• Saint Pierre : assemblée à Jérusalème, premier concile œcuménique de Nicée



    Succession et constitution divine de l’Église : des apôtres aux évêques

  • 🏛️ ✝️ Le premier conciliarisme catholique !

    ⁂ 𝔄rène du Corps Mystique

    Le temps, 𝔬̂ lecteur, n’a point d’emprise sur les vérités fondatrices que NSJC voulut léguer à son Église. Le regard de l’homme de notre temps, ce philistin de l’histoire et cet avorton de la théologie, à qualifier de progressiste, se délecte à imaginer les débuts de la chrétienté comme une anarchique chiennasse sans loi ni chefs. Ils cherchent, ces charlatans, à déceler une sorte d’assemblée ploucs consommés à l’origine, afin de légitimer le vide de sens des actuelles réformes du Vatican occupé. Or, à rebours de ces conceptions dégénérées, l’héritage gréco-latin et indo-européen nous enjoint de sonder l’histoire avec une acuité particulière, afin de déceler les lignes de force qui traversèrent les siècles.

    L’Église, dès l’instant de sa naissance, possédait sa constitution : un chef, saint pierre, établi comme fondement par NSJC lui-même, et un collège d’apôtres dont la mission devait se perpétuer par la succession apostolique des évêques, avant même que les pères ne fussent rassemblés à Nicée sous l’égide de Constantin iᵉʳ, l’assemblée de Jérusalem nous offrit le modèle de ce gouvernement spirituel, tranchant la première et dense querelle doctrinale.
    Il y eut, certes, des confrontations, comme celle, notoire, d’Antioche entre les augustes apôtres Pierre et Paul, mais elles servirent à parfaire l’intelligence de la doctrine sans jamais remettre en cause la primauté de celui qui tenait les clefs du royaume. Le concile de Nicée, lui, se dressant contre l’hérésie arienne, nous donna le symbole de la foi, fixant pour l’éternité la consubstantialité du fils avec le père, ce qui est un roboratif rappel que l’église est, par nature, la gardienne inflexible de l’orthodoxie et de l’ordre divin, et non un lieu commun pour bateleurs en chemise courte. La vérité, ô combien, est que les évêques, successeurs des apôtres, constituent le fondement visible de l’ordre qu’institua Notre Seigneur, lequel ne souffre point d’altération.

    Nous discernerons la primauté pétrienne et sa succession pontificale, examinerons l’assemblée de Jérusalem en qualité de clef véritablement conciliaire, arpenterons les joutes d’Antioche, puis méditerons l’auguste doctrine trinitaire décrétée contre l’arianisme au premier concile œcuménique, afin de souligner la hiérarchie intangible de l’Église catholique.

    Nous nous dresserons, 𝔬̂ fidèles, contre la lecture décadente qui voudrait faire de l’église un désœuvré club de palabre sans tête ni corps ; l’antique sapience nous révèle que le divin crucifié, point mince théoricien sinon le premier entre tous, n’abandonna point Sa Cité sur la terre sans en fixer les solides assises et le gouvernement suprême, duquel se mire, derechef, l’ordre universel et hiérarchisé.

    📽️ Documentation audiovisuelle


    ☧ 𝔏exique martial

    ce🪢cordage terminologique s’avère indispensable pour tout pugiliste lettré qui s’hasarderait en ces dures tranchées idéologiques :

    « PRIMAUTÉ (mot seul en gras), féminin, droit canonique : qualité ou état de ce qui est premier dans l’ordre de la dignité, de l’autorité, du pouvoir ; prééminence, supériorité. » — cnrtl

    « CONSUBSTANTIEL (mot seul en gras), adjectif, théologie : se dit du fils de dieu, considéré dans la sainte trinité comme ayant la même substance que le père. » — cnrtl

    « ŒCUMÉNIQUE (mot seul en gras), adjectif, histoire de l’église : qui concerne l’univers entier, qui est universel ; qualifie particulièrement les conciles de l’église catholique. » — cnrtl


    ᛟ 𝔄ncienne école

    voici quelques sentences d’autorité, fruits d’une sagesse ancienne éprouvée par les siècles, létale contre les cuistres de tout temps :

    « tu es pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

    Jésus-Christ (évangile selon saint matthieu, 16, 18-19, traduction abbé crampon), aelf.

    « l’esprit saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci qui sont indispensables : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. »

    Apôtres et anciens de Jérusalem (décret apostolique, actes des apôtres, 15, 28, traduction abbé crampon), bible gateway.

    « lorsque céphas vint à antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. »

    Saint paul (épître aux galates, 2, 11, traduction abbé crampon), la croix.

