-
Publié le par Florian Rouanet
Sionisme hébraïque et messianique ou ;
Racisme germanique du national-socialisme ?Lecteur rouanesque commente à propos de l’histoire du sionisme :
Bonsoir, pensez-vous que l’expansionnisme israélien ait des similitudes avec la théorie de l’espace vital prôné par le IIIe Reich ? Moult gauchistes et quelques musulmans antisionistes font souvent ce parallèle, en prétendant que le nationalitarisme juif (sionisme) serait animé du même principe de suprématie raciale que les NS, en procédant à une extension territoriale illimitée, au détriment de peuples voisins, par voie de nettoyage ethnique. Qu’en dîtes-vous ?
Voici notre réponse improvisée, avant celle constructive et réfléchie :
Bonsoir cher « lecteur » !
Voilà une question pertinente comme toujours : mais comparaison n’est pas raison !
Nous pouvons toujours dénicher des similitudes ici ou là, mais les Juifs ont une notion messianique et religieuse de cette expansion, là où chez les Nationaux-socialistes allemands la pensée était plus raciale, ethnique, génétique, vitale, humaine et naturelle me semble-t-il… Aussi, la limite psychologique et la rigueur semble moins présente dans le premier cas !
En outre, ce parallèle susdit est fait soit par des conformistes – conscients ou inconscients -, soit par des incultes conspi’ tarés (l’un n’empêchant pas l’autre !), les deux ayant de lourdes insuffisances !
L’un serait l’amour des siens et l’autre la détestation des autres ?
-*-
Cette question sans doute innocente, soulève une grande problématique, complexe et hautement sensible, souvent l’objet d’interprétations partisanes, émotionnelles et partiales.
Cependant, la comparaison entre l’expansionnisme sioniste et la théorie de l’espace vital (Lebensraum) prônée par le national-socialisme doit être examinée avec prudence et objectivité.
Si des points de convergence, souvent superficiels, peuvent être identifiés, il convient d’en comprendre les différences fondamentales sur les plans idéologique, historique, philosophique et religieux.
Fondements idéologiques et spirituels
– L’expansion israélienne et le sionisme :
Le sionisme, dans son essence, est un mouvement nationaliste juif fondé à la fin du XIXe siècle par des figures comme Theodor Herzl. Il repose sur une volonté de retour des Juifs à la Terre promise, considérée comme leur berceau spirituel et historique. Ce nationalisme est intimement lié à une interprétation religieuse et messianique de l’histoire – bien que laïcisé et séculaire par certains aspects.La revendication territoriale s’appuie sur des « textes sacrés » (Torah, Tanakh), une vision eschatologique (réalisation des promesses divines) et une mémoire historique marquée par la diaspora hébraïque et les persécutions.
Après la Seconde guerre mondiale, le sionisme a pris une tournure plus politique et international, visant à établir un foyer national sûr pour le peuple juif.
L’expansion israélienne, critiquée pour ses méthodes (colonisation des territoires occupés, mur de séparation, etc.), découle de cette quête de sécurité, exacerbée par des conflits avec des voisins jugés hostiles (monde dit arabo-musulman).
– Le Lebensraum national-socialiste :
En revanche, la théorie de l’espace vital, conceptualisée par des penseurs comme Friedrich Ratzel et reprise par Adolf Hitler dans Mein Kampf, repose sur une vision racialiste, scientifique et matérialiste – attaché à la matière, au physique, ce mot n’est pas forcément une insulte.Le Lebensraum justifiait l’expansion territoriale allemande en Europe de l’Est pour fournir aux Aryens un espace suffisant pour leur développement naturel. Cette idéologie s’inscrivait dans une logique de survie et de compétence (influence darwinienne, sans en faire un dogme forcément, encore), où les peuples étaient en compétition pour leur développement, et les races dites « inférieures », devant céder la place aux « supérieures » – seuls aptes à bâtir la civilisation, à être garant du Bien commun.
Là où judaïsme et sionisme, hostile aux goyim, cette expansion était fondée sur vision impériale à l’est (notamment « contre » slaves et juifs), considérés – au moins en bonne partie – comme des obstacles biologiques.
Ici, il n’y avait ni vocation prétendument spirituelle, ni promesse divine, mais une volonté unificatrice et virile.
Modes d’expansion et méthodologies
– Dans le cas israélien :
L’expansion territoriale de l’État d’Israël s’est opérée par étapes, notamment après les guerres de 1948, 1967 et 1973. Les moyens incluent la colonisation des territoires palestiniens (Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est), régulièrement dénoncée comme illégale au regard du droit international (cf. Résolution 242 de l’ONU). Cette expansion tourne de plus en plus au « nettoyage ethnique ».
Et de son côté, l’entité sioniste justifie ces actions par des impératifs de sécurité.Elle se heurte à des critiques vives, mêmes internes, au sein même de la société israélienne, où certains réclament une solution à deux États.
