• L’Église est un Corps avec une tête visible et ses évêques



    Contre l’acéphalisme ambiant et la conception erronée d’une Église “sans tête”

  • Préambule

    Outre les traditionnalistes partisans d’un dit Episcopat diminué ou paralysé, si vous tenez le discours suivant : « Pour ma part, je ne tranche pas la question », alors cet article est pour vous.
    Nous exposerons ici, avec l’appui du Magistère infaillible, l’absolue nécessité d’une Église structurée et hiérarchisée, avec une tête visible, selon « l’enseignement catholique traditionnel ».

    Dans le monde traditionaliste de constat Sede Vacante, certains semblent s’accommoder d’une Église privée de Pape pour une durée indéfinie… Or, cette conception est fondamentalement erronée et va à l’encontre de la nature même de l’Église, telle que définie par Notre Seigneur Jésus-Christ.

    L’Église est un corps vivant, incarné par ses membres, et ce corps ne peut fonctionner durablement sans une tête visible, sous peine de tomber dans le chaos et la division, comme nous le voyons de nos jours avec un Tradistan fracturé en multiples tendances et structures ou micro-structures.

    Par crise de l’Église n’entendons cependant par autre chose que la décadence de la seconde définition : l’Eglise, parfaite à titre surnaturel, mais un corps incarné par ses membres, que sont ses clercs, religieux et fidèles laïcs, non dotés d’impeccabilité.

    Mais plus récemment, les évêques ont déjà répondu, soient-ils conclavistes ou pas d’ailleurs, par des documents écrits ou oraux. dans les années 1980-1990 : Mgr Ngô-Dinh-Thuc, dans sa Déclaration de Munich (février 1982), il conclue à la vacance du Saint-Siège et ne se base que sur des sources du Magistère pour ce faire, et non ses propres lumières « thomistes ». On peut aussi mentionner Mgr Musey, Mgr Vezelis, Mgr Carmona, etc., qui ont combattu vaillamment le Modernisme, le Lefebvrisme et le Guérardisme, entre autres, et ensuite vinrent Mgr J. F. Urbina Aznar, Mgr Squetino, etc. Mgr Pivarunas lui-même (peut-être un des plus connus de la liste) a donné des conférences ou écrits sur les erreurs précédemment mentionnées.

    Citations introductives

    Zacharie XIII, 7
    « Ô épée, lève-toi sur mon pasteur et sur l’homme qui est mon compagnon, dit le Seigneur des armées ; frappe le pasteur, et les brebis seront dispersées, et je tournerai ma main vers les petits. »

    Satis Cognitum, l’encyclique du pape Léon XIII publiée en 1896
    « Si l’unité de Pierre venait à manquer, il y aurait autant de schismes que de prêtres. »

    « C’EST PARCE QU’ELLE EST UN CORPS QUE L’EGLISE EST VISIBLE À NOS REGARDS ». C’EST DONC S’ÉLOIGNER DE LA VÉRITÉ DIVINE QUE D’IMAGINER UNE ÉGLISE QU’ON NE POURRAIT NI VOIR NI TOUCHER, QUI NE SERAIT QUE « SPIRITUELLE » (PNEUMATICUM), DANS LAQUELLE LES NOMBREUSES COMMUNAUTÉS CHRÉTIENNES, BIEN QUE DIVISÉES ENTRE ELLES PAR LA FOI, SERAIENT POURTANT RÉUNIES PAR UN LIEN INVISIBLE. »

    Évangile selon saint Jean (XVI, 32)

    « Voici que l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de votre côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. »

    Sommaire :

    I. L’Église, une institution divine et visible
    II. Le Magistère condamne l’idée d’une Église sans tête
    III. L’erreur de la tentation acéphale dite sédévacantiste « totaliter »
    IV. Le devoir de restaurer un chef visible

    I. L’Église, une institution divine et visible

    L’Église catholique n’est pas une simple idée spirituelle ou une entité invisible, composée uniquement des âmes en état de grâce, si ce n’est dans sa définition surnaturelle. Elle est aussi une société parfaite, fondée sur Pierre par Notre Seigneur Jésus-Christ, dotée d’une structure hiérarchique et d’une autorité publique, visible.

