la semaine de la Passion : chaque soir, les églises étaient combles. À Aix-la-Chapelle, des manifestations semblables groupent plus de 20.000 hommes et jeunes gens ».15 À supposer que les nationaux-socialistes aient persécuté les catholiques, alors de telles réunions auraient été interdites. Or, non seulement elles furent autorisées, mais personne ne fut ni arrêté, ni déporté pour y avoir participé. D’ailleurs, en parlant de Rosenberg, il eut l’occasion de souligner dans ses mémoires produites peu avant son exécution à Nuremberg : « Je n’ai jamais utilisé le pouvoir politique pour défaire mes adversaires, même si, après 1933, ils firent de moi la cible de leurs plus dures polémiques. Dans mes œuvres, j’ai postulé que j’étais contre toute propagande pour quitter l’Église, puisque le christianisme est anobli par les croyances et la mort de tant de générations. Personne ne peut s’attendre à plus de tolérance. En principe, le mouvement national-socialiste est obligé d’être tolérant ; mais chacun peut revendiquer pour lui-même la même liberté de conscience que les églises considèrent apparemment comme leur propriété exclusive. En 1933, Hitler a conclu le concordat avec le Vatican. Bien que n’y ayant pas participé personnellement, j’ai considéré que ce traité était tout à fait justifié. J’ai toujours fait la différence entre les combats spirituels entre les individus des institutions et des églises, et l’attitude dictée par des raisons d’État. » (p.43). La tolérance allait si loin que sous Hitler, un catholique pouvait faire appel à l’autorité judiciaire s’il s’estimait injurier pour sa foi.16 Ainsi, le 30 avril 1935 à Munich, le rédacteur du Völkisch Herold, a été condamné à quatre mois de prison pour injures contre le cardinal Faulhaber.17 Durant la même année, La Documentation Catholique avait publié une chronique qui retraçait les heurts entre l’Église et l’État, sous le nom « L’Église catholique en Allemagne nationale-socialiste ». L’organe eut l’honnêteté d’écrire : « […] Il faut, de plus, ne pas oublier que ce dossier ne contient que des faits exceptionnels, encore qu’ils soient fréquents. La vie ordinaire continue quand même. Du côté catholique, l’Église accomplit sa mission dans des circonstances particulières et, sauf les feuilles mortes arrachées par la tempête, on constate en de nombreux endroits une vie chrétienne plus intense. Du côté anti-catholique, il y a également plus d’activité que ne pourrait le faire croire ce dossier. La propagande païenne est accompagnée de pressions économiques et autres qui s’exercent en général d’une façon sournoise. Disons enfin que nous n’avons pas non plus noté toutes les condamnations d’ecclésiastiques, religieux ou laïques, pour des motifs de « catholicisme politique ». Elles ont atteint pour l’année qui nous occupe plus de 200 ».18 200 condamnations en une année pour « catholicisme politique », dans un pays qui comptait plus de 18.000 prêtres, équivalait à 1%. Si cette estimation prouve l’existence de tension réelle entre le régime et l’Église, elle dément cependant la thèse d’une persécution brutale et généralisée. Ajoutons que le 23 avril 1936, Hitler signait une loi d’amnistie pour les cas de zèle excessif déployé pour la cause nationale-socialiste et de critiques politiques contre l’État et le politique. La Documentation Catholique commentait ainsi : « Par cette mesure, les catholiques et notamment le clergé profitent dans les cas de critiques sournoises et d’abus de la chaire, etc., mais seulement pour les cas légers où la privation de liberté ne dépassait pas six mois. Et encore, les personnes condamnées ou à condamner ne sont remises en liberté qu’avec sursis, sous la condition de ne pas commettre un crime semblable, durant trois ans ».19 Quant à la morale chrétienne plus active, l’organe ne divaguait en rien. Par exemple, le 8 juillet 1935, 25 à 30.000 personnes participèrent à la grande procession annuelle du Saint Sacrement, à Münster.20 En bref, voilà des faits péremptoires propulsant systématiquement l’auteur en PLS astrale de type aller-simple avec manque d’oxygène pour mille ans.

    En ce qui concerne le témoignage de Göring, nous savons qu’Hitler n’hésitait pas à adapter son discours selon son public, y compris en privé. En outre, un seul témoignage ne fait pas guise de preuve, surtout lorsqu’on en a qui le contredise.

    Autisme total. Nous avions repris le cas de Göring, en raison du fait qu’il n’était pas catholique, justement. De ce fait, quel intérêt Hitler aurait-il eu à verser dans un quelconque opportunisme, devant l’un des membres de son entourage direct, n’appartenant point à cette religion, dont le Führer aurait supposément feint de se revendiquer ? Cela est dénué de sens, voyons. Puis, oser parler de « seul témoignage » (sic) — après nos précédentes démonstrations appuyées, en partie, par Skorzeny, Ludendorff, et A. Winter (la servante du Führer) — est révélateur quant au faux-fuyant auquel l’auteur a recours, lorsqu’il se retrouve dans l’incapacité évidente de mettre à mal nos allégations. Étant donné que cela ne lui semble nullement suffisamment convaincant, nous allons désormais nous contenter de nous fonder sur d’autres personnes non catholiques (voire quasiment opposés à la doctrine catholique en soi), dont les échanges furent rapportés par un fasciste franco-canadien, et qui eurent côtoyé l’intéressé. En cela, nous mettons au défi, l’auteur de révoquer en doute, ces prodigieuses informations contrecarrant l’intégralité de son exposé. Le premier est un économiste britannique (de confession protestante) qui — après avoir rendu visite à Hitler au Kehlsteinhaus — fut tellement marqué par l’un des détails qui le caractérisait, de par l’intérieur de son domicile, qu’il s’est empressé de le relayer en ces termes : « Mon cher Arcand, je viens de passer quinze jours avec Hitler à Berchtesgaden, dans son « nid d’aigle ». Il m’avait fait venir pour lui expliquer ce que je sais de la Haute Finance Juive. Vous dire que, le matin, j’étais assis au pied de son lit, prenant le café avec lui, parlant tous deux de finance, vous explique à quel point je fus dans son intimité. Cet homme quoique non-universitaire, est un génie. Nul besoin d’entrer dans les petits détails. Mentionner seulement les grandes bases des problèmes fondamentaux suffit. C’est un plaisir de pouvoir parler franchement, avec un pareil homme mais il y a une chose que je n’aime pas chez Hitler : il y a trop de crucifix et d’images de la Madone (Ste Vierge) dans ses appartements privés, ça sent le papisme ! ».21 Cela n’est peut-être, aux yeux de l’auteur, pas assez probant ? Parfait, continuons : « Ce monsieur et moi conversâmes pendant deux jours. Lüdecke ne me cacha pas qu’il était païen, qu’il croyait bien faiblement en un dieu antique du soleil : Wotan. Il me révéla qu’Hitler avait une marotte : la Vierge Marie… Il me raconta ce qu’Hitler lui avait raconté devant ses plus intimes (Göring, Darré, Rhöm, Goebbels…), que lorsqu’il fut blessé pour la deuxième fois dans les tranchées, en 1918, et devint aveugle, il prétendit que la Vierge lui était apparue et lui avait dit : “Adolf, résiste, ne te laisse pas aller, j’ai besoin de toi pour une terrible bataille”. Et Lüdecke ajouta: “Quand Hitler nous raconta cela, après une assemblée à Potsdam, je poussais du coude mon compagnon Rosenberg, païen comme moi, en riant, Hitler s’en aperçut et il nous fit une scène terrible, broyant sa tasse de café sur la table en criant : “Je ne permettrai à personne de douter de la vérité de ce que je dis. Nous ne sommes pas ici pour nous bourrer de songes-creux, ce que j’ai vu, même aveugle, je l’ai vu ; ce que j’ai entendu de la Vierge, je l’ai entendu” ».22 Le prochain passage ne peut que lui procurer une attaque cérébrale : « À l’occasion du filmage de trois assemblés, je vis, derrière Hitler, qui parlait sur des balcons, une petite statue de la Vierge devant laquelle deux cierges brûlaient. Je demandais à ce chef du Bund canadien-allemand : “Mais qu’est-ce que ces cierges signifient ?”. Le chef, M. Pfau, me répondit : “Bah ! Vous savez, notre chef est un autrichien catholique, il a la superstition de la Vierge Marie, il croit qu’elle lui a donné la mission d’écraser le communisme ; nous, Luthériens, pensons comme lui, même si nous ne croyons pas en la Vierge Marie ».23 Si après cela, l’auteur parvient encore à la conclusion d’un Hitler anti-chrétien, c’est que son cas se révèle encore plus lourd qu’on ne l’avait imaginé. Les lecteurs sauront ici de quoi s’en tenir.

    C’est en 1913 qu’Adolf Hitler a réalisé cette peinture sous le nom de « Mutter Maria ».

    Cette œuvre picturale, quant à elle, fut produite par ses soins, dans les tranchées en 1915, sous le nom de « Martyr ».

    Notre but ne consiste pas non plus à ériger Hitler en homme pieux — ce serait historiquement grotesque car il ne l’était pas — mais à restituer les faits tels qu’ils sont au-delà de la bien-pensance institutionnelle ; faits qui, bien sûr, sont niés en bloc par les néo-païens, pour les mêmes raisons qu’ils contrarient les deux critères dans lesquels ils excellent ; à savoir la malhonnêteté intellectuelle et l’inculture crasse. Ce qui les rend irrémédiablement complices de cette même communauté dont ils n’ont de cesse de bouffer en parole, tout en se regardant dans la glace. Il est sinon évident que certains éléments se rattachant à l’hitlérisme pouvaient se heurter aux exigences morales de la catholicité, mais ceux-ci sont toutefois en marge en tant que ces excès ont été engendrés via un contexte précis, ayant fait du Führer, un homme passablement exalté, mais surtout, radicalement excédé par la décadence de son peuple ; une décadence dont il avait entrevu, à juste raison, qu’elle provoquerait l’anéantissement non seulement de la race blanche et de la civilisation européenne tout entière, mais aussi du christianisme qui la requiert pour assurer sa mise en forme dogmatique et sa diffusion universelle. Si Hitler a visiblement cessé de pratiquer dès son engagement politique régulier, selon son médecin traitant24, il n’en reste pas moins que sa vision fut encore imprégnée de catholicisme : « Hitler n’est évidemment pas un pur catholique, mais il lui reste un fond religieux et des tendances catholiques. Ainsi, après son premier grand succès politique, il téléphone à un prêtre et lui demande de célébrer pour lui une Messe, à laquelle il assiste ».25 C’est d’ailleurs pourquoi il prit toujours soin de distinguer l’ordre politique de l’ordre religieux, que son propre cercle lui attribuait le sobriquet de « ultramontain », qu’il a largement favorisé l’Église catholique (notamment avec le financement qui doublait chaque année) en dépit des débordements de certains fidèles et clercs, et qu’il a payé la Kirchensteuer jusqu’à la toute fin. Hitler était ce qu’il convient de nommer un catholique de combat.

    Il est d’ailleurs bien surprenant que ce « Komodo » — qui eut, dans son exposé, la cuistrerie de prétendre que Mein Kampf n’avait aucune teinte philo-chrétienne — ait fait abstraction du passage dans lequel celui qui allait, neuf ans plus tard, devenir le Führer, avait nettement opposé le christianisme au judaïsme, telle une antithèse : « [La vie du juif] n’est que de ce monde et son esprit est aussi profondément étranger au vrai christianisme que son caractère l’était, il y a deux mille ans, au grand fondateur de la nouvelle doctrine. Il faut reconnaître que celui-ci n’a jamais fait mystère de l’opinion qu’il avait du peuple juif, qu’il a usé, lorsqu’il le fallut, même du fouet pour chasser du temple du Seigneur cet adversaire de toute humanité, qui, alors comme il le fit toujours, ne voyait dans la religion qu’un moyen de faire des affaires. Mais aussi le Christ fut pour cela mis en croix, tandis qu’on voit aujourd’hui le parti politique chrétien se déshonorer en mendiant pour les élections les voix des Juifs et en cherchant ensuite à nouer des intrigues avec les partis juifs athées, même contre ses propres nationaux ». Hypocrisie ou inadvertance ? De plus, lui — qui se complaît à placer toutes les mesures hitlériennes en faveur de la Chrétienté sur le compte d’un opportunisme fictif — semble concomitamment avoir « zappé » les lignes exprimant le ressentiment du concerné envers l’État artificiel austro-hongrois n’ayant de catholique que le nom, pour des motifs bien particuliers : « La religion, comme cela s’est vu bien des fois chez les Habsbourg, était de nouveau exploitée dans l’intérêt d’une idée purement politique, et par surcroît, d’une idée néfaste, du moins au point de vue allemand. Les résultats furent plus que tristes sous bien des rapports. Ni la maison des Habsbourg, ni l’Église catholique ne reçurent la récompense attendue. Habsbourg perdit son trône, Rome perdit un grand État. Car la couronne, en mettant des considérations religieuses au service de ses buts politiques, éveilla un esprit qu’elle n’avait certes jamais tenu pour existant ». Cette révélation est limpide, elle atteste qu’Hitler — loin d’avoir prêché une attitude de faux-semblant envers le catholicisme pour parvenir à ses fins, à l’instar de la maison de Habsbourg — lui était sincèrement dévoué.

    Un autre indice pouvant clarifier la chose, est le second ouvrage qu’il a rédigé en 1928. Cette œuvre nommée Zweites Buch, ne fut jamais éditée au cours de son vivant, et retrace toute sa pensée, y compris les intentions géopolitiques auxquelles il aspirait. Si tous les documents sténographiques composés de monologues qui lui sont attribués — que ça soit les Libres Propos de M. Bormann, Hitler m’a dit de H. Rauschning, voire le testament privé — ont été reconnus comme frauduleux à l’international ; ce n’est en revanche pas le cas de ce pamphlet dont l’authenticité a été certifiée, notamment par le révisionniste D. Irving (un monument en la matière, si ce n’est le meilleur). Voici ce qu’on y découvre : « Les milieux du centre voulaient en toutes circonstances une politique de préservation de l’État Habsbourg dit “catholique”, par laquelle on parlait de façon malhonnête de “frères tribaux”, alors qu’on savait très bien que ce sont précisément ces frères tribaux de la monarchie Habsbourg qui étaient lentement mais sûrement poussés contre le mur et privés de leur appartenance tribale. Mais même en Allemagne, les points de vue non-allemands ont été décisifs pour le centre. Chaque Polonais, chaque traître alsacien et ami des Français était préféré par ces messieurs à l’Allemand qui ne voulait pas rejoindre une telle organisation criminelle. Sous prétexte de représenter les intérêts catholiques, ce parti a déjà contribué en temps de paix à endommager et à détruire au mieux le principal rempart d’une vision du monde véritablement chrétienne, l’Allemagne. Et ce parti des plus hypocrites n’a jamais hésité à aller bras dessus bras dessous avec les négationnistes déclarés de Dieu, les athées, les profanateurs de la religion dans l’amitié la plus intime, ainsi que de la croyance que cela pourrait nuire à l’État-Nation allemand et donc au peuple allemand » (p.88). L’auteur n’a décidément de cesse d’en prendre pour son grade.

    Étonnant que notre piètre « Aryan France » ne parle pas du tout de la partie intitulée Les incompatibilités avec le christianisme, dans le chapitre sur Hitler. Composé de deux citations de Mein Kampf, il expose les positions du Führer en faveur de l’euthanasie et de la stérilisation, mais aussi son rejet du péché originel au sens chrétien du terme ; ce que Joseph Mérel, un auteur revendiquant lui aussi un Hitler chrétien, reconnaît.

    Si nous devions répondre à toutes les platitudes, dont contient son exposé, nous en aurions, au bas mot, pour deux semaines à temps plein. Il est grandement aisé d’arborer à tour de bras des déclarations que l’on extirpe volontairement de leur contexte, pour prétendre dégager une théorie politique qui contreviendrait au christianisme. Mais il est d’autant plus complexe de scruter le pourquoi du comment de l’émergence de telles idées. L’auteur ignore, à n’en pas douter, que le national-socialisme allemand était une nébuleuse sans doctrine bien figée, une insurrection désespérée contre la décadence et menée dans l’urgence, une espèce d’auberge espagnole en laquelle chaque Européen trouva ce qui lui tînt le plus à cœur en sa manière de sauver l’héritage commun. Ce qui eut pour conséquence l’accumulation de principes contradictoires qui ont évolué au gré des circonstances, qui n’ont cessé de se chercher dans un contexte de guerre par ailleurs peu propice à la réflexion (Hitler a soutenu à la fois le christianisme et le darwinisme, le spiritualisme et le scientisme, l’écologie et l’industrialisme, etc.). La réduction du péché originel à celui contre la race, tient évidemment d’une orthodoxie problématique de la religion professée par Hitler, mais elle résultait avant tout d’une hypertrophie du principe racial (qu’il a pratiquement violé — ce qui l’honore — chaque fois que cela l’arrangeait), parce dans l’esprit de ses promoteurs, il représentait, en sa simplicité doctrinale (et même en son simplisme) et en son applicabilité politique immédiate — comme le moyen le plus facile premier dans l’ordre chronologique mais non dans l’ordre de l’importance — de reconstruire l’Europe dévastée par les principes de la Révolution et par le premier conflit mondial qui en était le fruit vénéneux. Ce réductionnisme raciste — quoique non-matérialiste — lui servit uniquement à pallier le manque de cohésion nationale dont souffrait l’Allemagne, laquelle était restée longtemps un groupement de régions indépendantes, avec pour centre de gravité la Prusse. Les fréquents appels à la pureté du sang nordique devaient créer cette unité qui manquait. Hitler n’avait fait que redécouvrir l’importance du socle génétique dans la constitution et la préservation d’une culture donnée, en tant que vérité connue des temps anciens, mais que les abstractions de 1789 avaient définitivement éclipsée. Seulement, lorsqu’on ignore qu’on ne fait que redécouvrir, on a tendance à durcir, à absolutiser sa trouvaille, et tel est bien le défaut dans lequel Hitler avait basculé. Par conséquent, l’aryanisme, cette forme de racisme biologique, ne faisait pas partie de l’essence même du national-socialisme ; il s’apparente plutôt à des effets secondaires qui, comme le fit remarquer Léon Degrelle dans Hitler pour mille ans, n’aurait de toute manière pas pu faire long feu.

    Il en va logiquement de même pour l’eugénisme qui n’était que le fil conducteur de cette pensée. La seule différence est que, sur ce coup-ci, Hitler avait très légèrement étudié la question, ne l’ayant abordé que de façon infime dans son ouvrage, à l’inverse des Rosenberg et consorts, qui eux, s’étaient réellement spécialisés dans le domaine. Hitler a adhéré à ce type de mécanisme en tant qu’il était répandu par une grande partie de l’intelligentsia de son temps. C’était d’abord une spécificité des États nordiques, l’un des drames de l’Allemagne est d’avoir été en avance dans bien des fonctions comme celles de la chimie, de la médecine, de la protection sociale. Mais entre les idées et les actes, il y a parfois un monde. Quand l’Aktion-T4 devait être mise au point, Hitler hésita d’ailleurs tout au long du processus pour des raisons éthiques, comme l’avait brillamment exposé V. Reynouard, en naviguant dans les archives. Les raisons de cette opération étaient même complètement circonstancielles, puisqu’elles avaient succédé au déclenchement de la Première Guerre mondiale, et l’idée de mettre un terme à la vie des patients n’était prise qu’après l’avis de plusieurs instances, avec possibilité, pour telle instance, de revenir sur la décision de l’autre instance qui avait préalablement cru devoir accorder une « mort miséricordieuse ». Et encore, même sur ce point, Hitler était allé jusqu’à s’exécuter devant les demandes d’arrêt de l’Église, exactement comme en témoignent les propos d’un auteur américain : « L’Église catholique ne fut jamais plus florissante que sous le Troisième Reich. Et lorsque les évêques protestèrent contre un projet de la politique gouvernementale sur l’euthanasie, le « méchant » gouvernement nazi obéit aux évêques et abrogea sa politique. Chez nous [NdA : aux USA] la Cour suprême et le gouvernement ont-ils jusqu’à présent rectifié leur politique inhumaine et honteuse sur l’avortement, conformément à la protestation de nos évêques ? Non. Au contraire, on n’arrête pas de dire que les Églises, catholique et protestante, n’ont pas de conseil à donner au gouvernement ».26

    Si le national-socialisme aurait été vraisemblablement incompatible avec le catholicisme, on peut s’assurer, alors, que ses militants se seraient vus excommunier illico presto. Or, il s’avère que ce ne fut jamais le cas. Les personnes perplexes peuvent s’intéresser à la question des sacrements. Nous rappelons que l’Église a toujours refusé l’Absolution et l’Eucharistie à des gens qui, publiquement, appartenaient à des mouvements clairement anti-catholiques. Nous pensons par exemple aux francs-maçons, qui étaient carrément placés en dehors de l’Église. À supposer que le national-socialisme ait été « hérétique », les sacrements auraient été bien évidemment refusés aux catholiques inscrits au NSDAP (car ils auraient dû le quitter avant toute chose). Or, lorsque la question a été posée, car elle l’a été dès 1930, la réponse de l’archevêque de Breslau, a été la suivante : « Il faut examiner dans chaque cas si la personne en question ne fait que suivre le mouvement sans se rendre compte des visées religieuses et politico-culturelles du parti, ou si, comme rédacteur ou agent, il fait siennes toutes les visées du parti donc aussi les points en conflit avec la nature du christianisme et avec la doctrine de l’Église. La masse qui dernièrement a voté pour le national-socialisme comprend sans doute un grand nombre de personnes qui n’approuvent que les buts patriotiques du national-socialisme, comme la révision du traité de paix, ses buts économiques, l’amélioration de la condition économique de l’ouvrier ou l’augmentation des salaires, mais qui ignorent complètement les tendances culturelles contre le christianisme et l’Église ou qui, au moins, sur ce point ne sont pas hostiles et vivent ainsi subjectivement dans la bonne foi. Dans ces cas, le confesseur doit juger si le fait d’appartenir au national-socialisme constitue ou non un danger prochain de péché ».27 C’est bien la preuve que, pour l’Église, on pouvait être national-socialiste sans pour autant adopter les points de son programme dont la foi ne saurait s’accommoder. Trois ans plus tard, d’ailleurs, ce même prélat confirma : « Il ne faut pas inquiéter les membres de ce parti quant à la réception des sacrements. Le fait d’être national-socialiste n’est pas une raison pour refuser les obsèques religieuses ».28 À canonner à tout prix sur le cosmétique, l’auteur en vient à instrumentaliser de plein gré les quelques aspects accidentels du corpus doctrinal — comme s’ils étaient radicalement omnipotents — de telle sorte que cela le rendrait nécessairement inconciliable avec la foi catholique. Il n’y a rien de plus faux. Les principales valeurs chrétiennes qui ressortent formellement dans le national-socialisme sont la primauté du Bien commun sur les intérêts particuliers ; la croyance en un ordre naturel voulu et créé par Dieu (donc supérieur à l’Homme et non soumis aux caprices des majorités) ; la préservation de l’intégrité du patrimoine biologique ; le principe philosophique de totalité plaçant chaque échelon à sa juste place ; les corporations étatistes ; l’importance de l’autorité et de la hiérarchie ; le don de soi et l’esprit de sacrifice. En bref : des valeurs fondamentalement contraires au néo-paganisme qui sont celles du nihilisme, de l’anarchisme, de l’individualisme, du relativisme, du libertarisme, et de l’hédonisme (les néo-païens étant en effet des marxistes en puissance qui feignent de s’ignorer).

    Pas de commentaire sur la dernière phrase qui n’est qu’une inversion accusatoire, qui semble d’ailleurs être propre à ceux qui croient en YHWH. Il est donc beaucoup plus cohérent de parler de judéo-christianisme que de judéo-paganisme qui n’a de sens que si notre seule connaissance des religions païennes est issue d’Hollywood.

    Celui qui se tient derrière cette abjection verbale devrait sérieusement s’abstenir de prendre son cas pour une généralité, en se drapant derrière des « arguments » d’autorité aussi imbuvables que le contenu de son exposé. Ce n’est pas Dieu le Père dont les juifs vénèrent — autrement ils seraient chrétiens depuis deux millénaires si c’était véridique —, mais bien Jéhovah (nom signifiant étymologiquement « dieu de la destruction ») qui est d’ailleurs l’équivalent de Nimrod (fondateur du paganisme primitif, rappelons-le) dans la mythologie orientale. Ce qui fait des juifs, des païens en quelque sorte. À ceci près que les juifs ne nomment jamais YHWH, mais l’appellent Hachem ou Adonaï. Il est vrai qu’ils font constamment allusion à la Torah, mais c’est pour mieux en détourner les enseignements grâce aux artifices de la Kabbale, pour en tirer de nouvelles doctrines qu’ils consignent dans les volumes du Talmud. De plus, il y a une distinction à opérer entre les israélites de l’Ancien Testament (un regroupement par Dieu de tribus indo-aryennes en un peuple artificiel destiné à préparer Son Incarnation en Christ), et le juif né du refus du Christ et de la révolte contre Dieu. Nous userons d’un principe de philosophie scolastique élémentaire : « la fin est première en intention mais dernière en exécution ». Le mosaïsme n’a été qu’un moyen utilisé par Dieu pour préparer Sa venue en Christ, et répandre la bonne nouvelle au travers des Évangiles au monde entier. Le judaïsme de l’Ancien Testament rejoignait, par son affirmation du Dieu transcendant et personnel, la pointe (aristotélicienne) de l’intellectualité grecque révélant le Premier Moteur qui est la Raison. C’est dès que le catholicisme a été annoncé, que le judaïsme était prompt à se voir rayer de l’Histoire du Salut, tout simplement parce que le premier l’avait assumé jusqu’à amplement le dépasser, de la même manière qu’il a transfiguré le paganisme. C’est pourquoi les juifs, afin de donner un sens à leur existence, vouée à l’éternelle damnation, ont dû fabriquer le Talmud. De facto, employer le terme de « judéo-christianisme » est un non-sens ontologique, sauf si l’on ne perçoit le catholicisme que par Vatican II, qui n’en est que la caricature.

    Il est de notoriété publique que les néo-païens ne disposent pas d’une quelconque once de savoir quant aux traditions de l’antiquité dont ils se revendiquent, ne s’identifiant à elles, que par opposition au catholicisme. Il n’est ici donc pas question de religiosité comme l’auteur l’affirme, mais bien de posture intégrale. Ils n’ont aucune élévation transcendantale, ni la moindre conviction de fond ; ils n’agissent que par réflexe animal tel des nègres : « religion du désert, pas bien ! », en se délectant de leur état piteux, dans une société progressiste rejetant continuellement le christianisme, et dont ils sont in fine l’illustration éminente. Le néo-paganisme est indubitablement la manière astucieuse dont les âmes faibles qui se veulent fortes contournent les exigences morales enseignées par le christianisme — leur barrant l’accès aux délices de la décadence, en se donnant la bonne conscience de contempteurs hautains du monde moderne ; sous couvert de se référer à des valeurs plus hautes et plus exigeantes que celles chrétiennes, ils se vautrent complaisamment dans toutes les bassesses de la déchéance occidentale, confondant l’orgueil et la fierté, l’emphase et la magnanimité, la lâcheté et l’humilité, l’amour-propre et l’honneur, le cynisme et le réalisme, l’asservissement aux passions charnelles et la vitalité. Comme le constatait Hitler lui-même dans Mein Kampf : « La caractéristique de ces créatures, c’est qu’elles rêvent des vieux héros germaniques, des ténèbres de la préhistoire, des haches de pierre de Ger et de boucliers ; ce sont, en réalité, les pires poltrons qu’on puisse imaginer. Car ceux-là mêmes qui brandissent dans tous les sens des sabres de bois, soigneusement copiés sur d’anciennes armes allemandes et qui recouvrent leur tête barbue d’une peau d’ours naturalisée, surmontée de cornes de taureau, ceux-là n’attaquent, quant au présent, qu’avec les armes de l’esprit, et s’enfuient en toute hâte dès qu’apparaît la moindre matraque communiste. La postérité ne s’avisera certainement pas de mettre en épopée leurs héroïques exploits. J’ai trop bien appris à connaître ces gens-là pour que leur misérable comédie ne m’inspire pas le plus profond dégoût ».

    Leur ligne de conduite vise généralement à compenser une absence de virilité en se convertissant au romantisme nietzschéen, dans l’idée même de pouvoir aspirer à « un retour aux racines » en se recroquevillant sur un culte fantasmé, puisant ses racines dans la très-maçonnique Renaissance des Lumières. Leur but passe préalablement par la déchristianisation de l’esprit aryen via un « antisémitisme » de carte postale, fantamasgorique, pittoresque, pour davantage l’enjuiver par le paganisme moderne. La vérité est qu’en se refusant au christianisme, ces gens-là se refusent à eux-mêmes en tant même que païens, au profit d’un gnosticisme qui, d’une part, n’exprime que la décadence du paganisme abâtardi par la spéculation orientale, d’autre part se trouve être la matrice du judaïsme tel qu’on le connaît aujourd’hui. Si le juif est l’ennemi de la civilisation et du genre humain, le destructeur de la grandeur de l’Occident, l’instrument le plus consentant de toutes les formes de subversion, c’est d’abord parce que, ennemi d’un génie européen dont le propre était de se reconnaître dans la religion du Verbe, il n’est tel qu’au titre où par-là il consomme sa haine de lui-même. Et les néo-païens ne font pas autre chose que leurs frères juifs dans la mécréance. Leur opposition — qui n’a lieu que par la seule et unique raison que les juifs transposent leur propre image — n’est destinée qu’à la « galerie ». Les véritables ennemis du judaïsme sont les catholiques intégraux, et les juifs ne s’y trompent pas : « [Les chrétiens] doivent être punis. Ils sont notre ennemi numéro un dans l’histoire. Ils ont tenté de nous convertir par la force, ils ont lancé l’Inquisition contre nous, ils ont brûlé le Talmud, ont commis des déportations, des pogroms. L’antisémitisme occidental prend son origine dans la haine chrétienne contre les « déicides » et ceci a conduit à l’Holocauste ».29

    Du reste, nous nous permettons d’énoncer une critique hors sujet — cependant bien méritée, mais se voir donner des leçons en matière d’hébraïsme, de la part de cet auteur, qui a fricoté aux côtés des deux principaux larbins de son équipe de sous-hommes, avec une dénommée Eva Sayag, véritable juive ayant pris le contrôle des plateformes d’Hervé Ryssen (après avoir tenté de manipuler ce dernier) — quand il ne s’agit pas de diffuser des montages à caractère pédérastique à des fins de harcèlement via leur canal insignifiant (dixit Tristan Odal, ex-graphiste de Thomas Ferrier) — relève d’une sinistre plaisanterie. La chutzpah est à son paroxysme.

    Tout un paragraphe sur mes rares utilisations des Propos de tables, alors que dans mon introduction, je précise bien que j’ai toujours cherché à corroborer avec d’autres sources ces fameuses conversations qui auraient été falsifiées par Bormann. Paralogisme ou sophisme ?

    Réponse simpliste. Nous avions tapé sur ce brûlot, uniquement parce que l’auteur semble adhérer à sa véracité, et nous ne voyons pas en quoi le fait que d’autres copies marginales aient été usitées, devrait nous empêcher d’y apporter un coup sévère pour autant. D’ailleurs, les discussions dont ce « Komodo » a retranscrit par le biais d’ouvrages distincts, ne diffèrent pas vraiment de celles parues dans les Libres Propos, dans la mesure où il est fort probable que les auteurs s’y soient rapportés. Nous l’évoquerons ci-dessous.

    Cette partie intitulée Hitler et l’Islam, très élémentaire et que nous aurions dû omettre avec du recul, ne comporte qu’une seule citation du livre d’Albert Speer. Il n’est donc pas issu des Propos de table. Paralogisme ou sophisme ?

    L’auteur n’a visiblement, une fois de plus, pas pris en compte que notre phrase de fin provenant de l’alinéa auquel il répond, a bien fait mention des mémoires d’A. Speer. Nous avions seulement laissé entendre que ce fonctionnaire a pu se cantonner aux Libres Propos, bien qu’il ne s’y réfère pas explicitement, du moins en ce qui concerne le passage. Ce qui nous permet d’exprimer une telle certitude, est que l’aparté qu’il a retenu, est fort ressemblant avec celui qui apparaît dans la page 297 du tome II, en date du 28 août 1942. De plus, Speer s’exprime au conditionnel, et non l’indicatif, ce qui laisse à penser qu’il n’a pas assisté aux réunions abordées. Ce morceau tel qu’il figure dans les propos de table, comme nous l’avions dit, n’est même pas une invention de Bormann. Il y a été rajouté par un certain F. Genoud, un banquier suisse de tendance antisioniste, assez favorable aux fascismes, qui avait sponsorisé le Baath, par sympathie arabophile (au point d’y adopter la religion). Au passage, c’est cette même personne qui est à l’origine du faux Testament Politique d’Adolf Hitler.30 Qui plus est, D. Irving faisait remarquer — et ce à juste titre — que certains acteurs de la période de la Seconde Guerre mondiale ayant survécu après-guerre, se contentaient de se citer entre eux, cela amenant évidemment à de scandaleuses déformations de la réalité et à la propagation de bien des mensonges. Or, la plupart de ces dirigeants croyaient aux propos de table. De ce fait, rien ne nous affirme que ce ne fut pas le cas de Speer, ayant pu s’en appuyer, pour colporter des conceptions erronées à Hitler. En revanche, tout porte à croire que c’était bien ce qu’il faisait, car nous avions vérifié, et voici ce qu’il rapporte dans ce qui précède le récit au sujet de l’islam : « Si, au cours de ces monologues, Hitler avait porté des jugements plus négatifs sur l’Église, Bormann aurait certainement sorti d’une poche de sa veste l’une des petites fiches blanches qu’il portait toujours sur lui. Car il notait toutes les remarques de Hitler lui paraissant importantes ; et peu de choses semblaient plus le passionner que des remarques désobligeantes sur les Églises. À l’époque, je l’ai soupçonné de rassembler des matériaux pour écrire une biographie de Hitler ».31 Autrement, si l’on adhère à l’authenticité de ces manuscrits dactylographiés, on serait évidemment forcé d’admettre qu’Hitler adulait l’islam, et non par « opportunisme » comme l’auteur aime à le souligner. On conclura ainsi qu’il cherche à s’esquiver, et cela n’a rien de stupéfiant, puisque nous l’avions placé face à ses contradictions.