    « engendré, non pas créé, consubstantiel au père. »

    Concile de nicée (symbole de nicée, 325), catechese.catholique.

    « le fils n’est pas une créature, mais partage pleinement la divinité du père. »

    Saint athanase d’Alexandrie (doctrine du concile, contre l’arianisme), tradipedia.


    Σ 𝔓lan d’attaque

    Ce programme synthétisé expose l’enchaînement logique de notre prose, percée décisive se dressant contre les mécomptes en cité Tradistanaise :

    I. 🔑 la monarchie pétrienne : le divin crucifié institue le fondement plénier de son église.
    II. 🕊️ le proto-concile : l’assemblée de jérusalem, clef du discernement religieux et des joutes d’antioche.
    III. 💎 le homoousios : nicée, premier concile œcuménique et victoire contre le dissolvant arien.
    IV. 👑 la perpétuité de l’ordre : de la succession apostolique aux pouvoirs suprêmes du Pape.


    De la pierre angulaire au symbole de la foi, point de variation dans la doctrine

    🔑 Manche I. La monarchie pétrienne : le divin crucifié institue le fondement plénier de son église

    Notre Seigneur, Jésus-Christ, lors d’un entretien solennel à Césarée de Philippe, daigna confier à Simon Pierre la charge qui le distinguerait éternellement parmi les apôtres. « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église », lui déclara-t-il, lui transmettant seul et personnellement le pouvoir des clefs et l’autorité de lier et de délier. Cet acte ne fut point une simple affectation honorifique (contre protestants et faillibilistes) ; ce fut l’institution d’une primauté, d’une charge de fondement, conférant à Pierre un pouvoir ordinaire, suprême, plein, immédiat et universel sur l’Église naissante.

    Ce don de la primauté fut promptement mis en œuvre. Au jour de la Pentecôte, alors que la grâce du Saint-Esprit se répandit sur les disciples, ce fut Pierre qui, debout avec les onze, prononça le premier discours public de l’église [Actes 2, 14]. Il interpréta les signes, proclama la résurrection, et plus de trois mille âmes se convertirent suite à cette première envolée oratoire. Pierre fut également celui qui ouvrit la porte de l’évangile aux païens, baptisant le centurion Corneille, démontrant que cette charge suprême lui incombait afin de mener l’Église dans l’intégralité de sa mission universelle [Actes 10]. L’évêque de Rome, successeur de Pierre, hérite ainsi de cette divine institution, se dressant en principe visible et perpétuel de l’unité, à rebours de tout conciliarisme qui voudrait le subordonner à l’assemblée des évêques.

    🕊️ Manche II. Le proto-concile : l’assemblée de Jérusalem, clef du discernement religieux et des joutes d’Antioche

    Vers l’an 49ᵉ ou 50ᵉ, une controverse hautement subversive menaça de briser l’unité naissante : des judéo-chrétiens soutenaient qu’il fallait circoncire les païens convertis afin qu’ils fussent sauvés [Actes 15, 1]. Afin d’ôter le trouble, Paul et Barnabé montèrent à Jérusalem afin de soumettre la question aux apôtres et aux anciens. Cette assemblée, qualifiée par la suite de « proto-concile », se réunit afin de trancher, non par un simple vote démocratique, mais par l’exercice de l’autorité apostolique inspirée.

    Saint Pierre, invoquant la grâce que Dieu lui fit d’annoncer l’évangile aux païens sans la contrainte de la circoncision, exposa le premier son avis. Mais ce fut Jacques le Juste, premier responsable de l’Église de Jérusalem, jouissant d’une grande réputation parmi les juifs, qui proposa la solution décisive : les païens seraient exemptés de la circoncision, mais devraient respecter quatre interdictions minimales afin d’assurer la communion de table avec les judéo-chrétiens.
    La décision finale, le fameux « décret apostolique », fut promulguée avec cette formule d’une solennité ineffable : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé… » [Actes 15, 28]. Cet acte corrobore la conscience qu’avait le collège apostolique d’exercer une autorité divine infaillible pour fixer la règle de foi. L’autorité considérable de Jacques le Juste fut confirmée peu après lors du conflit d’Antioche où Pierre lui-même, par crainte des envoyés de Jacques et des circoncis, se retira de la table commune avec les païens, provoquant la joute publique avec Paul [Galates 2, 11].

    💎 Manche III. Le homoousios : Nicée, premier concile œcuménique et victoire contre le dissolvant arien (et non aryen !)