    Le Concile de Trente et les papes successifs ont toujours enseigné que l’Église est visible et hiérarchique, et non une communauté spirituelle vague. Pie XII rappelle cette vérité dans Mystici Corporis (1943) :

    « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église. Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ. Ce n’est pas assez de dire : un et indivisible ; il doit encore être concret et perceptible aux sens, comme l’affirme Notre Prédécesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Satis cognitum. »

    L’Église doit être visible, unie dans la profession d’une même foi, dans la communion des sacrements et sous une autorité commune.

    Dès lors, concevoir une Église sans tête est un contresens. L’Église ne peut subsister sans un pape, de même qu’un corps humain ne peut fonctionner sans tête.

    II. Le Magistère condamne l’idée d’une Église sans tête

    L’enseignement de l’Église est sans ambiguïté :

    « (…) Mais parce que, comme Nous l’avons déjà dit, par la volonté de son Fondateur, ce Corps de nature sociale qu’est le Corps du Christ doit être un corps visible, il faut que cet accord de tous les membres se manifeste aussi extérieurement, par la profession d’une même foi, mais aussi par la communion des mêmes mystères, par la participation au même sacrifice, enfin par la mise en pratique et l’observance des mêmes lois. Il est, en outre, ABSOLUMENT NÉCESSAIRE qu’il y ait, MANIFESTE aux yeux de tous, un Chef suprême, par qui la collaboration de tous en faveur de tous soit dirigée efficacement pour atteindre le but proposé : Nous avons nommé le Vicaire de Jésus-Christ sur la terre. En effet, de même que le divin Rédempteur a envoyé l’Esprit de vérité, le Paraclet, pour assumer à sa propre place l’invisible gouvernement de l’Eglise, ainsi, à Pierre et à ses successeurs, il a confié le mandat de tenir son propre rôle sur terre pour assurer aussi le gouvernement visible de la cité chrétienne ». (…) »
    (S. S. Pie XII, Mystici Corporis, 1943)

    Le refus d’une tête visible détruit l’unité de l’Église et plonge les fidèles dans les ténèbres de la confusion et la division, choses proprement sataniques.

    Or, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, sous prétexte d’une crise sans précédent, acceptent un état de fait anormal, se contentant d’une Église privée de pape, ou pis d’un « pape hérétique », et d’une (non) hiérarchie éclatée en petites chapelles. Cette attitude est directement condamnée par le Magistère.

    III. L’erreur de la tentation acéphale dite sédévacantiste « totaliter »

    En effet, si nous partagons ce constat, il n’est pas synonyme de pureté angélique pour autant. Autrement, le Père Feeney serait très bien, malgré ses hérésies (il fut notamment contre le Pape Pie XII au point d’être sédévacantiste à partir de la mort de Pie XI !).

    Le sédévacantisme a permis de dénoncer les erreurs modernistes, mais il a aussi fait naître une tentation dangereuse : celle d’une Église acéphale, où le pontife manquerait indéfiniment.

    Mgr Juan José Squetino Schattenhofer dénonçait cette tendance :

    « Le sédévacantisme actuel est une erreur théologique. Il invente une nouvelle Église qui n’a pas vraiment besoin du Pape. »

    Certains justifient cet état de fait par des théories floues sur la nature de l’Église en temps de crise. Pourtant, aucun texte du Magistère ne soutient l’idée qu’il puisse exister une Église visible, universelle et catholique, privée d’un pape pendant des décennies, voire des siècles.

    Loin d’un simple détail disciplinaire, l’absence de pape mine la constitution même de l’Église. Or, si l’Église est indéfectible, elle doit nécessairement se doter d’un chef visible, comme l’affirme encore Pie XII :

    « Il ne peut donc y avoir aucune opposition, aucun désaccord réels entre la mission dite invisible du Saint-Esprit et la fonction juridique, reçue du Christ, des pasteurs et des docteurs. »

    La tentation de l’acéphalisme, loin d’être un repli prudent, est en réalité une véritable abdication devant la crise.

    IV. Le devoir de restaurer un chef visible

    Puisque l’Église ne peut exister sans un pape, le devoir des évêques restés fidèles est de tout mettre en œuvre pour restaurer une tête visible.

    En janvier 2019, S. E. Mgr Juan José Squetino Schattenhofer appelait « mondialement » à une action concrète :

    Je propose la réunion des Evêques et des Prêtres pour commencer à discuter et aborder la question de l’Unité et de promouvoir un Concile imparfait comme le fut celui de Constance, afin de fournir le Siège de Pierre de Notre Pasteur Suprême. »

    À mille lieues d’une chimère, cette idée repose sur des principes théologiques solides :

    • L’Église est une société visible et doit être gouvernée par une tête visible.
    • Les évêques ont, en cas de « vacance prolongée », le devoir de suppléer et d’assurer l’élection d’un pontife.
    • L’unité et la catholicité, ne peuvent être préservées sans un successeur légitime de Pierre.