– Dans le cas du IIIe Reich :
L’expansion impériale du IIIe Reich était clairement définie dans le programme du Parti : privilégier l’espace germanique et coloniser l’Est et tenir les populations locales (Polonais, Russes, etc.) en installant des colons allemands. Mais l’idéologie sous-jacente n’avait pas de limite géographique prédéfinie, et pourquoi pas, viser à assurer l’hégémonie mondiale de la « race aryenne ».Le reste concerne les classiques mécanismes politiques, diplomatiques et militaires pour contrôler des territoires, contestés ou non.
Nature des motivations profondes
– Un expansionnisme messianique versus un expansionnisme racial :
Le sionisme, même dans ses formes les plus nationalistes, conserve une dimension religieuse. L’objectif est moins de dominer des peuples voisins que de rétablir une souveraineté juive condamnée s’étendant, dans l’absolu, du Nil à l’Euphrate, et non à la seule Palestine.Le Lebensraum, en revanche, s’inscrivait dans une logique purement raciale et biologique. Il ne s’agissait pas seulement d’acquérir des terres, mais de restructurer complètement l’Europe selon une hiérarchie civilisationnelle voulue.
Cela dit, une éventuelle domination mondiale n’était pas l’objectif ultime, mais une nécessité, afin de stabiliser la géopolitique à leurs vues, inscrivant l’Empire dans une dynamique d’affrontement perpétuel, comme chez les vieux aryens.En résumé donc, le cadre israélien revendique une quête identitaire et spirituelle avec un nationalisme exclusif, tandis que le cadre allemand est une doctrine politique, raciale et matérialiste, fondée sur la supériorité et les meilleurs.
Une relative relative collaboration judéo-nationale-socialiste :
Il y a eu une entente historique entre les sionistes dits travaillistes (existants encore dans l’Etat israélien) et les nationaux-socialistes allemands, donnant notamment les accords d’Haavara, dès 1933 et temporaire, tentant de trouver une solution à ladite question juive.
Cet accord visait à faciliter l’émigration des Juifs allemands vers la Palestine (sans projet étatique organisé) en permettant à certains d’entre eux de transférer une partie de leur patrimoine sous forme de biens exportés. Cette collaboration pragmatique répondait à des objectifs distincts : le régime cherchaient à se « débarrasser » des Juifs d’Allemagne sans céder à l’idée d’intégration, tandis que les sionistes souhaitaient renforcer le peuplement juif en Palestine.
Si cette alliance est parfois exploitée pour établir des comparaisons entre les deux mouvements, il est crucial de noter qu’elle était strictement opportuniste et sans convergence idéologique. Les nationaux-socialistes étaient farouchement antijuifs et voyaient dans les sionistes un moyen d’atteindre leur objectif de « résolution » de la question juive.
Patriotisme français à l’image des Juifs :
In fine, comme le démontre Joseph Merel, c’est en ce sens mystique, au contraire, que dans la pensée francocentrée d’un certain royalisme cocorico, mystique, providentialiste et surnaturaliste, type Marquis de la Franquerie (les Rois de France seraient de « lignée davidique ») que se rejoignent les tendances religieuses, à l’instar des juifs – bien que la version « franco-gauloise » soit plus universaliste que « raciste ».
En effet, la monarchie française, bien que expansionniste dans ses ambitions historiques, est vue comme un instrument d’universalité chrétienne, et non comme une domination raciale : cette conception francocentrée se veut « inclusive » et transcendantale, même si elle porte en elle une forme d’orgueil national.
En effet, dans cette version, la France, en tant que fille aînée de l’Église, détiendrait une mission universelle analogue à celle du peuple juif dans l’Ancien Testament : être un vecteur d’ordre divin dans le monde. Ce message peut se recevoir, dans une relative mesure, dans le sens où, nous avons bien une appétence et une compétence (naturelles) à enseigner le monde entier, à nos grandes époques.
Enfin, ce titre honorifique, en revanche, est aussi dû à un service rendu qu’il faut mériter ; et diverses nations l’ont obtenu, et ce, à différentes époques (Arménie & Rome lors de l’Antiquité).
-*-
Articles pour approfondir
International :
Citations utilisées dans la conférence sur la Société Inter-Nationaliste
Saint Pie X contre le sionisme de Théodore Herzl
Allemagne nationale-socialiste :
National-socialisme contre royalisme
Quelle place tient l’Antiquité grecque dans le National-Socialisme allemand ?
L’Empereur Charlemagne dans la doctrine nationale-socialiste allemande
Le national-socialisme et l’occultisme – BDC
« De la nécessité d’être national-socialiste et catholique » (Mouvement de Combat Saint-Michel)
Nationalisme français :
Bout de France fille aînée avec Lebel et Nogaret
Ve République, de fille aînée de la synagogue à fille aînée de la mosquée…
France fille aînée de l’Église n’est pas une expression moderniste

4 commentaires
Réagissez à cet article !