    Incompréhension ou mauvaise foi ? Notre partie sur les rapports entre Hitler et le paganisme n’indique pas que celui-ci était païen – même si quelques citations peuvent tendre à cette hypothèse[2]. Elle le montre plutôt comme un membre du mouvement Gottgläubig, qui ne souhaite pas rétablir les cultes anciens. En ce qui concerne la dissolution des « sectes païennes », nous nous permettons de citer le paragraphe qui vient clore la partie sur la religion d’Hitler : « Hitler ne veut ni coalition ni de compromis avec les autres ‘mouvements révolutionnaires d’ordre spirituel’. Voilà la raison pour laquelle Hitler considérait les mouvements chrétiens comme des ennemis à abattre et a interdit certains mouvements païens : ils menaçaient sa nouvelle religion »

    Archi-faux. Il ne nous paraît guère avoir affabulé lorsque nous lisions son affirmation selon laquelle, nous citons, « son paganisme ne consiste pas en une renaissance des vieux cultes germaniques ». Pourquoi donc employer le terme de « paganisme », puisqu’il est, semble-t-il, inadéquat au contexte auquel cette remarque se rattache ? C’est d’une incohérence sidérale sans nom. À moins que nos capacités de réflexion nous aient soudainement fait défaut, à tel point que nous ne pouvions décrypter les « interprétations » de l’auteur ? Peut-être, par « paganisme », entendait-il « mystique de la race », auquel cas on parlerait plutôt de « matérialisme biologique ». Ensuite, non, Hitler n’était pas déiste au rebours de Hess, Wagner, et autres Himmler. Le seul indice permettant à l’auteur de s’orienter vers une telle supposition, est son discours du 6 juin 1937, dans lequel le Führer proclamait : « […] Nous poursuivons notre route vers l’avenir avec la plus profonde Gottgläubigkeit ». Ceci est un terme équivoque provenant de « croyance en Dieu ». Or, tout chrétien pouvait faire usage de cette expression en Allemagne, sans pour autant qu’elle relève de la subjectivité, plutôt que du dogme et de la doctrine. Hitler ne s’est jamais identifié en tant que « Gottgläubig ». Pour cela, il eût fallu qu’il ait été excommunié, voire qu’il ait lui-même apostasié, de son propre chef. Mais ni l’un, ni l’autre ne s’est avéré. En 1941, l’aveu dont il exprima, en privé, peut encore élucider ce fait : « J’ai été, je reste catholique et je le resterai toujours ».32 Puis, comme nous nous attentions parfaitement à ce que l’auteur puisse nous rétorquer qu’Hitler ait affirmé cela pour des raisons « tactiques », nous allons aussitôt répudier ses préjugés, de par le résumé d’un païen convaincu ayant approché les cercles du NSDAP, qui fait office de source implacable : « Vu la propagation et l’entretien d’une telle diabolisation manichéenne par les médias “bien-pensants”, je considère nécessaire de parfaire la description de certaines caractéristiques du Führer, quitte à me répéter parfois quelques peu. Et commençons tout d’abord par démontrer, que loin d’être un Antéchrist Hitler resta toute sa vie catholique. Et je défie d’ailleurs quiconque, journaliste ou historien, de me fournir un texte où Hitler renie explicitement sa foi. En effet, comme la plupart des Bavarois et des Tyroliens, Hitler fut toute sa vie imprégné de culture chrétienne (chrétien étant ici entendu dans le bon sens du terme, c’est-à-dire anti-marxiste). Sa mère profondément catholique veilla toujours à éduquer ses enfants dans cette loi. Bien qu’adulte il cessa d’être pratiquant (comme d’ailleurs beaucoup d’adultes catholiques actuels), jamais il ne renia sa foi. […] Hitler était non seulement croyant, mais aussi tellement imprégné d’éducation chrétienne, qu’il consacra toute sa vie à défendre la civilisation chrétienne européenne. Ce christianisme-là, plus exactement ce catholicisme, n’est naturellement pas à confondre avec le christianisme marxisant actuel des “Messeigneurs” Decourtray, Gaillot, Lustiger, Suenens, Daneels, et autres internationalistes et antiracistes patentés. Dès sa jeunesse Hitler avait compris, que l’Antéchrist c’était le judaïsme bolchevik. Les sans-dieux des Soviets le prouvèrent à suffisance du temps de Lénine déjà, qui proclamait partout que : “La religion est l’opium du peuple”. Lénine et Staline, ces deux Juifs, imposèrent à une Russie martyre l’athéisme dans les écoles, l’instruction athée obligatoire pour tous les jeunes russes de moins de 18 ans, la fermeture et la démolition de la plupart des églises et des monastères, ceux restant étant transformés en écuries ou en entrepôts, la destruction des icônes et la multiplication des “mascarades” anti-religieuses, qui remplaçait Dieu par la déification du “petit père des peuples”, c’est-à-dire de Staline. Cette destruction religieuse systématique et cette intolérance d’origine judaïque horrifièrent Hitler ».33

    Par surcroît, lorsque Hitler parlait de « mouvements révolutionnaires d’ordre spirituel », cela ne signifiait pas forcément des organisations religieuses, mais des philosophies politiques qui, elles, tiennent tout autant leur place dans l’esprit, c’est-à-dire dans la pensée. Il prit conscience que, pour mener à bien sa conquête spirituelle, et donc faire triompher ses idéaux, toute connaissance suppose objectivation, ainsi distance ; c’est par la forme que la matière est connaissable. En se conformant au principe métaphysique du Même, et par conséquent au totalitarisme bien compris — non sans s’inspirer du dogmatisme catholique cela va sans dire — il savait que pour faire contrepoids aux deux principaux fléaux qui avaient culminé en son temps, une politique de concession serait irrémissible. De la même manière que l’Église catholique n’a jamais cédé devant la liberté religieuse laissant place à l’hérésie, le national-socialisme ne pouvait faire sien le pluralisme politique qui est contraire au droit naturel. Hitler avait en somme redécouvert la nécessité du fanatisme en opposition aux postulats réactionnaires. Le propre de ces derniers, c’est de poser que le combat pour les idées sert uniquement à justifier des passions, des passions qui seraient antérieures à ces idées et qui seraient les seules armes efficaces dans le combat. Dès lors, ils estiment généralement plus prudent d’attendre une hypothétique victoire politique pour, ensuite, laisser à certains le soin de mettre en forme les idées. Autrement dit, ils posent en principe que le combat doctrinal autour des grandes idées n’a qu’une utilité : justifier après coup la satisfaction d’intérêts privés. Adolf Hitler, lui, avait compris l’importance de l’idée, comme il le souligna dans Mein Kampf, en fustigeant par-là l’esprit bourgeois : « Le manque de toute grande idée réformatrice a toujours impliqué une limitation de la force combative […]. La proclamation d’une grande idée est le secret du succès de la Révolution française ; c’est à l’idée que la révolution russe doit sa victoire ; et le fascisme ne reçut sa force que de l’idée de soumettre le peuple, d’une manière bienfaisante, à une réforme des plus vastes ». Et plus loin : « Dans tout mouvement réellement grandiose, à allure du bouleversement mondial, la propagande doit d’abord répandre l’idée de ce mouvement. Infatigablement, elle devra chercher à rendre claires les nouvelles idées, à les inculquer à la foule, ou tout au moins à ébranler ses anciennes ». Exécrant les pleutres de la droite modérée qui ne pensaient qu’à se fondre dans la masse en adoptant les idées générales et à rechercher la sécurité au détriment de toute vertu de sacrifice, Hitler écrivit : « […] Nos opinions et nos actes ne doivent pas résulter de l’approbation ou de la désapprobation de notre époque, mais de l’obligation impérieuse de servir la vérité dont nous avons conscience ». Sa lutte n’était pas spirituelle au sens religieux du terme — dans la mesure où le national-socialisme eût supplanté le christianisme (comme si le NS était une « religion ») —, mais idéologique, car destinée à imposer une troisième voie face au marxisme et au libéralisme, eux-mêmes implantés dans l’esprit des masses.

    Ce n’était donc pas le christianisme qu’il visait dans ces propos. Hitler spécifia d’ailleurs dans Mein Kampf : « Le protestant le plus croyant pouvait marcher dans nos rangs à côté du catholique le plus croyant, sans que sa conscience dût le moins du monde entrer en conflit avec ses convictions religieuses. L’âpre combat que tous deux menaient en commun contre le destructeur de l’humanité aryenne leur avait appris au contraire à s’estimer et à s’apprécier mutuellement. Et, en même temps, c’est pendant ces années-là que le parti a combattu avec le plus d’acharnement le parti du Centre, non pas, il est vrai, pour des raisons religieuses, mais exclusivement au point de vue national, raciste et économique ». Cela renvoie à nos détails vis-à-vis des démocrates-chrétiens. L’Église n’est pas un Parti, le rôle de l’Église n’est pas d’abord de diriger temporellement les chrétiens. Elle peut, en raison de Sa nature divine, intervenir sur le champ proprement politique lorsqu’il y a abus de la part du pouvoir (elle peut aller ainsi jusqu’à déposer les monarques) ou lorsque ses intérêts en tant que société spirituelle touchent le champ politique (les affaires purement ecclésiastiques). Mais elle ne peut pas se substituer à l’État dans son rôle propre. Une conviction absolue que le catholicisme devait devenir le parti démocratique qui conduirait l’Allemagne à la renaissance spirituelle et à une paix éternelle était au fond de cette doctrine. C’est un peu l’attitude précédant l’apostasie conciliaire. Et ce qui devait arriver arriva : le Zentrum fut influencé par l’idéologie démocratique et cela le conduisit à des alliances perverses jusqu’avec le KPD. Ce qui explique l’anti-cléricalisme de droite. Hitler n’a voulu que redonner ses prérogatives à la sphère politique dévorée par le pouvoir ecclésiastique : « Et maintenant, le Staatspräsident Bolz [du Württemberg] dit que le christianisme et la foi catholique sont menacés par nous. Et à cette accusation, je peux répondre : En premier lieu, ce sont les chrétiens et non les athées internationaux qui se tiennent à la tête de l’Allemagne. Je ne parle pas seulement du christianisme, non, je professe aussi que je ne m’allierai jamais aux partis qui détruisent le christianisme. Si beaucoup souhaitent aujourd’hui prendre le christianisme menacé sous leur protection, où, je voudrais demander, était le christianisme pour eux pendant ces quatorze années où ils sont allés de pair avec l’athéisme ? Non, jamais et à aucun moment, le dommage causé au christianisme n’a été plus grand que durant ces quatorze années lorsqu’un parti, théoriquement chrétien, s’est assis avec ceux qui ont renié Dieu dans un seul et même gouvernement ».34 Ce n’est pas la faute des nationaux-socialistes si les décideurs de l’Église catholique ont décidé de faire se fourvoyer l’Église, et les États chrétiens, dans la voie de la démocratie qui détruit le catholicisme. En se faisant, par accident, « anti-cléricaux », les nationaux-socialistes, par le seul fait qu’ils défendaient l’ordre naturel plus excellemment que les clercs, ont aidé et aideront encore à défendre l’Église contre elle-même. Il en est ainsi parce que l’ordre surnaturel n’est pas sans l’ordre naturel. Et, de fait, le national-socialisme a défendu la cause de Dieu plus parfaitement que les gouvernements supposés plus explicitement catholiques ou moins ouvertement anti-cléricaux, pour cette simple raison qu’ils ont défendu une conception du politique plus organique que celle des démocraties : « Le fait que les confessions chrétiennes participèrent, elles aussi, à l’instauration parlementaire démocratique et se mêlèrent à la lutte anarchique, ne put enrayer la lente dissolution et ne valut au christianisme que d’irréparables dommages. Car celui qui travaille à l’instauration de la démocratie se fait, qu’il le désire ou non l’allié du marxisme international et contribue à détruire la structure d’un État qui s’est édifié et qui a grandi dans de toutes autres conditions. Toute collaboration à cette politique signifie la reconnaissance de principes néfastes, l’approbation de méthodes qui, fausses à la base et illogiques du point de vue allemand, ne peuvent que nuire à l’État et à la nation ».35

    Insinuer qu’Hitler a édifié son propre culte constitue une aberration des plus abyssales. Le national-socialisme n’est jamais qu’une doctrine strictement temporelle, ce qu’il a établi ne saurait être une nouvelle religion, car il fut politique et se voulait respectueux de l’ordre naturel (sinon limité à celui-ci dans un premier temps), il était à lui-même une insuffisance religieuse et appelait à être dépassé. La nature n’est pas une fin en soi, ce qui l’est, c’est le Bien Commun, et tel est le fondement du NS. Hitler n’avait aucunement l’intention de remplacer le christianisme, nous rappelons encore les lignes qu’il rédigea dans Mein Kampf : « Il faut remarquer avec quelle violence continue le combat contre les bases dogmatiques de toutes les religions, sans lesquelles pourtant, en ce monde humain, on ne peut concevoir la survivance effective d’une fin religieuse. La grande masse du peuple n’est pas composée de philosophes ; or, pour la masse, la foi est souvent la seule base d’une conception morale du monde. Les divers moyens de remplacements ne se sont pas montrés si satisfaisants dans leurs résultats, pour que l’on puisse envisager, en eux, les remplaçants des confessions religieuses jusqu’alors en cours. […] Ce n’est que par les dogmes que l’idée purement spirituelle chancelante et indéfiniment extensible est nettement précisée et transmise dans une forme sans laquelle elle ne pourrait pas se transformer en une foi. Sinon l’idée ne pourrait jamais se développer en une conception métaphysique ; en un mot, en une conception philosophique. Le combat contre les dogmes en soi ressemble beaucoup, dans ces conditions, au combat contre les bases légales générales de l’État ; et de même que la lutte s’achèverait par une complète anarchie, de même la lutte religieuse s’achèverait en un nihilisme religieux dépourvu de valeur ». Contre l’aile gauche radicale de son Parti, Hitler a soutenu le christianisme, parce qu’il pressentait bien que l’Europe sans le christianisme n’est rien. Sans le christianisme, l’Europe n’est même pas le paganisme, parce que sans le christianisme le paganisme est incapable de se maintenir en son identité. Sans le christianisme, le paganisme se défait, parce que son inachèvement structurel le divise contre lui-même. C’est dans le christianisme que le paganisme sauve le meilleur de lui-même et conjure l’influence de ses tendances diviseuses. Sans le christianisme, le paganisme se fait investir par l’orientalisme : « Pour rien au monde Hitler n’eût voulu que le national-socialisme devint une caricature d’église : « Le Parti, disait-il très fermement, n’a pas à être une contrefaçon de religion ». Je lui répliquais qu’une des grandes missions de l’Europe que nous voulions bâtir serait, non pas de favoriser ou de tolérer des dominations temporelles des religions, mais de créer des conditions permettant à la vie spirituelle de s’épanouir ».36 Si les mouvements dits chrétiens n’ont pas été combattus par Hitler pour des considérations religieuses (mais au contraire, en vue de faciliter l’établissement d’une relation et d’une coopération utile avec les Églises), les cercles wotanistes ont, en revanche, bien été traqués en tant que ce même Hitler était résolument opposé à l’émergence du néo-paganisme : « Le national-socialisme n’est pas un mouvement cultiste ; il s’agit exclusivement d’une doctrine politique “völkisch” basée sur des principes raciaux. Donc nous n’avons pas de pièces pour le culte, mais seulement des salles pour le peuple – pas d’espaces ouverts pour le culte, mais des espaces pour les assemblées et les parades. […] Nous ne permettrons pas à des mystiques occultes passionnés par l’exploration des secrets du monde de l’au-delà de s’introduire dans notre mouvement. Ces gens ne sont pas nationaux-socialistes mais autre chose – en tout cas, quelque chose qui n’a rien à voir avec nous. […] À la tête de notre programme, il n’y a pas de secrets suspects, mais une perception claire et une profession de foi simple, […] nous servons ainsi le maintien d’une œuvre divine et accomplissons une volonté divine – non pas dans le crépuscule secret d’une nouvelle maison de culte, mais ouvertement devant la face du Seigneur ».37

    Pour désormais en venir à la seconde apostille issue de la réponse de l’auteur, elle ne se limite qu’à deux entrées de journal : la première est de Goebbels, et la seconde, de Rosenberg. Ce « Komodo » serait fatalement outré s’il se donnait la peine de s’embarrasser des faits. La célèbre historienne allemande I. Weckert a conclu dans son article « Dr. Joseph Goebbels und die « Kristallnacht » que les confidentialités de Goebbels étaient, en fait, apocryphes. Elle indique en outre que R. Otte, le sténographe de Goebbels, a affirmé que le concerné, peu avant de se suicider, a copié le journal sur des plaques de verre, en ordonnant que celles-ci soient enterrées près de Potsdam, entre Caputh et Michendorf, non loin de l’autoroute. Sauf qu’ils n’ont depuis jamais été retrouvés. Otte reçut également l’ordre de détruire les copies fabriquées à la machine, mais l’avancée des communistes à Berlin se produisait si vite qu’il n’avait pas eu le temps d’agir. Selon l’éditeur du journal L.P. Lochner, des centaines de pages originales dactylographiées faisaient partie des 7.000 dont les Soviétiques se sont emparés, lors des perquisitions du ministère de la Propagande à la Wilhelmsplatz. Ils ont été ultérieurement retrouvés dans la cour du ministère immédiatement après la fin de la guerre par F.E. Mason, un collectionneur de manuscrits américain. Mason se doutait qu’il s’agissait de journaux intimes de Goebbels et les fit parvenir à Lochner, dont il est lui-même allé mettre aux mains d’un certain H. Hoover lors d’une visite en Allemagne. Son principal coup d’éclat a été, pour Hoover, la découverte et la préservation d’une grande partie des journaux intimes de Goebbels. Cela a conduit à une lutte prolongée avec l’Office des biens étrangers qui a cherché à bloquer sa publication par Mason et ses associés, après avoir remis en cause la véracité du manuscrit. Ceci expliquerait ainsi que Lochner ne l’ait jamais mis à disposition au cours des procès à Nuremberg. De fait, bon nombre de citations dont ce journal contient, sont frauduleuses, et ce détournement est, bien-sûr, le fait de communistes. Quant à Rosenberg, il faut savoir que lorsqu’il se pointa à son procès, le procureur juif R. Kempner, lui avait dérobé son journal, qui a ensuite complètement disparu avant qu’il ne refasse surface — comme par miracle — au travers du musée commémoratif de l’holocauste des États-Unis à Washington, qu’à partir de 2013. Certains universitaires ont émis l’hypothèse d’une falsification partielle, de par des mots-clés qui y auraient été insérés. De notre côté, nous ne pouvons le garantir, avec nos faibles moyens, mais s’il y a une chose plausible, c’est que ces citations peuvent être démenties par le réel : « [Hitler] était intensément croyant et invoquait souvent le nom de Dieu. Il était de formation chrétienne, il avait même été enfant de chœur et chantre à l’église de sa paroisse. Certains leaders nationaux-socialistes étaient hostiles à l’Église, notamment Bormann et Himmler, pour ne pas parler bien-sûr de Rosenberg, mais leur influence sur Hitler était à peu près nulle. Il ne prenait pas très au sérieux les recherches de Himmler sur les anciennes religions germaniques et sa politique fut très favorable à l’Église catholique, même si celle-ci fournit ensuite les opposants les plus déterminés au régime ».38

    À chaque paragraphe, la même question subsiste : paralogisme ou sophisme ? Nous n’avons jamais présenté Himmler comme le « mentor du Führer », nous avons simplement évoqué ses rapports avec le christianisme qui, parfois, rejoignent ceux d’Hitler. Sur le processus de déchristianisation qui n’aurait pas eu lieu, notre chapitre sur la SS nous paraît suffisant à démonter cette affirmation. En effet, que ce soit par le biais de la propagande journalistique, le rétablissement de fêtes païennes comme le solstice d’été, du mariage, de la formation des officiers de la police et du SD, ou encore par l’encadrement de la jeunesse avec ses chansons et les Napola, tout tendait vers l’effacement progressif du christianisme dans l’organisation d’élite d’Himmler.

    Nous avions, il est vrai, passablement caricaturé en utilisant ce qualificatif, mais nous voulions grosso modo affirmer qu’il n’y eut aucune concordance de pensée, entre Himmler et Hitler, en matière de religion  — au-delà de citations tout à fait ambivalentes. S’agissant de la SS, la biographie du Reichsführer Heinrich Himmler, esquisses d’une vie, agrémentée d’un descriptif par son frère aîné, démontre bien qu’il a toujours exprimé des réticences pour imposer ses explorations religieuses dilettantes, et que ses convictions anti-chrétiennes étaient beaucoup plus incertaines, au point qu’elles lui firent prendre plusieurs directions opposées. Ce renoncement inespéré à l’idée d’exténuer intégralement le christianisme, est dû à un attachement culturel à l’égard du patrimoine médiéval. Himmler était effectivement si fasciné par la figure de Heinrich Ier, dont il se voulait la réincarnation, qu’à l’occasion de la célébration de son millième anniversaire à travers un édifice catholique par la SS, il proclama : « Ici où vivent depuis toujours ceux de notre sang, dans cette magnifique maison de Dieu, née d’un sûr sentiment germanique, sera un lieu de culte où les Allemands iront en pèlerinage […]. L’Homme après mille ans a repris avec une grandeur inouïe l’héritage humain et politique du roi Henri, notre Führer Adolf Hitler, nous le servirons fidèlement de nos paroles, de nos pensées et nos actes, pour l’Allemagne et pour la Germanie ».39 Une autre considération était celle qu’éprouvait Himmler pour le croisé H. von Salza, de telle sorte qu’il insuffla son ancrage militaro-aristocratique dans la SS, comme une imagerie de l’ordre teutonique. Aussi singulières qu’aient été certaines de ses idées, et sa propre insistance à être anti-chrétien, les vues de Himmler sur le christianisme étaient toujours pleines d’imprécision. Par exemple, il craignait que le SS moyen ne puisse distinguer entre les attaques contre les églises et la préservation du Christ. À ce propos, dans une note de service, Himmler a enseigné : « Dans l’entraînement idéologique, j’interdis toute attaque contre le Christ en tant que personne, car ces attaques ou insultes que le Christ était un Juif sont indignes de nous et certainement historiquement fausses ».40 Non seulement le Christ, mais la croyance au Christ en tant que partie de l’histoire allemande, devait être respecté dans les SS. De telles proclamations n’étaient pas simplement destinées à la propagande publique. Quand un membre de la Hitlerjugend écrivit à Himmler pour lui demander s’il devait croire un conférencier qui prétendait que Jésus était juif, le secrétaire de Himmler, R. Brandt, répondit, en indiquant : « Le Reichsführer-SS est convaincu que Jésus n’était pas un Juif, vous devez avoir mal compris l’orateur ». D’autres indications sur les sentiments positifs de Himmler à propos du christianisme sont apparues lors de la discussion des politiques SS concernant les sentiments religieux de ses membres. Dans un discours aux dirigeants SS le 8 novembre 1936 à Dachau, Himmler a parlé de l’attachement chrétien de sa propre famille et a soutenu que, même s’il s’éloignait de la religion de sa famille, il respectait toujours ses sentiments : « Pas une seule fois je n’ai touché ses convictions, ni elle les miennes ». Il a ensuite indiqué que la tolérance religieuse serait aussi acceptée par les SS. Cela signifiait que même l’enterrement des proches de SS pouvait être conduit à la manière chrétienne. Himmler a toujours soutenu que même au sein des SS, les points de vue chrétiens, bien que non approuvés par l’organisation, devaient néanmoins être respectés. Deux ans plus tôt, en réaction à un incident particulier, il avait déclaré : « J’interdis aux membres SS d’importuner, de contrarier ou de se moquer d’un autre à cause de ses opinions religieuses. De même que l’Allemand n’a jamais toléré la contrainte religieuse sur lui-même, les convictions religieuses de ses voisins sont saintes et inviolables pour lui ». Cela concernait non seulement les opinions religieuses des SS individuels, mais aussi leur comportement vis-à-vis des institutions religieuses : « J’interdis toute perturbation et toute maladresse concernant les événements religieux de toutes les confessions (c’est-à-dire les processions de l’Église catholique). Une conduite diplomatique, quand les églises sont visitées par intérêt historique ou artistique, va sans dire ». Himmler a ajouté que cet ordre devait être exécuté sous peine d’expulsion. Un an plus tard, il renouvela cet ordre en le fondant explicitement sur la version nationale-socialiste du droit allemand de la liberté de conscience. Cette liberté de conscience avait ses limites institutionnelles. Dans le même mémorandum, Himmler a interdit aux membres des SS toute activité de leadership dans n’importe quelle communauté religieuse ou confessionnelle (par exemple, mouvement de la foi allemande, etc.). Il était donc interdit de tenir des responsabilités dans les églises chrétiennes (la simple adhésion à une communauté religieuse, chrétienne ou autre, était encore autorisée). Ainsi, bien que Himmler ait rejeté le christianisme en tant que doctrine et en tant qu’institution, il laissa une latitude considérable d’expression chrétienne non seulement pour les SS, mais en quelque sorte également pour lui-même. Même devant ses associés, il a professé un respect et une estime pour la piété chrétienne de sa famille. Himmler prendrait plus tard cela à un degré qui fit que même ses proches associés s’interrogeaient sur la sincérité de son engagement anti-chrétien.

    En outre, le rédacteur en chef du journal de la SS, campait dans un état d’esprit similaire : « Comme toujours, lors d’un tel examen [NdA : sur l’attitude religieuse], notre but n’est pas négatif : Une expérience religieuse ne doit jamais reposer sur un conflit avec une autre conception religieuse. Cette attitude serait en contradiction avec l’esprit du programme du Parti, avec notre éthique. Donc, lorsqu’on examine le problème, on doit répéter qu’en tant que nationaux-socialistes, la substance de l’une ou l’autre de ces doctrines ne doit pas nous intéresser ; mais l’important est uniquement de savoir dans quelle mesure elle correspond au principe de notre vue du monde, car la religion est une affaire privée. Le nouvel État a défini clairement au moyen de deux déclarations fondamentales sa position à propos de la question religieuse. L’article 24 de notre programme garantit : « la liberté de toutes les confessions religieuses au sein de l’Etat, pour autant qu’elles ne compromettent pas la stabilité de celui-ci ou ne contreviennent pas au sentiment moral et aux bonnes mœurs de la race germanique ». Donc un instinct racial devient le critère absolu relativement à la conception religieuse. Dans la loi sur ladite liberté de conscience, l’État national-socialiste a clairement défini comment ce sentiment doit être interprété : « Croire est l’affaire la plus personnelle et on n’en est responsable que devant sa conscience ». Il en résulte que : L’État national-socialiste se refuse à toute ingérence dans les questions religieuses tant que leurs représentants n’interviennent pas dans le domaine politique. Cette attitude seule peut permettre à un chrétien, catholique ou protestant, ou à un adepte d’une autre religion, de vivre sa foi au sein du Parti et de l’Allemagne s’il le fait par conviction et par choix personnels. Mais cela ne doit pas impliquer que cette liberté puisse faire l’objet d’une interprétation négative et malveillante ».41 Tout chrétien pouvait donc intégrer l’unité, sans pour autant se voir contraint d’abjurer sa foi, pourvu qu’elle demeure individuelle. Bien que cette allure nous semble très libérale, elle peut toutefois s’expliquer par la cause sociologique d’alors. Plus loin, ce même rédacteur précisait que la SS ne devait en aucune manière incarner une pâle copie des mouvements aryosophiques, en plus de réprimander l’idée de régénérer les cultes de l’antiquité : « […] Nous pensons avant tout que ces coutumes qui justifient seules une réglementation, ne doivent jamais déboucher sur une « organisation idéologico-religieuse ». Car ne tolérer dans ce domaine une tutelle d’aucune sorte ou une conception collective est le signe typique d’une attitude religieuse réellement germanique. Pour les Germains, la religion était et demeurait une affaire privée. Les chefs de familles germaniques faisaient aussi office de prêtres et ne toléraient aucune classe sacerdotale. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un vague enthousiasme pour une pseudo-religiosité de société secrète ou sectaire, mais d’épouser de façon franche et de bonne foi ces conceptions religieuses et avant tout morales de nos ancêtres. Ce fut l’une des erreurs les plus funestes commises par ces multiples petites ligues qui voulaient rénover la religion de notre race en se rattachant à la tradition vivante que la christianisation violente avait jadis muselée. Il est impossible d’effacer un millénaire d’évolution humaine et nationale et de la considérer comme inexistante. Wotan et Thor sont morts, et ces esprits rêveurs qui sacrifiaient un cheval sur une vieille pierre de sacrifice il y a une douzaine d’années étaient de tristes fous qui compromettaient inutilement la bonne cause. On ne peut utiliser ni la coutume religieuse préchrétienne, ni les représentations se trouvant à sa base. Si on cherche à exprimer notre propre conscience morale dans des formes religieuses externes, il faut essayer de se reporter au livre sacré de nos ancêtres, l’Edda, comme le fit le christianisme avec les livres de l’Ancien Testament ». Petite parenthèse : Le paganisme antique aurait dû disparaître car ses enseignements étaient transmis par la tradition orale. Les païens de type scandinave, à l’instar des wotanistes, jusqu’à l’avènement des théosophes, avaient pour seule source écrite l’œuvre de Snorri Sturluson, un chevalier islandais ayant retranscrit les anciennes coutumes nordiques. Alors que les néo-païens prétendent que les écrits de Sturluson seraient impurs, car influencés par la religion chrétienne que ce dernier pratiquait, le rédacteur appelait à s’en imprégner.

    Cette tolérance prêchée envers le christianisme fut tellement mise en lumière, qu’Himmler avait d’ailleurs accepté d’incorporer l’archevêque de Fribourg, Mgr Gröber, en tant que membre bienfaiteur de la SS. À cette occasion, le prélat restitua dans un manuel d’instruction religieuse, la question raciale du point de vue catholique : « La conséquence de cet envahissement de la race par l’étranger se manifesterait principalement par une atteinte à l’essence originelle de notre civilisation. L’afflux de races étrangères (l’immigration excessive) déforme sa nature propre. […] Chaque peuple est en lui-même responsable de la réussite de son existence, et l’apport d’un sang totalement étranger représentera toujours un risque pour une nation qui a prouvé sa valeur historique. C’est pourquoi on ne peut refuser à aucun peuple le droit de maintenir impollue son origine raciale, et de prendre des garanties dans ce but. La religion chrétienne demande simplement que les moyens utilisés ne pèchent pas contre la loi morale et la justice naturelle ».42 On en déduira ainsi facilement que la volonté de supprimer le christianisme était purement velléitaire ; la « foi » de remplacement n’ayant, quant à elle, jamais été dotée d’un quelconque impact, sinon sur un tiers des officiers de l’organisation. Il en va de même pour sa branche militaire, c’est ce dont O. Skorzeny, catholique autrichien, souligna : « Mais comment ne s’aperçoit-on pas que cette armée, qui compta environ un million de jeunes Européens [NdA : la Waffen-S.S.], au sein de laquelle chaque combattant jouissait d’une égale supériorité morale devant la mort, constituait un démenti éclatant aux fameuses doctrines “nordiques” du Reichsführer-SS Heinrich Himmler ? Idées que Hitler lui-même ne partageait point. Je dois avouer de même que les doctrines du Reichsleiter Alfred Rosenberg m’ont toujours paru enveloppées de l’épais brouillard des Niebelungen. […] Je puis dire que si Himmler comptait employer, dans l’avenir, les Waffen-S.S. comme instruments d’une certaine politique personnelle, cette politique, quelle qu’elle pût être, nous resta parfaitement inconnue ».43

    Ici encore, le témoignage de cette servante peut être contredit par d’autres (dans le cas présent ceux d’Ernst Hanfstaengl et d’Otto Wagener). Surtout que comme nous l’avons dit, Hitler adaptait son discours en fonction de son public, et tenait des propos favorables au christianisme surtout en présence des femmes à en croire Albert Speer. Rappelons également que Rosenberg assure plusieurs fonctions dont celle de la formation idéologique et spirituelle du NSDAP, et que lors des journées nationales de Nuremberg, Mein Kampf et Le Mythe du Vingtième Siècle ont été placés côte à côte.

    A. Speer a toujours manifesté une aversion sous-jacente à l’encontre d’Hitler, il n’est donc pas étonnant qu’il ait tenté de le discréditer de la sorte ; lui qui — au sortir de la guerre — était désireux de se dédouaner à peu de frais du fait d’avoir obtenu un poste de premier plan, allant jusqu’à entériner l’existence du mythe holocaustique. D’autant plus que si l’on se reporte à ses constatations, on peut soudainement remarquer que certaines d’entre elles vont totalement à contre-courant des prétentions de l’auteur. En voici une : « Rosenberg vendit des centaines de milliers d’exemplaires de son gros livre de sept cents pages, Le Mythe du XXe siècle. On le considérait généralement comme l’ouvrage idéologique de base, mais dans les conversations du pavillon, Hitler en parlait sans façon comme d’un « truc que personne ne peut comprendre », écrit « par un Balte obtus, à la pensée terriblement compliquée ». Il s’étonnait qu’un tel livre ait pu atteindre un tel tirage. « Une rechute dans des conceptions moyenâgeuses ! ». Je n’ai jamais pu savoir clairement si Rosenberg apprenait par-derrière ces opinions que Hitler émettait sur lui en petit comité ».44 Dès lors, nous ne voyons pas en quoi ceci démentirait les dires d’Anni Winter, selon lesquels Hitler qualifiait l’œuvre de Rosenberg de « livre stupide ».

    Concernant E. Hanfstaengl, l’auteur fait ici référence à une phrase du futur Chancelier, dont il a déballé de son livre Hitler, les années obscures, qui se lit dans son exposé comme telle : « Dans cinquante ans d’ici, [la mystique] de Rosenberg sera peut-être saluée comme étant l’un des sommets de la philosophie ». Par curiosité intellectuelle, nous avions dû l’examiner dans la version anglaise des mémoires du fonctionnaire — qui est la seule dont nous avions pu recueillir —, et l’on y observe qu’Hitler n’a parlé, non pas de « mystique », mais de « Weltanschauung » qui se traduit littéralement par « vision du monde ». À ce sujet, Hitler eut emprunté à Rosenberg, un terme dont il était incapable de définir, au même titre que le reste du mouvement. En effet, lorsque Ribbentrop — pour l’exemple — fut interrogé vis-à-vis de cette nébuleuse, le 17 octobre 1945 à Nuremberg ; voici ce que l’on put entendre : « Je pourrais le demander [NdA : le sens du mot “Weltauffassung”] à Rosenberg, parce qu’il était le dogmatiste du Parti. Il pourrait le savoir, mais j’ai entendu le Führer dire, à propos du livre de Rosenberg, qu’il ne l’avait pas compris ».45 Ces déclarations confirment que, finalement, personne dans les hautes sphères du national-socialisme n’avait vraiment compris le message de Rosenberg. Deux semaines auparavant, C. von Neurath avait fait entendre que : « Les idées de Rosenberg étaient très confuses, si confuses que, je voudrais dire quelque chose, mais ne dites pas que je vous l’ai dit, car un jour Hitler lui-même m’a demandé de corriger Rosenberg dans ses idées, Rosenberg, qui était le représentant le plus connu du nazisme, et de me l’envoyer, moi qui n’était pas un membre du Parti, bien, c’était ridicule. Mais cette remarque vous permettra de comprendre comment il était jugé ».46 Ces propos nous font comprendre que, contrairement aux allégations de l’auteur, Le Mythe du XXème siècle n’a pas façonné l’esprit du peuple allemand, et n’a, encore moins, influencé Hitler. Essentiellement tourné vers l’action, Hitler ne considérait pas les discussions philosophiques comme capitales. Il laissait cela aux « intellectuels », estimant que les décideurs devaient avoir le dernier mot. Rosenberg se revendiquant comme un penseur, le Führer laissa donc à son ancien camarade de combat le soin de s’occuper de toutes ces questions, et cela même s’il ne comprenait guère ses idées, une incompréhension qui pouvait aller jusqu’au jugement sévère. Pour restituer la chose, nous rappelons au passage que le NSDAP n’a jamais été un bloc monolithique. Lorsque Hitler arriva au pouvoir, il avait regroupé autour de lui des personnes qui voulaient tout d’abord se libérer des chaînes de Versailles afin de remettre l’Allemagne en ordre, de tirer le peuple de la misère et d’écarter le péril bolchevique. C’était son objectif primordial. Un objectif urgent, car la peste rouge menaçait. Pour le réaliser, Hitler choisit de mener une action purement politique, sans se soucier des querelles religieuses ou philosophiques (qui ont bien surgi, quoi qu’on en dise). Pour parvenir au pouvoir, Hitler s’entoura d’une foule hétéroclite, dont une partie était constituée de chrétiens, certains agnostiques, d’autres néo-païens. Au-delà de l’objectif prioritaire à atteindre (briser les chaînes de Versailles), tous ces gens avaient des visions très différentes de la société à bâtir. La Weltanschauung n’avait rien de singulier en prime. Hitler était redevable envers la présence de Rosenberg sur le plan pratique et non idéologique. C’est pourquoi, il affirma, un jour, devant Schulte : « Je ne veux pas de ce livre ! Rosenberg le sait. Je le lui ai dit moi-même. Je n’ai rien à voir avec ces choses païennes. […] Je soutiens Herr Rosenberg, mais pas l’auteur du mythe ».47

    Pour ce qui est de O. Wagener, l’auteur a tablé sur ce seul monologue, en croyant fortifier sa théorie : « Nous seuls, pouvons et devons avoir une pensée claire au sujet des questions raciales. Vous, moi et Rosenberg, et un ou deux autres. Pour nous, ces questions sont une clef et un repère. Pour le public en général, c’est du poison ». Cette phrase n’a aucune valeur argumentative de fond, et ne saurait prouver quoique ce soit, si ce n’est — comme nous l’avions dit — que les prises de position racialo-scientistes du Führer, devaient nécessairement attirer à lui tous ceux qui excellaient dans le domaine ; à commencer par Rosenberg. En revanche, il est drôlement intrigant que ce « Komodo » ait dû occulter — toujours, dans le livre de Wagener — le passage déstructurant au millimètre ses illusions de bas étage : « Une fois, j’ai supplié Hitler de me laisser publier de telles conversations. Mais il a refusé. “Après ma mort, vous pourrez publier tout ce que vous voulez. Mais plus tôt, ça ne peut plus servir à rien. Il ne serait mis en pièces que par nos ennemis politiques. De même, la publication du Mythe de Rosenberg, qui a eu lieu à mon insu, était déconseillée” ».48 D’ailleurs, permettez-nous une digression : Si nous devions nous fier à ce condensé de discussions (qui fut d’ailleurs repris par les intervenants de Démocratie Participative, au cours de la dernière analyse thématique de l’émission « Hitler, héros des droits de l’homme »), nous pouvons apercevoir ces révélations dans lesquelles Hitler a fait l’apologie des enseignements du Christ : « Nous devons détourner tous les sentiments du Volk, toute sa pensée, son action, et même ses croyances, de l’individualisme anti-chrétien et suffisant du passé, de l’égoïsme et du pharisaïsme stupide de l’arrogance personnelle, et nous devons éduquer la jeunesse en particulier dans l’esprit de ces paroles du Christ que nous devons interpréter à nouveau : aimez-vous les uns les autres ; soyez attentifs à votre prochain ; souvenez-vous que chacun d’entre vous n’est pas seulement une créature de Dieu, mais que vous êtes tous frères ! Cette jeunesse, avec dégoût et mépris, abandonnera ces hypocrites qui ont le Christ sur leurs lèvres mais le diable dans leur cœur, qui font l’aumône pour ne pas être dérangés quand ils jettent eux-mêmes leur argent, qui invoquent la Patrie quand ils remplissent leur propre bourse par le labeur des autres, qui prêchent la paix et incitent à la guerre, et ainsi de suite. […] Remplir le Volk de la foi renaissante et de la Weltanschauung de Celui qui fut autrefois un sauveur dans les moments les plus difficiles pour les peuples, c’est primordial ! Et puisque les personnes âgées sont généralement inextricablement liées à leurs intérêts économiques et à la mentalité égoïste des petits commerçants, nous ne pouvons, dans l’ensemble, chercher à obtenir le soutien que des jeunes. C’est la jeunesse qui va conquérir une fois de plus le véritable royaume des cieux pour son peuple et pour toute l’humanité ».49 L’image dont Hitler se faisait du Christ dans ce texte, était parfois pleine de péripéties, notamment sur l’idée d’en faire un « fondateur du socialisme authentique » (à moins qu’il voulût dire par-là qu’il a été l’un des premiers à avoir prêché une forme de Bien Commun…), mais celle-ci lui venait très probablement de l’expérience qu’il a acquise aux côtés de K. Lueger, bourgmestre catholique de Vienne. Plus haut, on y trouve une conversation dans laquelle Wagener s’entretenait avec F.P. von Salomon, qui venait d’être démuni de ses fonctions dans la SA, à la suite d’un désaccord avec Adolf Hitler sur le rôle de l’organisation paramilitaire. Hitler avait, à ce moment-là, décidé d’unifier la SA sous un commandement central, en se subordonnant les Gauleiters de chaque Lander. L’organisation n’était donc plus fédéralisée mais centralisée. Dans cette démarche, Salomon y a vu comme un rapprochement avec le premier siècle où l’Église eut été établie à Rome, dans laquelle saint Pierre, était reconnue comme évêque, puis progressivement comme pape, avant sa succession apostolique pour affirmer une primauté pontificale. De même, Hitler était progressivement reconnu comme le chef du mouvement : « Ce n’est pas par hasard qu’Hitler est catholique. Il a appris les principes des Jésuites ».50 De plus, dans ce même texte, Hitler témoigne d’un profond mépris à l’égard des néo-païens : « J’ai déjà fermement interdit plusieurs fois toutes ces absurdités, toutes ces histoires des lieux du Thing, des solstices, du serpent Mittgard, et tout ce qui est tiré des premiers temps germaniques. Puis ils lisent Nietzsche aux jeunes de 15 ans et, par des citations incompréhensibles, ils leur parlent du surhomme et disent que ce doit être eux ».51 Ce « Komodo » ne reprend visiblement que les éléments qui l’arrangent, et tronque fallacieusement leurs contradictions, en fonction de ses désirs. Malgré cela, il en vient à nous accabler de ses propres turpitudes, tout au long de son salmigondis, quand bien même il constituerait l’exemple quintessentiel de ce dont il tente à trouver dans notre réponse.