    Après trois siècles d’épreuves et de martyres, le christianisme fut élevé au rang de religion licite dans l’empire romain. Pourtant, une nouvelle menace, interne celle-là, se dressa en face de la doctrine. Arius, prêtre d’Alexandrie, répandait sa doctrine selon laquelle le Fils, bien que sublime, n’était point consubstantiel au Père : « Il y eut un temps où le Fils n’était point », susurrait ce menteur pathologique. Cette altération de la pleine divinité du divin crucifié était un agent de dissolution hautement subversif.

    L’empereur Constantin Iᵉʳ, soucieux de l’ordre et de l’unité de son empire occidental et méditerranéen, jugea bon d’intervenir, convoquant en l’an 325ᵉ à Nicée de Bithynie le premier concile véritablement œcuménique. Environ trois cents évêques, pour la plupart orientaux, s’y rassemblèrent sous la présidence d’un légat pontifical et avec l’appui du jeune et sévère diacre Athanase. La querelle y fut tranchée définitivement : le concile condamna l’arianisme et promulgua le symbole de la foi, lequel employa le terme grec homoousios – « consubstantiel » – afin d’affirmer sans équivoque que le Fils est « Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, point créé, consubstantiel au Père ». Cette proclamation, ce coup de plume cléricale, fut le monument de piété qui fixa pour l’éternité le mystère de la Trinité, à rebours des platitudes philosophiques d’Arius. Le concile en profita également afin de régler maintes questions disciplinaires, dont la si importante fixation de la date de Pâques.

    👑 Manche IV. La perpétuité de l’ordre : de la succession apostolique aux pouvoirs suprêmes du Pape

    L’étude de ces premiers âges, 𝔬̂ lecteur, corrobore une vérité intangible que le Vatican moderniste tente de mettre en désuétude : l’Église, per se, possède une constitution divine, monarchique et hiérarchisée. Le Christ l’a bâtie sur le collège des apôtres, mais sous la primauté de Pierre. À la mort du dernier des apôtres, la révélation fut close, mais la mission pastorale, celle d’enseigner, de sanctifier et de gouverner, fut transmise aux évêques : ne dit-on pas du Pape qu’il est d’ailleurs l’Évêque de Rome ?!

    Les évêques sont, par le sacrement de l’ordre et une succession apostolique ininterrompue, les successeurs des apôtres. Le collège des évêques, uni à l’évêque de Rome – et jamais point sans lui –, exerce le pouvoir suprême et complet sur l’Église universelle, à l’instar du collège apostolique qui œuvrait sous l’autorité de Céphas. Le Pape, en sa qualité de successeur de saint Pierre, possède donc, par institution divine, un pouvoir plénier, suprême, immédiat et universel. L’Église catholique, de Jérusalem à Nicée, a toujours témoigné que cette structure, cet ordo sacré, est la clef de sa stabilité doctrinale, théologique.

    ☩ 𝔓rojection dans les cieux

    Nous l’aurons donc arpenté : l’Église du Bon Dieu, à rebours de l’idée que s’en font les histrions de tout poil, ne fut point construite sur le sable d’une velléité démocratique ou d’une affectation trop actuelle. Sa structure, telle que nous la discernons depuis Césarée de Philippe jusqu’à la proclamation auguste de Nicée, témoigne d’une intention inexorable, d’un ordo catholique.

    Le temps des apôtres, le temps des pères, le temps de nos jours : la loi de Dieu demeure, et l’antique tradition nous exhorte, derechef, à se retremper à cette source de sapience. Les portes de l’enfer point ne prévaudront, car le chef a établi la sagesse de son église sur une pierre, et non sur un comité de palabre.

    📄 Nota bene — Le Vatican moderniste, en insistant sur la « collégialité » sans insister sur la primauté effective, se rend coupable d’une déshonnête méprise, oubliant que le collège épiscopal n’exerce son pouvoir suprême qu’avec et sous Pierre, et non pas contre ou à la différence de lui.
    En son absence (du Pape), le Tradistan / monument de nullité, devrait cesser de castrer l’évêque pour qui souhaite régler la défaillance d’autorité en situation d’apostasie généralisée.


    la rédaction

    🥊 𝔑𝔬𝔰 𝔞𝔯𝔱𝔦𝔠𝔩𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔖𝔱𝔯𝔞ß𝔢

    L’Église est un Corps avec une tête visible et ses évêques

    Temps apostolique des Apôtres et Tradition : le rôle épiscopal mis en parallèle, d’hier à nos jours dans la tempête antimoderniste

    Lettre à quelques évêques & Mémoire sur certaines erreurs actuelles (1983) — Abbés Lucien et de Blignières, Mgr Guérard des Lauriers

    Évêques récemment sacrés selon les notices internes de la « Fraternité »