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Publié le par Florian Rouanet
Nous n’allons pas ici parler de Damien Tarel et de la gifle anarcho-ryaliste donnnée à Emmanuel Macron !
L’émissaire envoyé par le roi de France Philippe IV le Bel pour arrêter et gifler le Pape Boniface VIII est Guillaume de Nogaret. Cet événement, connu sous le nom de « l’attentat d’Anagni » ou « la gifle d’Anagni », s’est produit en septembre 1303.
Guillaume de Nogaret, conseiller et garde des sceaux de Philippe IV dit Lebel, est accompagné de Sciarra Colonna, un membre de la famille Colonna, qui était ennemie du pape. Ils ont pénétré dans la résidence papale à Anagni et ont tenté de forcer Boniface VIII à abdiquer. Bien que la légende de la gifle soit discutée par les historiens, cet acte symbolise l’humiliation du pape et marque une étape importante dans le conflit entre la papauté et la monarchie française.
Roi de France de 1285 à 1314, Philippe Lebel, a eu un règne souvent associé à une série d’événements qui ont marqué profondément l’histoire de France et de l’Église catholique. Parmi ces événements, deux se démarquent particulièrement : la destruction de l’ordre des Templiers et la promotion d’un certain gallicanisme, notion préfigurant une indépendance accrue de l’Église française vis-à-vis du pouvoir papal.
Le règne de Philippe le Bel fut également marqué par des tensions croissantes entre la monarchie française et la Papauté. Ces tensions donnèrent naissance à un proto-gallicanisme, une doctrine prônant l’autonomie de l’Église de France par rapport au Saint-Siège. Philippe le Bel chercha à renforcer son autorité sur l’Église française, en limitant l’influence du pape sur les affaires internes du royaume.
Le conflit atteint son paroxysme avec l’affaire de la bulle Unam Sanctam en 1302, émise par le Pape Boniface VIII, qui affirmait la suprématie papale sur tous les souverains séculiers. Philippe le Bel réagit vivement, convoquant un concile national qui affirma la primauté du roi de France sur les affaires temporelles. Cette opposition frontale conduisit à l’arrestation brutale de Boniface VIII à Anagni en 1303, un événement orchestré par Guillaume de Nogaret, conseiller du roi.
Les actions de Philippe le Bel eurent des conséquences durables pour l’Église catholique. La suppression des Templiers affaiblit l’institution militaire de l’Église et sema la méfiance parmi d’autres ordres religieux et militaires. La promotion d’un gallicanisme naissant (avant l’officialisation de cette théorie fausse et schismatique par Charles VII et François 1er entre autres) créa un précédent pour les futures tensions entre l’Église de France et la Papauté romaine, tension qui culminera plusieurs siècles plus tard avec le gallicanisme pleinement développé et affirmé du XVIIe siècle monarchique.
Voilà une curieuse France dite fille aînée de l’Eglise, qu’il le serait encore aujourd’hui, et ce, après 2 siècles et demi, en tant que fille aînée de la judéo-maçonnerie, objectivement parlant, laquelle a, par ailleurs, tenté de faire gifler un Pape : et véritable celui-là…
À part cela, les Français « fanco-gaulois » sont les nouveaux hébreux, partant, les élus du Nouveau testament (dixit Marquis mytho de la Franquerie & M. Hillard hilarant) !
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PS. C’est un des rares sujets où nous sommes en désaccord avec la doctrine mérelienne (Joseph Merel) qui pense pouvoir dire que Boniface VIII était théocratique/surnaturaliste lorsqu’il rappelle que la plus haute autorité humaine sur terre est celle du Pape, bien que celle-ci ne vient pas à nier les états temporels qui l’entoure, tant que la juridiction naturelle de l’Eglise ne vient pas à être niée ! Car il y a malgré tout une juridiction absolue de l’Eglise sur ses membres, ou encore en matière de foi et de moeurs (l’infaillibilité ne recouvrant pas les champs de tempérance, de choix géopolitiques, notamment).


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