    Pour rebondir sur Rosenberg, il n’a jamais entièrement régenté la formation intellectuelle et spirituelle du peuple allemand. En vérité, même si son poste avait un titre ronflant, au sein de cette administration complexe dont les pouvoirs des différentes branches n’étaient pas toujours bien définis, son avis était avant tout consultatif. À Nuremberg, il expliqua que le Führer l’avait rangé dans la catégorie de ceux qui devaient étudier à fond les problèmes posés, et les exposer en conférences après les avoir médités.52 Puis il précisa : « Les pouvoirs exécutif et législatif étaient entre les mains des ministères compétents, à savoir : ministère de l’Éducation, ministère de la Propagande du Reich. La représentation générale du Parti était entre les mains de la chancellerie du Parti. Cette chancellerie me priait, le cas échéant, de prendre position sur certaines questions ; mais cela ne l’engageait nullement et elle n’était pas obligée de s’en tenir à mes vues ». Nous ajoutons que même si, comme il l’admit à Nuremberg, Rosenberg porta personnellement des jugements très sévères sur les confessions traditionnelles, en tant que membre du NSDAP et du gouvernement, il respecta toutefois le point 24 sur la tolérance religieuse. Le 22 août 1934, ainsi, dans un discours, il précisa que le national-socialisme avait pour principe la tolérance en matière de religion et que même s’il n’intervenait pas dans les questions de doctrine, l’État protégeait les confessions religieuses.53 En disant cela, Rosenberg pensait peut-être au cas de la revue Nordland qui venait d’être interdite et son directeur destitué pour avoir attaqué le catholicisme. À Nuremberg, d’ailleurs, Rosenberg expliquait que la politique scolaire était restée hors de ses compétences. À la question : « Avez-vous été mêlé à la politique scolaire de l’État national-socialiste ? », il répondit : « Je n’ai, à proprement parler, pas eu d’influence sur la politique scolaire. L’organisation scolaire dépendait du ministère de l’Éducation et de l’organisation intérieure des écoles, qui ne doit pas être confondue avec la discipline du Parti, ainsi que l’organisation des universités étaient […] l’affaire du ministère compétent ».54 Lorsque le Dr. Thoma (avocat de Rosenberg) lui posa comme question : « Monsieur Rosenberg, vous êtes également accusé d’avoir persécuté les Églises, ce qui ressort tout particulièrement de votre “Mythe du XXe siècle”. Estimez-vous qu’à l’égard des Églises vous êtes quelques fois allé trop loin ? », Rosenberg rétorqua : « Naturellement, j’admets qu’à l’égard des confessions traditionnelles j’ai formulé un jugement personnel particulièrement sévère ».55 Il est donc parfaitement convenable de parler de marginalisation en ce qui le concerne : « Alfred Rosenberg, Ministre du Reich aux Territoires occupés de l’Est (dont les prérogatives réelles étaient, dans les faits, plus que réduites), se voulait un théoricien du national-socialisme. En réalité il n’a été qu’un idéologue en orbite autour du parti. Son anti-catholicisme et son néo-paganisme étaient connus de tous. Il publiera en 1930 à titre privé son ouvrage “Der Mythus des zwanzigsten Jahrhunderts” (‘Le Mythe du vingtième siècle’), un pamphlet violemment anti-chrétien réduisant le catholicisme à un “sous-produit du judaïsme”, et allant clairement “à l’encontre du programme officiel du NSDAP” ».56

    Nous nous demandons encore si « Aryan France » fait preuve de paralogisme ou de sophisme. Ce n’était pas pour Hitler uniquement une question de culture, mais bien au-delà. Dans le discours que nous citons, il affirme : « jamais l’humanité n’a plus ressemblé, n’a été spirituellement et physiquement plus proche de l’Antiquité qu’aujourd’hui ». L’argument – si on peut appeler cela comme tel – de l’expansion vers l’Est comme preuve que le Troisième Reich est la résurgence du SERG relève tellement de l’ineptie que nous n’allons même pas y répondre.

    Qu’est-ce qu’est censé signifier ce speech, mis à part la volonté du Führer d’instaurer un « homme nouveau » ? En effet, cette notion est, au premier chef, spirituelle dans la mesure où, pour Hitler, le monde n’est pas celui matériel qui apparaît à la surface, à travers lequel l’homme est un individu isolé de tous les autres, existant en soi, et gouverné par une loi naturelle qui, instinctivement, le pousse à vivre une vie de plaisir égoïste et momentané. Cet « homme nouveau » est un individu à la fois vertueux et enraciné, subordonné à une loi morale unissant la communauté de destin et les générations dans une tradition et dans une mission, supprimant l’instinct de la vie limité au cercle étroit du plaisir, pour instaurer dans le devoir une vie supérieure, libérée des limites du temps et de l’espace ; une vie où l’individu, par l’abnégation de lui-même, réalise cette existence toute spirituelle qui fait sa valeur d’homme. C’est donc un modèle spirituel né de la réaction générale du siècle dernier contre le positivisme matérialiste des Lumières. Cette vision est anti-positiviste, mais positive : ni sceptique, ni agnostique, ni pessimiste, ni passivement optimiste, comme l’est l’existentialisme qui place le centre de la vie en dehors de l’homme, qui, par sa libre volonté, peut et doit créer son monde. Hitler souhaitait que l’homme soit actif et engagé dans l’action avec toutes ses énergies : il le voulait virilement conscient des difficultés réelles et prêt à les braver. Il concevait la vie comme une lutte, il estimait qu’il appartient à l’homme de conquérir une vie vraiment digne de lui, en créant, avant tout, en lui-même, l’instrument (physique, moral, intellectuel) pour la construire. Et cela est vrai pour l’individu lui-même, comme pour la nation et l’humanité. Ce modèle d’honnête homme — pour paraphraser Florian Rouanet — devait passer, selon Hitler, par l’étude de la Paideia ; l’Allemagne ayant toujours été retardée sur ce seul point, comparativement à l’Italie, à la France, à l’Espagne, et même à l’Angleterre, depuis le moyen-âge. Mais, renouer avec l’hellénisme ne revient pas à édifier un « culte de la nature » (sic), comme l’affirme l’auteur dans son exposé. Son avis n’a d’ailleurs ni queue ni tête, lorsqu’on sait que la théogonie ne fut jamais empreinte de naturalisme. Ce sont les mythes grecs qui ont rendu possible la genèse de la philosophie de Platon et d’Aristote. Cette philosophie, qui a fait tout son droit à la suprématie de la raison dogmatique, affirmait le Dieu unique et transcendant, et la divinité du Verbe, et ce depuis l’antiquité. De plus, « l’homme nouveau » du national-socialisme, ne contredit pas le christianisme, bien au contraire, il lui propose une nature saine qui, appelant la foi chrétienne, lui prépare le terrain ; car la foi ne saurait se greffer sur le vice intégral. Toute conception morale parle d’un « homme nouveau », l’expression n’est pas forcément péjorative. Toute doctrine propose une révolution anthropologique, il importe de savoir si elle est juste ou bénéfique, et cela vaut même pour l’Église, qui nomme son propre devenir « évolution homogène de formulation du dogme ».

    S’il ne suffit pas, selon ce « Komodo », d’établir une analogie entre le Drang Nach Osten et l’Ostsiedlung, pour affirmer que le IIIe Reich était la préfiguration du Saint-Empire ; nous lui répondrons que c’était un exemple parmi tant d’autres — certes réducteur, nous en convenons volontiers (après tout, ce sont les colonnes de la presse du régime qui qualifiaient la marche vers l’Est de « croisade anti-bolchevique »). Nous aurions pu dresser un parallèle entre le port de la rouelle et celui de l’étoile jaune, les divers procès du Talmud et les lois de Nuremberg, les bûchers de ce même Talmud avec les autodafés, tout en faisant mention de la lutte permanente contre l’usure, du système de redistribution des richesses aux plus démunis, ou encore du désir de coopérer avec l’Angleterre, en lui laissant le soin de gérer la flotte et ses colonies à l’instant même où l’Allemagne bénéficiait de son Lebensraum ; sans omettre l’idée de confédérer l’Europe — sous la forme d’un organisme supra-national (sans toutefois nier le droit aux patries d’exister charnellement, mais en les comprenant toutes sous un « joug » commun et nouveau, rendu bénéfique par une administration claire et droite) — autour d’une transmission de souveraineté allemande, qui correspondait totalement aux vues de Charles V. Tous ces aspects montrent en substance que l’héritage carolingien a été, dans l’esprit d’Hitler, surestimé. D’ailleurs, suite à l’annexion de l’Autriche, ce même Hitler ordonna le retour de Vienne à Nuremberg, des joyaux de la couronne et des insignes de Charlemagne, c’est-à-dire les quatre regalia (la Couronne du Saint-Empire, l’Épée impériale, la Croix de Lothaire et la Sainte Lance) où il les fit transiter pour une exposition permanente. Ils seront exposés à la Katharinenkirche jusqu’au bombardement de la ville en 1944, date à partir de laquelle ils seront stockés en sécurité au Historischer Kunstbunker jusqu’à la fin du conflit. À ce moment-là, il déclara : « J’ai fait ramener les symboles du Reich séculaire allemand à Nuremberg pour lever le doute, non seulement aux yeux du peuple allemand mais aussi du monde entier, sur le fait qu’un demi-millénaire avant la découverte du Nouveau Monde, il existait déjà un Reich germanique et allemand gigantesque ».57 Quand Hitler parlait de « Reich millénaire », cela ne suggère aucune interprétation mégalomaniaque à l’inverse de ce qu’ont laissé accroire certains journalistes anglo-saxons. Le Führer évoquait le Reich qui, comme tel, fut fondé par Otton Ier, abouti par Charlemagne, et dont le régime national-socialiste se voulait la continuité, notamment depuis la réalisation du rêve pangermaniste incarnée par l’Anschluss (chose que Bismarck refusa d’entreprendre peu après Sadowa).

    Là encore : paralogisme ou sophisme ? L’encyclique Mit Brennender Sorge est une critique du christianisme positif dont le NSDAP se réclame dans son programme de 1920, du mouvement Gottglaubig auquel Hitler se rattache, de la divinisation du Führer, du rejet du péché originel que nous avons évoqué plus haut, et d’autres faits que nous oublions sûrement.

    Le sens du discernement ne l’a décidément jamais étouffé. Lorsque Hitler faisait allusion au « christianisme positif », ce fut seulement la promotion des valeurs du christianisme comme base morale de l’État (comme il l’expliquait bien dans son discours radiodiffusé du 01/02/1933) et la reconnaissance par celui-ci des deux grandes Églises présentes en Allemagne : la catholique et la protestante (d’où le Reichskonkordat du 20/07/1933 et le renforcement du statut particulier de l’Église catholique).58 Il ne s’agissait en rien du « christianisme positif » tel que pensé par Rosenberg, qui n’était pour lui qu’un « christianisme » bâtard vidé de toute référence à l’Ancien Testament, à l’image du marcionisme, destiné à lutter contre le Vatican présenté comme l’ennemi du régime (raison pour laquelle les cadres prendront aussitôt leurs distances avec lui). Rosenberg n’était d’ailleurs pas le seul à avoir conçu un tel projet, il y eut aussi A. Dinter qui avait préconisé le développement d’un christianisme ethnique l’amenant à se dresser contre l’Église. Si Hitler décida de s’occuper personnellement du cas de Rosenberg en diminuant ses fonctions, il délégua la condamnation et la mise au ban de Dinter à G. Strasser qui fit rédiger un texte adopté par des personnes influentes du Parti : « Nous soussignés, dirigeants du Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands, protestants et catholiques, rejetons catégoriquement la tentative de Dinter. Sans préjudice de nos opinions personnelles respectives sur la religion, nous ne permettrons pas que le mouvement politique soit entrainé dans des tourbillons de la lutte religieuse ».59 Dans la même lignée, il y eut le mouvement de la foi allemande fondé par J. W. Hauer, qui se voulait prophète du syncrétisme « pagano-chrétien ». Bien qu’antisémite en plus d’être anti-clérical, Heydrich exigea sa démission le 1er avril 1936.

    Ce refus de modifier les Écritures de la part d’Hitler, se retrouve également illustré dans Mein Kampf : « Les idées et les institutions religieuses de son peuple doivent rester toujours inviolables pour le chef politique ; sinon, qu’il cesse d’être un homme politique et qu’il devienne un réformateur, s’il en a l’étoffe ! Une autre attitude, en Allemagne surtout, doit conduire à une catastrophe ». C’est pourquoi dans son programme déclaré intangible pour toujours, Hitler a fait insérer le principe que l’État doit être positivement chrétien, qu’il n’a pas le droit d’être neutre ou même indifférent et que, sans toutes ses législations, il doit non seulement éviter de venir en conflit avec la religion mais doit donner aux lois une attitude positive pour faciliter l’accomplissement des enseignements de la religion. Dans son discours du 26 juin 1934, pour assurer aux évêques catholiques qu’il prendrait des mesures contre la nouvelle propagande païenne, Hitler rappelait la manière dont il concevait cette expression : « L’État national-socialiste professe son allégeance au christianisme positif. Il s’efforcera honnêtement de protéger les grandes confessions chrétiennes dans leurs droits, de les protéger contre toute interférence avec leurs enseignements, et dans leurs devoirs de s’accorder avec les vues et les exigences de l’État d’aujourd’hui ». Celui qu’il a prononcé le 24 février 1939 à la Vieille Garde du Parti à Munich, est on ne peut plus clair : « Si le christianisme positif signifie l’amour du prochain, c’est-à-dire soigner les malades, vêtir les pauvres, nourrir les affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, alors c’est nous qui sommes les chrétiens les plus positifs. Car dans ces domaines, la communauté du peuple de l’Allemagne nationale-socialiste a accompli un travail prodigieux ». Répondant aux accusations de paganisme lancées par le Zentrum, Goebbels démontrait qu’il se positionnait sur la même longueur d’onde quant à l’interprétation du « christianisme positif » : « Les églises disent : “Il est dans votre programme de tenir religieusement sur un sol chrétien positif”. Oui c’est vrai ! Mais nous aimerions seulement souhaiter que les églises veuillent, tout comme nous sommes des chrétiens positifs sur le plan religieux, être nationales-socialistes positives sur le plan politique. À présent nous serons unis, alors rien ne nous séparera désormais. Nous ne voulons pas nous immiscer dans les églises. Aucun d’entre nous ne ressent le besoin d’être un politicien réformateur. Nous pensons plutôt aux choses terrestres. Nous ne nous préoccupons pas non plus de l’au-delà, mais de ce monde, alors nous voulons clairement distinguer ces deux sphères l’une de l’autre : l’une pourvoit au ciel et l’autre à la terre. Le mouvement national-socialiste n’a pas pris ses distances par rapport à cette ligne. Il n’a pas non plus l’intention de s’en éloigner. Il assure le bien-être de la population, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pour cela, il a besoin d’un peuple sain, fort et moralement supérieur. Il ne laisse rien au hasard dans sa tentative de rendre les gens sains, forts et moralement supérieurs. Il a déjà fait beaucoup de travail d’éducation pour ce peuple, et il a l’intention de poursuivre ce travail d’éducation. Il est donc absurde de nous dire aujourd’hui : “Vous avez dissous les autres partis, pourquoi ne pas dissoudre votre propre parti ?”. Les autres partis ont été dissous parce qu’ils étaient superflus, et notre parti reste parce que c’est nécessaire ! Quand on me dit : “Oui, nous sommes tous nationaux-socialistes” ! Alors, je ne peux que donner la réponse : Je l’espère, j’entends bien le message, mais je manque de foi ! Mais que se passerait-il si : le mouvement national-socialiste n’est pas seulement là pour faire de tout le monde un national-socialiste, mais aussi pour apprendre à tout le monde à agir en national-socialiste ? Si tous les habitants d’une ville sont catholiques, l’Église catholique va-t-elle se dissoudre ? Alors dites aux prêtres : Eh bien, ils sont tous catholiques, que devrions-nous faire de l’Église ? Non, l’Église reste pour que les gens restent catholiques ! Et si tout le pays est national-socialiste : le parti reste, pour que les Allemands restent nationaux-socialistes ! ».60

    De fait, il est tout à fait décent de dire que seuls les travers du régime, ont été explicitement réprimés par Pie XI, et non ce qui tient des fondements. À l’exception du péché originel — dont Hitler a bien entendu relativement détourné de son sens traditionnel (et nous abordions la raison plus haut) — toutes les idées dénoncées dans cette encyclique, proviennent bien de la frange minoritaire en la personne de Rosenberg. Ceci est même valable pour le culte de la personnalité prêté à Hitler, qui était le fait de propagandistes néo-païens : « Hitler mieux que tout autre savait, que les hommes ont toujours besoin d’un Dieu pour affronter l’inconnu, les misères et les difficultés de ce bas monde. Il est facile de démolir un système religieux. La plupart des pays communistes l’ont fait ; mais il faut alors le remplacer ; et Hitler voulut toujours rester un homme pour ses compatriotes refusant la déification acceptée par Staline ».61 Nous ajoutons qu’à la suite de la diffusion de l’encyclique dans les églises, l’ambassadeur du Reich auprès du Saint-Siège est allé remettre à la Secrétairerie d’État une note en défense de son gouvernement, signée du 12 avril 1937, note, pleine d’amertume d’ailleurs, à laquelle répondra en personne, le 30 avril 1937, le cardinal secrétaire d’État, Eugenio Pacelli (futur Pie XII). Pacelli indiquera bien dans sa réponse que cette encyclique n’est pas une condamnation du national-socialisme, mais une mise en garde contre la prolifération des hérésies de la faction wotaniste, en sachant que le nom d’Hitler n’apparait d’ailleurs nulle part.62 Qui est le sophiste de compétition, à présent ?

    Comme nous l’avons rappelé presque à chaque paragraphe, soit l’auteur de cette marée fécale est stupide au point de ne pas comprendre un piètre mot de notre étude sur le fascisme et la religion, soit il est – comme ses frères spirituels dont parle Pie XI -, dans la manipulation et le mensonge. Quand bien même nous abhorrerions la démocratie, et plus généralement toute notion de quantité, un sondage vous permettra de trancher sur ces deux options.

    Seulement, avant de prendre le temps de l’expédier dans le quatrième sous-sol de sa cave, nous spécifions ignorer à quel instant précisément l’auteur a-t-il vu que Pie XI eût déclaré que chrétiens et juifs seraient unis dans la foi — si ce n’est dans son imaginaire étriqué — auquel cas on basculerait directement vers l’œcuménisme. Les juifs ne vénèrent pas un Dieu trine et incarné, encore une fois. Sans doute, fait-il allusion à cette formule à l’emporte-pièce datée du 6 septembre 1938, dans laquelle le pape condamnait « l’antisémitisme ». Dans ce cas, un commentaire sémasiologique s’impose : Si par antisémitisme, on y mêle le souci de se prémunir face à l’hydre juive — ainsi que l’ont toujours fait les monarques médiévaux européens — alors non, ce réflexe d’auto-défense demeure conforme à la morale chrétienne, et il n’est pas sans rappeler à ce titre que Pie XI n’a jamais réprouvé les lois de Nuremberg qui, soit dit en passant, étaient inspirées des versets racialistes du Deutéronome.63 En revanche, si l’antisémitisme nous amène à balayer primairement les textes issus de l’Ancienne Alliance, cela devient, alors, problématique, et c’est ce qui est anathématisé par Pie XI. Le pape s’est donc insurgé face à la nouvelle tendance marcioniste de l’époque, et non contre l’animosité naturelle exprimée envers les juifs. Toujours est-il que ce lamentable histrion ferait bien mieux de rester à sa place, avant de se prononcer à propos de sous-entendus sur lesquels il ne peut nuancer, car dépourvu du potentiel intellectuel requis ainsi que de la culture théologique que cela implique. C’est pourquoi nous en venons à lui retourner ses propres jugements : soit l’auteur de ce turbo-ramassis de calembredaines est un imbécile fini au point de ne pas saisir des termes maladroits de pontifs, pouvant accidentellement revêtir un caractère polysémique, soit il est — comme ses frères de gnose (voire de business, si l’on maintient ce qui a été rapporté plus haut) —, dans la manipulation et le mensonge, pour être à même d’extrapoler aussi gravement. Et l’une de ces deux possibilités s’étend même en ce qui concerne le domaine historique.

    Quant au reste, nous devons pour le coup être bien forcé d’admettre que nous sommes en phase avec les derniers propos tenus par l’auteur, au moins sur un principe : Plus que jamais, il faut abolir la démocratie qui rend apte les sommets de nullité de son acabit à pouvoir étaler leurs névroses sur la toile, et ailleurs.

    Pour couronner le tout, c’est en cette magistrale allégation que j’achève le sujet, en prenant ainsi soin de vous laisser savourer notre distribution de PLS :

    « [Hitler] croyait en la guidance d’en haut et en l’existence d’un Être suprême dont la sagesse et la volonté avaient créé des lois pour la préservation et l’évolution de la race humaine. Il croyait que le but suprême de l’humanité était de survivre à l’accomplissement du progrès et de la perfection. Cette croyance lui donnait le sens de sa propre mission, celle d’être le guide du peuple allemand. Il agissait, il croyait au commandement de cet Être suprême ; il avait une conception fixe de cet Être, que rien ne pouvait changer. Dans ses discours, il mentionnait souvent le Tout-Puissant et la Providence. Mais il était personnellement très hostile au christianisme et aux églises, bien que le programme du parti ait été conçu pour un christianisme “positif”. Dans ses conversations privées, il faisait souvent des remarques sarcastiques sur les églises et les prêtres, en disant que certains “se vantaient d’avoir un lien direct avec Dieu”. Il a déclaré que le christianisme primitif était la première “cellule juive communiste”. » (Otto Dietrich, The Hitler I Knew: Memoirs of the Third Reich’s Press Chief, traduit par nos soins)

    Curieusement, ce sont les mêmes adjectifs qui se manifestent dans les Propos intimes et politiques de F. Delpla, qui sont une traduction actualisée des Libres Propos compilés par Bormann. Est-il indispensable de rappeler que certains responsables du gouvernement allemand — ayant échappé à l’exécution, après 1945 — se plaisaient à reprendre cette source pour résumer les sentiments d’Hitler, selon D. Irving ? Au risque de susciter des dommages collatéraux, cette citation est d’autant plus contradictoire avec ce que Dietrich avait rapporté dans un autre livre : « Hitler n’a jamais quitté l’Église catholique. Il avait interdit d’appeler Charlemagne le « boucher des Saxons », dans la presse ou ailleurs ; Charlemagne avait christianisé les Allemands par la force de l’épée et on lui donnait ce surnom à cause des luttes sanglantes qu’il avait menées contre le duc de Saxe. Hitler considérait Charlemagne comme l’un des plus grands hommes de l’histoire d’Allemagne, car il voyait d’abord en lui l’unificateur des Allemands et le créateur de l’Empire ; il l’approuvait d’avoir, en vue de ce « but national suprême », aussi bien introduit la religion chrétienne dans les pays germaniques que d’avoir agi avec une rigueur impitoyable contre tous ceux qui ne voulaient pas coopérer à l’unification sous l’égide du christianisme. C’était pour cela qu’il ne tolérait pas que l’on pût critiquer les massacres du grand empereur Charles ».64

    Adolf Hitler recevant une copie de l’épée de Karl der Große (Charlemagne) au 7ème congrès du Parti, le 10 septembre 1935.

    -*-

    [1] Voy. Johann Chapoutot, Hitler : l’homme providentiel qui ne croyait pas à la Providence, Parlement[s], Revue d’histoire politique, 2010/1 (n°13)

    [2] Saint Thomas d’Aquin, La somme théologique

    [3] Adolf Hitler, extrait de son discours du 4 juillet 1944 au Platterhof

    [4] Voy. Adrien Arcand, Le Christianisme a-t-il fait faillite ?

    [5] Discours du 14 octobre 1933 au Reichstag

    [6] Abel Bonnard, Pensées dans l’Action

    [7] Baldur von Schirach, dans un article du Völkischer Beobachter le 3 décembre 1936

    [8] Hans Schmidt, Tract du German American Political Action Comittee (GANPAC), décembre 1993

    [9] La gerbe des forces, pp.221-223

    [10] Alfred Freyberg, dans un article du Deutsche Allgemeine Zeitung le 26 janvier 1937

    [11] Discours du 30 janvier 1939 devant le Reichstag

    [12] Wilhelm Frick, Bulletin périodique de la presse allemande, n°450, p.28, col. A

    [13] La gerbe des forces, pp.224-225

    [14] Henry Jamet, dans un article intitulé « La bonne humeur allemande » de La Revue Hebdomadaire, le 10 septembre 1938

    [15] Cité par La Documentation Catholique, 6 juin 1936, col. 1433

    [16] Voy. The Guardian, 1er avril 1935, p.12

    [17] Voy. La Documentation Catholique, 6 juin 1936, col. 1435

    [18] Ibid., 6 juin 1936, col. 1411

    [19] Ibid., 5 décembre 1936, col. 1076

    [20] Voy. La Documentation Catholique, 22 août 1936, col. 278

    [21] Arthur W. Kitson dans une lettre adressée à Adrien Arcand

    [22] Courrier d’Adrien Arcand du 25 décembre 1965

    [23] Adrien Arcand, dans une lettre adressée au chanoine Panneton le 12 août 1966, résumant sa rencontre avec le Bund canado-allemand

    [24] Voy. Karl A. Hasselbalch, cité dans le Frankenpost, le 12 Mars 1947

    [25] Les Carnets du cardinal Baudrillart, 1939-1941

    [26] Austin App, A Straight Look at the Third Reich, p.44

    [27] Cardinal Bertram, dans une lettre du 12 décembre 1930, publiée dans La Documentation Catholique, t. XXV, 1931, col. 704-5

    [28] Ibid., t. XXIX, 1933, col. 1184

    [29] Rabbi Schlomo Aviner, L’Église chrétienne est en feu, faut-il s’en attrister ou s’en réjouir ?, Srugim, 16 avril 2019

    [30] Voy. David Irving, dans sa lettre du 2 décembre 1983 au rédacteur de The Jewish Chronicle

    [31] Au cœur du Troisième Reich, p.232

    [32] Cité par le général Gerhard Engel, repris in. revue Le choc du mois, n°17, avril 1989, p.43

    [33] Claude Nancy, Hitler contre Judas

    [34] Discours du 15 février 1933 à Stuttgart

    [35] Adolf Hitler, Principes d’action, p.117

    [36] Léon Degrelle, dans un article paru dans la revue Rebelle, n°2, automne 1984, réimprimé dans la Revue d’Histoire non-conformiste, pp.107-113

    [37] Adolf Hitler, extrait de son discours au congrès du NSDAP à Nuremberg du 6 septembre 1938

    [38] Léon Degrelle, dans une interview accordée à Jean Kapel, in. Histoire magazine, n°19, septembre 1981

    [39] Discours du 2 juillet 1936 dans la cathédrale de Quedlinbourg

    [40] Mémorandum du 28 juin 1937 intitulé « à tous les leaders SS à partir du Standartenführer »

    [41] Gunther d’Alquen, dans un article intitulé « D’estoc et de taille », du journal Das Schwarze Korps, en 1937

    [42] Handbuch der Religösen Gegenwartsfragen, 1937, p.535

    [43] La guerre inconnue, pp.41-42

    [44] Au cœur du Troisième Reich, pp.233-234

    [45] TMI, série rouge, supplément “B”, pp.1255-6

    [46] Ibid., p.1490

    [47] Cité par Timothy W. Ryback, Dans la bibliothèque privée d’Hitler, p.190

    [48] Hitler : Memoirs of a Confidant, p.280

    [49] Ibid., pp.140-141

    [50] Ibid., p.10

    [51] Ibid., p.277

    [52] Voy. TMI, XI, 468

    [53] Voy. Bulletin périodique de la presse allemande, n°440, dernière page, col. B

    [54] TMI, XI, 468

    [55] TMI, XI, 469

    [56] Marie-Laurence Haack, Revue Historique, n°673, 2015, pp.149-170

    [57] Discours du 12 septembre 1938 à Nuremberg

    [58] Voy. Cajus Fabricius, Positive Christianity in the Third Reich

    [59] Déclaration signée le 8 octobre 1928 à München, par J. Goebbels, H. Göring, W. Kube, R. Bultmann, et H. Kerrl

    [60] Goebbels Reden, 1932-1945, pp.274-276

    [61] Claude Nancy, Hitler contre Judas

    [62] Voy. Annexée au mémorandum n°95 du 4 mai 1937

    [63] Voy. Julius Streicher, TMI, XII, 315

    [64] Zwölf Jahre mit Hitler


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  • 78 commentaires




    Ouh qu'ils sont patients chez « Aryan France ! » | « Hitler était d’abord allemand et son seul but, son seul dessein, son seul souhait, était que l’Allemagne vengeât d’abord l’affront du traité de Versailles et que son peuple prenne ensuite la place qui lui revienne dans l’ordre de la civilisation, de la culture et de l’évolution de l’humanité, c.à.d la première. Cela dit, il eût été mieux de ne pas le faire en employant des méthodes de voyou, que Maurice Bardèche a déjà énumérées. » | L'auteur de Mein Kampf souhaitait une vengeance de l'Allemagne après le traité de Versailles, mais dans la politique du chancelier, je vois seulement la volonté de défaire les liens de ce traité – ce que voulaient même les Allemands les plus modérés ; comme vous n'êtes pas intentionaliste, Florian, je suis intrigué. Par ailleurs, n'ayant pas lu Bardèche (mais ayant lu Rassinier, politiquement opposé tant à Hitler qu'à Bardèche), je sollicite respectueusement un (pas dix, mais un, bien précis et bien choisi) exemple de méthode de voyou… | Pour moi Pie XI et Pie XII son clone n'étaient pas catholiques du tout. Entre saint Jean dans son Évangile (8 44) et Pie XI devant des pèlerins belges en 1938, il n'y a pas de l'écart de la maladresse mais celui de l'antichristianisme. D'ailleurs un homme que voys avez qualifié de « catholique » (au parcours typique des FF.·.) prêtait à Pie XII des confidences révélant qu'il avait bien voulu dans Mit brennender Sorge suggérer ce qu'il n'avait pas dit formellement. | « En même temps », ambiguité et serpentisme, déjà.


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    Ce n'est pas Aryan France, mais moi même qui écrit ça, pour ne pas tomber non plus dans l'hitlerolâtrie. Il ne servait à rien de séquestrer quasi l’entièreté de la population juive, s'attaquer seulement aux éléments troubles, juifs ou non aurait été amplement suffisant. Dire qu'un vrai Pape n'est pas catholique, lui dénier sa foi et son appartenance est d'une gravité sans nom...


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    J'ai bien vu que c'était vous qui disiez cela, Florian, et l'ai précisé (« comme vous n'êtes pas intentionaliste, Florian »). Oui, après la nuit de cristal quelques dizaines de milliers de Juifs ont été internés en camps de concentration, mais quelques dizaines de milliers (à moins qu'il ne s'agisse de votre part d'une référence à la guerre, ce qui me paraît hors de propos, et tombant sous le coup de la loi Fabius-Gayssot) sur quelques centaines de milliers, ce n'est pas « quasi l'entierté » ; tous furent relâchés avant la guerre selon des auteurs aussi peu suspects d'hitlérolâtrie qu'Hilberg (par exemple). Il s'agissait de chantage pour obtenir le payement d'une amende d'un milliard de marks (dont un quart pour les seuls Rothschild). Méthode de voyou, mais qu'en est-il alors des expulsions d'après-guerre et des viols, et de l'internement de civils en camps de concentration une fous le confilt passé ? Autant de méthodes à ma connaissance jamais dénoncées par Pie XII (je ne demande qu'à être détrompé, merci d'avance). Sinon le critère de défintion du voyou me semblera quelque peu élastique (vous avez sûrement lu Other Losses, de James Bacque). | « Dire qu'un vrai Pape n'est pas catholique, lui dénier sa foi et son appartenance est d'une gravité sans nom... » | La bonne blague, puisque venant d'un sédévacantiste ! De « Pie XII » à « Paul VI » ou « François 0 », seul change le calibre de l'hérésie à gober ici ! N'est pire aveugle ! La citation de « Pie XI » devant les pèlerins belges n'est pas de moi : on peut toujours prétendre que c'est de la « maladresse », et autant pour la Pachamama : j'appelle cela « rejet du christianisme ». Et saint Paul dit que c'est inadmissible, même d'un pape. Qui a dit : « gravité sans nom » ? | De même, c'est quelqu'un que vous avez qualifié de catholique, mais au typique parcours de F.·., qui a prêté à Pie XII les sentiments pour suggérer que ce que ne disait pas implicitement Mit brennender Sorge y était implicite. Et depuis quand un catholuque pratique-t-il l'ambiguité, le double sens ? la langue fourchue ? | Un certain agacement transparaît dans votre réponse, pour une fois dépourvue d'aménité. Si vous souhaitez que je m'abstienne de commenter, dites-le ; mon but n'est pas de vous importuner. Mais en l'absence de cette demande explicite, je commenterai encore. | En vous espérant les meilleurs sentiments,– J.


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    Et j'ajoute qu'entre l'internement de Juifs en camps de concentration et la prétendue « vengeance » du traité de Versailles, je ne vois pas le rapport (et suis étonné si Bardèche a fait un tel lien).


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    Tant que j'y suis : Rommel qualifiait (selon un auteur allié et soldat qui le combattit) de méthodes de voyous les bombardements d'hôpitaux par les Alliés.


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    Gros lapsus, il fallait lire bien sûr : « … qui a prêté à Pie XII les sentiments pour suggérer que ce que ne disait pas EXPLICITEMENT Mit brennender Sorge y était implicite. » | Et avant tout, je souhaitais saluer ce remarquable article signé « Aryan France » : je le trouve fort impressionnant ; je crois connaître pas trop mal ce sujet, mais je serais bien incapable de faire le même travail, encore que tout ce que j'en ai vérifié donne entièrement raison à cet auteur. | Et merci à vous de l'avoir relayé.


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    Cette magnifique verve m'en voit ravi!