    Aucune crise, aussi grave soit-elle, ne saurait justifier une Église sans pape. Il est du devoir des évêques restés fidèles – et des mieux éclairés – de se réunir universellement et d’œuvrer à la désignation d’un successeur légitime de Saint Pierre devant la face des fidèles. En effet, les évêques sont Princes de l’Église et non un simulacre.

    Σ

    La Tradition, le Magistère et la raison s’opposent radicalement à l’idée d’une Église acéphale. Concevoir une Église durablement privée de pape, c’est renier l’indéfectibilité de l’institution fondée par Notre Seigneur.

    Loin du chaos doctrinal et de l’attentisme, il est temps que les catholiques fidèles prennent conscience de leur responsabilité dans la restauration de l’autorité légitime.

    Suite de la documentation soulignée par nous [NDLR] :

    Au Pape Pie XII, dans Mystici Corporis rédigée en 1943, de nous enseigner :

    « Or, pour définir, pour décrire cette véritable Eglise de Jésus-Christ – celle qui est sainte, catholique, apostolique, romaine –, on ne peut trouver rien de plus beau, rien de plus excellent, rien enfin de plus divin que cette expression qui la désigne comme « le Corps mystique de Jésus-Christ » ; c’est celle du reste qui découle, qui fleurit pour ainsi dire, de ce que nous exposent fréquemment les Saintes Écritures et les écrits des saints Pères.

    « Mais il ne faudrait nullement s’imaginer que cette structure bien ordonnée, ou, comme on dit, « organique », du Corps de l’Eglise s’achève et se circonscrive dans les seuls degrés de la hiérarchie ; ou, comme le veut une opinion opposée, qu’elle soit formée uniquement des « charismatiques », ces hommes doués de dons merveilleux dont par ailleurs la présence ne fera jamais défaut dans l’Eglise. Sans doute, il faut absolument maintenir que ceux qui, dans ce Corps, sont en possession des pouvoirs sacrés, en constituent les membres premiers et principaux, car c’est par eux que se perpétuent, selon le mandat du divin Rédempteur, les fonctions du Christ Docteur, Roi et Prêtre. A bon droit, néanmoins, lorsque les Pères de l’Eglise font l’éloge des ministères, des degrés, des conditions, des états, des ordres, des fonctions de ce Corps, ils n’ont pas seulement en vue ceux qui ont reçu les ordres sacrés, mais aussi avec eux tous ceux qui ont embrassé les conseils évangéliques, qu’ils mènent une vie active au milieu des hommes, ou une vie contemplative dans le silence du cloître, ou encore qu’ils s’efforcent d’unir les deux états selon leur propre institut ; ceux qui, tout en restant dans le monde, se consacrent pourtant avec ardeur aux œuvres de miséricorde, pour le bien des âmes ou des corps ; enfin, ceux aussi qui sont unis par les liens d’un chaste mariage. Bien plus, il importe de le remarquer, les pères et les mères de famille, surtout dans les circonstances présentes, les parrains et marraines, et nommément les laïques, qui collaborent avec la hiérarchie ecclésiastique à étendre le règne du divin Rédempteur, tiennent dans la société chrétienne une place d’honneur, encore qu’elle soit souvent très modeste; eux aussi peuvent, sous l’inspiration et avec le secours de Dieu, monter au sommet de la sainteté qui, d’après la promesse de Jésus-Christ, ne manquera jamais à l’Eglise. » (…)

    « PAR CONSÉQUENT, COMME DANS L’ASSEMBLÉE VÉRITABLE DES FIDÈLES IL N’Y A QU’UN SEUL CORPS, UN SEUL ESPRIT, UN SEUL SEIGNEUR ET UN SEUL BAPTÊME, AINSI NE PEUT-IL Y AVOIR QU’UNE SEULE FOI (18) ; ET CELUI QUI REFUSE D’ÉCOUTER L’EGLISE DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉ, D’APRÈS L’ORDRE DU SEIGNEUR, COMME UN PAÏEN ET UN PUBLICAIN (19). ET CEUX QUI SONT DIVISÉS POUR DES RAISONS DE FOI OU DE GOUVERNEMENT NE PEUVENT VIVRE DANS CE MÊME CORPS NI PAR CONSÉQUENT DE CE MÊME ESPRIT DIVIN. » (…)