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    https://telegra.ph/Seconde-et-dernière-réponse-à--Aryan-France-02-25


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    Eh bien ! C'est une histoire quasi sans fin. ;)


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    Simple commentateur découvrant ce débat par cet article, je ne sais pas ce que va faire « Aryan France », mais je vois à redire à l'argumentaire de notre varan de Komodo. | Je n'ai pas lu toute la discussion, seulement l'article ci-dessus et la « seconde et dernière réponse » de « Komodo » mais l'appel de ce dernier au calme m'étonne : c'est lui je crois qui a passé le premier à la coprolalie, et la réplique qu'il a eue est donc honnête et on est moins du « pur ressentiment » qu'il voit chez autrui (in alio pediculum vides, in te ricinum non vides). Je rends hommage toutefois à ces mots : « Un vrai guerrier ne hait pas son ennemi ». Bravo. C'est même le comportement d'un homme, comme aussi d'assumer ses responsabilités. Et ne pas déchoir (par l'injure ordurière e. g.) Errare humanum est. Que celui qui n'a jamais… | « les Sémites dont les chrétiens font partie, même si, et encore plus dans le catholicisme, on trouve un certain nombre d'éléments aryens issues de l'héritage gréco-romain et germain » : incompréhensible. Est-on sèmite par la race ? Alors il n'y a aucun lien avec la religion. Par l'esprit ? Alors en quoi les chrétiens, qui ont tant à voir avec la Grèce et rappellent le Bouddha, seraient sémites ? Et dans ce cas, pourquoi ceux qui se réfèrent au dieu gaulois Teutatès, donc à la religion de Cernunnos et de Borvo, divintés hybrides vraisemblablement non européennes à l'origine, seraient « aryens » en suoi que ce soit ? Quant aux néo-païens, leurs maîtres ont collé sur la cabale, religion majoritaire des rabbins, des bribes aryennes (Wotan, Taranis…) pour attirer à la religion « noachique » ceux qui veulent que l'esprit soit, par la chair et le sang (!) divin. | L'accumulation d'une centaine de citations ne prouve rien : on en trouve des milliers chez Hilberg comme chez Faurisson. Ce n'est pas suffisant pour passer du mythe à la science. | « Nous tenons à préciser, en guise de conclusion à cette introduction, que bien que nous avons sorti un document d'une centaine de pages sur le sujet en juin dernier, celui-ci ne nous intéresse bien moins qu'avant - si ce n'est très peu. La raison de ce désintéressement est que nous voyons de plus en plus le fascisme — et sa forme allemande qu'est le national-socialisme —, comme une doctrine purement temporelle, comportant des éléments plébéiens et jacobins, dénouée de toute conception d'ordre supérieur, faite de compromis et dont la renaissance est illusoire. D'une manière générale, à ce jour, ce qui s'est passé historiquement le siècle dernier nous importe peu. » | Discuter longuement de ce qui intéresse peu et qu'on ne connaît ni ne comprend me paraît oiseux et garantit l'ignorance grave, donc l'erreur. | « notre but était de « démontrer […] que le fascisme italien comme le national-socialisme s’opposent ontologiquement au christianisme, mais aussi à l’ensemble des religions abrahamiques ». » Les religions « abrahamiques » sont un mythe F.·.M.·. ; les religions noachiques comprennent la F.·.M.·. et leurs disciples inconscients. | « qu'Hitler ait été chrétien ou non importe peu, ce serait comme dire que le “nietzschéisme” est compatible avec le christianisme puisque son théoricien a écrit des propos favorables sur la figure du Christ. » Comparaison aberrante et puérile : des points d'accord ne font pas une compatibilité ; en revanche, si un dirigeant est chrétien, nul ne peut sans mentir prétendre que son régime est incompatible avec le christianisme. | « Ce que l'on doit chercher c'est si le national-socialisme est compatible ou non avec le christianisme, ce qui dépasse la simple figure du “Führer”. Et cela implique d'aller étudier l'ensemble des acteurs du national-socialisme, dont les écrits de la SS, ceux des raciologues et de bien d'autres, ce que nous avons fait dans notre essai, et dont il serait inutile de refaire ici. » Absurde encore, comme la référence à la revue de la SS, condamnée par le régime pour ses attaques contre le christianisme ! Alors, que révèle cette condamnation du rapport de la SS du régime, sinon qu'elle lui était subordonnée et accessoire ? Et quelle est l'autorité de subordonnés ? Si la doctrine se définit d'après le chef, que valent des factotums de cinquième ordre ? Si elle se définit d'après la masse, pourquoi cacher la forêt derrière l'arbre ? C'est un fait : le régime n'avait pas de doctrine explicite, seulement un chef (dont Vincent Reynouard dit avoir démontré qu'il avait une doctrine, quoique implicite), et ce chef était chrétien (catholique). Il avait une masse, et cette masse était chrétienne (surtout protestante). Point final. | Le reste n'est que chicaneries : « Nous aurions dû préciser dans notre première réponse, que nous parlions du uniquement du christianisme, dont le christianisme primitif en est la forme la plus pure. Les peuples européens l'ayant adopté ont pris bien soin de le « paganiser » et ainsi de rompre avec la tradition des premiers chrétiens qui, par exemple, condamnaient la guerre en soi. » Et plus bas : « Nous avions dit plus haut que les premiers chrétiens — dont certains deviendront des Pères de l'Église et d'autres des Saints — condamnaient la guerre en soi, en voici quelques extraits piochés par nos soins : … » Toujours l'erreur de celui qui ne connaît pas et prend ce qui ne le contredit pas pour des preuves, et le périphérique pour le central. C'est entièrement faux : Jésus permettait qu'on fût soldat (si on s'abstenait d'exactions) donc depuis au moins saint Augustin l'Église a respecté le Christ ici. Même en commettant l'erreur de notre Varanus komodoensis on devrait conclure pourtant que le catholicisme réel est compatible avec un certain type de guerre, et si c'était la preuve de son « aryanisation » alors il faudrait le dire aryen sur ce point ! Ne pas l'avoir vu est pour le moins une preuve de pur aveuglement partisan, on l'espère, ou le résultat de l'atteinte de notre civilsation noachique sur la structure même des cervraux des nôtres, définitivement passés de la raison au mythe, er d'Aristote au totem (« teutatésien » ou autre). | « L'Occident a été bien plus grand et craint lorsqu'il fut uni sous la coupe de l'Imperium de l'Empire Romain, préservé de ce poison sémite qu'est le christianisme. » | Quel Occident ? L'empire romain était oriental et occidental, mondialusé, autant que les moyens du temps le permettaient, comme toutes les hégémonies. Il importa des esclaves, qui firent souche ; dès les Sèvères (193-235), alors que les chrétiens étaient dans les catacombes, il y eut des empereurs sémites, et païens ; ce fut l'un d'eux, Caracalla (racine identique à celle d'Allah : nom sémite de Dieu ; NB : les chrétiens disent Dieu, qui vient de Deus, qui serait une forme de Zeus : ὁ Ζεύς, τοῦ Διός) qui accorda la citoyenneté à tous les hommes libres, de la (Grande) Bretagne à la Jordanie, du Maghreb au Danube. Un autre, Philippe l'Arabe, fêta les mille ans de Rome. | Le siècle du déclin de l'empire fut le troisième : les chrétiens y étaient une minorité persécutée. Quant à Constantin, c'est un hors-sujet, ne pouvant viser qu'à l'objet immature de vexer autrui : des historiens chrétiens comme antichrétiens ou indifférents ont décrit Constantin tantôt comme sincère et tantôt comme comme calculateur – et après ? Puérile volonté de moquer autrui sans qu'il y ait la moindre conséquence dans la discussion. | « Décrire comment une religion si loin du “dieu patricien, celui des âmes fières qu'on prie debout et le front haut, non le patron des misérables, le consolateur des affligés, qu'on implore avec des larmes d'extase au pied du crucifix dans la défaite de tout son être”[2] du dieu de Celse » N'importe quoi : Celse ne croyait pas ! Et la religion païenne n'existe pas : il y avait une multitude de religions qui changèrent sans cesse. Et Thor protégeait les paysans contre les géants. Et les optimates et les patriciens sont deux choses opposées (comme le capitaliste et le chevalier). La religion romaine de la République et du Bas Empire assimilait les élites exogènes, qui devenaient citoyens et « nobiles » et l'unissait à l'élite gouvernant les prolétaires indigènes : ce que fait aussi le monde de Kalergi et d'Attali. Voilà ce que regretre le varan. La chute du christianisme a ramené le même mal : l'élitisme détruit les peuples. | « Nous nous contenterons d'évoquer le Code théodosien, qui montre que les chrétiens — tout en interdisant le paganisme — donnent des privilèges aux juifs. » On ose espérer que ce n'est qu'une parfaite ignorance : ce fut l'empire païen qui donna ces privilèges ; Théodose les limita. Et des mesures les compensèrent. Ahurissant. On est ébahi d'un tel degré d'ignorance. | « Nous ne nous appuyons pas sur la fameuse parabole de [Jésus] “tendre l'autre joue”. » Le sens n'en a manifestement pas été compris par notre Varanus komodonsis (reptile figé au temps antédiluvien du Carbonifère) : on a le droit d'être complètement ignorant d'une religion, mais alors on s'abstient de la juger. Merci. | « Les préceptes de la morale chrétienne, dans ce qu'elle peut avoir de meilleur, ont donc été enseignés par les païens avant eux. Même la critique de l'idolâtrie ne leur est pas propre, Héraclite dans ses Fragments a écrit : “Et ils font des prières à ces statues comme quelqu’un qui parlerait à des maisons, ne connaissant en rien ce que sont les dieux et les héros.”[4]. » Bravo : c'est très sage. Et ça prouve qu'une religion n'a pas de race, donc que toutes ces arguties sont puériles. (Ajoutons que les Celtes de la haute époque n'adoraient aucune image mais seulement la nature, au contraire des Celtes de la période pré-romaine). Dès lors, à quoi bon ces chicanes ? Vanité pure, sans conséquences aucune. | « En tout cas, lorsqu' “Aryan France” critique le néo-paganisme — que nous abhorrons aussi —, il montre bien qu'en dépit du titre qu'il a choisit “Pour en finir avec l’Ordre de Teutatès”, et des rumeurs qui lui sont parvenus, il n'a pas la moindre connaissance de ce que nous prônons par le biais de l'ODT. L'homme de paille semble être le fer de lance de notre contradicteur, lui permettant ainsi des longs hors-sujet qui viennent malheureusement obscurcir ses arguments les plus intéressants » Delirium tremens : soit c'est l'argument de l'homme de paille, et alors il est monstreusement illogique de prétendre qu'il y aurait méconnaissance ; soit c'est de l'ignorance, et ce ne peut alors pas être la tactique de l'homme de paille. Il faut choisir. | Je ne connais ni « Aryan France » ni l' « ordre de Teutatès » ; toutefois, quand un barbu en djellabah crie Allah akbar avec un couteau entre les mains, je le traite en djihadiste ; et quand on colporte des sornettes noachides et néo-païennes sur le christianisme (ou sur le national-socialisme), en se réclamant de Teutatès, j'appelle ça du néo-paganisme ; s'il y a une différence, je demande à la voir. C'est tout. | « Pour répondre à sa question “en quoi les positions philosophiques d’Adolf Hitler pouvaient-elles être contraires à la pensée de l’Église, qui elle, a toujours admis une hiérarchie dans l’humanité selon le niveau moral et celui de compétence ?”, elle se trouve dans l'encyclique Mit brennender Sorge susmentionné : “Quiconque identifie, dans une confusion panthéistique, Dieu et l’univers, abaissant Dieu aux dimensions du monde ou élevant le monde à celles de Dieu, n’est pas de ceux qui croient en Dieu” » La réponse est dans Une Encyclique singuliére, déjà cité : Pacelli (futur « Pie XII ») et « Pie XI » ont reconnu que Mit brennender Sorge ne visait justement pas Hitler (qui refusait la divinisation, rappelons-le ! encore ici la passive acceptation et le colportage reptile et primaire d'un mensonge noachique et néo-païen !) ni le N.S.D.A.P. dans son ensemble, mais seulementvune branche minoritaire : confusion à la fois de la partie avec le tout, et de l'essentiel avec l'accessoire. | Rappelons que la Palestine n'est pas un désert plat aux ignorants de toute géographie (au contraire d'une bonne part de la Germanie continentale antique), plate, horizontale, comme la Hollande ou la Belguque, qui a des oppidums pour uniques montagnes selon Brel) : on n'est pas ici dans la science, mais dans la pensée magique primitive. | « En tout cas, nous semble-t-il, après la mort, les chrétiens comme les hérétiques ne reviennent pas sur Terre, et la résurrection n'est pas celles des corps matériels mais spirituels. » C'est faux : Jésus enseignait la résurrectio des corps, et l'erreur de « Komodo » est celle que saint Augustin disait révèler une complète incapacité à échapper au matérialisme – qu'il dénonce ! | Quel malheur que ces êtres élevés sans spiritualité, qui veulent en trouver, er ne boivent, quoi qu'ils fassent, que cette eau de mer qui rend la soif plus brûlante encore. | Ils voudraient trouver un esprit, et ne le trouvent nulle part : ils ne voient même pas qu'ils confondent la chair et l'esprit, le sang et la pensée, et sont donc à jamais incapables de boire l'eau qui sauverait le naufragé. | La mer, la platitude sont un même mot : ce n'est pas pour rien.


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    Une traduction du fameux historien Edward Gibbon que j'ai copiée d'un commentire sur un site dissident (traduction apparemment originale et signée seulement de deux lettres) : « Sans répéter ce qu'on a déjà mentionné de la révérence des princes et gouverneurs romains pour le temple de Jérusalem, nous observerons seulement, que la destruction du temple et de la ville fut accompagnée et suivie de toutes les circonstances qui pouvaient exaspérer l'esprit des conquérants, et autoriser la persécution religieuse par les arguments de justice politique et de sécurité publique les plus plausibles. Depuis le règne de Néron [ 54/ 68] jusqu'à celui d'Antonin le Pieux [ 117/ 138], les Juifs dévoilèrent une féroce impatience de la domination romaine, qui de manière répétée se déchaîna dans les plus furieux massacres et insurrections. L'humanité se choque au récit des cruautés horribles qu'ils commirent dans les villes d'Égypte, de Chypre et de Cyrène, où ils résidaient en une amitié perfide avec les indigènes confiants [note : à Cyrène, ils massacrèrent 220.000 Grecs ; à Chypre, 240.000 ; en Égypte, une très grande multitude. Nombre de ces malheureuses victimes furent sciées en morceaux, selon un précédent auquel David avait donné la sanction de l'exemple. Les Juifs victorieux dévorèrent la chair, léchèrent le sang, et enroulèrent les entrailles comme des ceintures autour de leurs corps.] ; et nous sommes tentés d'applaudir les représailles sévères que les armes des légions exercèrent contre une race de fanatiques, dont la superstition affreuse et crédule semblait les rendre les implacables ennemis non seulement du gouvernement romain, mais du genre humain [note : sans répéter les récits bien connus de Flavius Josèphe, nous pouvons apprendre de Dion (livre LXIX page 1162) que dans la guerre d'Hadrien 580.000 Juifs furent passés au fil de l'épée, à côté d'un nombre sans bornes qui périrent par la famine, par la maladie, et par le feu.]. L'enthousiasme des Juifs s'appuyait sur l'opinion, qu'il leur était illégal de payer des taxes à un maître idolâtre ; et sur la promesse flatteuse, qu'ils tiraient de leurs antiques oracles, qu'un messie conquérant viendrait bientôt, destiné à briser leurs liens entraves et à élever les préférés du Ciel à l'empire de la Terre. Ce fut en s'annonçant lui-même comme leur libérateur longuement attendu, et en appelant tous les descendants d'Abraham à affirmer l'espoir d'Israël, que le fameux Bar-Kochba rassembla une armée formidable, avec laquelle il résista pendant deux ans à la puissance de l'empereur Hadrien [note : pour la secte des zélotes, voir Basnage, Histoire des Juifs, L I C 17 ; pour les caractéristiques du Messie selon les rabbins, L V C 11, 12, 13 ; pour les actions de Bar-Kochba, L VII C 12.]. Malgré ces provocations répétées, le ressentiment des princes romains expira après la victoire. Leurs inquiétudes ne se continuèrent pas non plus au-delà de la période de guerre et de danger. Par l'indulgence générale du polythéisme, et par le doux tempérament d'Antonin le Pieux, les Juifs furent restaurés dans leurs antiques privilèges, et une fois de plus obtinrent la permission de circoncire leurs enfants, avec cette confortable restriction, qu'ils ne conféreraient jamais à un prosélyte étranger cette marque distinctive de la race hébraïque [note : c'est à Modestinus, légiste romain (L VI Regularia) que nous devons une connaissance indépendante de l'édit d'Antonin. Voyez Casaubon Hist. August. p. 27.]. On permit aux restes nombreux de ce peuple, bien qu'ils fussent encore exclus de l'enceinte de Jérusalem, de former et de maintenir des établissements considérables à la fois en Italie et dans les provinces, d'accéder à la liberté de Rome, de savourer les honneurs municipaux, et d'obtenir en même temps une exemption des offices pesants et coûteux de la société. La modération ou la complaisance des Romains donna une sanction légale à la forme de police ecclésiastique qu'avait instituée la secte vaincue. Le partriarche, qui avait fixé sa résidence à Tibériade, reçut le pouvoir de nommer les clercs et assistants prêcheurs qui lui étaient subordonnés. Et de recevoir de ses frères dispersés une contribution annuelle [note : voyez Basnage, Histoire des Juifs, L.III C 2, 3. L'office de patriarche fut supprimé par Thédose le Jeune.] On édifiait fréquemment de nouvelles synagogues dans les principales villes de l'Empire ; et les festivités, qui étaient soit commandées par la loi mosaïque, soit exigées par les traditions des rabbins, étaient célébrées de la manière la plus solennelle et la plus publique [note : nous n'avons besoin que de mentionner Pourim, ou délivrance des Juifs de la rage de Haman, qui, jusqu'au règne de Théodose, était célébrée avec un triomphe insolent et une intempérance émeutière. Basnage, Histoire des Juifs, L VI C 17, L VIII C 6.]. Un si doux traitement insensiblement adoucit le tempérament dur des Juifs. Réveillés de leur rêve de prophétie et de conquête, ils adoptèrent le comportement de sujets paisibles et industrieux. Leur haine invétérée du genre humain, au lieu de s'enflammer en actes de sang et de violence, s'évapora en de moins dangereuses satisfactions. Ils embrassèrent toute occasion de surpasser les idolâtres dans le commerce ; et ils prononçaient des imprécations secrètes et ambiguës contre l'arrogant royaume d'Edom [note : selon le pseudo-Josèphe, Tsephon, petit-fils d'Esaü, mena en Italie l'armée d'Énéas, roi de Carthage. Une autre colonie d'Iduméens, fuyant l'épée de David, trouva refuge dans les dominions de Romulus. Pour ces raisons, ou d'autres de même consistance, les Juifs appliquèrent le nom d'Edom à l'empire romain.]. » | Et qu'on ne croit pas que ce fut sous l'empire seulement : sous la République, un personnage comme Cicéron dut plaider à voix basse, à Rome même, pat crainte de la diaspora judéenne. | Rien de tel n'exista sous la chrétienté, ou le sort des Juifs fut tout sauf dominant, là du moins où l'État s'appuyant sur l'Église avait quelque force. Prétendre, comme le fait le varan de Komodo, que l'empire romain païen (période impériale stricto sensu ou bien encore républicaine) n'aurait pas privilégié les Juifs au contraire du christianisme, c'est décrire la nuit en plein jour, et le jour en pleine nuit. C'est de la philosophie, de la supersition, bref : du Yuliush-Hewolisme (ça va mieux que julius-evolisme) ; ce n'est pas de l'histoire, mais un mythe de primitif. Evola, pas plus évolué qu'un reptile du carbonifère.


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    J'ai découvert cette controverse (dans le fond, fort intéressante par ailleurs), peu après que des amis de 'Deus Vult' se soient empressés de relayer cet article sur leurs pages, et puisque je connais personnellement 'Aryan France' (pour avoir eu l'occasion de côtoyer quelques fois ce dernier, dans le cadre du militantisme au PNF), je profite de cette occasion pour essayer de "prendre la relève" à mon humble niveau, en tant qu'observateur sorti de nulle part, et ce bien que le concerné ne m'ait rien demandé à ce sujet (j'ignore d'ailleurs s'il a lui-même lu la réponse de 'Komodo', et s'il a l'intention de la démanteler de nouveau). Je passerai bien-sûr les passages dont 'Jeannot' s'est chargé de tailler en pièces, puisque je n'en vois pas la nécessité de les "débunker" pour des raisons similaires. "Précisons néanmoins que le pathos - et en particulier la haine - est à éliminer, surtout lorsque l'on souhaite combattre pour une cause (sur le plan physique comme sur celui des idées qui nous concerne ici d'ailleurs)." Une telle leçon de morale ne peut être qu'hilarante de la part du contradicteur qui a craché son fiel proprement judaïque, tout au long de son article, sur le Christianisme, après s'être replié dans sa posture de sempiternelle victime, suite au désarroi et à la frustration extrême que lui a procuré la fabuleuse riposte d'AF. "Un vrai guerrier ne hait pas son ennemi, il l'abat." À ce que je sache, personne ne se prend pour un guerrier ici-même, et il n'y aurait rien de plus médiocre que de vouloir le paraître, en restant planqué derrière un clavier H24 (sans doute est-ce le seul lot de consolation acceptable pour le païen moyen qui cherche à se faire peur). Je dirais qu'être un mâle conscient de ses devoirs vertueux dans le quotidien, et dont la vocation est de se transcender, suffit amplement. Tel est la perspective du chrétien en général (et je pense que c'est ce dont AF a voulu laisser entendre). Si être un guerrier signifie buter automatiquement toutes les personnes avec qui l'on veut en découdre, nos sociétés seraient, alors, composés exclusivement que de pédés intégraux (cette remarque peut même s'appliquer sur Komodo, puisqu'il n'a, semble-t-il, jamais tué de sa vie). Si cette logique absurde s'accordait au réel, le 3/4 des individus devraient être éradiqués de la surface du globe. Il n'est pas question de supprimer des vies pour être un homme (ceci n'est valable qu'en temps de guerre, ou de légitime défense face aux sévices dont l'altérité voudrait nous infliger notamment), mais d'accepter la confrontation à tout instant (qu'elle soit physique ou verbale). Il faut être frappadingue pour prétendre l'inverse. Bref, voilà une conception pseudo-viriliste en carton-pâte qui traduit un complexe d'infériorité sous-jacent. La virilité, sans les principes éthiques que cela doit inclure, ne repose que sur la dilatation du néant. C'est tout sauf de la virilité, mais de la masturbation intellectuelle qui tend à compenser une impuissance (anthropologique ou morale). "(...) nous nous permettons tout de même de rappeler, à celui se revendiquant aryen tout en étant un sectateur d'INRI que la colère est un des sept vices capitaux ; et que l'on est censé en triompher par la patience. Peut-être eût-il été plus raisonnable pour lui de prendre une semaine de plus pour nous répondre, non seulement cela lui aurait évité de « faire le mal » pour reprendre une expression hébraïque, mais son texte n'aurait pas été perçu comme du pur ressentiment." Ici encore, venant d'un idolâtre du sodomite refoulé Odin, le reproche est somme toute dérisoire. Contrairement aux païens et leurs folklores d'opérette, les catholiques ne sont les sectateurs de quiconque, nous vénérons uniquement la Sainte Trinité, seul et véritable Dieu, qui est infiniment supérieur à vos mythologies en tout point. "Puisque nous y sommes, précisons que le terme « Aryan » dont il se revendique, vient du sanskrit ārya dont la signification réductrice est « excellent, honorable, noble ». Là encore, nous lui rappelons que selon Le grand catéchisme de St Pie X, les chrétiens doivent vaincre l'orgueil par l'humilité. Aussi, l'on apprend par la Bhagavadgîtâ que la compassion et la pitié sont jugées — par le peuple dont se revendique notre contradicteur — comme des « pensées troubles, indignes d’un ârya, [...] qui ne mènent ni au ciel, ni à l’honneur »" L'humilité chrétienne ne s'est jamais limitée à l'attendrissement envers autrui. Comme toutes les lois de conduite bibliques, la charité peut avoir ses excès, et donc ses limites. Ainsi, lorsque le Christ vit que l'harmonie ne fonctionnait pas toujours, au moment où il trouva les usuriers dans le Temple, il ne proclama pas que ceux-ci devaient s'aimer mutuellement, mais prit un fouet et les chassa dans la foulée. De plus, saint Thomas dit bien que se faire violence est nécessaire pour limiter notre nature peccamineuse, c'est une vertu cardinale. L'humilité renvoie à reconnaître l'insuffisance de ses capacités, en s'ordonnant aux vérités révélées, et donc à des notions métaphysiques qui nous dépassent. Ce qui en l'espèce est le strict inverse de la pensée judéo-païenne (pour reprendre le néologisme forgé par le kamarade 'Aryan') qui consiste à s'accaparer la sagesse naturelle de l'hellénisme (Raison) pour s’insurger contre celle surnaturelle (Foi), en parvenant à déifier, de fait, sa propre subjectivité, par couardise : c'est l'athéisme. L'orgueil n'a strictement rien d'aryen, c'est au contraire une caractéristique typiquement hébraïque dont partage les païens de toutes sortes (et le comble de l'ironie, c'est que ceux-ci se veulent continuellement "antisémites"). Un esprit aryen nécessite une spiritualité authentique (d’autant plus que les hosties qui se changent en morceaux de chair, les statues qui pleurent du sang, les stigmates, les guérisons miraculeuses -pour ne citer que ce genre de miracles- sont là pour conforter ces démonstrations et le dépôt reçu par les apôtres). C'est ici que réside la véritable noblesse par laquelle se définit l'aryanité avant toute chose, et non sur des fantasmes nietzschéens sans envergure, qui eux, relèvent bien du sémitisme mental. "Nous pourrions aborder davantage les gigantesques oppositions entre la religion — et tout ce qui s'en suit — des Aryens et celles des Sémites dont les chrétiens font partie, même si, et encore plus dans le catholicisme, on trouve un certain nombre d'éléments aryens issues de l'héritage gréco-romain et germain (...)" Ok, donc si l'on suit ce raisonnement chimérique, Hitler, Goebbels, Papen, Skorzeny, Streicher, et j'en passe, seraient logiquement des "sémites", à en croire vos délires. Le IIIe Reich Chrétien était tout autant "sémitisé", selon les sous-entendus de 'Komodo'. J'ignorais que l'on pouvait devenir "sémites", de par la religion. Encore une réflexion complètement à la ramasse, dont les talmudo-odinistes semblent être parfaitement coutumiers. À ériger leur identité en idole, ils en viennent systématiquement à confondre la matière et l'esprit. Pour info, 85% des Chrétiens sont d'ascendance japhétique (aryenne), et on se demande bien comment leur conversion aurait-elle pu empiéter sur leur ADN de la sorte. Au passage, je rappellerai que le matérialiste darwinien que vous êtes, n'a aucun droit d'user de l'appellation de "sémite", à partir du moment où vous ne croyez pas en la Genèse. Même sur ce point, vous reprenez des concepts généalogiques issus de la Création, c'est dire votre degré d'incohérence phénoménal. "Nous tenons à préciser, en guise de conclusion à cette introduction, que bien que nous avons sorti un document d'une centaine de pages sur le sujet en juin dernier, celui-ci ne nous intéresse bien moins qu'avant - si ce n'est très peu. La raison de ce désintéressement est que nous voyons de plus en plus le fascisme — et sa forme allemande qu'est le national-socialisme —, comme une doctrine purement temporelle, comportant des éléments plébéiens et jacobins, dénouée de toute conception d'ordre supérieur, faite de compromis et dont la renaissance est illusoire. D'une manière générale, à ce jour, ce qui s'est passé historiquement le siècle dernier nous importe peu." La raison réelle de ce renoncement est que AF vous a si bien idéologiquement désorienté, que vous refusez de vous admettre convaincu, par sa dialectique imparable, en camouflant ainsi votre récente "mise-à-jour", sous de faux prétextes de remise en question personnelle. C'est chose mirobolante, lorsqu'on sait qu'il y a peu, vous en étiez encore réduit à mentionner ce volume à tire-larigot telle une Bible protestante, devant être prise pour argent comptant, face à vos adversaires chrétiens, jusqu'au jour où un jeune lambda vous a infligé un travail de déconstruction relatif au révisionnisme, afin que vous percevez définitivement que votre stratagème de propagande, ne prendra pas auprès des nationaux-catholiques dont nous sommes. Dans le fond, c'est ce que l'on appelle se parjurer, se désavouer, prendre un virage à 180°. À ce stade, il devient évident que vous faites vôtre le tour de passe-passe rhétorique. D'ailleurs, le terme de "doctrine [strictement] temporelle" dont vous reprenez, est tirée de sa propre expression, visant à démontrer que le fascisme n'a rien d'une religion. Au surplus, le fait de prétendre que le fascisme serait "jacobin", démontre complètement votre inculture doctrinale. S'il y a des émules de 89 pouvant être contenus dans le fascisme (l'éducation de la jeunesse en tant que chasse gardée de l'État, le caractère ultra-centralisé du corporatisme en comparaison à celui d'Ancien Régime qui bénéficiait de l'autonomie provinciale, une forme de césarisme vaguement proche du bonapartisme qui lui est partiellement inspiré de l'absolutisme royal, etc.), c'est parce que l’histoire repasse les plats et que tout ne se jette pas à 100%. Mais le fascisme est avant tout contre-révolutionnaire dans son essence même, puisqu'il a été remettre au goût du jour les principes d'autorité d'ordre naturel selon la vertu et le mérite. C'est le vice-chancelier Papen qui qualifiait le IIIe Reich de "réponse chrétienne à 1789". Quant aux "compromis", il faudrait également les citer. Peut-être, faites-vous allusion aux Concordats "les plus généreux de tous les temps" (pour paraphraser le chanoine Raoul Naz) conclus par les fascismes. Au risque de vous vexer, il ne s'agissait pas de compromis (comme ce fût le cas sous Napoléon Ier), mais bien d'une politique d'entente cordiale, qui a bénéficié aussi bien aux populations italienne et allemande qu'aux princes de l'Église (les Accords du Latran mirent fin à la question romaine qui subsistait depuis près d'un demi-siècle, tandis que le Reichskonkordat permit à l'Église d'obtenir un statut officiel pour la première fois en Allemagne depuis la Réforme, tout en se voyant restituer ses biens confisqués par le Kulturkampf). "Comme expliqué dans l'introduction de notre essai Le Fascisme et la religion, notre but était de « démontrer [...] que le fascisme italien comme le national-socialisme s’opposent ontologiquement au christianisme, mais aussi à l’ensemble des religions abrahamiques ». But qui semble être bien différent de celui qui n'a d'aryen que le nom, qui doit voir en Hitler la réincarnation de Jésus pour monter autant sur ses grands chevaux dès lors que l'on remet en cause ses croyances personnelles." Vous ne réfuterez les convictions religieuses de personne ici, de la même manière que votre postulat qui tente à mettre en balance fascisme et christianisme, n'a d'égal que votre nombril. Preuve en est que, à chaque passage où votre contradicteur vous a demandé de relever ces contradictions - passage que vous avez bien évidemment éluder d'un revers de main - vous n'aviez jamais cessé de vous égarez des questions formulées. Vous osez vous réclamer de l'hellénisme, mais êtes bien incapable de distinguer l'essentiel de l'accidentel, comme dans la doctrine aristotélicienne. Aucun catholique ne pense raisonnablement qu'Hitler était le "Messie", vous campez décidément dans un monde parallèle au nôtre, qui est celui du réel. Pour "celui qui n'a d'aryen que le nom", je peux vous assurer qu'il est Elsässer (tout comme moi d'ailleurs puisque l'on s'est connu dans la même région), qui est l'une des populations la plus aryenne de l'Hexagone. En ce qui vous concerne, on pourrait en revanche émettre une certaine suspicion quant à votre anti-christianisme primaire, qui ne peut être que celui d'un vulgaire métèque (juif ou narbonoïde notamment) cherchant vainement à se réécrire une histoire digne de ce nom. "qu'Hitler ait été chrétien ou non importe peu, ce serait comme dire que le « nietzschéisme » est compatible avec le christianisme puisque son théoricien a écrit des propos favorables sur la figure du Christ." Quel pitoyable et insignifiant rapprochement. Déjà, faut-il que ces prétendues citations de Nietzsche soit prouvées. Ensuite, on ne se base pas seulement sur des déclarations positives d'Hitler envers le Christianisme, pour affirmer que son mode de pensée s'accordait avec la religion, mais sur les actes que celui-ci a posé tout au long de son règne, et qui viennent l'attester. On juge l'arbre à ses fruits. Bon nombre d'ingrédients de la doctrine d'Hitler sont proches du catholicisme, à l'inverse de celle de Nietzsche. Ce dernier était seulement un libéral invétéré qui, après s'être essayé à la "transcendance aryenne" en guise de révolte contre le Dieu Chrétien, a favorisé en dernier ressort les valeurs juives du subjectivisme, avant de finir sa pathétique existence en asile (ainsi, cela n'est pas étonnant que l'effigie des païens, fut en premier lieu admis dans le cursus universitaire gauchiste, il était in fine la caricature du youpin de synthèse). Peut-on en dire autant concernant Hitler ? Je ne crois pas. "Ce que l'on doit chercher c'est si le national-socialisme est compatible ou non avec le christianisme, ce qui dépasse la simple figure du « Führer ». Et cela implique d'aller étudier l'ensemble des acteurs du national-socialisme, dont les écrits de la SS, ceux des raciologues et de bien d'autres, ce que nous avons fait dans notre essai, et dont il serait inutile de refaire ici." Encore un bel exemple de votre gloubi-boulga totalisant. Que ne comprenez-vous pas lorsque AF dit que "le NSDAP n'a jamais été un bloc monolithique" ? On se fiche des autres rivaux ou dirigeants internes, car ils ne sont pas le national-socialisme, lequel avait Hitler pour seul cerveau, de qui émane la doctrine, nul autre. Donc si ce fondateur-là était spécialement de confession catholique (comme cela a été prouvé à maintes reprises dans l'article), sa philosophie politique était, alors, d'inspiration chrétienne, que cela vous convienne ou non. Que des marginaux aient pu bavasser sur la religion, cela ne nous intéresse guère. Hess a bien rappelé poétiquement, lors du 6e congrès du mouvement NS, que "le Parti est Hitler, et Hitler est l'Allemagne". Vos propos ne contiennent que des futiles palabres. "Bon nombre de nos citations — et en particulier celles concernant les discours — viennent en effet de l'historien Johann Chapoutot, et nous l'admettons, lorsque les interprétations de ce dernier nous ont semblées justes nous les avons ajoutées — dans l'optique de privilégier le fond à la forme." Bien essayée la combine pour se justifier, tout lecteur ayant vérifié les assertions telles que présentées dans votre "PDF", constatera qu'il n'y a pas un seul passage où vous nommez Chapoutot, pour appuyer vos remarques. Vous vous êtes fait prendre en flagrant délit de plagiat, et n'aviez même pas eu l'outrecuidance de pouvoir assumer vos basses œuvres. Un conseil si je puis me permettre : cessez à tout jamais de parler de "morale aryenne", car celle-ci semble vous être totalement étrangère, en tout cas bien plus que la morale juive. "En ce qui concerne le discours sur la Nature, Hitler a bien une conception immanente de celle-ci dans ce discours et dans les autres propos que nous citons dans la partie. Peut-être nous nous sommes mal exprimés dans notre première réponse, mais nous ne nions pas « l'immanentisme » d'Hitler." Déclarer que la raison humaine est, par sa propre force et à sa seule lumière naturelle, apte à parvenir à la connaissance vraie et certaine d'un Dieu unique et personnel, qui par sa Providence protège et gouverne le monde, et à l'intuition aussi de la loi naturelle inscrite par Dieu en nos âmes, ne relève pas de l'immanentisme, mais bien du thomisme. C'est cette pensée qui ressortait dans les discours d'Hitler, et que Pie XII a dû réhabiliter dans "Humani Generis". "Outre Johann Chapoutot, nous avons pioché quelques-unes de nos citations dans l'ouvrage La Religion d'Hitler d'Arnaud de la Croix, et nous concédons que nous aurions dû en vérifier les sources. Nous ne pensions pas que ce dernier puisse faire de la « cueillette de cerises » en omettant les passages du livre que notre contradicteur a relevé." Effectivement, ceci confirme que votre vision du fascisme n'est en rien objective, mais procède du pur "copier-coller" de bouquins "mainstream" ; ni plus ni moins. On vous remercie grandement pour cet aveu. Même Michel Onfray n'aurait jamais osé. "Nous aurions dû préciser dans notre première réponse, que nous parlions du uniquement du christianisme, dont le christianisme primitif en est la forme la plus pure. Les peuples européens l'ayant adopté ont pris bien soin de le « paganiser » et ainsi de rompre avec la tradition des premiers chrétiens qui, par exemple, condamnaient la guerre en soi." Ce renoncement à la guerre du Christianisme, à ses débuts, est uniquement dû à sa rupture avec l'Alliance Alliance hébraïque. L'Ancien Testament était rempli de conflits sanglants entre les peuples, tandis que le Nouveau est centré sur le destin individuel, et s'il y est question de guerre, c'est d'une guerre intérieure à l'âme qu'il s'agit, d'un combat spirituel contre le péché. La guerre étant un affrontement entre des collectivités organisées ; Jésus ne s'est intéressé qu'au comportement individuel. Néanmoins, cela ne fait pas de lui un pacifiste pour autant, mais tout au contraire. Certes, Jésus nous demande de nous aimer les uns les autres, de faire aux autres ce qu’on voudrait qu’ils nous fassent et même d’aimer nos ennemis (Luc 6:35, Mat 5:44). Cela ne signifie pas qu'un chrétien doit s'armer de lâcheté. Aider les autres demande justement un effort, une prise de risque, et très souvent, un rejet. Aider les autres, ça peut parfois consister à leur asséner une branlée si c’est de cela dont ils ont besoin. Aider un autre, c’est parfois tuer quelqu’un pour protéger un tiers, oui, tuer s’il s’agit de protéger. Jésus nous dit : « Celui qui vit par le glaive périra par le glaive » (Mat 26:52). On voit bien qu'il justifie ici la peine de mort, comme un acte de justice capital. Nous mourrons de toute évidence, et le glaive est une façon comme une autre de mourir. Cette façon de mourir peut être noble s’il s’agit de protéger les siens par exemple, de se défendre en général. Plus encore, quand Jésus dit qu’il est venu apporter le glaive (Mat 10:34), ce ne peut être pour des prunes. Certes, c’est une métaphore. Mais là encore, une métaphore guerrière. Or d’amour niais, j’en vois beaucoup, mais d’esprit guerrier dans nos sociétés modernes, il me semble absent. "Cette « paganisation » a donné lieu au catholicisme, qui, bien qu'en grande partie chrétien, il a su garder des éléments païens, le rapprochant du paganisme indo-européen de nos ancêtres plus que le fameux « néo-paganisme » dont la forme la plus dégénérée est le new age." Parler de "paganisation" n’a aucun sens dans la bouche d’un non-chrétien, puisque le terme de "païen" était usité pour nommer tous ceux qui ne croient pas en la divinité de Jésus-Christ (sur ce point aussi, les néo-païens s'accaparent un vocable chrétien). Le Christianisme n’a aucunement été modifié par le paganisme, c'est même l'inverse (c'est le Christianisme qui l'a perfectionné en somme). Jésus nous le dit : “Avant qu’Abraham fut, JE SUIS”, c’est-à-dire que la religion chrétienne était manifestée depuis le départ, avec Adam. Puisqu’Adam a transmis la vraie Religion à ses enfants qui s’en sont éloignés de génération en génération, bien qu’une lignée a permis qu’elle soit transmise jusqu’à l’incarnation du Messie, en passant par tous les prophètes, toutes les religions du monde viennent de la même source, c’est pourquoi dans toutes les traditions païennes, on retrouvait des enseignements issues de la religion divine. C’est pour cette raison que le Christianisme conserve les éléments de ces traditions lorsque des peuples se convertissent au Christianisme, puisque ces éléments font partie de la vraie religion de Dieu, par conséquent il serait insensé de les exclure des traditions des peuples convertis. "L'Occident a été bien plus grand et craint lorsqu'il fut uni sous la coupe de l'Imperium de l'Empire Romain, préservé de ce poison sémite qu'est le christianisme." L'Occident, comme vous dites, n'existait même pas jusqu'à l'avènement du Christianisme, et l'avancée des Ottomans, ayant déplacé le point central de l'Europe à Aix-la-Chapelle. L'ensemble du continent, à l'exception de la Grèce et Rome, était à ce moment-là sous-développé, à l'instar des diverses peuplades païennes, qu'elles soient celtiques ou germaniques, divisées alors en querelles tribales, tout en s'adonnant aux superstitions les plus primitives qui soient. Rome n'a jamais été aussi idéologiquement ultra-cosmopolite, économiquement ploutocratique, moralement arriérée, perméable à la débauche, dès lors qu'elle était sous l'influence de votre paganisme qui s'est révélé être une énorme gangrène pour la race blanche, donc laissez-moi rire. D'ailleurs, toutes ces déviances prendront progressivement fin, au moment de l'expansion du catholicisme. Quel enchevêtrement inextricable de coïncidences, n'est-ce pas ? "Le christianisme a été adopté par l'empereur Constantin qui entendait des voix près du pont Milvius, non pas parce qu'il semble être la vérité, mais parce qu'il lui est apparu comme un moyen d'unifier l'Empire par une religion commune." Grossière approximation témoignant d'un tropisme profondément bolcho-matérialiste. C'est ce que répliquent constamment les païens à propos du Germain Clovis, pour nous expliquer que sa conversion eût été d'ordre politique. Déjà, Constantin n'a pas entendu d'écho de la part du Christ, mais a seulement eu une vision du chrisme dans le ciel, peu avant la Bataille dont il remportera. C'est de cette vision, qu'adviendra a posteriori le Labarum, avec la devise 'In hoc signo vinces'. Constantin voyait au symbole christique, une grande similitude avec le "Sol Invictus", ainsi que la transition vers le catholicisme comme une continuité de la tradition romaine dont il vénérait. Il n'y a donc aucune raison temporelle derrière cette conversion. "Décrire comment une religion si loin du « dieu patricien, celui des âmes fières qu'on prie debout et le front haut, non le patron des misérables, le consolateur des affligés, qu'on implore avec des larmes d'extase au pied du crucifix dans la défaite de tout son être »[2] du dieu de Celse, a pu se propager avant que les Empereurs ne s'y convertissent serait trop long" Tu parles. Les Romains étaient intégralement acquis à l'évhémérisme, et ne croyaient absolument plus en leurs idoles, au moment de l'émergence du Christianisme. Des anciens cultes, romains ou helléniques, il ne restait guère que les cérémonies officielles. En dehors du rite, la vieille religion de Rome avait été peu de chose. Dégoûtés d’une mythologie vide de sens, qui, après avoir cessé de parler à leur foi, ne disait plus rien même à leur imagination, beaucoup de Romains cherchaient un aliment à leurs besoins religieux dans les cultes du monde oriental. Les pseudo-divinités de l’Égypte, de la Perse, de la Syrie, en dépit ou à cause de leur cortège de légendes sulfureuses et leurs mystères d’une moralité douteuse, trouvaient partout de fervents adeptes. Le paganisme romain avait été investi par la gnose sémitique, et si le christianisme ne l'avait point sauvé (en développant la rationalité de l'esprit grec entre autres), il en eût été quasiment fini de la Rome antique qui avait atteint son cycle inéluctable de décadence. "Nous nous contenterons d'évoquer le Code théodosien, qui montre que les chrétiens — tout en interdisant le paganisme — donnent des privilèges aux juifs." De toute mon existence, je n'ai jamais vu un tel niveau d'ignarerie. Vous oblitérez le fait que les bénéfices accordés aux juifs, préexistaient pleinement sous la Rome antique, et que Théodose s'est contenté de les modérer, en s'adaptant aux circonstances législatives d'alors. Vos chers "empereurs" païens - comme c'est le cas de Néron - étaient des candaules judéo-serviles qui recevaient des concessions en provenance de la coterie juive de l'époque, afin de désagréger l'influence du Christianisme dans le pourtour de la Méditerranée, dont la juiverie voyait d'un très mauvais œil, et nul n'ignore le philosémitisme de Marc-Aurèle, qui s'était familiarisé avec le judaïsme. Il en va de même pour Julien l'Apostat. "Cette « judéophilie » persistera même au Moyen-Âge — là où le christianisme avait été le plus paganisé — avec la bulle Sicut Judaeis du pape Calixte II." Il faut croire que l'inversion accusatoire et les judéo-païens (j'adore ce qualificatif qui vous convient à merveille), c'est une très longue relation d'amour. La période médiévale chrétienne était si "complaisante" à l'égard des juifs, que ces derniers se sont vus traquer par les croisés jusqu'en Palestine, sous l'égide d'Urbain II. Cette lutte anti-juive débuta lorsque le concile de Nicée fixa son dogme, et effaça de son rituel la dernière trace de son origine juive en adoptant définitivement, pour la célébration de la Pâque chrétienne, une date qui ne coïncidait pas avec celle de Pesakh. En trois siècles, donc, le christianisme avait définitivement dépassé le judaïsme. Il est d’ailleurs intéressant de souligner qu’à cette époque, l’esprit hostile qui animait le clergé catholique contre les juifs ne tarda pas à s’épancher dans la législation impériale romaine. Les juifs l’ont depuis assez dénoncé, parlant de "l’enseignement du mépris". Le christianisme a donc rompu radicalement avec le judaïsme. L’histoire de l’Europe Chrétienne le confirme d’ailleurs avec éclat : c’est Louis II qui expulse les juifs en 885, c’est Innocent III qui, contre la volonté de Philippe Auguste, interdit aux juifs d’occuper des fonctions publiques, c’est le Concile de Narbonne qui impose aux juifs le port de la rouelle (1229), c’est Innocent IV qui ordonne à saint Louis de France de brûler le Talmud (1244), c’est Philippe Le Bel qui chasse les juifs de son royaume (1306), etc. En revanche, au moment où les juifs s'apprêtaient à ouvrir les portes des cités chrétiennes, en contrebalançant le pouvoir aux sarrasins, les païens scandinaves kidnappaient eux-mêmes des femmes chrétiennes sur les côtes du continent, afin de les revendre aux envahisseurs sémites, pour qu’elles échouent dans des harems. Par ailleurs, c'est exactement ce qu'avaient fait les païens saxons sous le temps de Charlemagne. Non contents d'être les éternels paillassons de la Synagogue, les païens projettent, au calme, sur les Chrétiens, leurs propres maux, de concert avec leurs frères "ennemis", les juifs. "Au passage, quand dans son exposé, « Aryan France » nous explique les enseignements de Saint Thomas d'Aquin, on en vient à l'idée qu'il considère notre essai sur Le Fascisme et la Religion comme un blasphème, à en croire que dire qu'Hitler n'était pas chrétien est considéré comme tel. C'est sûrement que la figure du Führer lui parle bien plus que la figure du Christ incarné. Nous nous abstiendrons ici de faire un parallèle avec l'encyclique Mit brennender Sorge dans laquelle la divinisation du Führer est vivement critiquée." J'ai moi-même lu à deux reprises (la seconde fois "en diagonale") la réponse d'AF, et pour y trouver la moindre teinte d'admiration mystique de celui-ci envers Hitler, il faut être soi-même au raz des pâquerettes. Et pour cause, on peut retrouver certains paragraphes où 'Aryan' émet quelques raisonnables critiques, comme la partie sur le péché originel. Souligner une proximité métaphysique entre saint Thomas et Hitler, ne revient pas à opter en faveur d'une canonisation de ce dernier. Il dit juste qu'il en a été partiellement influencé, comme la plupart des 'Révolutionnaires-Conservateurs' de son temps, puisque le thomisme a toujours été en vogue en Allemagne. De même, prétendre qu'il subordonnerait le Christ à Hitler, en dit long sur votre incommensurable trisomie. 'Aryan' a insisté nombre de fois sur la distinction entre le spirituel et le temporel, dont les nihilistes enjuivés (pléonasme) dans votre genre, ne semblent pas comprendre. Le seul qui déifie Hitler ici, c'est bien vous, avec votre démarche qui tend à tout prix, à nous vendre le fascisme comme une "religion". "En tout cas, lorsqu'« Aryan France » critique le néo-paganisme — que nous abhorrons aussi —, il montre bien qu'en dépit du titre qu'il a choisit « Pour en finir avec l’Ordre de Teutatès », et des rumeurs qui lui sont parvenus, il n'a pas la moindre connaissance de ce que nous prônons par le biais de l'ODT." Drôle manière de se dédouaner. Quelle différence y'a-t-il entre votre posture et celle des néo-païens de base, si ce n'est l'adoucissement du vocabulaire ? Aucune. On y retrouve les mêmes poncifs, les mêmes prétentions étroitement noachides, le même esprit tribal, les mêmes falsifications historiques (histoire de bien se sentir cohérents), et la haine farouche du Christianisme, dont vous aviez tous en commun. Tous les passages de votre réponse le certifient perpétuellement. En principe, je nomme un youtre pour ce qu'il est. Pourquoi en irait-il autrement à l'égard des néo-païens dont vous faites pleinement partie ? "L'homme de paille semble être le fer de lance de notre contradicteur, lui permettant ainsi des longs hors-sujet qui viennent malheureusement obscurcir ses arguments les plus intéressants." Dit-il le sophiste qui colle à tout bout de temps, à ses adversaires des raisonnements qu'ils ne tiennent pas pour prétendre ensuite les réfuter (et je l'atteste en tant que simple spectateur du débat). "Pour répondre à sa question « en quoi les positions philosophiques d’Adolf Hitler pouvaient-elles être contraires à la pensée de l’Église, qui elle, a toujours admis une hiérarchie dans l’humanité selon le niveau moral et celui de compétence ? », elle se trouve dans l'encyclique Mit brennender Sorge susmentionné : « Quiconque identifie, dans une confusion panthéistique, Dieu et l’univers, abaissant Dieu aux dimensions du monde ou élevant le monde à celles de Dieu, n’est pas de ceux qui croient en Dieu »." Ceci n'est pas une réponse, et encore moins un argument. Votre opposant vous a rétorqué que les cadres souscrivant aux anathèmes de Pie XI, étaient uniquement les païens du régime. Vos principaux modèles, que ça soit Himmler ou Rosenberg, pensaient en effet que Dieu se situait dans la nature, là où Hitler affirmait qu'il en était non seulement l'auteur, mais qu'en plus de cela, Il est extérieur aux humains découlant de Sa création. Pour être bien incapable de constater la marge de différence spirituelle qui écarte Hitler des panthéistes, on ne peut être ni une flèche, ni une lumière. "Passons maintenant à sa critique de notre utilisation de l'épithète « du désert » que nous accolons au christianisme. Cette expression de « religion du désert » ne nous vient aucunement d'Alain de Benoist, que nous abhorrons au passage pour son athéisme déguisé en paganisme. Si « Aryan France » avait fait l'effort de regarder ce que nous publions sur notre canal, il aurait sûrement vu la critique de Collin Cleary que nous avons posté sur ce qu'il appelle le « paganisme sans Dieux » d'Alain de Benoist." On se fout de savoir vos opinions concernant votre grand rabbi de la "nouvelle droite" pagano-bolchevique. L'adjectif exécrable de "religion du désert", nous a été en premier lieu refourgué par de Benoist, donc si vous le reprenez à votre compte, cela laisse entendre que vous cautionnez sa ligne, que vous le souhaitez ou non. Vous essayez davantage de vous laver de tout amalgame - depuis que des chrétiens se soient penchés sur la déliquescence post-soixante-huitarde de vos chefaillons du GRECE qui est représentative du (((paganisme))) - mais votre tentative de rajustement ne porte pas ses fruits. Votre reniement est de plus fort analogue à celui d'un youpin marxisant désireux d'exposer sa magnanimité auprès du bétail goy crédule, quitte à se désolidariser de la politique d'Israël, au nom de l'antiracisme - pourvu de ne jamais canonner sur la question juive. C'est un schéma similaire qui ressort. Quant à qualifier le néo-paganisme de "crypto-athéisme", cela ne peut que nous procurer une barre, venant d'une personne ne croyant pas plus en ses faux dieux, que ceux dont elle dénonce. En quoi votre "spiritualité" de façade serait-elle plus fondée qu'un vague romantisme professé par une flopée de paumés s'enveloppant de folklores ? Non, les néo-païens ne disposent d'aucune foi réelle, et à titre individuel, je vous range catégoriquement dans la même case. Ceci est une constatation empirique et vous ne nous la ferez guère à l'envers. "Loin de nous de réduire une religion à sa localisation géographique originelle, nous pouvons tout de même réfléchir à la façon dont l'environnement peut influencer les conceptions religieuses." Effectivement, c'est à croire que vous aviez dû vous "ressaisir" depuis que votre contradicteur vous a démontré que le paganisme était lui, bel et bien une religion du désert, et qui plus est, une création artificielle négroïde (issue de Nimrod, petit-fils de Cham) destinée à supplanter la tradition adamique plurimillénaire, par le biais de cultes loués à une "divinité" random. Si vous n'étiez pas en dissonance avec la fameuse "aryanité" dont vous vous targuez d'appartenir, vous fustigerez aussitôt cette fausse religion qui n'a rien d'occidental, mais tout d'oriental, au contraire du christianisme romain. C'est en outre une tartufferie anthropologique. "La platitude du désert symbolise l'horizontalité, tandis que la grandeur des forêts — et particulièrement des arbres qui la composent —, symbolise la verticalité. Le christianisme et les concepts qui lui sont associés — le repentir, la pitié, le pardon, la compassion, la grâce, l'amour du prochain —, traduisent son horizontalisme sur le plan religieux. L'égalité des êtres par rapport au péché originel et à l'arbitraire de la grâce est une autre traduction de cette horizontalité. Nous pourrions même abusivement parler de « désertion » du monde matériel par les chrétiens." Visiblement, vous remportez des sommets stratosphériques en terme d'inepties. Ces deux dimensions ne s'opposent pas dans le Christianisme. L'horizontalité, exotérique, a une vocation d’ordre social, qui met en rapport les individus entre eux, tandis que la verticalité, purement spirituelle, relie chacun à Dieu. La Chrétienté est un équilibre entre Dieu et les Hommes, équilibre essentiel au développement des sociétés, puisqu’il s’agit d’une cohérence totale entre l’ordre divin et l’ordre naturel et c’est de cette rencontre que naît la civilisation européenne. Ceci met à mal les deux autres monothéismes qui tendent dans leurs pratiques comme dans leur essence religieuse à faire basculer la société, de l’Homme vers Dieu en niant l’Homme et son libre développement, en imposant l'idée théocratique qu'ils conçoivent comme unique source de définition de l’individu. Certes, le Christianisme a pour but de placer Dieu au cœur des Hommes et de leurs actions, afin de laver le pêché originel par son Fils, mais c’est aussi et surtout une philosophie qui laisse place au doute et à l’interprétation, rôle de l’Eglise. Par ailleurs, cet équilibre chrétien s’oppose aussi à une organisation politique et morale qui se concentre sur l’Homme et niant l’absolu de Dieu, c’est-à-dire, l’absolu structurant de la conscience et de l’existence humaine. La Révolution néo-païenne de 1789 et ses conséquences sont l’illustration de ce basculement vers l’Homme, qui a abouti à une abstraction d’un "être suprême" devant sans cesse se construire. L’Église catholique incarne donc la verticalité religieuse : l’Esprit Saint est le liant. Ce modèle est celui de la verticalité qui ordonne le monde du sol jusqu’au ciel, tenant l’Homme dans un équilibre parfait. L'Europe connaît ainsi une construction empirique en commençant par extraire la société du sol (paganisme) pour la diriger vers le Ciel. Quant à "l'égalité des êtres" qui ne subsiste que dans votre délire, le Christianisme décrète bien une hiérarchie entre les hommes, et donc une inégalité depuis le péché originel, dont sa forme horizontale souhaite compenser par une politique interventionniste. Ladite égalité ne s'applique que du point de vue surnaturel (c'est-à-dire dans l'au-delà), car si, une fois que l’âme se sépare du corps, la matière ne signifie plus rien pour le moi personnel, elle a, durant la vie humaine, une signification dont l’importance est proportionnelle à la Loi naturelle qui la régit. "Le désert, par le vide qu'il incarne, peut aussi supposer que le monde ici-bas n'a rien de divin, et c'est seulement en rejoignant le « royaume qui n'est pas de ce monde » que l'on pourra vivre dans un monde fait de divinité." D'accord, Jean-Naturaliste. Je comprends votre défense de l'autonomie outrée de la matière, par l'apport de la grâce dont vous méconnaissez l'existence. Si le fait d'admettre la question du surnaturel vous pose autant de soucis, vous feriez bien mieux de vous enrôler dans le PCF. Ainsi, vous y trouverez bien plus votre aise (mais surtout votre place), qu'au sein de l'extrême-droite, avec laquelle les païens n'ont, de toute manière, rien en commun - sinon le racisme exclusivement apparent. "Dans toute sa désertitude, le christianisme considère que goûter à l'Arbre de la connaissance est un péché, là où, dans le paganisme nordique, Odin obtient la connaissance suprême des runes en restant pendu à une branche de l'Yggdrasil." J'ai encore le regret de détruire vos mythes, en vous informant que votre Odin (auquel vous ne croyez pas de surcroît) s'était travesti durant une année entière, au fin-fond des steppes scandinaves, afin de découvrir les mystères de la féminité (selon l'auteur sadomasochiste homosexuel païen Raven Kaldera). Il semblerait que nous n'ayons pas la même définition de la transcendance, vous et moi. "Que le christianisme soit né dans le désert ou non importe peu, tout cela n'est que matériel. Ce qui importe, bien au contraire, ce sont les idées qu'il incarne, et ceux-ci peuvent bien être qualifiés comme étant du désert au sens symbolique." Oui, bien-sûr, alors que le tribalisme, les mystères du panthéon, la pluralité de "dieux", la sacralisation de la terre, ou encore l'initiation pédérastique élitiste (en particulier, prédominante en Grèce et en Scandinavie), ne sont en revanche pas des aspects intrinsèquement orientaux, me diriez-vous. "(...) l'utilisation du terme « sélection naturelle » semble montrer, contrairement à ce que prétend notre contradicteur, qu'Hitler n'était pas hostile à la théorie de Darwin." Vous déraillez à bloc. Ce n'est pas ce dont tout le monde a lu à ce que je sache : "Hitler a soutenu à la fois le christianisme et le darwinisme, le spiritualisme et le scientisme, (...)". C'est risible, vous reprochiez plus haut à 'Aryan', de développer des arguments "épouvantails", alors que c'est exactement ce que vous faites derrière contre toute attente. J'en profite donc, à mon tour, pour reprendre votre sempiternelle interrogation qui s'accorde bien plus à votre démarche : Paralogisme ou sophisme ? Puis, parler de "sélection naturelle" ne signifie nullement réhabiliter le darwinisme. Les chrétiens dont je suis, croient parfaitement aux facteurs de la génétique. Personne ne conteste l'évolution (celle réelle, et non théorique). Sur des milliers d'années, même sans apport extérieur les morphologies changent ne serait-ce que par l'adaptation à l'environnement. Le darwinisme consiste seulement à reprendre l'évolution et affirmer notre provenance (par le biais de fausses données de mutations basées sur la chronologie), et c'est là où cela devient hautement douteux. 'Aryan' a seulement voulu expliquer que le juif Darwin n'a jamais réinventé l'eau chaude, en postulant à une hiérarchisation scientifique des races (ou de "variétés" au sein d'une même espèce), car ce concept se retrouvait déjà dans le corpus aristotélo-thomiste. Hitler a simplement appliqué ce phénomène qui englobait tout le règne animal, sur les races humaines. "Notons aussi que Celse exprime un certain doute quant à la divinité auto-proclamée d'INRI." Depuis quand la Vérité aurait-elle attendu l'égo surdimensionné d'un athée, pour être ? Quand on sait par la raison que Dieu existe, quand on se sait capable de remonter par la raison du monde à Dieu, on est nécessairement attentif à la possibilité d’une Révélation, c’est-à-dire d’une initiative de Dieu vers les hommes. Et telle est la religion révélée. Dans son concept, une religion est quelque chose qui relie, et la plus parfaite forme de religion, c’est celle dans laquelle celui qui la fonde se fait le lien entre lui-même et les hommes. Tel est précisément le christianisme, selon lequel Dieu se fait religion, se fait le Médiateur, la médiation qui unit ses extrêmes en tant qu’elle en est l’unité : le Christ est le Verbe qui se fait homme. Ce qui suppose évidemment que Dieu soit tri-personnel, afin de subsister en lui-même dans sa différence d’avec les hommes, tout en étant capable de se faire homme, ainsi sans cesser d’être Dieu. Il serait difficile d'en trouver autant du côté de vos "dieux" de pacotille. S'il faut chercher une "divinité auto-proclamée" quelque part, c'est bien du côté de vos idoles, qui n'étaient véritablement que de simples mortels dont les prouesses leur ont valu une divinisation dans des temps reculés (ces mortels étaient héritiers de la tradition babylonienne de Nimrod), à la manière des Empereurs. La Vérité précède n'importe quelle race, peuple et nation, elle est intemporelle, ce n'est pas le cas des folklores païens, mais ça l'est cependant en ce qui concerne le Dieu Chrétien. Le mensonge et l'imposture résident dans vos mythologies. Dieu existe depuis l’éternité à l'inverse de vos "dieux" de pissotière, dont il précède largement. "Outre l'opposition entre le christianisme et la civilisation gréco-romaine, un autre sujet qu'« Aryan France » a évoqué nous a paru digne d'intérêt : celui du Saint-Empire Romain Germanique. Nous en parlerons dans un article sur la façon dont le Moyen-Âge est davantage « païen » que chrétien (chevalerie, Ordre du Temple, césaropapisme, etc). Ayant d'autres projets d'articles en cours, cette réponse constituera jusqu'à nouvel ordre la dernière comme son nom l'indique." Superbe, nous n'avons pas fini de nous marrer. Outrés du fait d'être dénués du moindre prestige à magnifier - au-delà des deux principales républiques impériales antiques - voilà désormais que les néo-païens demeurent contraints de s'approprier culturellement notre patrimoine historique, à la condition sine qua non de l'exténuer de ses racines indéniablement chrétiennes. Vos élucubrations récentistes, ayant eu Oleg jusqu'à présent comme figure de proue, ne pourront rien face au réel. C'est du pur wakandisme à la sauce odiniste. On en croirait presque que vous tentiez de rivaliser avec les supra-nègres de Kemi Seba, avec lesquels vous auriez bien plus d'affinités en matière intellectuelle d'ailleurs.


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    Merci, j'apprends que tout "DV" a partagé ce document - qui a été très lu d'ailleurs. Cela ne m'étonne pas évidemment. J'ai transmis au camarade Aryan F. la deuxième réponse de Komodo par courriel, donc il est forcément au courant, un minimum. Merci par ailleurs pour ces développements.


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    La foi catholique du chef du Troisième Reich est en effet bien prouvée, ainsi que le fait que ce régime n'était pas en lui-même la cible de Mit brennender Sorge selon la lettre du texte et les explications consécutives, citées par Pierre Maximin (Une Encyclique singulière, 1999, V.H.O. ; le livre a 129 pages, la référence ci-dessous se rapporte à l'édition numérique, bien moins difficile à trouver, qui en compte 152), page 15 : « “En examinant avec précision le texte de l'encyclique, le gouvernement se rendra compte qu'il s'agissait simplement de constater l'existence de ces manœuvres sans que pour autant la direction de l'État en tant que tel soit assimilée à ces manœuvres.” (“Eine genaue Nachprüfung des Enzyklikatextes wird die Regierung davon überzeugen, daß lediglich das Vorhandensein solcher Machenschaften festgestellt war, ohne daß die Staatsführung als solche damit gleichgesetzt wurde.”) » | C'étaient donc des manœuvres non assimilées au régime lui-même (mais seulement à certains éléments du parti, dont d'autres sources prouvent qu'elles étaient fort minoritaires) que pouvait viser la lettre de l'encyclique. | D'une manière générale, ce livre est indispensable à ceux qu'intéressent les rapports entre le Troisième Reich et l'Église.


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    Et que le christianisme ne soit pas incompatible avec l'état de guerrier est prouvé non seulement par des auteurs comme saint Thomas d'Aquin, mais encore, et bien avant, par saint Augustin (lettre 189 de l'édition, sous la directiin de Poujolat et Réaulx, de la traduction des œuvres de ce docteur de l'Église ; cette lettre date de l'an 418, et était destinée au comte Boniface), et même dès le berceau, c'est-à-dire les Évangiles (Lc 3:14). | (texte originel :) Ἐπηρώτων δὲ αὐτὸν καὶ στρατευόμενοι, λέγοντες, Καὶ ἡμεῖς τί ποιήσομεν; Καὶ εἶπεν πρὸς αὐτούς, Μηδένα διασείσητε, μηδὲ συκοφαντήσητε· καὶ ἀρκεῖσθε τοῖς ὀψωνίοις ὑμῶν. | (Vulgate :) Interrogabant autem eum et milites, dicentes : Quid faciemus et nos ? Et ait illis : Neminem concutiatis, neque calumniam faciatis : et contenti estote stipendiis vestris. | (Traduction de Louis Segond :) « Des soldats aussi lui demandèrent : “Et nous, que devons-nous faire ?” Il leur répondit : “Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde.” » [remarque : j'espère que ce commentaire n'apparaîtra pas dix fois ; chaque tentative se conclut par un message signalant une erreur à l'envoi des données et me demandant de réessayer plus tard.]


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    Excellent article, il n'y a pas à dire! Ceci dit, j'ai récemment parcouru le livre d'Hitler, et en dépit des quelques fragments penchant en faveur du christianisme que l'on y trouver, un seul passage m'a interpelé. Il s'agit de celui-ci : «Le christianisme non plus n’a pas pu se contenter d’élever ses propres autels, il lui fallait procéder à la destruction des autels païens. Seule, cette intolérance fanatique devait créer la foi apodictique ; elle en était une condition première absolue. On peut objecter, à juste titre, que ces deux précédents historiques sont spécifiquement juifs — et même que ce genre d’intolérance et de fanatisme sont foncièrement juifs. Ceci peut être mille fois vrai et on peut aussi le déplorer profondément ; on peut constater, avec une inquiétude qui n’est que trop justifiée, que l’apparition de cette doctrine dans l’histoire de l’humanité y introduisait quelque chose que l’on ne connaissait pas encore ; mais cela ne sert de rien et il s’agit maintenant d’un état de fait. Les hommes qui veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle, n’ont pas à se casser la tête pour imaginer combien ce serait beau si telle ou telle chose n’existait pas ; ils doivent rechercher et déterminer comment en peut supprimer ce qui en fait est donné. Mais une doctrine pleine de la plus infernale intolérance ne sera brisée que par la doctrine qui lui opposera le même esprit, qui luttera avec la même âpre volonté et qui, par surcroît, portera en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité. Chacun peut aujourd’hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le chris­tianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C’est alors seulement que l’on peut instituer un nouveau régime.» "Aryan France", aura-t-il l'amabilité de pouvoir me faire part de la clé d'interprétation de ce paragraphe à l'emporte-pièce et fort alambiqué ? Car je ne suis pas certain d'être assez nuancé pour saisir ce que résumait Hitler au cours de ces lignes somme toutes sévères. Merci d'avance.


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    Pour Aryan France, je ne sais pas ce qu'il en dira (ou ce qu'ils en diront ?) ; mais ça me concerne puisque j'ai répondu aussi. | Ce ne sont pas quelques passages en faveur du christianisme qu'on trouve chez Hitler : https://freethoughtblogs.com/pharyngula/2006/08/23/list-of-hitler-quotes-he-was-q/ | On peut toujours essayer de se dissimuler un éléphant derrière un tabourer, si on ne veut vraiment pas voir l'éléphant. | Je vais chercher le passage allégué. Je verrai bien s'il existe, ou n'est encore qu'une citation d'une source apocryphe ou bidonnée, comme on en trouve sans effort (et plus facilement encore quand on les cherche). Mais j'en ai un peu assez de perdre du temps avec tous ces disciples du populophobe cabaliste et dégueulasse menteur Evola, qui reprochent au monde entier ce qu'ils sont les premiers à faire, et éventuellement j'ajouterai un commentaire sur les sources et quelques mensonges de cet adepte de pratique de rabbins hassidiques.


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    J'a trouvé le passage concerné, qui est bien dans « Mein Kampf » (partie II : Le mouvement national-socialiste ; chapitre 5 : Conception philosophique et organisation), mais je doute que “Nikolas von Below” ait lu ce livre ; plus vraisemblablement il a dû lire ce seul passage, coupé exactement ainsi, sur certains forums où il est fréquemment repris, et “Nikolas von Below” lui suppose d'ailleurs implicitement le sens qu'essayent de propager des gens fort hostiles au Troisième Reich, sens pourtant contredit par ce qui précède et par ce qui suit. | Hitler commence d'abord par dire qu'il veut bâtir un État raciste et que ce n'est possible qu'après la destruction de l'État qui existait alors (la république de Weimar), et qui, dit-il, était dirigé par des Juifs et ne pouvait lutter « pour rien d'autre que pour les intérêts juifs, et ces intérêts n'ont rien de commun avec les aspirations essentielles des peuples aryens. » Hitler reproche ensuite à certains racistes de refuser toute œuvre de destruction. Alors vient ce passage : « Nous entendons aujourd'hui les soi-disant racistes répéter à tout propos - et ceci prouve bien le peu de profondeur de leurs vues en matière historique - qu'ils refusent de se vouer à une critique négative, pour consacrer toute leur activité à un travail constructif ; balbutiement puéril et stupide, authentiquement “raciste” en un mot ; preuve enfin que l'histoire de leur propre époque n'a pas laissé la moindre trace dans ces têtes-là. Le marxisme aussi avait un but, et lui aussi connaît un travail constructif (s'il ne s'agit ici que d'instaurer le despotisme de la juiverie internationale et de la finance cosmopolite !), mais il n'en a pas moins commencé par la critique durant soixante-dix ans ; critique destructive et dissolvante, et critique encore et toujours, jusqu'à ce que cet acide corrosif ait rongé le vieil État et l'ait fait tout mûr pour l'écroulement. Alors seulement a commencé la prétendue “construction”. C'était évident, juste et logique. Un état de choses existant ne peut s'effacer simplement devant les prophètes et les avocats d'un état futur. On ne peut admettre que les partisans du premier, ou même ceux qui lui portent simplement quelque intérêt, seront tout à fait convertis par la seule constatation d'une nécessité et gagnés ainsi à l'idée d'un régime nouveau. Trop souvent, au contraire, les deux régimes continueront à exister simultanément et la prétendue doctrine philosophique s'enfermera à jamais dans le cadre étroit d'un parti. Car une doctrine n'est pas tolérante ; elle ne peut être “un parti parmi les autres” ; elle exige impérieusement la reconnaissance exclusive et totale de ses conceptions, qui doivent transformer toute la vie publique. Elle ne peut tolérer près d'elle aucun vestige de l'ancien régime. [nouveau paragraphe :] C'est la même chose pour les religions. Le christianisme non plus n'a pas pu se contenter d'élever ses propres autels, il lui fallait procéder à la destruction des autels païens. Seule, cette intolérance fanatique devait créer la foi apodictique ; elle en était une condition première absolue. [nouveau paragraphe :] On peut objecter, à juste titre, que ces deux précédents historiques sont spécifiquement juifs - et même que ce genre d'intolérance et de fanatisme sont foncièrement juifs. Ceci peut être mille fois vrai et on peut aussi le déplorer profondément ; on peut constater, avec une inquiétude qui n'est que trop justifiée, que l'apparition de cette doctrine dans l'histoire de l'humanité y introduisait quelque chose que l'on ne connaissait pas encore ; mais cela ne sert de rien et il s'agit maintenant d'un état de fait. Les hommes qui veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle n'ont pas à se casser la tête pour imaginer combien ce serait beau si telle ou telle chose n'existait pas ; ils doivent rechercher et déterminer comment on peut supprimer ce qui en fait est donné. Mais une doctrine pleine de la plus infernale intolérance ne sera brisée que par la doctrine qui lui opposera le même esprit, qui luttera avec la même âpre volonté et qui, par surcroît, portera en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité. [nouveau paragraphe :] Chacun peut aujourd'hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C'est alors seulement que l'on peut instituer un nouveau régime. Les partis politiques sont enclins à des compromissions ; les doctrines philosophiques, jamais. Les partis politiques composent même avec leurs adversaires, les doctrines philosophiques se proclament infaillibles. Les partis politiques, eux aussi, ont presque toujours, à l'origine, l'intention d'arriver à une domination despotique et exclusive ; ils marquent presque toujours une certaine inclination vers telle ou telle doctrine philosophique. Mais déjà l'étroitesse de leur programme leur enlève l'héroïsme qu'exige la défense d'une véritable doctrine philosophique. Leur conciliant vouloir groupe autour d'eux les esprits petits et faibles, avec qui l'on ne saurait mener une croisade. Et ils en demeurent ainsi le plus souvent confinés de bonne heure dans leur pitoyable petitesse. Abandonnant la lutte pour un système, ils s'efforcent alors de gagner le plus promptement possible, grâce à une soi-disant “collaboration positive”, une petite place au râtelier des institutions existantes et d'y rester le plus longtemps possible. Ils bornent là leurs efforts. Et si jamais ils sont écartés de la mangeoire par un concurrent d'allures un peu brutales, alors ils n'ont plus qu'une seule idée : par force ou par ruse, se remettre au premier rang des “moi aussi j'ai faim”, pour pouvoir de nouveau, même au prix de leurs plus sacrées convictions, participer à cette manne précieuse. Chacals de la politique ! [nouveau paragraphe :] Une doctrine philosophique ne saurait être prête à composer avec une autre ; elle ne saurait non plus accepter de collaborer à un état de fait qu'elle condamne ; au contraire, elle sent l'obligation de combattre ce régime et tout le monde moral adverse, en un mot de préparer leur ruine. (…) Pour une doctrine dont la justesse des grandes lignes n'est pas en cause, il est moins nuisible de conserver un énoncé - ne correspondrait-il pas tout à fait à la réalité - que de vouloir l'améliorer et de livrer ainsi à la discussion générale le dogme du parti, jusque-là aussi ferme que du granit. Ceci est particulièrement impossible tant que le parti combat encore pour assurer son triomphe. Car, comment vouloir emplir des hommes d'une aveugle confiance dans la justesse d'une doctrine, quand on propage le doute et l'incertitude par de continuelles modifications de sa structure extérieure ? [nouveau paragraphe :] On ne doit donc jamais chercher l'essentiel dans la forme extérieure, mais seulement dans le sens profond. Celui-ci est immuable ; et dans son intérêt même, on ne peut que souhaiter que le mouvement conserve la puissance nécessaire pour le faire triompher, en écartant toutes les causes d'hésitation ou de division. [nouveau paragraphe :] Ici encore, il nous faut prendre des leçons de l'Eglise catholique. Bien que son édifice doctrinal, sur plus d'un point - et souvent d'ailleurs d'une manière surtout apparente - heurte la science exacte et l'observation, elle se refuse pourtant à sacrifier la plus petite syllabe des termes de sa doctrine. Elle a reconnu très justement que sa force de résistance ne réside pas dans un accord plus ou moins parfait avec les résultats scientifiques du moment, résultats d'ailleurs jamais définitifs, mais dans son attachement inébranlable à des dogmes établis une fois pour toutes, et qui seuls confèrent à l'ensemble le caractère d'une foi. Aussi se maintient-elle aujourd'hui plus fermement que jamais. On peut même prophétiser que dans la mesure où les phénomènes insaisissables défient et continueront à défier la poursuite des lois scientifiques sans cesse modifiées, elle sera de plus en plus le pôle de tranquillité vers lequel ira aveuglément l'attachement d'innombrables humains. » | Ainsi le sens du propos d'Adolf Hitler est le suivant : on ne peut bâtir un État raciste qu'en détruisant ce qui existait avant, ce qui revient à prendre modèle sur le christianisme (ce qui est inexact, mais était l'erreur commune alors, et souvent encore aujourd'hui ; en réalité les polythéismes sont ordinairement indifférents à la foi mais intraitables sur les rites, et donc susceptibles d'intolérances allant jusqu'au meurtre et à la persécution : voir l'exemple des chrétiens sous l'Empire romain, persécutés par le paganisme pour leur simple refus de participer aux rites païens - contre-exemple : les juifs du même Empire, refusant aussi les rites de ce paganisme, mais pas persécutés, et même privilégiés : voir E. Gibbon) ; l'irruption du christianisme fut celle du monthéisme intolérant en religion, (encore inexact : voir la remarque précédente) à la place des polythéismes toujours prêts à ajouter d'autres dieux (c'est souvent le cas comme l'indiquent par exemple des traces d'assimiliation de rites orientaux par les paganismes européens dès l'Antiquité pré-chrétienne). Or les philosophies (et ici, le propos d'Adolf Hitler prouve qu'il ne fait pas vraiment de l'intolérance une invention religieuse sémite) ne peuvent être qu'intolérantes, et les partis ne peuvent agir qu'à condition d'appliquer leurs principes, donc il convient de suivre cet exemple même si on le regrette, ou alors de ne jamais rien changer. De même, une fois les dogmes exprimés, même si l'on regrette une formulation effectivement ou seulement en apprence maladroite, il ne faut rien changer, et se tenir à ce qu'on croit, prenant encore l'exemple sur l'Église catholique qui fait ainsi, et qui en tire sa force. | Autrement dit, il n'y a dans ces pages rien contre le christianisme, sinon en tronquant, et ce n'est encore que l'erreur presque unanime à cette époque ; au contraire, c'est le christianisme qu'il faut prendre en exemple. | Quant aux passages favorables au christianisme sur lesquels il est impossible de se méprendre mëme en tronquant et glosant insidieusement, ils sont si nombreux qu'on peut regarder comme entièrement étranger à ce sujet quiconque n'y verrait que « quelques fragments penchant en faveur du christianisme ».