    « QU’ON N’IMAGINE PAS NON PLUS QUE LE CORPS DE L’ÉGLISE, AYANT L’HONNEUR DE PORTER LE NOM DU CHRIST, NE SE COMPOSE, DÈS LE TEMPS DE SON PÈLERINAGE TERRESTRE, QUE DE MEMBRES ÉMINENTS EN SAINTETÉ, OU NE COMPREND QUE LE GROUPE DE CEUX QUI SONT PRÉDESTINÉS PAR DIEU AU BONHEUR ÉTERNEL. Il faut admettre, en effet, que l’infinie miséricorde de notre Sauveur ne refuse pas maintenant une place dans son Corps mystique à ceux auxquels il ne la refusa pas autrefois à son banquet. CAR TOUTE FAUTE, MÊME UN PÉCHÉ GRAVE, N’A PAS DE SOI POUR RÉSULTAT – COMME LE SCHISME, L’HÉRÉSIE OU L’APOSTASIE – DE SÉPARER L’HOMME DU CORPS DE L’EGLISE. Toute vie ne disparaît pas de ceux qui, ayant perdu par le péché la charité et la grâce sanctifiante, devenus par conséquent incapables de tout mérite surnaturel, conservent pourtant la foi et l’espérance chrétiennes, et à la lumière de la grâce divine, sous les inspirations intérieures et l’impulsion du Saint-Esprit, sont poussés à une crainte salutaire et excités par Dieu à la prière et au repentir de leurs fautes. » (…)

    « (…) Nous avons vu jusqu’ici, Vénérables Frères, que l’ÉGLISE DANS SA CONSTITUTION PEUT ÊTRE COMPARÉE À UN CORPS ; IL NOUS RESTE À EXPLIQUER EN DÉTAIL POURQUOI IL FAUT L’APPELER, NON PAS UN CORPS QUELCONQUE, MAIS LE CORPS DE JÉSUS-CHRIST. ET CECI SE CONCLUT DE CE QUE NOTRE-SEIGNEUR EST LE FONDATEUR, LA TÊTE, LE SOUTIEN, LE SAUVEUR DE CE CORPS MYSTIQUE. » (…)

    « En effet, la MISSION DITE JURIDIQUE DE L’ÉGLISE, SON POUVOIR D’ENSEIGNER, DE GOUVERNER ET D’ADMINISTRER LES SACREMENTS, n’ont de vigueur et d’efficacité surnaturelle pour édifier le corps du Christ que parce que le Christ sur la croix a ouvert à son Eglise la source des dons divins, grâce auxquels elle peut enseigner aux hommes une doctrine infaillible, les diriger utilement par des pasteurs éclairés de Dieu et les inonder de la pluie de ses grâces surnaturelles. » (…)

    « Et l’on ne peut soutenir, pour nier cette vérité, que par un primat de juridiction établi dans l’Eglise, ce Corps mystique serait pourvu d’une double tête. Car Pierre, par la vertu du primat, n’est que le Vicaire du Christ, et il n’y a par conséquent qu’une seule Tête principale de ce Corps, à savoir le Christ ; c’est lui qui sans cesser de gouverner mystérieusement l’Eglise par lui-même, la dirige pourtant visiblement par celui qui tient sa place sur terre, car depuis sa glorieuse Ascension dans le ciel, elle ne repose plus seulement sur lui, mais aussi sur Pierre comme sur un fondement visible pour tous. Que le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu’une seule Tête, Notre immortel Prédécesseur, Boniface VIII, l’a officiellement enseigné dans sa Lettre apostolique « Unam sanctam » et ses successeurs n’ont jamais cessé de le répéter après lui, Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s’attacher au Christ Tête de l’Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l’unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu’il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. » (…)