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    C'est bien beau tout cela, mais Hitler semblait surtout assez admiratif de Luther, qu'il désignait dans Mein Kampf comme "l'un des plus grands réformateurs d'Allemagne" (aux côtés de Wagner et Fred le Grand). Je ne pense pas que cela soit compatible avec la foi catholique, voyez-vous ?


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    Ah bon ? Reconnaître qu'un personnage considéré comme important par les historiens (même catholiques) ne serait pas catholique ? C'est vraiment du n'importe quoi. Dans la catégorie je-comprends-ce-que-je-veux-tant-pis-pour-le-sens on ne fait pas mieux. Du délirium tremens ou de la mauvaise foi ? | J'espére bien que ma réponse faite il y a quelques heures passera (j'y ai écrit « Deus Vult » à la place d'Aryan France : confusion).


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    Parce que parler de "grandeur" pour définir l'œuvre d'un hétérodoxe qui se livrait à des orgies, et communiquait avec le diable à qui il demandait de le pénétrer "analement", avant de se suicider, serait opportun avec le fait de se prétendre catholique ? D'accord, Jean-Soixante-Huitard, on ose imaginer que votre naissance n'a pu advenir qu'à partir d'un jour férié, tellement vous relevez d'un cas psychiatrique lourd.


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    Ou est la réponse à ce que j'ai dit, c'est-à-dire aux axemples de grandeur reconnue même chez ceux que l'on combat ? Aucune : notre « Fragile » est incapable soit de tépondre, soit de comprendre, soit des deux.| Des méfaits de l'abus de lait écrémé chez cette petitenature…


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    Si tu te serais retiré, au préalable, le foutre dont semble maculé ton faciès de boomer stérile, tu aurais peut-être réalisé que non seulement j'ai déjà émis un rappel prenant irrémédiablement le contre-poids de tes futiles égarements sur la question luthérienne du point de vue hitlérien - et en l'occurrence la réponse mentionnée se situe juste au-dessous -, mais de surcroit, qu'elle ne figure guère dans cette zone de texte précise, pour la simple raison qu'elle n'y avait point sa place. Forcément, étant naturellement troublé par les embrouillaminis dont tu déballes, à chaque instant que tu t'essayes vainement à la réflexion, tu en viens systématiquement à te paumer dans un flux d'approximations induit par tes mono-neurones défaillants. À ce rythme, lorsqu'on est capable de témoigner d'un strabisme aussi sévère, ce n'est pas à une trêve de consommation abusive d'éthanol dont il faudrait procéder, mais bien à une prescription impérative de nouvelles binocles, pitoyable baltringue terminée à l'urine.


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    Jin non, y a pasde réponse. Hitler a dit sur ce point ce que des théologiens catholiques (par exemple) disait aussi. Mais c'est pas grave. Louloute sioniste fait ce qu'elle peut.


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    « Si tu te serais retiré » : niveau triplement de son C.P.


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    Tiens, le freiné de l'entendement vient me dure qu'il n'a pas compris que reconnaître la grandeur même de ses pires ennemis n'est pas les approuver ! | On tire son chapeau à notre champion !


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    Outré par le fait d'avoir mal-encaissé sa raclée intellectuelle, notre boomer invétéré « Jeannot », en sueur totale, tente désormais de revenir à la charge, pour me projeter des allégations dont je n'ai jamais formulé, même implicitement. Il n'y a pas à saisir quoique ce soit des spéculations superflues d'un giga-déchet versant dans la dilatation du néant, lorsque celles-ci sont inconsistantes. Pour souligner une analogie entre un héraut d'Allemagne comme Luther, et un ennemi de cette même Allemagne comme Goerge, en prétendant déterminer les sous-entendus d'Hitler, on ne peut être qu'un untermensch de première classe comme dirait la Kommandatur. Encore une fois, il s'agit d'une échelle de considération bien plus nuancée, puisqu'Hitler plaçait Luther sur un même pied d'égalité que Wagner et Fred le Grand, en tant que références nationales. Si donc, les deux derniers ont pu inspirer à Hitler la plus vive sympathie, chacun dans leurs domaines respectifs (l'un pour ses productions artistiques, et l'autre pour sa titulature royale), pourquoi n'en serait-il pas autant à l'égard du premier en ce qui concerne le réformisme ? Par conséquent, ça n'est pas comme s'il était question de vanter les mérites d'untel ou untel opposant, mais bien de souscrire aux actes ou œuvres que ces protagonistes ont posé (et avec Luther, ce fut le démantèlement de l'unité médiévale catholique contre l'avis de Charles V - laquelle était approuvée par la plupart des fascistes allemands). On se demande pour quelle raison de lamentables ignares arrogants se mêlent de sujets auxquels ils n'entendent strictement que du vent, par faute de s'abstenir avant d'étendre leur carence intellectuelle profonde. L'orgueil va globalement de pair avec l'inculture crasse, dont les atrophiés du bulbe comme ce « Jeannot » sont au reste très familiers. Et lorsqu'on sait d'ores et déjà que dans ce vaste foutoir qu'est la démocratie, les énergumènes à son image, pullulent davantage, on ne se surprendra pas des conneries monumentales que l'on peut y trouver. La crise de l'autorité étant à son apogée. Du reste, je te laisse volontiers la palme de l'autisme radical, dont le prestige est tout à fait assorti à ton potentiel intellectuel limité.


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    Pas de chance : des théologiens de l'Église catholique disaient plus ! Et ça ne répondrait d'ailleurs pas à la réfutation ! | Merci pour le « Si tu te serais retiré » : j'en ris encore ! :-))


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    Et bien sûr en affirmant qu'on présentait Luther sous un aspect surtout politique (« en tant que références nationales »), la louloute sioniste et auxiliaire antifa de la police de la pensée prouve qu'elle sait bien qu'il n'y a là rien de religieux : elle mentait donc sciemment en y supposant cela. | Gravement en retard en histoire, elle ne sait pas que le « Saint Empire romain germanique » était déjà un mollusque amorphe des siècles avant Luther. Ça la désole notre autoproclamée « Débile » : elle aime le projet babélien d'unification des nations. | Elle aime « Pie XII » qui nommait les cardinaux avec approbation des loges, et plaça Roncalli, homosexuel notoire, au diocèse « papabile » de Milan. | De Pie XII à Paul VI : du pareil au même, pour notre pihonziste se professant, comme tel, « spirituellement sémite ». | D'où ses sophismes de pilpouliste ? À voir !| Bien sûr, je n'ai jamais prétendu être révisionniste, ni grand quoi que ce fût : on pourra me faire tous les reproches qu'on voudra sur ce point.


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    « Parce que parler de "grandeur" pour définir l'œuvre d'un hétérodoxe qui se livrait à des orgies, et communiquait avec le diable à qui il demandait de le pénétrer "analement", avant de se suicider, serait opportun avec le fait de se prétendre catholique ? » | Mais à qui se réfère donc notre chère « Fragile » ? Gardons-nous de penser qu'il s'agirait d'Hitler, puisquenotre queer-troll répond plus bas : Ce n'est pas d'Hitler, mais de Luther dont je me reportais, pour parler des "chakras sexuels" de ce dernier avec le diable (ce qui est une chose vérifiable, et croyez-moi, je ne tiens nullement ce fait d'une quelconque littérature sensationnaliste). » | Je ne comprends pasce qu'elle voudrait me reprocher ici, mais qu'importe. Par contre j'aimerais les sources (jien quece soi thors sujet, puisque personne ne s'y est jamais référé, dans aucun des textes cités).


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    Calmes donc ta joie, ridicule serpillère. La critique pointant la moralité de Luther, ne t'était pas destinée, et bien que tu disposes en effet de toutes les raisons de te sentir concerner, à propos de tes penchants personnels (qui ressortent clairement dans le pithitisme de ta pseudo-diatribe logomachique), ce n'est ici pas un motif pour te permettre de la ramener sur des détails majeurs dépassant ta déficience mentale. Et non, cela fait totalement partie du sujet, puisque ma question soulignait le fait qu'il était inconcevable de se vouloir « catholique », tout en ayant une certaine estime pour un déviationniste de la pire espèce. Je réitère : Où la grandeur pourrait-elle résider chez une personne animée d'une concupiscence infâme comme Luther ? Quant à l'anecdote, non caricaturale mais réelle, elle est admise par tous les universitaires renommés; chose que tu saurais si t'avais la moindre once de connaissance (mais de plus belle, de tels éléments ne peuvent que faire défaut à ton intellect étriqué) : http://fr.allreadable.com/c045A1Ya


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    Mmm… elle fantasme rude la louloute autoproclamée « débile » et « fragile » ! | La réfutation de ses deux loulouteries fragilo-débiles a été apportée : relire plus haut pour la preuve du hors sujet ; lire plus bas pour l'autre erreur (qui est, rappelons-le, hors sujet, puisque seules ses obsessions personnelles se sont portées à ce niveau. https://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther ).


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    Pour notre hystérique « Fragile », le réel n'existe pas ; des théologiens catholiques, très hostlies au réformateur allemand, au même moment où Hitler écrivait « Mein Kampf », qualifiaient Luther de « grand homme » ; de Gaulle qualifia Hitler, auquel il s'était opposé avec un acharnement exceptionnel, de « Titan ». | Mais comme « Fragile » n'a aucun argument, elle est condamnée à interpréter ce néant comme prouvant ses fantasmes.


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    Quatrième tentative pour répondre : on espère que c'est par abus de lait écrémé qu'il serait possible de confondre la reconnaissance de la grandeur d'un musicien, d'un souverain et d'un religieux avec un agrément aux thèses religieuses de ce dernier (!). Ou alors il reste à répondre d'un soupir.| L'Église catholique est un des éléments essentiels à la stabilité du monde, selon Hitler (déclaration faite au Q.G. de Charleville, le 24 mai 1940, à Gerd von Rundstedt lui-même). | Si quelqu'un y trouve quoi que ce soit de compatible avec le luthérianisme, qu'il le dise. Et si quelqu'un y perçoit autre chose qu'un soutien à l'Église… eh bien… qu'il y aille mollo sur le lait écrémé.


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    Il suffit de lire même la citation de notre « O.K. Boomer » pour voir qu'il s'agit d'une référence à la grandeur de personnages, et non de l'approbation de leur cause. Or qui, même parmi les catholiques les plus hostiles à Luther, ou parmi les mélophobes les moins sensibles à la musique de Wagner, serait assez ridicule pour ne pas reconnaître leur prodigieuse grandeur ? | Non seulement Hitler reconnaissait la grandeur qu'avaient certains personnages, y compris parmi ceux qu'il combattait, mais encore il est difficile d'admettre qu'on puisse s'y méprendre puisque tout grand homme sait reconnaître la grandeur jusque dans le mal qu'il combat, les armes à la main parfois, de sorte que tout un chacun devrait y être habitué et ne pas confondre cette reconnaissance de la grandeur d'autrui avec un quelconque accord. | Qui, parmi ceux qui ont lu de Gaulle, Churchill ou Staline, reconnaissant en pleine guerre ou après la guerre l'immense envergure d'Adolf Hitler (ou Clemenceau le faisant dès 1923) y a jamais vu un soutien au Führer ? Qui a réussi à ne pas y percevoir l'hostilité sans bornes contre Hitler ? Or c'est cet invraisemblable contre-sens que fait ici notre « O.K. Boomer », forme d'interprétation extravagante à force d'être primitive, frôlant le delirium tremens puisque seulement capable d'interpréter de façon univoque n'importe quel propos ne disant rien de ce que sans répit on croit y trouver. | Voici la citation de ce passage d'Adolf Hitler (« Mein Kampf », tome I : « Le Bilan » ; chapitre VIII : « Le Commencement de mon activité politique ») : « La très grande différence entre la mission du créateur de programme et celle du politicien est aussi le motif pour lequel la réunion des deux dans une même personne ne peut presque jamais se trouver. Cela s'applique particulièrement aux politiciens médiocres ayant prétendument réussi dans leur carrière, “et dont l'action n'est qu'un art des possibilités”, ainsi que Bismarck définissait la politique quelque peu modestement d'ailleurs. Plus un tel homme “politique” se dégage des grandes idées, plus ses succès seront faciles et fréquents, tangibles et rapides. À la vérité, ils sont par cela même voués à l'éphémère et maintes fois ne survivent pas à la mort de leur auteur. L'œuvre de pareils hommes politiques est dans son ensemble sans valeur pour la postérité, car leurs succès dans le présent reposent sur l'étouffement de tous les problèmes et de toutes les idées réellement grandes et marquantes, qui auraient eu de la valeur pour les générations suivantes. (…) Dans le cours de l'existence humaine, il peut arriver une fois que l'homme politique s'unisse au créateur de programme. Plus ce mélange est intime, plus sont fortes les résistances qui alors s'opposent à son action. Il ne travaille plus pour des exigences évidentes, pour le premier boutiquier venu, mais pour des buts qui ne sont compris que d'une très petite élite. C'est pourquoi son existence est alors déchirée entre l'amour et la haine. La protestation de ses contemporains compense la reconnaissance future de la postérité, pour laquelle il travaille. [nouveau paragraphe :] Car plus l'œuvre d'un homme est grande pour la postérité, moins les contemporains peuvent la comprendre ; d'autant plus dure est la lutte et d'autant plus difficile le succès. Toutefois si, au cours des siècles, le succès favorise un tel homme, il recevra peut-être au cours de sa vie même quelques pâles rayons de sa gloire future. Il est vrai que ces grands hommes ne sont que les coureurs de Marathon de l'histoire [allusion d'Hitler au soldat athénien qui, en - 490, juste après le combat, courut 40 km depuis le champ de bataille où l'armée athénienne venait de sauver la Grèce, jusqu'à Athènes, où, épuisé par la succession de tels efforts, il mourut après y avoir annoncé le succès ; de tels faits étaient des références connues de tous à cette époque] : la couronne de lauriers des contemporains n'effleure plus que les tempes du héros mourant. [nouveau paragraphe :] On doit compter parmi eux les plus grands lutteurs de ce monde, lesquels, non compris de leurs contemporains, sont néanmoins prêts à mener le combat pour leurs idées et leur idéal. Ils sont ceux qui, un jour, se trouveraient le plus près du cœur du peuple ; il semble presque qu'alors chacun sentira l'obligation de compenser les torts que les contemporains des grands hommes ont eus à leur égard. Leur vie et leurs actes seront étudiés dans une touchante et reconnaissante admiration et pourront relever, particulièrement dans des jours sombres, des cœurs brisés et des âmes en détresse. [nouveau paragraphe :] À cette catégorie appartiennent non seulement les hommes d'État réellement grands, mais aussi tous les grands réformateurs. À côté de Frédéric le Grand, se trouvent ici Martin Luther ainsi que Richard Wagner. » | Il n'y a donc là nul soutien à la théologie de Luther, et Hitler reconnaissait la grandeur même dans la démagogie de Lloyd-George, acharné ennemi de ce pour quoi il combattit : « Cela me rappelle une autre critique qui me tomba sous la main pendant la guerre ; elle examinait à la loupe les discours de Lloyd George (alors simple ministre des munitions) pour arriver à la conclusion spirituelle que ces discours étaient de deuxième ordre au point de vue moral et scientifique, et qu'il s'agissait de productions banales et triviales. Je tins plus tard dans mes mains quelques-uns de ces discours sous forme de brochure et je ne pus m'empêcher de rire aux éclats à voir comment notre chevalier de la plume allemand était resté incompréhensif devant ces chefs-d'œuvre de psychologie et cet art de manier l'âme des foules. Cet homme jugeait ces discours exclusivement au point de vue de l'impression qu'ils produisaient sur son propre esprit blasé, tandis que le grand démagogue anglais les avait composés dans le seul but d'exercer sur la masse de ses auditeurs et, dans un sens plus large, sur tout le bas peuple anglais, une influence maximum. De ce point de vue, les discours de cet Anglais étaient un chef-d'œuvre prodigieux, car ils portaient témoignage d'une connaissance étonnante de l'âme des couches profondes de la population. Aussi leur effet fut-il immense. » | Même chez ceux qu'il combattait les armes à la main, Hitler, comme toute personne ayant quelque qualité, reconnaissait donc la grandeur quand il y en avait. | Mais il ne suffit pas de prouver qu'en reconnaissant l'envergure de Luther le futur Führer n'y apportait aucune caution théologique ; il ne suffit pas de prouver qu'autrui avait tort pour établir qu'on avait soi-même raison : pour écraser définitivement la nigauderie contestant la vive foi catholique d'Hitler, il faut prouver cette foi. Or cela a déjà été fait par les travaux de maints érudits, travaux repris fort justement par « Deus Vult » ; et ce devrait suffire. | Qu'on s'y reporte. Mais je vais ajouter ici une autre preuve, qui se suffit encore à elle-même : il s'agit de propos d'Hitler rapportés après la guerre par le général allemand Günther Blumentritt au fameux stratège britannique Basil Liddell-Hart. En voici la teneur (Basil Liddell Hart, « The Other Side of the Hill », Londres, Cassell and Company, 1948 ; partie III : « Through German Eyes » ; ch. X : « How Hitler Beat France—and Saved Britain ») : « Mais certains membres de l'état-major de von Rundstedt trouvaient ces excuses peu consistantes, et pensaient qu'Hitler avait un motif plus astucieux pour son ordre de halte [empêchant l'armée allemande de faire prisonnier à Dunkerque l'ensemble du corps expéditionnaire britannique]. Ils le relièrent à sa façon surprenante de parler quand il avait rendu visite à leur quartier général à Charleville le 24 mai [1940], le jour après qu'on eut arrêté les forces blindées dans leur élan. [nouveau paragraphe :] Hitler n'était accompagné que d'un membre de son état-major, et il parla en privé à von Rundstedt et aux deux hommes essentiels de l'état-major de celui-ci – Sodenstern et Blumentritt. Voici ce que ce dernier m'a dit : “Hitler était de très bonne humeur, il admit que le déroulement de cette campagne [campagne de France, entamée le 10 mai, et déjà victorieuse en une ou deux semaines] avait été ‘un miracle caractérisé’, et nous fit part de son opinion selon laquelle la guerre s'achèverait en six semaines. Après quoi il souhaitait conclure une paix raisonnable avec la France, et alors la voie serait libre pour un accord avec la Grande-Bretagne. [nouveau paragraphe :] “Il nous étonna alors en palrlant avec admiration de l'empire britannique, de la nécessité de son existence, et de la civilisation que la Grande-Bretagne avait apportée dans le monde. Il remarqua, avec un haussement des épaules, qu'elle avait accompli la création de son empire par des moyensqui furent souvent âpres, mais ‘là où il y a un projet, il y a des copeaux qui volent.’ Il compara l'empire britannique à l'Église catholique – disant qu'ils étaient tous deux des éléments essentiels de la stabilité du monde. Il dit que tout ce qu'il voulait de la Grande-Bretagne était qu'elle reconnût la place de l'Allemagne sur le continent. Le retour des colonies perdues [à l'issue de la Première Guerre mondiale] de l'Allemagne serait souhaitable mais non essentiel, et il offrirait même de soutenir la Grande-Bretagne avec des troupes si elle devait être confrontée à quelque difficulté quelque part. Il fit remarquer que les colonies étaient avant tout une question de prestige, puisqu'on ne pouvait les garder en temps de guerre, et que peu d'Allemands pourraient s'installer sous les tropiques. [nouveau paragraphe :] Il conclut en disant que son but était de faire la paix avec la Grande-Bretagne sur une base que celle-ci considérerait comme compatible avec son honneur d'accepter.” » | Texte original : « But certain members of Rundstedt’s staff regarded the excuses as thin, and believed that Hitler had a deeper motive for his halt order. They connected it with the surprising way he had talked when visiting their headquarters at Charleville on May 24th, the day after the armoured forces had been halted in their stride. [nouveau paragraphe :] Hitler was accompanied by only one of his staff, and talked in private to Rundstedt and the two key men of his staff—Sodenstern and Blumentritt. [nouveau paragraphe :] Here is what the latter told me: ‘‘Hitler was in very good humour, he admitted that the course of the campaign had been ‘a decided miracle’, and gave us his opinion that the war would be finished in six weeks. After that he wished to conclude a reasonable peace with France, and then the way would be free for an agreement with Britain. [nouveau paragraphe :] He then astonished us by speaking with admiration of the British Empire, of the necessity for its existence, and of the civilization that Britain had brought into the world. He remarked, with a shrud of the shoulders, that the creation of its Empire had been achieved by means that were often harsh, but ‘where there is planing, there are shavings flying’. He compared the British Empire with the Catholic Church—saying they were both essential elements of stability in the world. He said that all he wanted from Britain was that she should acknowledge Germany’s position on the Continent. The return of Germany’s lost colonies would be desirable but not essential, and he would even offer to support Britain with troops if she should be involved in any difficulties anywhere. He remarked that the colonies were primarily a matter of prestige, since they could not be held in war, and few Germans could settle in the tropics. [nouveau paragraphe :] He concluded by saying that his aim was to make peace with Britain on a basis that she would regard as compatible with her honour to accept.” » | L'Église catholique : un élément essentiel à la stabilité du monde selon Hitler (lequel Hitler était « le titan qui s'efforce à soulever le monde », selon son implacable ennemi Charles de Gaulle : les esprits mesquins n'ont pas leur place à ce niveau).


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    Il suffit de lire même la citation de notre « O.K. Boomer » pour voir qu'il s'agit d'une référence à la grandeur de personnages, et non de l'approbation de leur cause. Or qui, même parmi les catholiques les plus hostiles à Luther, ou parmi les mélophobes les moins sensibles à la musique de Wagner, serait assez ridicule pour ne pas reconnaître leur prodigieuse grandeur ? | Non seulement Hitler reconnaissait la grandeur qu'avaient certains personnages, y compris parmi ceux qu'il combattait, mais encore il est difficile d'admettre qu'on puisse s'y méprendre puisque tout grand homme sait reconnaître la grandeur jusque dans le mal qu'il combat, les armes à la main parfois, de sorte que tout un chacun devrait y être habitué et ne pas confondre cette reconnaissance de la grandeur d'autrui avec un quelconque accord. | Qui, parmi ceux qui ont lu de Gaulle, Churchill ou Staline, reconnaissant en pleine guerre ou après la guerre l'immense envergure d'Adolf Hitler (ou Clemenceau le faisant dès 1923) y a jamais vu un soutien au Führer ? Qui a réussi à ne pas y percevoir l'hostilité sans bornes contre Hitler ? Or c'est cet invraisemblable contre-sens que fait ici notre « O.K. Boomer », forme d'interprétation extravagante à force d'être primitive, frôlant le delirium tremens puisque seulement capable d'interpréter de façon univoque n'importe quel propos ne disant rien de ce que sans répit on croit y trouver. | Voici la citation de ce passage d'Adolf Hitler (« Mein Kampf », tome I : « Le Bilan » ; chapitre VIII : « Le Commencement de mon activité politique ») : « La très grande différence entre la mission du créateur de programme et celle du politicien est aussi le motif pour lequel la réunion des deux dans une même personne ne peut presque jamais se trouver. Cela s'applique particulièrement aux politiciens médiocres ayant prétendument réussi dans leur carrière, “et dont l'action n'est qu'un art des possibilités”, ainsi que Bismarck définissait la politique quelque peu modestement d'ailleurs. Plus un tel homme “politique” se dégage des grandes idées, plus ses succès seront faciles et fréquents, tangibles et rapides. À la vérité, ils sont par cela même voués à l'éphémère et maintes fois ne survivent pas à la mort de leur auteur. L'œuvre de pareils hommes politiques est dans son ensemble sans valeur pour la postérité, car leurs succès dans le présent reposent sur l'étouffement de tous les problèmes et de toutes les idées réellement grandes et marquantes, qui auraient eu de la valeur pour les générations suivantes. (…) Dans le cours de l'existence humaine, il peut arriver une fois que l'homme politique s'unisse au créateur de programme. Plus ce mélange est intime, plus sont fortes les résistances qui alors s'opposent à son action. Il ne travaille plus pour des exigences évidentes, pour le premier boutiquier venu, mais pour des buts qui ne sont compris que d'une très petite élite. C'est pourquoi son existence est alors déchirée entre l'amour et la haine. La protestation de ses contemporains compense la reconnaissance future de la postérité, pour laquelle il travaille. [nouveau paragraphe :] Car plus l'œuvre d'un homme est grande pour la postérité, moins les contemporains peuvent la comprendre ; d'autant plus dure est la lutte et d'autant plus difficile le succès. Toutefois si, au cours des siècles, le succès favorise un tel homme, il recevra peut-être au cours de sa vie même quelques pâles rayons de sa gloire future. Il est vrai que ces grands hommes ne sont que les coureurs de Marathon de l'histoire [allusion d'Hitler au soldat athénien qui, en - 490, juste après le combat, courut 40 km depuis le champ de bataille où l'armée athénienne venait de sauver la Grèce, jusqu'à Athènes, où, épuisé par la succession de tels efforts, il mourut après y avoir annoncé le succès ; de tels faits étaient des références connues de tous à cette époque] : la couronne de lauriers des contemporains n'effleure plus que les tempes du héros mourant. [nouveau paragraphe :] On doit compter parmi eux les plus grands lutteurs de ce monde, lesquels, non compris de leurs contemporains, sont néanmoins prêts à mener le combat pour leurs idées et leur idéal. Ils sont ceux qui, un jour, se trouveraient le plus près du cœur du peuple ; il semble presque qu'alors chacun sentira l'obligation de compenser les torts que les contemporains des grands hommes ont eus à leur égard. Leur vie et leurs actes seront étudiés dans une touchante et reconnaissante admiration et pourront relever, particulièrement dans des jours sombres, des cœurs brisés et des âmes en détresse. [nouveau paragraphe :] À cette catégorie appartiennent non seulement les hommes d'État réellement grands, mais aussi tous les grands réformateurs. À côté de Frédéric le Grand, se trouvent ici Martin Luther ainsi que Richard Wagner. » | Il n'y a donc là nul soutien à la théologie de Luther, et Hitler reconnaissait la grandeur même dans la démagogie de Lloyd-George, acharné ennemi de ce pour quoi il combattit : « Cela me rappelle une autre critique qui me tomba sous la main pendant la guerre ; elle examinait à la loupe les discours de Lloyd George (alors simple ministre des munitions) pour arriver à la conclusion spirituelle que ces discours étaient de deuxième ordre au point de vue moral et scientifique, et qu'il s'agissait de productions banales et triviales. Je tins plus tard dans mes mains quelques-uns de ces discours sous forme de brochure et je ne pus m'empêcher de rire aux éclats à voir comment notre chevalier de la plume allemand était resté incompréhensif devant ces chefs-d'œuvre de psychologie et cet art de manier l'âme des foules. Cet homme jugeait ces discours exclusivement au point de vue de l'impression qu'ils produisaient sur son propre esprit blasé, tandis que le grand démagogue anglais les avait composés dans le seul but d'exercer sur la masse de ses auditeurs et, dans un sens plus large, sur tout le bas peuple anglais, une influence maximum. De ce point de vue, les discours de cet Anglais étaient un chef-d'œuvre prodigieux, car ils portaient témoignage d'une connaissance étonnante de l'âme des couches profondes de la population. Aussi leur effet fut-il immense. » | Même chez ceux qu'il combattait les armes à la main, Hitler, comme toute personne ayant quelque qualité, reconnaissait donc la grandeur quand il y en avait. | Mais il ne suffit pas de prouver qu'en reconnaissant l'envergure de Luther le futur Führer n'y apportait aucune caution théologique ; il ne suffit pas de prouver qu'autrui avait tort pour établir qu'on avait soi-même raison : pour écraser définitivement la nigauderie contestant la vive foi catholique d'Hitler, il faut prouver cette foi. Or cela a déjà été fait par les travaux de maints érudits, travaux repris fort justement par « Deus Vult » ; et ce devrait suffire. | Qu'on s'y reporte. Mais je vais ajouter ici une autre preuve, qui se suffit encore à elle-même : il s'agit de propos d'Hitler rapportés après la guerre par le général allemand Günther Blumentritt au fameux stratège britannique Basil Liddell-Hart. En voici la teneur (Basil Liddell Hart, « The Other Side of the Hill », Londres, Cassell and Company, 1948 ; partie III : « Through German Eyes » ; ch. X : « How Hitler Beat France—and Saved Britain ») : « Mais certains membres de l'état-major de von Rundstedt trouvaient ces excuses peu consistantes, et pensaient qu'Hitler avait un motif plus astucieux pour son ordre de halte [empêchant l'armée allemande de faire prisonnier à Dunkerque l'ensemble du corps expéditionnaire britannique]. Ils le relièrent à sa façon surprenante de parler quand il avait rendu visite à leur quartier général à Charleville le 24 mai [1940], le jour après qu'on eut arrêté les forces blindées dans leur élan. [nouveau paragraphe :] Hitler n'était accompagné que d'un membre de son état-major, et il parla en privé à von Rundstedt et aux deux hommes essentiels de l'état-major de celui-ci – Sodenstern et Blumentritt. Voici ce que ce dernier m'a dit : “Hitler était de très bonne humeur, il admit que le déroulement de cette campagne [campagne de France, entamée le 10 mai, et déjà victorieuse en une ou deux semaines] avait été ‘un miracle caractérisé’, et nous fit part de son opinion selon laquelle la guerre s'achèverait en six semaines. Après quoi il souhaitait conclure une paix raisonnable avec la France, et alors la voie serait libre pour un accord avec la Grande-Bretagne. [nouveau paragraphe :] “Il nous étonna alors en palrlant avec admiration de l'empire britannique, de la nécessité de son existence, et de la civilisation que la Grande-Bretagne avait apportée dans le monde. Il remarqua, avec un haussement des épaules, qu'elle avait accompli la création de son empire par des moyens qui furent souvent âpres, mais ‘là où il y a un projet, il y a des copeaux qui volent.’ Il compara l'empire britannique à l'Église catholique – disant qu'ils étaient tous deux des éléments essentiels de la stabilité du monde. Il dit que tout ce qu'il voulait de la Grande-Bretagne était qu'elle reconnût la place de l'Allemagne sur le continent. Le retour des colonies perdues [à l'issue de la Première Guerre mondiale] de l'Allemagne serait souhaitable mais non essentiel, et il offrirait même de soutenir la Grande-Bretagne avec des troupes si elle devait être confrontée à quelque difficulté quelque part. Il fit remarquer que les colonies étaient avant tout une question de prestige, puisqu'on ne pouvait les garder en temps de guerre, et que peu d'Allemands pourraient s'installer sous les tropiques. [nouveau paragraphe :] Il conclut en disant que son but était de faire la paix avec la Grande-Bretagne sur une base que celle-ci considérerait comme compatible avec son honneur d'accepter.” » | Texte original : « But certain members of Rundstedt’s staff regarded the excuses as thin, and believed that Hitler had a deeper motive for his halt order. They connected it with the surprising way he had talked when visiting their headquarters at Charleville on May 24th, the day after the armoured forces had been halted in their stride. [nouveau paragraphe :] Hitler was accompanied by only one of his staff, and talked in private to Rundstedt and the two key men of his staff—Sodenstern and Blumentritt. [nouveau paragraphe :] Here is what the latter told me: ‘‘Hitler was in very good humour, he admitted that the course of the campaign had been ‘a decided miracle’, and gave us his opinion that the war would be finished in six weeks. After that he wished to conclude a reasonable peace with France, and then the way would be free for an agreement with Britain. [nouveau paragraphe :] He then astonished us by speaking with admiration of the British Empire, of the necessity for its existence, and of the civilization that Britain had brought into the world. He remarked, with a shrud of the shoulders, that the creation of its Empire had been achieved by means that were often harsh, but ‘where there is planing, there are shavings flying’. He compared the British Empire with the Catholic Church—saying they were both essential elements of stability in the world. He said that all he wanted from Britain was that she should acknowledge Germany’s position on the Continent. The return of Germany’s lost colonies would be desirable but not essential, and he would even offer to support Britain with troops if she should be involved in any difficulties anywhere. He remarked that the colonies were primarily a matter of prestige, since they could not be held in war, and few Germans could settle in the tropics. [nouveau paragraphe :] He concluded by saying that his aim was to make peace with Britain on a basis that she would regard as compatible with her honour to accept.” » | L'Église catholique : un élément essentiel à la stabilité du monde selon Hitler.


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    Bonjour Nikolas, Le passage en question est effectivement dans "Mein Kampf". J'ai jadis écrit un article pour répondre à "Komodo" qui explique ce passage. Ce dernier a été validé par "Aryan France", malgré qu'il m'ait fait part de petites corrections à ajouter pour le rendre meilleur. Ne pouvant partager de document en commentaire, je me contenterai d'un copier/coller de mon vieil article. Partie 1 Dans le premier paragraphe, Hitler introduit ce qu’il va expliquer dans les paragraphes suivants « Car il s'agit bien ici d'un combat : notre première tâche n'est pas de créer une forme d'Etat raciste, mais de détruire l'Etat juif actuel. Comme l'histoire le montre bien souvent, la principale difficulté n'est pas d'instituer un nouvel état de choses, mais bien de lui faire la place libre » Il va ainsi argumenter sur l’importance de laisser « la place libre » à la nouvelle chose qu’on veut introduire « Aussi le soldat de notre nouvel idéal doit-il, malgré tout son enthousiasme positif, mener d'abord une lutte négative pour se défaire de l'état actuel. » Au paragraphe 5, Hitler donne 2 exemples concrets pour appuyer ce qu’il dit : Les Racistes d’aujourd’hui et leur échec politique. Le deuxième parle du marxisme, qui «n'en a pas moins commencé par la critique durant soixante-dix ans ; critique destructive et dissolvante, et critique encore et toujours, jusqu'à ce que cet acide corrosif ait rongé le vieil Etat et l'ait fait tout mûr pour l'écroulement. » Les marxistes ont donc par leur travail détruit l’Etat actuel (l’Empire russe) et ont ainsi pu instaurer leur doctrine politique sur la nouvelle « place libre ». Ainsi leur lutte négative a pu permettre la dissolution de l'état actuel, c’est-à-dire l’Empire russe, pour ainsi pouvoir commencer la « construction » marxiste. « Un état de choses existant ne peut s'effacer simplement devant les prophètes et les avocats d'un état futur. » C’est pour Hitler « évident, juste et logique » le fait de mener cette lutte négative pour dissoudre l’Etat actuel pour ainsi faire place au nouvel Etat. Donc en résumé, lorsqu’on veut mettre quelque chose de nouveau en place, il faut détruire ce qui précédait, sinon, la chose nouvelle, ne serait être parfaitement instaurée. Ainsi l’intolérance envers l’ancien état de chose est nécessaire pour la réussite d’une quelconque manœuvre novatrice. Il est important de comprendre cela, car sinon, les paragraphes suivant seront mal interprétés. Partie 2 « Trop souvent, au contraire, les deux régimes continueront à exister simultanément et la prétendue doctrine philosophique s'enfermera à jamais dans le cadre étroit d'un parti. Car une doctrine n'est pas tolérante ; elle ne peut être « un parti parmi les autres » ; elle exige impérieusement la reconnaissance exclusive et totale de ses conceptions, qui doivent transformer toute la vie publique. Elle ne peut tolérer près d'elle aucun vestige de l'ancien régime » Ici, Hitler réaffirme ce qu’il disait plus haut, et il rajoute, qu’une doctrine ne peut être tolérante, et ne doit pas l’être. Si une doctrine est tolérante, alors son rôle ne pourrait être pleinement rempli. Il nous dit ensuite que c’est la même chose pour les religions, et il a raison. « Le christianisme non plus n'a pas pu se contenter d'élever ses propres autels, il lui fallait procéder à la destruction des autels païens. Seule, cette intolérance fanatique devait créer la foi apodictique » Ceci est complètement en accord avec ce qu’il dit plus haut, et n’est absolument pas une critique du christianisme. Pris hors contexte, on a l’impression qu’il critique « la destruction des autels païens » par les chrétiens, et qu’il est donc favorable au paganisme et hostile au christianisme. Mais la réalité est tout autre : « elle en était une condition première absolue » Qu’est ce qui « était la condition première et absolue » ? C’est l’« intolérance fanatique » L’intolérance fanatique, renvoie à la destruction des autels païens. Ceci renvoie au fait qu’une doctrine ne peut être tolérante, en effet : « Elle ne peut tolérer près d'elle aucun vestige de l'ancien régime. » Ainsi, ce paragraphe avec l’exemple du christianisme, n’est qu’un exemple qui illustre le propos qu’Hitler voulait nous expliquer. Il n’y a donc aucune critique du christianisme ici. Partie 3 Dans cette phrase « On peut objecter, à juste titre, que ces deux précédents historiques sont spécifiquement juifs » Ici, on pourrait penser qu’Hitler nous dit que le christianisme est foncièrement juif. Or il parle de « deux précédents ». Donc de deux choses. Or s’il parlait du christianisme, alors le deuxième « précédent historique » ne peut être que le paganisme. Ainsi il dirait que le paganisme et le christianisme sont juifs. Interpréter dans ce sens, revient donc à admettre qu’Hitler associe le paganisme et le christianisme au judaïsme. Mais cette interprétation est fausse. En effet, ‘précédent’ dans ce contexte, est un nom masculin et signifie donc ‘Fait ou acte antérieur servant de modèle’ Le christianisme, tout comme le paganisme, n’est pas un fait. Or « élever ses propres autels » et détruire les autels des autres sont des faits. Ici, Hitler parle donc de cela. Il associe ces deux faits comme spécificité juive. Le mot ‘objecter’ au début du paragraphe est essentiel pour le bonne compréhension du texte. Objecter, est un verbe transitif, signifiant l’opposition d’un argument (c’est à dire une objection) pour réfuter une opinion, une affirmation. Ainsi on pourrait lui objecter que l’intolérance d’une doctrine est quelque chose de Juif. «et même que ce genre d'intolérance et de fanatisme sont foncièrement juifs. » Hitler le concède : l’intolérance, le fanatisme, la destruction de la doctrine adverse, sont effectivement des pratiques juives : « Ceci peut être mille fois vrai et on peut aussi le déplorer profondément ». Mais il va contrer cet argument, qui est assez ridicule quand on y réfléchit bien. Le paragraphe 7 va donc contrer ce sophisme. Erreur à ne pas faire : Quand Hitler dit « on peut constater, avec une inquiétude qui n'est que trop justifiée, que l'apparition de cette doctrine dans l'histoire de l'humanité y introduisait quelque chose que l'on ne connaissait pas encore» Ici donc la personne ayant mal compris le début va penser qu’Hitler est parti pour critiquer très sévèrement le christianisme. L’apparition de cette doctrine, le christianisme, va changer le monde. Ainsi, plus on lit en comprenant dans ce sens, plus la critique envers la Sainte religion chrétienne est dur : « Les hommes qui veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle, n'ont pas à se casser la tête pour imaginer combien ce serait beau si telle ou telle chose n'existait pas » Donc là on comprendrait qu’Hitler se dit que ça serait cool si le christianisme n’existait pas. Mais il existe, donc dommage. Vu qu’il existe que faire : « ils doivent rechercher et déterminer comment on peut supprimer ce qui en fait est donné. » Donc ils doivent supprimer le christianisme. Et avec la fin du paragraphe, on croit donc qu’Hitler propose une « une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité » pour détruire le christianisme. Ainsi, ce paragraphe, mal compris, peut nous induire fortement en erreur. Vérité : Je vais maintenant tenter d’expliquer comment ce passage doit être compris. Quand Hitler nous parle de « l'apparition de cette doctrine dans l'histoire de l'humanité », ici, l’adjectif démonstratif ‘cette’ associé à ‘doctrine’ reprend des principes ou des opinions qui précèdent la phrase. il parle donc de la doctrine juive sur 2 points essentiels : l’ « intolérance » et le « fanatisme ». Ainsi, la suite est logique : « Les hommes qui veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle, n'ont pas à se casser la tête pour imaginer combien ce serait beau si telle ou telle chose n'existait pas » Donc ici, ça reprend le sujet qu’il évoquait plus haut, autour du judaïsme. Si le Juif est l’ennemi d’Hitler, c’est sûr que « ce serait beau » si ce qui fait sa force n’existait pas. C’est ce qu’Hitler nous dit, mais ça ne sert à rien de « se casser la tête » puisque ce n’est pas le cas. Donc que doit-on faire : Nous devons, d’après Herr Hitler, « rechercher et déterminer comment on peut supprimer ce qui en fait est donné » Donc comme expliqué plus haut par monsieur Hitler, il faut laisser la place libre à la chose nouvelle. L’exemple prenant le paganisme et le christianisme confirme ceci. Quand Hitler dit « Mais une doctrine pleine de la plus infernale intolérance », ici, ça renvoie toujours à la doctrine juive. « ne sera brisée que par la doctrine qui lui opposera le même esprit, qui luttera avec la même âpre volonté et qui, par surcroît, portera en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité » Ici, il est évident qu’Hitler parle du christianisme. Chaque caractéristique est chrétienne. En revanche, je concède qu’on ne peut savoir vraiment ce qu’il pensait en disant cela, car certains pourraient dire qu’il parle du national-socialisme. Mais les derniers mots penchent plutôt en faveur du christianisme. « Absolument conforme à la vérité » Parle-t-on comme cela au sujet d’une doctrine politique, ou plutôt religieuse ? Je penche personnellement pour le côté religieu. De plus, à la page 184, Hitler nous dit « Le christianisme n'est pas devenu si grand en faisant des compromis avec les opinions philosophiques de l'antiquité à peu près semblables aux siennes, mais en proclamant en défendant avec un fanatisme inflexible son propre enseignement. » Cette phrase aurait très bien se trouver dans notre passage étudié pour illustrer le propos. De surcroît, il dit à la page 36 : « C'est pourquoi je crois agir selon l'esprit du Tout-Puissant, notre créateur, car : En me défendant contre le Juif, je combats pour défendre l'œuvre du Seigneur » Ici on peut voir la Trinité : les chrétiens disent qu’ils croient « en seul Dieu le Père, Tout Puissant » « L’esprit du Tout Puissant » serait le Saint Esprit et « l’œuvre du Seigneur » serait l’œuvre réalisé par Notre Seigneur Jésus Christ ici-bas. Nous disons aussi, dans le symbole Nicée-Constantinople « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ » Ainsi voir la trinité ici me semble la plus fidèle compréhension de ce passage. Je parle de ce passage, car il montre qu’Hitler était chrétien, et donc ce qui est « absolument conforme à la vérité » est la vraie religion du Christ. La Partie 4 va aussi expliquer pourquoi cette compréhension du texte est bien plus probable, et proche de ce qu’Hitler voulait dire. Partie 4 « Chacun peut aujourd'hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C'est alors seulement que l'on peut instituer un nouveau régime. » Ici, ‘il’ dans «il ne peut rien au fait que », renvoie au mot masculin précédent : c’est-à-dire le mot ‘christianisme’. De plus, quand il dit « sous la domination de cette contrainte », ‘cette contrainte’ renvoie à « première terreur spirituelle ». Une contrainte, est ici un nom féminin. Au vu du contexte, ‘contrainte’ se définirait ici comme une violence exercée contre quelqu’un, une entrave à la liberté d'action. Cela prend son sens, car pour rappel, l’ « intolérance fanatique » est « une condition première absolue » pour instituer une chose nouvelle. Donc, la phrase est à comprendre comme ça : « mais le christianisme ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette première terreur spirituelle ». Il dit ensuite « on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C'est alors seulement que l'on peut instituer un nouveau régime ». Il se répète, mais rappelez-vous du paragraphe précédent, voir l’analyse en partie 3. « Les hommes qui veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle, n'ont pas à se casser la tête pour imaginer combien ce serait beau si telle ou telle chose n'existait pas ; ils doivent rechercher et déterminer comment on peut supprimer ce qui en fait est donné. Mais une doctrine pleine de la plus infernale intolérance ne sera brisée que par la doctrine qui lui opposera le même esprit, qui luttera avec la même âpre volonté et qui, par surcroît, portera en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité» Rappelez-vous de quoi Hitler parle. La doctrine qu’il veut supprimée est celle juive. Donc pour la « brisée », il faut que la doctrine nouvelle lui oppose « le même esprit », qu’elle lutte « avec la même âpre volonté » et qu’elle porte « en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme à la vérité » Ainsi lorsqu’il dit que si le christianisme est devenu grand, cela a pu être possible « en proclamant en défendant avec un fanatisme inflexible son propre enseignement » De plus, l’ordre a un sens. Il parle d’une doctrine qui peut briser le judaïsme, puis il parle du Christianisme, instaurateur d’une « terreur spirituelle ». Or dans le paragraphe 7, il nous dit qu’il est nécessaire d’opposer les mêmes forces à une doctrine qu’on veut vaincre. Il dit donc cela, puis nous dit que le Christianisme rempli ces conditions car il a introduit « la première terreur spirituelle », et peut donc briser la contrainte « par la contrainte, la terreur par la terreur ». Cela confirme en quelque sorte la conclusion que j’avais faite sur la Partie 3. Thomas


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    Analyse très savante et très méticuleuse, et qui y a d'autant plus de mérites qu'Adolf Hitler mêle les arguments fondamentaux à des mots d'ordre simplistes, afin de donner à chaque esprit ce qui peut le convaincre, au prix d'un peepétuel défaut de de précision favorisant la mauvaise foi et le préjugé dans l'interprétation abusive de son propos. Le résultat inévitable en est la longueur des gloses et analyses portant sur des questions accessoires. J'admire ceux qui se donnent la peine d'un travail si rigoureux sur une œuvre de vulgarisation ne cherchant nulle part une telle rigueur. | De ce que j'ai parcouru de votre commentaire, je me garderais de rien toucher ! Un seul commentaire : la traduction française de ce livre, faite grâce à la LiCA (devenue LiCRA aujourd'hui), est fort mauvaise ; par exemple Hitler ici ne dit pas raciste, mais völkisch. C'est de ce mouvement qu'il dénonce la puérilité, pas des racistes. Il n'y a pas d'équivalent de ce mot en français, qui a la même racine que folklore, et qui désigne à peu près tout ce qu'en France nous qualifierions de néo-païen, plus des mouvements un peu différents encore.


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    Effectivement, c'est une superbe dissertation. Seulement, je relèverai quelques bémols et/ou approximations relatives, qui ont toutefois le mérite d'être soulignés, au travers du travail de déconstruction de Thomas. Par exemple, au moment où Hitler dressait un parallèle entre deux exemples concrets, pour corroborer le passage à venir, dont le premier portant vers une dénonciation des erreurs théoriques du courant völkisch, et le second vers l'intelligence stratégique employée par les communistes pour renverser ce qu'il appelait « l'état actuel » ; l'emploi de ce dernier visait à se référer, non pas à l'Empire Russe, mais bien à la République de Weimar. D'ailleurs, en parlant des cénacles völkisch, il convient de ne pas oublier que si avant de nommer le christianisme, Hitler avait intentionnellement lancé une vive critique dirigée à l'encontre de ces mêmes cénacles, regorgeant alors sociologiquement de néo-païens, c'est parce que ces derniers avaient (et ont toujours) coutume de se draper derrière des arguments d’autorité foireux, pour asséner leurs poncifs redondants qui consistent à assimiler le christianisme à l’hébraïsme. C'est en ce sens que le pronom indéfini « on » constitue une allusion aux néo-païens. Si ceux-là mêmes lui auraient objecté que « l'intolérance » et le « fanatisme » d'une doctrine (comme le christianisme en l'occurrence) sont effectivement des pratiques juives, Hitler ne pouvait le contester, mais va, comme le rappelle Thomas, démonter l'argumentaire, en approfondissant la chose. De plus, quand Hitler disait que l'émergence d'une telle doctrine ait suscité des méthodes méconnues auprès des mortels, sous l'Antiquité, qu'il regrettait vivement que celle-ci ait pu exister, et qu'il fallait en fin de compte la remplacer, par des procédés identiques aux siens ; on pourrait encore imaginer qu'il dénonçait le christianisme. Ce passage mal-compris peut semer le trouble. En fait, le déterminant « cette » associé à « doctrine » n’apparait pas dans la publication allemande de l'ouvrage. Au contraire, dans la langue originale, on découvre qu’Hitler parlait de « ce fait » (en rapport avec les vertus de l'intolérance et du fanatisme comme dit plus haut), et non de « cette doctrine » (contrairement à ce qu’ont maladroitement fait accroire les éditeurs français). Ajoutons également qu'Hitler dénia constamment dans son best-seller, le droit au régime de Weimar qui ne prétendait pas représenter une philosophie, de s’opposer à l’idée social-démocrate, ou plutôt il pensait qu’il n’était pas capable de le faire valablement. Car pour Hitler, la violence et la force qui prennent naissance dans une conception spirituelle sont justifiables. Mieux, elles sont nécessaires car la nouvelle conception spirituelle douterait d’elle-même et de sa propre légitimité si elle n’était pas prête à l’extermination de ses adversaires. Ainsi, il devient évident que le cas de la christianisation évoqué, était à ses yeux, un modèle à suivre (qu'on daigne se rappeler de l'admiration intense dont il vouait à Charlemagne, à ce propos). Également, la doctrine dont Hitler souhaitait supplanter, dans ces lignes, n'est pas le judaïsme - tâche qui incombe seulement au christianisme de pouvoir l'accomplir - mais bien le marxisme, en sachant que son combat était purement d'ordre politique. Je me permettrai tout autant de me prononcer au sujet de la formule invoquant la Trinité, relatée par Thomas. Je ne suis guère certain que « l’œuvre du Seigneur », à laquelle Hitler songeait, fut celle accomplie sur le Golgotha, car il disait précédemment : « La nature éternelle se venge impitoyablement quand on transgresse ses commandements. » (Mein Kampf, Chapitre II, Ier tome). Il s'agit donc de la loi naturelle en elle-même. On peut cependant attester que ce dont Hitler sous-entendait ici, est que si celle-ci est transgressée, c’est parce que les vertus morales qui sont ordonnées à son respect ne sont plus pratiquées. Il s’agit bien-sûr des quatre vertus cardinales de force, tempérance, justice et prudence, pour lesquels le Christ s’est sacrifié en vue de racheter les hommes de leurs péchés. Sans loi naturelle, pas de loi du Christ. Enfin, avant de clore, et dans le but de bien combler le fait que le christianisme ne fut jamais perçu comme une quelconque fondation juive, dans l'esprit d'Hitler, je citerai un autre passage, déjà exposé dans l'article, où il oppose explicitement les deux doctrines susmentionnées : « [La vie du Juif] n'est que de ce monde et son esprit est aussi profondément étranger au vrai christianisme que son caractère l'était, il y a deux mille ans, au grand fondateur de la nouvelle doctrine. Il faut reconnaître que celui-ci n'a jamais fait mystère de l'opinion qu'il avait du peuple juif, qu'il a usé, lorsqu'il le fallut, même du fouet pour chasser du temple du Seigneur cet adversaire de toute humanité, qui, alors comme il le fit toujours, ne voyait dans la religion qu'un moyen de faire des affaires. Mais aussi le Christ fut pour cela mis en croix, tandis qu'on voit aujourd'hui le parti politique chrétien se déshonorer en mendiant pour les élections les voix des Juifs et en cherchant ensuite à nouer des intrigues avec les partis juifs athées, même contre ses propres nationaux. » (Mein Kampf, Chapitre XII, Tome I). Pareillement, dans d'autres développements, figurant seulement au-dessus de ceux précités, il disait : « […] Par nature, le Juif ne peut posséder une organisation religieuse, puisqu'il ne connaît aucune forme d'idéalisme et que, par suite, la foi en l'au-delà lui est complètement étrangère. Mais, d'après les conceptions aryennes, on ne peut se représenter une religion à laquelle manquerait, sous une forme quelconque, la conviction que l'existence d'un homme continue après sa mort. En fait, le Talmud n'est pas un livre préparant à la vie dans l'au-delà ; il enseigne seulement à mener ici-bas une vie pratique et supportable. » (Ibid.). Il reprenait ici une dialectique völkisch qui tend à identifier l’idéalisme à l’aryanité, et le matérialisme à la judéité. Si donc, la croyance en l’immortalité de l’âme et en la vie éternelle apparaît comme un caractère aussi typique de la pensée européenne, qu’inconnu à celle hébraïque ; il paraît alors logique qu’Hitler présentait, dans ce cadre, le christianisme tel une religion aryenne, en ce qu’il correspond au principe établi, et nul n’est situé plus radicalement à l’opposé du matérialisme juif, que lui-même. C’est ce qu’Hitler affirmait.


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    Et pour le cas où une question technique serait responsable du rejet (ou seulement d'un retard ?) de ma réponse, je fais une cinquième tentative. | Il suffit de lire même la citation de notre « O.K. Boomer » pour voir qu'il s'agit d'une référence à la grandeur de personnages, et non de l'approbation de leur cause. Or qui, même parmi les catholiques les plus hostiles à Luther, ou parmi les mélophobes les moins sensibles à la musique de Wagner, serait assez ridicule pour ne pas reconnaître leur prodigieuse grandeur ? | Non seulement Hitler reconnaissait la grandeur qu'avaient certains personnages, y compris parmi ceux qu'il combattait, mais encore il est difficile d'admettre qu'on puisse s'y méprendre puisque tout grand homme sait reconnaître la grandeur jusque dans le mal qu'il combat, les armes à la main parfois, de sorte que tout un chacun devrait y être habitué et ne pas confondre cette reconnaissance de la grandeur d'autrui avec un quelconque accord. | Qui, parmi ceux qui ont lu de Gaulle, Churchill ou Staline, reconnaissant en pleine guerre ou après la guerre l'immense envergure d'Adolf Hitler (ou Clemenceau le faisant dès 1923) y a jamais vu un soutien au Führer ? Qui a réussi à ne pas y percevoir l'hostilité sans bornes contre Hitler ? Or c'est cet invraisemblable contre-sens que fait ici notre « O.K. Boomer », forme d'interprétation extravagante à force d'être primitive, frôlant le delirium tremens puisque seulement capable d'interpréter de façon univoque n'importe quel propos ne disant rien de ce que sans répit on croit y trouver. | Voici la citation de ce passage d'Adolf Hitler (« Mein Kampf », tome I : « Le Bilan » ; chapitre VIII : « Le Commencement de mon activité politique ») : « La très grande différence entre la mission du créateur de programme et celle du politicien est aussi le motif pour lequel la réunion des deux dans une même personne ne peut presque jamais se trouver. Cela s'applique particulièrement aux politiciens médiocres ayant prétendument réussi dans leur carrière, “et dont l'action n'est qu'un art des possibilités”, ainsi que Bismarck définissait la politique quelque peu modestement d'ailleurs. Plus un tel homme “politique” se dégage des grandes idées, plus ses succès seront faciles et fréquents, tangibles et rapides. À la vérité, ils sont par cela même voués à l'éphémère et maintes fois ne survivent pas à la mort de leur auteur. L'œuvre de pareils hommes politiques est dans son ensemble sans valeur pour la postérité, car leurs succès dans le présent reposent sur l'étouffement de tous les problèmes et de toutes les idées réellement grandes et marquantes, qui auraient eu de la valeur pour les générations suivantes. (…) Dans le cours de l'existence humaine, il peut arriver une fois que l'homme politique s'unisse au créateur de programme. Plus ce mélange est intime, plus sont fortes les résistances qui alors s'opposent à son action. Il ne travaille plus pour des exigences évidentes, pour le premier boutiquier venu, mais pour des buts qui ne sont compris que d'une très petite élite. C'est pourquoi son existence est alors déchirée entre l'amour et la haine. La protestation de ses contemporains compense la reconnaissance future de la postérité, pour laquelle il travaille. [nouveau paragraphe :] Car plus l'œuvre d'un homme est grande pour la postérité, moins les contemporains peuvent la comprendre ; d'autant plus dure est la lutte et d'autant plus difficile le succès. Toutefois si, au cours des siècles, le succès favorise un tel homme, il recevra peut-être au cours de sa vie même quelques pâles rayons de sa gloire future. Il est vrai que ces grands hommes ne sont que les coureurs de Marathon de l'histoire [allusion d'Hitler au soldat athénien qui, en - 490, juste après le combat, courut 40 km depuis le champ de bataille où l'armée athénienne venait de sauver la Grèce, jusqu'à Athènes, où, épuisé par la succession de tels efforts, il mourut après y avoir annoncé le succès ; de tels faits étaient des références connues de tous à cette époque] : la couronne de lauriers des contemporains n'effleure plus que les tempes du héros mourant. [nouveau paragraphe :] On doit compter parmi eux les plus grands lutteurs de ce monde, lesquels, non compris de leurs contemporains, sont néanmoins prêts à mener le combat pour leurs idées et leur idéal. Ils sont ceux qui, un jour, se trouveraient le plus près du cœur du peuple ; il semble presque qu'alors chacun sentira l'obligation de compenser les torts que les contemporains des grands hommes ont eus à leur égard. Leur vie et leurs actes seront étudiés dans une touchante et reconnaissante admiration et pourront relever, particulièrement dans des jours sombres, des cœurs brisés et des âmes en détresse. [nouveau paragraphe :] À cette catégorie appartiennent non seulement les hommes d'État réellement grands, mais aussi tous les grands réformateurs. À côté de Frédéric le Grand, se trouvent ici Martin Luther ainsi que Richard Wagner. » | Il n'y a donc là nul soutien à la théologie de Luther, et Hitler reconnaissait la grandeur même dans la démagogie de Lloyd-George, acharné ennemi de ce pour quoi il combattit : « Cela me rappelle une autre critique qui me tomba sous la main pendant la guerre ; elle examinait à la loupe les discours de Lloyd George (alors simple ministre des munitions) pour arriver à la conclusion spirituelle que ces discours étaient de deuxième ordre au point de vue moral et scientifique, et qu'il s'agissait de productions banales et triviales. Je tins plus tard dans mes mains quelques-uns de ces discours sous forme de brochure et je ne pus m'empêcher de rire aux éclats à voir comment notre chevalier de la plume allemand était resté incompréhensif devant ces chefs-d'œuvre de psychologie et cet art de manier l'âme des foules. Cet homme jugeait ces discours exclusivement au point de vue de l'impression qu'ils produisaient sur son propre esprit blasé, tandis que le grand démagogue anglais les avait composés dans le seul but d'exercer sur la masse de ses auditeurs et, dans un sens plus large, sur tout le bas peuple anglais, une influence maximum. De ce point de vue, les discours de cet Anglais étaient un chef-d'œuvre prodigieux, car ils portaient témoignage d'une connaissance étonnante de l'âme des couches profondes de la population. Aussi leur effet fut-il immense. » | Même chez ceux qu'il combattait les armes à la main, Hitler, comme toute personne ayant quelque qualité, reconnaissait donc la grandeur quand il y en avait. | Mais il ne suffit pas de prouver qu'en reconnaissant l'envergure de Luther le futur Führer n'y apportait aucune caution théologique ; il ne suffit pas de prouver qu'autrui avait tort pour établir qu'on avait soi-même raison : pour écraser définitivement la nigauderie contestant la vive foi catholique d'Hitler, il faut prouver cette foi. Or cela a déjà été fait par les travaux de maints érudits, travaux repris fort justement par « Deus Vult » ; et ce devrait suffire. | Qu'on s'y reporte. Mais je vais ajouter ici une autre preuve, qui se suffit encore à elle-même : il s'agit de propos d'Hitler rapportés après la guerre par le général allemand Günther Blumentritt au fameux stratège britannique Basil Liddell-Hart. En voici la teneur (Basil Liddell Hart, « The Other Side of the Hill », Londres, Cassell and Company, 1948 ; partie III : « Through German Eyes » ; ch. X : « How Hitler Beat France—and Saved Britain ») : « Mais certains membres de l'état-major de von Rundstedt trouvaient ces excuses peu consistantes, et pensaient qu'Hitler avait un motif plus astucieux pour son ordre de halte [empêchant l'armée allemande de faire prisonnier à Dunkerque l'ensemble du corps expéditionnaire britannique]. Ils le relièrent à sa façon surprenante de parler quand il avait rendu visite à leur quartier général à Charleville le 24 mai [1940], le jour après qu'on eut arrêté les forces blindées dans leur élan. [nouveau paragraphe :] Hitler n'était accompagné que d'un membre de son état-major, et il parla en privé à von Rundstedt et aux deux hommes essentiels de l'état-major de celui-ci – Sodenstern et Blumentritt. Voici ce que ce dernier m'a dit : “Hitler était de très bonne humeur, il admit que le déroulement de cette campagne [campagne de France, entamée le 10 mai, et déjà victorieuse en une ou deux semaines] avait été ‘un miracle caractérisé’, et nous fit part de son opinion selon laquelle la guerre s'achèverait en six semaines. Après quoi il souhaitait conclure une paix raisonnable avec la France, et alors la voie serait libre pour un accord avec la Grande-Bretagne. [nouveau paragraphe :] “Il nous étonna alors en palrlant avec admiration de l'empire britannique, de la nécessité de son existence, et de la civilisation que la Grande-Bretagne avait apportée dans le monde. Il remarqua, avec un haussement des épaules, qu'elle avait accompli la création de son empire par des moyens qui furent souvent âpres, mais ‘là où il y a un projet, il y a des copeaux qui volent.’ Il compara l'empire britannique à l'Église catholique – disant qu'ils étaient tous deux des éléments essentiels de la stabilité du monde. Il dit que tout ce qu'il voulait de la Grande-Bretagne était qu'elle reconnût la place de l'Allemagne sur le continent. Le retour des colonies perdues [à l'issue de la Première Guerre mondiale] de l'Allemagne serait souhaitable mais non essentiel, et il offrirait même de soutenir la Grande-Bretagne avec des troupes si elle devait être confrontée à quelque difficulté quelque part. Il fit remarquer que les colonies étaient avant tout une question de prestige, puisqu'on ne pouvait les garder en temps de guerre, et que peu d'Allemands pourraient s'installer sous les tropiques. [nouveau paragraphe :] Il conclut en disant que son but était de faire la paix avec la Grande-Bretagne sur une base que celle-ci considérerait comme compatible avec son honneur d'accepter.” » | Texte original : « But certain members of Rundstedt’s staff regarded the excuses as thin, and believed that Hitler had a deeper motive for his halt order. They connected it with the surprising way he had talked when visiting their headquarters at Charleville on May 24th, the day after the armoured forces had been halted in their stride. [nouveau paragraphe :] Hitler was accompanied by only one of his staff, and talked in private to Rundstedt and the two key men of his staff—Sodenstern and Blumentritt. [nouveau paragraphe :] Here is what the latter told me: ‘‘Hitler was in very good humour, he admitted that the course of the campaign had been ‘a decided miracle’, and gave us his opinion that the war would be finished in six weeks. After that he wished to conclude a reasonable peace with France, and then the way would be free for an agreement with Britain. [nouveau paragraphe :] He then astonished us by speaking with admiration of the British Empire, of the necessity for its existence, and of the civilization that Britain had brought into the world. He remarked, with a shrud of the shoulders, that the creation of its Empire had been achieved by means that were often harsh, but ‘where there is planing, there are shavings flying’. He compared the British Empire with the Catholic Church—saying they were both essential elements of stability in the world. He said that all he wanted from Britain was that she should acknowledge Germany’s position on the Continent. The return of Germany’s lost colonies would be desirable but not essential, and he would even offer to support Britain with troops if she should be involved in any difficulties anywhere. He remarked that the colonies were primarily a matter of prestige, since they could not be held in war, and few Germans could settle in the tropics. [nouveau paragraphe :] He concluded by saying that his aim was to make peace with Britain on a basis that she would regard as compatible with her honour to accept.” » | L'Église catholique : un élément essentiel à la stabilité du monde selon Hitler.


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    Sixième essai. | Il suffit de lire même la citation de notre « O.K. Boomer » pour voir qu'il s'agit d'une référence à la grandeur de personnages, et non de l'approbation de leur cause. Or qui, même parmi les catholiques les plus hostiles à Luther, ou parmi les mélophobes les moins sensibles à la musique de Wagner, serait assez ridicule pour ne pas reconnaître leur prodigieuse grandeur ? | Non seulement Hitler reconnaissait la grandeur qu'avaient certains personnages, y compris parmi ceux qu'il combattait, mais encore il est difficile d'admettre qu'on puisse s'y méprendre puisque tout grand homme sait reconnaître la grandeur jusque dans le mal qu'il combat, les armes à la main parfois, de sorte que tout un chacun devrait y être habitué et ne pas confondre cette reconnaissance de la grandeur d'autrui avec un quelconque accord. | Qui, parmi ceux qui ont lu de Gaulle, Churchill ou Staline, reconnaissant en pleine guerre ou après la guerre l'immense envergure d'Adolf Hitler (ou Clemenceau le faisant dès 1923) y a jamais vu un soutien au Führer ? Qui a réussi à ne pas y percevoir l'hostilité sans bornes contre Hitler ? Or c'est cet invraisemblable contre-sens que fait ici notre « O.K. Boomer », capable d'interpréter de façon univoque n'importe quel propos ne disant rien de ce que sans répit il croit y trouver. | Voici la citation de ce passage d'Adolf Hitler (𝑀𝑒𝑖𝑛 𝐾𝑎𝑚𝑝𝑓, tome I : 𝐿𝑒 𝐵𝑖𝑙𝑎𝑛 ; chapitre 8 : 𝐿𝑒 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒) : « La très grande différence entre la mission du créateur de programme et celle du politicien est aussi le motif pour lequel la réunion des deux dans une même personne ne peut presque jamais se trouver. Cela s'applique particulièrement aux politiciens médiocres ayant prétendument réussi dans leur carrière, “et dont l'action n'est qu'un art des possibilités”, ainsi que Bismarck définissait la politique quelque peu modestement d'ailleurs. Plus un tel homme “politique” se dégage des grandes idées, plus ses succès seront faciles et fréquents, tangibles et rapides. À la vérité, ils sont par cela même voués à l'éphémère et maintes fois ne survivent pas à la mort de leur auteur. L'œuvre de pareils hommes politiques est dans son ensemble sans valeur pour la postérité, car leurs succès dans le présent reposent sur l'étouffement de tous les problèmes et de toutes les idées réellement grandes et marquantes, qui auraient eu de la valeur pour les générations suivantes. (…) Dans le cours de l'existence humaine, il peut arriver une fois que l'homme politique s'unisse au créateur de programme. Plus ce mélange est intime, plus sont fortes les résistances qui alors s'opposent à son action. Il ne travaille plus pour des exigences évidentes, pour le premier boutiquier venu, mais pour des buts qui ne sont compris que d'une très petite élite. C'est pourquoi son existence est alors déchirée entre l'amour et la haine. La protestation de ses contemporains compense la reconnaissance future de la postérité, pour laquelle il travaille. [nouveau paragraphe :] Car plus l'œuvre d'un homme est grande pour la postérité, moins les contemporains peuvent la comprendre ; d'autant plus dure est la lutte et d'autant plus difficile le succès. Toutefois si, au cours des siècles, le succès favorise un tel homme, il recevra peut-être au cours de sa vie même quelques pâles rayons de sa gloire future. Il est vrai que ces grands hommes ne sont que les coureurs de Marathon de l'histoire [allusion d'Hitler au soldat athénien qui, en - 490, juste après le combat, courut 40 km depuis le champ de bataille où l'armée athénienne venait de sauver la Grèce, jusqu'à Athènes, où, épuisé par la succession de tels efforts, il mourut après y avoir annoncé le succès ; de tels faits étaient des références connues de tous à cette époque] : la couronne de lauriers des contemporains n'effleure plus que les tempes du héros mourant. [nouveau paragraphe :] On doit compter parmi eux les plus grands lutteurs de ce monde, lesquels, non compris de leurs contemporains, sont néanmoins prêts à mener le combat pour leurs idées et leur idéal. Ils sont ceux qui, un jour, se trouveraient le plus près du cœur du peuple ; il semble presque qu'alors chacun sentira l'obligation de compenser les torts que les contemporains des grands hommes ont eus à leur égard. Leur vie et leurs actes seront étudiés dans une touchante et reconnaissante admiration et pourront relever, particulièrement dans des jours sombres, des cœurs brisés et des âmes en détresse. [nouveau paragraphe :] À cette catégorie appartiennent non seulement les hommes d'État réellement grands, mais aussi tous les grands réformateurs. À côté de Frédéric le Grand, se trouvent ici Martin Luther ainsi que Richard Wagner. » | Il n'y a donc là nul soutien à la théologie de Luther, et Hitler reconnaissait de même la grandeur dans la démagogie de Lloyd-George, acharné ennemi de ce pour quoi il combattit. 𝑀𝑒𝑖𝑛 𝐾𝑎𝑚𝑝𝑓 (tome I, ch. 6 : 𝐿𝑢𝑡𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 - 𝐿'𝐼𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒) : « Cela me rappelle une autre critique qui me tomba sous la main pendant la guerre ; elle examinait à la loupe les discours de Lloyd George (alors simple ministre des munitions) pour arriver à la conclusion spirituelle que ces discours étaient de deuxième ordre au point de vue moral et scientifique, et qu'il s'agissait de productions banales et triviales. Je tins plus tard dans mes mains quelques-uns de ces discours sous forme de brochure et je ne pus m'empêcher de rire aux éclats à voir comment notre chevalier de la plume allemand était resté incompréhensif devant ces chefs-d'œuvre de psychologie et cet art de manier l'âme des foules. Cet homme jugeait ces discours exclusivement au point de vue de l'impression qu'ils produisaient sur son propre esprit blasé, tandis que le grand démagogue anglais les avait composés dans le seul but d'exercer sur la masse de ses auditeurs et, dans un sens plus large, sur tout le bas peuple anglais, une influence maximum. De ce point de vue, les discours de cet Anglais étaient un chef-d'œuvre prodigieux, car ils portaient témoignage d'une connaissance étonnante de l'âme des couches profondes de la population. Aussi leur effet fut-il immense. » | Même chez ceux qu'il combattait les armes à la main, Hitler, comme toute personne ayant quelque qualité, reconnaissait donc la grandeur quand il y en avait. | Mais il ne suffit pas de prouver qu'en reconnaissant l'envergure de Luther le futur Führer n'y apportait aucune caution théologique ; il ne suffit pas de prouver qu'autrui avait tort pour établir qu'on avait soi-même raison : pour écraser définitivement le couplet contestant la vive foi catholique d'Hitler, il faut prouver cette foi. Or cela a déjà été fait par les travaux de maints érudits, travaux repris fort justement par « Aryan France » ; et ce devrait suffire. | Qu'on s'y reporte. Mais je vais ajouter ici une autre preuve, qui se suffit encore à elle-même : il s'agit de propos d'Hitler rapportés après la guerre par le général allemand Günther Blumentritt au fameux stratège britannique Basil Liddell-Hart. En voici la teneur (B. Liddell Hart, 𝑇ℎ𝑒 𝑂𝑡ℎ𝑒𝑟 𝑆𝑖𝑑𝑒 𝑜𝑓 𝑡ℎ𝑒 𝐻𝑖𝑙𝑙, Londres, Cassell and Company, 1948 ; partie III : 𝑇ℎ𝑟𝑜𝑢𝑔ℎ 𝐺𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛 𝐸𝑦𝑒𝑠 ; ch. 10 : 𝐻𝑜𝑤 𝐻𝑖𝑡𝑙𝑒𝑟 𝐵𝑒𝑎𝑡 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒—𝑎𝑛𝑑 𝑆𝑎𝑣𝑒𝑑 𝐵𝑟𝑖𝑡𝑎𝑖𝑛) : « Mais certains membres de l'état-major de von Rundstedt trouvaient ces excuses peu consistantes, et pensaient qu'Hitler avait un motif plus astucieux pour son ordre de halte [empêchant l'armée allemande de faire prisonnier à Dunkerque l'ensemble du corps expéditionnaire britannique]. Ils le relièrent à sa façon surprenante de parler quand il avait rendu visite à leur quartier général à Charleville le 24 mai [1940], le jour après qu'on eut arrêté les forces blindées dans leur élan. [nouveau paragraphe :] Hitler n'était accompagné que d'un membre de son état-major, et il parla en privé à von Rundstedt et aux deux hommes essentiels de l'état-major de celui-ci – Sodenstern et Blumentritt. Voici ce que ce dernier m'a dit : “Hitler était de très bonne humeur, il admit que le déroulement de cette campagne [campagne de France, entamée le 10 mai, et déjà victorieuse en une ou deux semaines] avait été ‘un miracle caractérisé’, et nous fit part de son opinion selon laquelle la guerre s'achèverait en six semaines. Après quoi il souhaitait conclure une paix raisonnable avec la France, et alors la voie serait libre pour un accord avec la Grande-Bretagne. [nouveau paragraphe :] “Il nous étonna alors en parlant avec admiration de l'empire britannique, de la nécessité de son existence, et de la civilisation que la Grande-Bretagne avait apportée dans le monde. Il remarqua, avec un haussement des épaules, qu'elle avait accompli la création de son empire par des moyens qui furent souvent âpres, mais ‘là où on rabote, il y a des copeaux qui volent.’ Il compara l'empire britannique à l'Église catholique – disant qu'ils étaient tous deux des éléments essentiels de la stabilité du monde. Il dit que tout ce qu'il voulait de la Grande-Bretagne était qu'elle reconnût la place de l'Allemagne sur le continent. Le retour des colonies perdues [à l'issue de la Première Guerre mondiale] de l'Allemagne serait souhaitable mais non essentiel, et il offrirait même de soutenir la Grande-Bretagne avec des troupes si elle devait être confrontée à quelque difficulté quelque part. Il fit remarquer que les colonies étaient avant tout une question de prestige, puisqu'on ne pouvait les garder en temps de guerre, et que peu d'Allemands pourraient s'installer sous les tropiques. [nouveau paragraphe :] Il conclut en disant que son but était de faire la paix avec la Grande-Bretagne sur une base que celle-ci considérerait comme compatible avec son honneur d'accepter.” » | Texte original : « But certain members of Rundstedt’s staff regarded the excuses as thin, and believed that Hitler had a deeper motive for his halt order. They connected it with the surprising way he had talked when visiting their headquarters at Charleville on May 24th, the day after the armoured forces had been halted in their stride. [nouveau paragraphe :] Hitler was accompanied by only one of his staff, and talked in private to Rundstedt and the two key men of his staff—Sodenstern and Blumentritt. [nouveau paragraphe :] Here is what the latter told me: ‘‘Hitler was in very good humour, he admitted that the course of the campaign had been ‘a decided miracle’, and gave us his opinion that the war would be finished in six weeks. After that he wished to conclude a reasonable peace with France, and then the way would be free for an agreement with Britain. [nouveau paragraphe :] He then astonished us by speaking with admiration of the British Empire, of the necessity for its existence, and of the civilization that Britain had brought into the world. He remarked, with a shrud of the shoulders, that the creation of its Empire had been achieved by means that were often harsh, but ‘where there is planing, there are shavings flying’. He compared the British Empire with the Catholic Church—saying they were both essential elements of stability in the world. He said that all he wanted from Britain was that she should acknowledge Germany’s position on the Continent. The return of Germany’s lost colonies would be desirable but not essential, and he would even offer to support Britain with troops if she should be involved in any difficulties anywhere. He remarked that the colonies were primarily a matter of prestige, since they could not be held in war, and few Germans could settle in the tropics. [nouveau paragraphe :] He concluded by saying that his aim was to make peace with Britain on a basis that she would regard as compatible with her honour to accept.” » | L'Église catholique : un élément essentiel à la stabilité du monde selon Hitler.