    « Comme Bellarmin le remarque finement et ingénieusement, IL NE FAUT PAS EXPLIQUER CETTE EXPRESSION DE CORPS DU CHRIST SEULEMENT PAR LE FAIT QUE LE CHRIST DOIT ÊTRE APPELÉ LA TÊTE DE SON CORPS MYSTIQUE, MAIS AUSSI PAR LE FAIT QU’IL SOUTIENT L’EGLISE, QU’IL VIT DANS L’EGLISE, SI BIEN QUE CELLE-CI EST COMME UNE AUTRE PERSONNE DU CHRIST. C’est ce que le Docteur des Nations affirme dans son Épître aux Corinthiens lorsqu’il appelle l’Eglise le Christ, sans rien ajouter de plus (94), l’exemple du Maître lui-même qui, du ciel, l’avait interpellé, tandis qu’il persécutait l’Eglise : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Bien plus, si nous en croyons Grégoire de Nysse, assez souvent l’Eglise est appelée Christ par l’Apôtre ; et vous n’ignorez pas, Vénérables Frères, le mot de saint Augustin : « Le Christ prêche le Christ. » » (…)

    « C’EST POURQUOI NOUS DÉPLORONS ET NOUS CONDAMNONS L’ERREUR FUNESTE DE CEUX QUI RÊVENT D’UNE PRÉTENDUE ÉGLISE, SORTE DE SOCIÉTÉ FORMÉE ET ENTRETENUE PAR LA CHARITÉ, À LAQUELLE – NON SANS MÉPRIS – ILS EN OPPOSENT UNE AUTRE QU’ILS APPELLENT JURIDIQUE. MAIS C’EST TOUT À FAIT EN VAIN QU’ILS INTRODUISENT CETTE DISTINCTION : ILS NE COMPRENNENT PAS, EN EFFET, QU’UNE MÊME RAISON A POUSSÉ LE DIVIN RÉDEMPTEUR À VOULOIR, D’UNE PART, QUE LE GROUPEMENT DES HOMMES FONDÉ PAR LUI FÛT UNE SOCIÉTÉ PARFAITE EN SON GENRE ET MUNIE DE TOUS LES ÉLÉMENTS JURIDIQUES ET SOCIAUX, POUR PERPÉTUER SUR LA TERRE L’ŒUVRE SALUTAIRE DE LA RÉDEMPTION ; et, d’autre part, que cette société fût enrichie par l’Esprit Saint, pour atteindre la même fin, de dons et de bienfaits surnaturels. Le Père éternel a voulu qu’elle fût le royaume de son Fils bien-aimé ; mais pourtant un royaume où tous les croyants feraient un hommage parfait de leur intelligence et de leur volonté, et se conformeraient avec humilité et soumission à Celui qui pour nous s’est fait obéissant jusqu’à la mort. IL NE PEUT DONC Y AVOIR AUCUNE OPPOSITION, AUCUN DÉSACCORD RÉELS ENTRE LA MISSION DITE INVISIBLE DU SAINT ESPRIT ET LA FONCTION JURIDIQUE, REÇUE DU CHRIST, DES PASTEURS ET DES DOCTEURS ; CAR – COMME EN NOUS LE CORPS ET L’ÂME – ELLES SE COMPLÈTENT ET S’ACHÈVENT MUTUELLEMENT, ELLES PROVIENNENT D’UN SEUL ET MÊME SAUVEUR, QUI N’A PAS SEULEMENT DIT EN INSUFFLANT L’ESPRIT DIVIN : RECEVEZ LE SAINT-ESPRIT, MAIS QUI A ENCORE ORDONNÉ HAUTEMENT ET CLAIREMENT : COMME MON PÈRE M’A ENVOYÉ, AINSI JE VOUS ENVOIE ET CELUI QUI VOUS ÉCOUTE, M’ÉCOUTE. »

    🔗 Lectures complémentaires :

    L’appel à l’unité des évêques de Mgr Carmona

    Quand Mgr Carmona écrivait au général Pinochet

    La vie de Mgr Carmona

    Mgr Giles Butler en exclusivité, O.F.M., un évêque franciscain hors des sentiers battus

    « Comment allons-nous retrouver un pape aujourd’hui ? » – Père Lavery (CMRI)

    Réforme de la Semaine Sainte de Pie XII – Père Lavery (CMRI)

    Lettre ouverte à Mgr. Lefebvre publiée dans le « Bulletin du Sacré-Cœur » en novembre 1983 par Mgr. George Musey (sédévacantisme/conclavisme)

    Conciles de Pise & de Constance, ou la nécessité d’un “chef visible”

    Magistère & condamnation du prêtre errant

    Laurent Morlier, ou la critique d’un “survivantiste anticonclaviste”

    Saint Léon le Grand : ultime flambeau de l’Antiquité latine & défenseur de la Foi

    Pourquoi je rejette partiellement le mot sédévacantisme


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