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    Réponse complètement déphasée qui revêt une idolâtrie flagrante. Toujours est-il que votre sentimentalisme rocambolesque vous fait conclure à côté de la plaque. Aucune clarté de cristal ne saurait transparaître à travers vos propos, si ce n'est un étalage d'œstrogènes dont la lecture est à dormir debout... Qu'Hitler ait pu estimer ou non certains adversaires de l'Allemagne, cela ne nous importe peu, en ce qu'un parallèle effectué avec la figure de Luther, est dépourvu du moindre contexte. Au contraire, cette considération est bien plus vaste, que ce que vos réductionnismes simplistes tendraient à faire accroire, puisqu'il s'agit là d'une personnalité propre à l'Allemagne, et non d'un quelconque rival externe. Or, il est un fait historiquement répandu que le nom de Luther fut mythifié par nombre de cadres fascistes allemands, voyant en lui un pionner dans l'émancipation de la Prusse contre la catholicité dite "obscurantiste", et dans sa traduction dévoyée de la Bible, un facteur de cohésion répondant, selon eux, bien plus conformément aux aspirations du tempérament germanique, que l'ultramontanisme romain. | À ce titre, August Kubizek, ami d'enfance d'Hitler, avait relaté, dans la biographie qu'il lui avait concocté, que celui-ci avait toujours vivement condamné les "crimes" de l'Inquisition. N'y a-t-il pas là un mode de pensée vaguement soupoudré de jacobinisme ? | Dans Mein Kampf, Hitler dira à propos de l'Église que, sur certains points, et surtout de manière superflue, elle "heurtait la science exacte et l'observation". Comment appelle-t-on cela, sinon du rationalisme ? Seriez-vous tenté à solliciter l'autorité suprême de Bergoglio, qui vous est visiblement si chère, pour appuyer davantage vos balivernes, laissant ainsi entendre que l'évolutionnisme serait tout à fait adéquate aux dogmes de l'Église ? | Par surcroît, Hitler déclarait que "la religion de Moïse n'est rien d'autre que la doctrine de la conservation de la race juive". N'était-ce pas ici une profession de marcionisme (refus de la vérité vétérotestamentaire) par hasard ? Où est-ce que la compatibilité avec le catholicisme, pourrait-elle se situer, dans tout ce qui précède ? | À faire la mijaurée, et à jouer au supra-révisionniste "infaillible" pour accuser autrui de détourner la tournure des phrases tenues par son auteur, en élaguant volontairement des alinéas, vous semblez vous-même ne reprendre que ce qui vous arrange, pour peu que cela satisfait votre nombril. | Au passage, il ne vous a pas non plus échappé, en raison même des lacunes dont vous souffrez en matière linguistique, qu'au moment même de la publication d'un accusé de réception, un message fait subitement surface, pour vous alerter qu'il bénéficiera de l'approbation éventuelle de l'administrateur, suite à une mise en examen. Il est donc totalement risible d'inonder la section commentaire, de vos réactions épidermiques, comme vous le faites, à défaut de l'alimenter intellectuellement. À moins qu'il ne s'agisse que d'un troll tout au plus exécrable...


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    « Réponse complètement déphasée qui revêt une idolâtrie flagrante. Toujours est-il que votre sentimentalisme rocambolesque vous fait conclure à côté de la plaque. Aucune clarté de cristal ne saurait transparaître à travers vos propos, si ce n'est un étalage d'œstrogènes dont la lecture est à dormir debout.. » Elle y va lourd dans l'inversion accusatoire la loulote à la fragilité assulée ! Mince alors : quand est-ce que j'idolâtre ? Impossible de la savoir. Faudrait qu"elle sache lire, la mal lunée fragile à pseudos changeants ! | S'il n'y avait pas de « contexte », alors le sens demeurerait incompréhensible, comme toute allusion isolée ; mais il y an a un, explicité (v. supra), qui anéantit toute l'hystérisation de la louloute fragile (qu'on supposera sioniste : ça fera le grand chelem du soixante-huitard inculte pour « Fragile »). Et bien sûr je ne coupe rien, au contraire de « Fragile » : trpus mots qu'elle dit être hors contextesont ses seuls bègaiements, à défaut de réponse articulée. | Nul n'est infaillible, comle le sait quiconsue est vraiment révisionniste, et qui attend donc des arguments. Mais on ne voit que des passages hors contexte (de son propte jugement) chez notre « Fragile » assumée. | Ce que les luthériens voyaient chez Luther les regarde : aucun rapport avec Adolf. | Elle comprend rien notre hystérique, c'est le malheur des post-soixante-huitards de tpus gentres, tellement imprégnés de cohn-benditisme-sauvageonnisme qu'ils n'en voient plus que leur nombril chez autrui.


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    Actuellement en pleine descente d'organes, notre « Jeannot », véritable épave à la dérive, atteinte d'une dysphorie chronique à ses heures perdues, tente de pratiquer le faux-fuyant, en se sachant pertinemment impuissant dans l'idée de pouvoir peser face à la contradiction - du haut de son QI concomitamment inférieur au dernier des subsahariens -, au point de réagir devant ses interlocuteurs, qu'à la condition de les mentionner à la troisième personne du singulier. C'est d'autant plus confus qu'on aurait ici comme l'impression de lire sa propre auto-biographie (ce qui, dans le fond, est indubitablement le cas), qu'il se serait efforcé de rédiger en bon narcissique qu'il est. | Bordel, me voilà désormais taxer de « sioniste » ahahah | Cette accusation aussi éhontée que tirée par les cheveux, n'est pas faite pour m'abasourdir - et était même amplement prévisible - de la part d'un bon à rien de complotiste forcené (pour reprendre l'expression du rédacteur en chef des «Écrits de Paris» dont Florian aime à relayer), prompt à se crisper dans le classique réflexe pavlovien du soralisme, lorsqu'il se retrouve absolument incapable de contre-argumenter, en adoptant la même combine que le vieux camé sodomite marxiste qui lui sert de gourou. De la même manière que les juifs ont toujours eu recours au chantage à l'antisémitisme afin de désaxer intellectuellement leurs opposants, les disciples de l'amant de Poupeto emploient, quant à eux, celui du « sionisme », pour s'esquiver par tous les moyens. « Cohen-cidence » ? Je ne crois pas, lorsqu'on sait qu'il n'y a strictement aucune différence caractéristique entre un juif et un vulgaire soralien, sinon sur la forme. On y retrouve, chez notre « Jeannot », des gémissements inaudibles similaires, la même utilisation de calomnies légendaires, les mêmes pantalonnades, avant de s'élancer dans son lamento-victimaire, pour pousser son hurlement ultime « ci li siounist ! ». | Qu'une résultante de demi-siècle de dysgénisme révolutionnaire puisse employer l'appellation de « soixante-huitard » - qui est celle dont je lui ai lancé en premier ressort - est le summum de l'hilarité, tant on sait que tu transposes tes propres déviances sur la norme, à la manière de tes maîtres. Ta posture vis-à-vis de cette génération dont tu incarnes en tout point, ne constitue qu'une pâle imitation de celle du militant d'extrême-gauche moderne à l'encontre du cadre tertiaire dont il est la plus ingrate émanation. En bref, tu es le maillon faible, vieux débris.


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    Tiens, la trollette queer sioniste (autoproclamée « fragile » et « débile ») n'aime pas qu'on lui rappelle son statut ! Encore une bonne crise d'inversion accusatoire, ça lui permet de se sentir moins mal, la pauvre louloute. | Faut pas lui en vouloir, elle y met vraiment ses meilleurs moyens, mais son ciboulot est resté devant la tévépoubelle de ses idoles (Hanouna & maillon faible : ça se ressent).


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    « tout en vous empressant en toute joie de colporter vos interprétations sur vos réseaux sociaux, pour me faire alléguer ce dont je n'ai pas dit. » Je ne sais si c'est un reproche justifié envers Florian Rouanet. Je me suis quant à moi contenté de répondre ici.| « [Hitler] avait toujours vivement condamné les "crimes" de l'Inquisition. N'y a-t-il pas là un mode de pensée vaguement soupoudré de jacobinisme ? » | Non. | « Dans Mein Kampf, Hitler dira à propos de l'Église que, sur certains points, et surtout de manière superflue, elle "heurtait la science exacte et l'observation". Comment appelle-t-on cela, sinon du rationalisme ? » | J'ai cité le passage déjà, dans sa totalité au contraire de la pilpouleuse « Fragile » : Hitler y dit, je le répète, que ces contradictions sont « surtout apparentes », et que la science est changeante. Dire que la science est changeante, pour la pilpouleuse « Fragile », ce serait du rationalisme ! Comment une telle inversion est-elle possible ? Grâce à la recette de lecture notre « Fragile » : « Lisez donc entre les lignes avant de me coller des raisonnements que je ne tiens pas » : oui, vous avez bien lu, la recette pour comprendre ce que dit quelqu'un, selon « Fragile », serait de LIRE ENTRE LES LIGNES ! | On comprend mieux !


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    Pardon, tu disais ? Quand on se veut incapable d'admettre la moindre critique, même tempérée et/ou rationnelle, en s'écriant au siounisme comme le dernier des débiles congénitaux soraliens (pléonasme) - là où la démarche scientifique du révisionnisme (dont tu n'as au passage ni la formation, ni le niveau requis pour devoir revendiquer ce domaine) exige d'abord d'être intellectuellement probe et de valider la réfutation constructive qu'on lui soumet, même si on l'abomine - pour défendre passionnellement un modèle politique, comme c'est le cas en l'occurrence avec l'hitlérisme ; ce n'est autre que de l'idolâtrie, ni plus ni moins. | Hitler disait que le catholicisme présentait des failles que le darwinisme (notamment avec l'évolution des techniques d'expérimentation) - dont il qualifiait de « science exacte » aurait remis en cause ; et oui c'est du rationalisme que de l'affirmer, cela n'est guère pour rien qu'il ne croyait pas au péché originel au sens biblique, en plus d'avoir galvaudé ce terme. | Pour éviter toute erreur d'inattention ou d'appréhension au cours de la lecture, on l'applique toujours entre les lignes en effet. Mais lorsqu'on a la ganache vautrée dans son propre fondement, comme notre inénarrable « Jeannot », il est certain que cela doit être bien complexe en fin de compte (ton analphabétisme, qui aurait même répugné à une classe de segpa, est très criant à ce sujet, étant donné que tu ne peux évidemment écrire que de la manière dont tu lis). | Au surplus, on attend toujours que notre « essayiste » en carton-pâte, puisse se prononcer à propos de l'anti-mosaïsme d'Hitler dont j'ai rapporté, à l'appui de son pamphlet. À moins que notre boomer ait volontairement choisi de l'oblitérer, comme le youpin mental qu'il est, pour éviter de faire l'aveu de sa propre forfaiture, à la suite de la correction apocalyptique dont il a malencontreusement digéré.


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    Oh ! Pauvre troll queer sioniste vexée d'avoir été démasquée et réfutée ! | Remarquons aussi qu'il faut être ignare ou schizophrène pour essayer de suggérer qu'on pourrait à la fois être marcionite (rejet de l'Ancien Testament) et protestant comme les deux grands réformateurs de la Renaissance (qui acceptaient l'Ancien Testament et en faisaient une lecture littérale) : l'un est l'opposé de l'autre. | Bien sûr en dépit de la traduction citée par notre assumée « Fragile », tradiction financée à l'époque par la Li.C.A. (Ligue contre l'antisémitisme, devenue depuis Li.C.R.A.) la citation d'Hitler n'était pas un rejet de l'Ancien Testament : la traduction anglaise évoquait la « mosaic religion », et le texte original disait en effet « die mosaische Religion », ce qui en allemand signifie israélite. https://fr.wikipedia.org/wiki/Citoyens_de_confession_mosaïque « Israélites ou Citoyens de confession mosaïque (en allemand: Israeliten, Deutschen mosaischen Konfession; » | Elle a l'air fine l'autoproclamée « Fragile » et « Débile » !


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    « In the 1950 encyclical Humani generis, Pope Pius XII confirmed that there is no intrinsic conflict between Christianity and the theory of evolution, provided that Christians believe that God created all things and that the individual soul is a direct creation by God and not the product of purely material forces.[3] » https://en.wikipedia.org/wiki/Evolution_and_the_Catholic_Church


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    Bien sûr Hitler a dit l'inverse : c'est l'Église qui est supérieure à la science (voir citation plus haut). Et c'est moins rationaliste que saint Augustin, mais pour le savoir il faudrait que la louloute sioniste soit autre chose qu'un hérétique pihonziste ignorant tout de l'Église (et de l'histoire : le « Saint Empire romain germanique » n'avait aucune influence depuis des siècles au moment où Lither quitta l'Église, et en retrouva en suite à cause des très mondialistes Habsbourg). | Dire d'un catholique qu'il est catholique, ça s'appelle la vérité. Pas l'idolâtrie. | Mais il est vrai que la louloute autoproclamée « Fragile » et « Débile » croit qu'il faut lire entte les lignes pour comprendre un texte ! | Du pur talmudo-cabalisme. | Son devoir de pihonziste : être un « sémite spirituel ».


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    Ayant enfin trouvé un créneau pour consulter la majorité des commentaires parus ici-même, je me permets derechef de procéder à une rectification explicite, en vue de contrecarrer définitivement une fastidieuse controverse qui n'a pas lieu d'être, et dont l'insondable stupidité, pour certains, revêt une échelle culminante, de telle sorte à interpeller littéralement n'importe quelle personne a priori instruite. Cela concerne bien entendu l'observation critique mal venue (au reste, profondément superficielle), qui consiste à projeter à Hitler, un axiome dont l'admission ne trouve sa place que dans l'esprit de celui qui tend à l'attribuer à ce premier. Rappelons que le rationalisme constitue une idéologie matérialiste postulant à l'idée selon laquelle le progrès scientifique, échappant à l'ordre surnaturel - en s'y substituant - devrait sans cesse être poussé au-delà de ses limites, afin de réduire le cosmos à une machine manipulable en vertu de laquelle l'homme serait le démiurge. Or la question qu'il faudrait soulever est : où, et à quel moment, un tel enseignement aurait-il été professé dans ces lignes précitées de « Mein Kampf » ? Au contraire, on y lit, à peine d'élaguer le texte, qu'Hitler s’exprimait d’abord, avec une certaine prudence, en pensant au Procès de Galilée (honteusement déformé par les libéraux, le savant n’ayant pas été condamné pour avoir simplement affirmé que la Terre tournait autour du soleil d'ailleurs), puis on finit par percevoir, dans son propos, une curieuse incompréhension de l'éthique et du contenu de la recherche scientifique : les résultats scientifiques respectifs fluctuent éternellement, ils ne livrent pas de vérités éternelles, mais s'annulent toujours à nouveau. Cette incompréhension fondamentale de la science, qui progresse réellement dans une autocritique constante et très efficace pour l'humanité, correspond à un platonisme et à un spiritualisme qui croient en un ciel étoilé fixe de vérités éternelles et en la protection de ce ciel par un dome d'acier d'un régime autoritaire. À cet égard, l'historien autrichien F. Heer - pourtant peu suspect de sympathie nationale-socialiste - a estimé que cette déclaration d’Hitler était « typiquement conservatrice et catholique » (cf. : Friedrich Heer, Der Glaube des Adolf Hitler : Anatomie einer politischen Religiosität, p.233). #CQFD


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    Pour avoir pris la peine de parcourir tout ce long travail trollesque de pourrissage de discussion, vous méritez qu'on salue votre persévérance ! | Je doute de la sincérité de cette accusation, grotesque, faisant dire au propos l'inverse de ce qu'il dit. D'ailleurs, les professions de foi d'Adolf Hitler au profit de l'ordre naturel et divin sont si nombreuses qu'il faudrait une grande ignorance pour commettre sincèrement le contre-sens de notre troll.


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    De prime abord, le fil d'échanges suscite en effet comme l'impression d'avoir échoué son temps, ou plutôt devrais-je dire, uriné dans un stradivarius, au cours de sa lecture, mais croyez-moi, j'étais à deux doigts de déballer le pop-corn, au regard de cet instant d'hilarité et d'autisme ambiants, à mesure que l'on observe une magistrale prédisposition à carburer dans l'incommensurable dilatation du vide, chez notre quidam. On en tirerait presque une caricature, c'est un prodige... Du reste, vous dites juste à propos de l'adhésion du Führer en une loi immanente dont la volonté humaine n'est pas créatrice (ce qui est, en quelque sorte, la définition d'un homme « de droite » ; ce qu'incarnait excellement Hitler en somme). À cet égard, il serait très plausible que votre interlocuteur, puisse davantage vous répliquer que ce serait une thèse panthéiste que de l'admettre, de concert avec les historiens d'opérette labelisés à la Broszat, Kershaw et autres Chapoutot, sur lesquels l'Ordre de Teutatès se plaît d'autant plus à s'appuyer (or, c'est peine perdue, car Hitler a toujours enseigné que l'homme était constitué à l'image de Dieu, ce dernier ne pouvant donc, dans sa pensée, être consubstantiel à Sa création).


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    « l'autorité de Bergoglio » : pure hallucination de « Fragile » (qui, il est vrai, conseille « lire entre les lignes »pour comprendre un texte ! Du talmudisme en règle !).


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    Un petit complément : ce que le père Yves Congar, expert théologien (« 𝑝𝑒𝑟𝑖𝑡𝑢𝑠 ») au concile de Vatican II, et ayant influencé le pape Jean XXIII et la théologie conciliaire, disait à propos de Luther ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Congar ) : « Pour certains, il [Congar] a ainsi participé au renouveau de la théologie catholique au XXe siècle, lui qui se disait aussi grand admirateur de Luther dont il pensait ceci : « il est un des plus grands génies religieux de toute l'Histoire. Je le mets, à cet égard, sur le même plan que saint Augustin, saint Thomas d'Aquin ou Pascal. D'une certaine manière, il est encore plus grand car il a repensé tout le christianisme. J'ai beaucoup étudié Luther. Il ne se passe guère de mois où je ne revienne à ses écrits. » ²⁰ (²⁰ : Yves Congar, Entretien avec Jean Puyo, Une vie pour la vérité, p. 59, Paris, Éditions du Centurion, 1975.) Avec Marie-Dominique Chenu, Henri de Lubac, Jean Daniélou et d'autres, il [Congar] a réintroduit l'histoire dans la méthode théologique. Par ses publications, par la collection 𝑈𝑛𝑎𝑚 𝑆𝑎𝑛𝑐𝑡𝑎𝑚, créée en 1937, il a fortement contribué à l'ecclésiologie contemporaine. » | Sans recourir à d'autres théologiens conciliaires, on trouvera sans peine maints auteurs reconnaissant l'envergure de Luther, même parmi ceux qui lui sont hostiles.


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    J'ignorais que les tenants de la secte moderniste pouvaient jusqu'à présent faire guise d'autorité valide pour décréter ce qui est doctrinalement conciliable aux exigences de la foi. Durant toute ma vie, je n'ai jamais vu un pilpoul talmudique pareil. À ce rythme, c'est l'Église enseignante que l'on pourrait aisément remettre en cause. Mais venant d'un sinistre tire-au-flanc osant contester les pontificaux des deux derniers papes, tout en reconnaissant les prérogatives d'un imposteur intégral comme Roncalli, on ne pouvait nullement s'attendre à un raisonnement éclairé si je puis dire... Vous êtes une synthèse à vous tout seul, un sophiste comme tous les hérésiarques de votre trempe.


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    L'aitoproclamée troll queer Mam'zelle « Fragile » ne comprend pas qu'on peut recinnaître l'envergure de quelqu'un même qu'on combat ! C'est gauchiste ces souxante-huitards !


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    Parce que les NS ont combattu le luthérianisme ? Notre petite chatte susceptible est décidément encore plus bas de plafond que personne ne l'aurait cru. Planques-toi et tiens le silence pour mille ans. Quelle honte. | Je rappellerai également que les seuls gauchistes refoulés ici sont les vieilles tarlouzes marxo-soraliennes, gallicanes, œcuménistes, marcionistes, voyant des « siounist » partout mais surtout là où ils n'y sont pas, et dont tu es l'exemple représentatif.


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    Oh ! Le gros mensonge de notre pihonziste ! La louloute a avoué plus haut savoir qu'il n'y avait aucun aspect religieux dans le propos de son Adolf (qui la fait moins fantasmer que Roncalli, homosexuel notoire nommé par le pape Pie XII qu'elle idolâtre à une place qui lui permit d'être élu pape autant que lui-même).


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    Notre amie autoproclamée « Débile » est persuadée quece sont lesaitres qui sint bas de plafond ! Siliciounistes, nous dit ce sioniste qui se trahit si bien ! | Silisoural ! Silifacho ! | Le même refrain que les « antifas » , mais c'est bien normal pour ce produit de la génération Cohn-Bendit !


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    Et bien sûr j'ai en réalité écrit que même des théologiens non conciliaires avaient reconnu la grandeur de Luther, qu'ils détestaient. N'importe qui peut le vérifier. | Le sophisme de l'homme de paille : seul argument de notre troll « Fragile » et antichrétien.


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    « tout en reconnaissant les prérogatives d'un imposteur intégral comme Roncalli » : oh le gros mensonge ! Elle va plus la louloute, là elle perd les pédales comme la manif de soixante-huitards qui traînent dans sa petite tête de fragile assumée ! Non seulement c'est faux, mais c'est l'inverse ! Quant à « Pie XI», il avait renié la théologie catholique. | Dès la Renaissance, des catholiques reconnurent la grandeur de Luther, qu'ils combattaient. C'est sûrement du pil-polu pour l'assumée « Fragile ».


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    Derechef, notre boomer présente des problèmes cognitifs de sorte que l'on ne peut que désespérer que l'EHPAD ait manqué de l'avoir raflé dès la première vague. Tu n'as absolument aucune bille pour oser qualifier mon discours de « mensonge », alors que tu es le seul à avoir associé le nom de « Jean XXIII » au titre de « pape ». Je sais que cela doit être hyper-troublant de vivre continuellement sans pouvoir surmonter tes séquelles irréversibles, mais ce n'est pas un motif pour m'accuser de ce dont tu te sais pertinemment coupable, au même titre que tes maîtres circoncis. Non seulement tu reconnais Roncalli comme « vicaire du Christ », mais en niant l'infaillibilité d'un Pie XI (sous couvert de cracher sur des problèmes politiques qui ne sont pas de son ressort) ; ce qui fait de toi un hérétique doublé d'un schismatique. Tu es au catholicisme, ce que l'homosexuel est à la charia. Ta pseudo-religiosité est aussi surjouée que ton « anti-judaïsme » de pacotille.


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    « problèmes cognitifs », « désespérer », « EHPAD », « raflé », « première vague », « hyper-troublant », « séquelles irréversibles », « maîtres circoncis », « hérétique doublé d'un schismatique » : faut excuser notre autoproclamée « Fragile débile » : c'est le comble de son horizon intellectuel. Ces crises lui permettent de décider si demain elle sera elle ou il ; elle vénère « Pie XI » et « Pie XII », ce dernier parce qu'il a fait de Roncalli l'évêque du diocèse « papabile » de Milan et nommait tous les cardinaux (électeurs des futurs papes) après accord de la F∴M∴ et le premier parce qu'il a dit qu'un chrétien était un sémite spirituel. | Louloute (autoproclamée) « Débile » fait des efforts monstrueux pour accomplir son devoir de pihonziste.


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    Visiblement, Florian, vous êtes autant à la ramasse que votre virtuel supplétif publiant sous le blaze de « Jeannot ». Ce n'est pas d'Hitler, mais de Luther dont je me reportais, pour parler des "chakras sexuels" de ce dernier avec le diable (ce qui est une chose vérifiable, et croyez-moi, je ne tiens nullement ce fait d'une quelconque littérature sensationnaliste). D'autant plus que les termes ont un sens dans la mesure où j'ai employé celui de « hétérodoxe ». Lisez donc entre les lignes avant de me coller des raisonnements que je ne tiens pas, tout en vous empressant en toute joie de colporter vos interprétations sur vos réseaux sociaux, pour me faire alléguer ce dont je n'ai pas dit.


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    Au temps pour moi alors. Il faut dire que je n’ai pas trop le temps de suivre les échanges en ce moment. Je ne sais pas tout ce qu’a écrit Jeannot. En plus, j’ai vraiment cru à un barjot archi conspi comme il y en a beaucoup, et ils me fatiguent. Mais ça me parait un peu déplacé sur Luther, bien qu’il est fini à moitié fou en effet.


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    Florian, c'est un provocateur, qui répond à ce qu'on ne dit pas, et ne croit pas un mot de son propre discours ; il s'agit d'un auxiliaire de police (de fait en cette occurence précise ; je ne sais rien au delà). Remarquez l'absence totale de rapport entre ses commentaires et ce qu'on lui a répondu : qui a parlé de sexualité, à part cet agent provocateur ? Pourquoi en faire un grief, alors que nul ne s'y était référé, sinon pour fournir un prétexte à des poursuites (au titte des lois réprimant l' « homophobie ») contre les réponses qu'on lui fera ? | C'est du troll d'État (authentique ou façon Merkado, et pour la même cause).


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    Non, mais écoutez-moi cette triste fin de race frappée d'une bouffée délirante maximale, je suis passé en deux temps du « crypto-sionisme » à un fantasmatique statut « d'agent de la DGSI ». On a affaire à un énorme débile congénital, un raté accumulant des fadaises de piliers de bar enivrés, de son cerveau malade, pour les imposer au réel. J'en mettrais même mon prépuce à couper que ce turbo-schizo obsessionnel est à deux doigts de me qualifier de « barbouze du Mossad ». Il est l'exemple typique de ce que vous, Florian, aviez cru identifier dans ma démarche, à la suite d'un commentaire sur Luther ayant débouché sur une incompréhension erronée. À votre place, j'aurais personnellement pris soin de le placer en zone de quarantaine depuis belle lurette, ne serait-ce que pour épargner aux commentateurs la nocivité intellectuelle et l'extravagance de ce mongolien fini s'abreuvant d'élucubrations, pour lancer des procès d'intention, à des personnes dont il ne connait ni d'Ève, ni d'Adam, parce qu'elles se seront permises de contrarier ses illusions. Il a la pédanterie de parler de « réponse perché », alors qu'il n'y a que lui qui s'égare constamment des sujets, quand ce n'est pas pour sombrer dans des thèses saugrenues, et pis encore, en décontextualisant ma remarque péjorative dirigée à l'endroit de Luther, pour la soustraire à de la sexualité, en feignant de l'avoir zappé. De plus, qu'il se rassure, mais il n'a aucunement à se soucier du fait de se voir prétendument ficher pour des propos à caractère anti-sodomite, compte-tenu du fait qu'il doit sans aucun doute être pédéraste comme pas deux. Il n'y a qu'à constater la manière dont il fait une fixette sur votre site, et scrute l'intégralité de nos messages comme de saintes paroles. C'est un déséquilibré total dépourvu de vie réelle, qui demeure scotché à temps plein ici-même, et ce d'ailleurs sur un article remontant à il y a environ trois mois, pour se précipiter hâtivement de répliquer à quiconque faisant surface dans le fil de discussion. S'il faut chercher un profil et des méthodes d'indic quelque part, c'est bien de son côté qu'il faut les trouver.


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    Pauvre autoproclamée « Débile » ! ce troll queer sioniste vend la salade des néo-païens de Youlioush Hewola en se réfugiant derrière les lois antidiscriminations de ses copains antifas ! Pauvrette | Un cachou, ma loute ?


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    Je n'ai à aucun moment répondu sur ces histoires de sexualité, attendant qu'on m'en donne les sources. Toutefois on sera agréablement étonné de lire que notre « queer » autoproclamé(e) « Fragile » ne se rapportait pas Hitler sur ces points auxquels je n'ai jamais répondu (ou alors dans ses rêves humides ? L'excès de lait écrémé lui pèse manifestement !). On croyait que « Fragile » avait tiré de la grandeur qu'Hitler reconnaissait à Luther (comme même des ecclésiastiques, dès la Renaissance) quelque chose d'inacceptable sur ce point !


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    Cessez d'accorder de l'attention à ce giga-normie pagano-fragile, il s'agit sans le moindre doute d'un déficient, tel qu'on les dénote de manière pléthorique au sein de l'Ordre de Teutatès, s'introduisant sous pseudo, dans l'optique de tourner vainement en ridicule, un article dont la valeur qualitative du contenu aura précipité l'intégralité de ses sbires, en position interstellaire avec éternels spasmes sous le sommier d'une chambre d'EHPAD.


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    « Lisez donc entre les lignes avant de me coller des raisonnements que je ne tiens pas ». Je ne vous remercierai jamais assez pour cette barre de fou rire dont vous venez de me procurer, de par un pareil contre-sens typique d'une classe de Segpa. Me voilà bidonné comme jamais!


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    Il a une telle propension à trouver des perles de ce genre que je me suis contenté de souligner ce cas d'école – maternelle ! J'aurais pu trouver une fournée (honni soit…) d'autres merveilles du même genre (fluide…) C'est un champion ! | Il me semblait important de montrer le caractère absurde de ses insinuations répétées (sous divers pseudos et divers masques) mais bien sûr vous avez raison : il ne s'agit pour ce troll que d'étouffer sous les injures une discussion où il n'a aucun argument rationnel ; et en effet le mieux est sûrement de suivre votre conseil. | Quand même… je me suis marré presque autant avec ce furieux qu'en regardant la fameuse séquence du « Qui ??? »


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    https://integralisme-organique.com/2021/02/droit-de-reponse-daryan-france-pour-en-finir-avec-lordre-de-teutates/


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    Remarquons aussi qu'il faut être ignare ou schizophrène pour essayer de suggérer qu'on pourrait à la fois être marcionite (rejet de l'Ancien Testament) et protestant comme les deux grands réformateurs de la Renaissance (qui acceptaient l'Ancien Testament et en faisaient une lecture littérale) : l'un est l'opposé de l'autre. | Bien sûr en dépit de la traduction citée par notre assumée « Fragile », tradiction financée à l'époque par la Li.C.A. (Ligue contre l'antisémitisme, devenue depuis Li.C.R.A.) la citation d'Hitler n'était pas un rejet de l'Ancien Testament : la traduction anglaise évoquait la « mosaic religion », et le texte original disait en effet « die mosaische Religion », ce qui en allemand signifie israélite. https://fr.wikipedia.org/wiki/Citoyens_de_confession_mosaïque « Israélites ou Citoyens de confession mosaïque (en allemand: Israeliten, Deutschen mosaischen Konfession; » | L'abus de lait écrémé fait des ravages chez les « Fragiles »…


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    Ceci est parfaitement hors sujet, mais typique de l'irrésistible impulsion qui pousse les « Fragiles » à interpréter même ce qui les contredit comme une confirmation de ce qu'ils ont en tête (et qui comme par hasard les arrange toujours). | Qui a dit que Luther aurait été fou ? https://www.youtube.com/watch?v=VKNWfvCppDA Ou : https://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther (ce que confirmeront même les plus hostiles biographes, qui, fussent-ils catholiques, reconnaissent l'envergure de Luther). | Bien sûr Luther détestait l'inversion sexuelle ( https://en.wikipedia.org/wiki/Homosexuality_and_Lutheranism ) : « Pour ma part je 'aime guère traiter de ce passage [Sodome et Gomorrhe], parce que jusqu'ici les Allemands sont innocents et indemnes de cette monstrueuse dépravation ; car même si le déshonneur, comme d'autres péchés, s'y est insinué par un soldat impie ou un marchand pervers, le reste du peuple est encore inconscient de ce qui se fait en secret. Les chartreux méritent qu'on les haïsse parce qu'ils firent les premiers à apporter cette terrible pollution en Allemagne depuis les monastères d'Italie. » / « I for my part do not enjoy dealing with this passage [Genesis 19:4-5], because so far the ears of the Germans are innocent of and uncontaminated by this monstrous depravity; for even though disgrace, like other sins, has crept in through an ungodly soldier and a lewd merchant, still the rest of the people are unaware of what is being done in secret. The Carthusian monks deserve to be hated because they were the first to bring this terrible pollution into Germany from the monasteries of Italy. » (source : Luther's Works, Vol. 3, 251-252) | Résumons donc : selon notre autoproclamée « Fragile », reconnaître la grandeur même d'un ennemi serait approuver la religion qu'il professe (!) ; saint Paul aurait été marcionite (?), ainsi que Luther (!!!) ; la cabale serait chrétienne ; détester l'inversion sexuelle serait être homosexuel (!) | Le comble est que tout cela est hors sujet : Hitler dénonçait Lloyd George comme un grand démagogue malfaisant contre l'Allemagne, et même un enfant comprend qu'en reconnaissant la grandeur de ce qu'on combat politiquement on ne fait aucune profession de foi en faveur de cela ni ne cautionne la sexualité (réelle ou fantasmée : Luther travaille les gonades de notre « Fragile » ; à chacun ses fantasmes…) du personnage historique que l'on cite. | L'abus de lait écrémé fait des ravages. Chez les « Fragiles ».


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    En quoi consiste donc le programme anti-chrétien de notre mouvement ? L'Église a-t-elle pris position contre les Belges, les Polonais, les Tchèques, parce qu'ils sont nationalistes ? Pourquoi n'aurions-nous pas le même droit ? Je ne demande pas plus en tant que catholique allemand que ce qui est accordé à tout catholique polonais. Ou bien est-ce que ce n'est pas catholique d'être antisémite ? Le premier précurseur de la lutte contre le judaïsme est notre très gracieux Seigneur et Sauveur lui-même. La seconde était la sainte Église catholique romaine elle-même. À Rome, sous la domination de l'Église, le judaïsme a pris une place dont nous serions parfaitement satisfaits. […] Quand on dénonce l'économie ploutocratique au Parlement, c'est censé être anti-catholique ? Ou contre le capital boursier international ? L'Église elle-même a interdit l'intérêt pendant des siècles. Nous nous sommes défendus, c'est censé être non-chrétien ? L'Église bénit les armes lorsqu'on part au combat. Elle a béni nos armes et celles de nos ennemis. Elle s'est également battue par tous les moyens nécessaires, jusqu'au bûcher. Si nous voulons sauver notre nation de l'effondrement, devons-nous être non-chrétiens ? Notre Seigneur et Sauveur lui-même nous a montré comment cette bataille doit être menée en passant de la parole aux actes. Qu'est-ce qui est donc anti-catholique ? Par exemple, que nous refusions au parti populaire bavarois le droit de faire de la politique au nom de la religion ? Que nous lui refusons surtout le droit de qualifier les autres, de les juger, que nous rejetons cela du parti comme une impertinence ? Nous ne laisserons pas un parti nous assurer ce qui est catholique et ce qui ne l'est pas. Nous réglons cela avec notre conscience et avec notre Seigneur Dieu. Si le Seigneur Dieu bénit notre travail, les malédictions du "Bayerischer Kurier" peuvent nous laisser de glace. Je crois qu'Il continuera à nous donner Sa bénédiction à l'avenir, comme avant, malgré le "Bayerischer Kurier". » (Adolf Hitler, extrait de son discours à Munich du 21 mars 1928).


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    « En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m'indique l'homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu'ils étaient, et sommé les hommes de se battre contre eux, et qui, vérité de Dieu, était le plus grand, pas en tant que souffrant, mais comme combattant. Dans un amour sans limite en tant que chrétien et en tant qu'homme, je lis dans le passage qui nous dit comment enfin le Seigneur s'est levé dans sa puissance et s'est emparé du fouet pour chasser du Temple l'engeance de vipères et de calculateurs. Comme il était terrible, son combat pour le monde contre le poison juif ! Aujourd'hui, deux mille ans plus tard, c'est avec la plus grande émotion que je reconnais plus profondément que jamais auparavant que c'était pour cela qu'il a dû verser son sang sur la Croix. En tant que chrétien, je n'ai pas le droit de me laisser berner, mais j'ai le devoir d'être un combattant pour la vérité et la justice. [...] Et s'il est une chose qui pourrait montrer que nous faisons bien, c'est la détresse qui grandit chaque jour. Car en tant que chrétien, j'ai aussi un devoir envers mon peuple. » (Adolf Hitler, extrait de son discours à Munich du 12 avril 1922).


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