• Lettres d’Adolf Hitler répondant aux critiques du prêtre catholique Magnus Gött



    Unité de l’Allemagne proclamée, sans hostilité antireligieuse, bien avant l’accession au pouvoir

  • Énoncé liminaire

    Fidèle lecteur,

    Il n’est point rare, dans les tumultes de l’histoire, que surgissent des correspondances éclatantes, en termes culturels et cultuels, à la fois révélatrices et tragiquement effacées par le vent de l’oubli. Ainsi en est-il de cet échange épistolaire singulier, quasi clandestin, entre Adolf Hitler et un homme d’Église, le prêtre Magnus Gött, exprimant de vives inquiétudes, épris de fidélité autant à sa foi qu’à sa patrie allemande depuis la Bavière, lieu de naissance du NSDAP.

    Les deux lettres d’Adolf Hitler ici traduites, adressées à ce pasteur catholique de Lehenbühl, éclairent d’un jour peu commun les tensions internes au mouvement national-socialiste, à l’heure où les ferments antichrétiens s’y faisaient bruyants. Loin des oripeaux de la propagande, cette correspondance — dont seuls les écrits hitlériens nous sont parvenus — constitue un témoignage d’ampleur sur la tentative de concilier nation & tradition religieuse, au cœur d’un siècle écartelé.

    Puisse cette lecture, offerte grâce au labeur méticuleux de notre confrère Franz (canal Telegram Catholique NS), servir de base à une méditation sérieuse sur les limites, les conflits & les illusions propres aux desseins politiques prétendant embrasser l’héritage chrétien.

    Ce cas singulier mérite qu’on s’y attarde, tant il illustre les tensions internes d’un régime tentant de rallier à lui, sans les brusquer, les forces vives du catholicisme allemand, tout en préparant déjà l’émergence d’une Weltanschauung dont les fondations n’étaient pas toujours compatibles avec le message évangélique.

    Et, en effet, trois grands pontes du régime entre Hitler, Himmler & Goebbels furent au moins catholiques d’éducation et nominalement.

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    PREMIÈRE LETTRE

    Lettre d’Adolf Hitler du 4 février 1927 adressée à Magnus Gött

    Chapô : Adolf Hitler répond aux inquiétudes et reproches de Magnus Gött, prêtre catholique de la paroisse de Lehenbühl en Bavière et sympathisant du NSDAP, concernant les tendances et les dérapages anti-chrétiens qui existent au sein du mouvement.

    « Cher Monsieur le Bénéficiaire !

    Je répondrai à votre lettre, dont je comprends, malgré votre accusation, qu’elle vient d’un cœur sincèrement préoccupé, en vous priant de lire les quelques brèves épîtres des livres que vous recevez séparément et qui traitent de ma position personnelle et aussi de celle du Parti sur le problème que vous évoquez.

    Mais je vous demanderai également de considérer ce qui suit : l’Église catholique et l’Église protestante, soutenues par des milliers et des milliers de prêtres, s’efforcent, décennie après décennie, de rendre l’homme meilleur dans le sens le plus élevé du terme. Un formidable appareil technique, si je puis m’exprimer ainsi, soutenu par la tradition la plus sublime et animé par la foi la plus sainte, est à la disposition de cette activité missionnaire. Dans des dizaines de milliers de lieux de culte, on prêche et on essaie de convertir les gens et de les rendre dignes d’une vie plus élevée.

    Et pourtant, vous non plus, Monsieur le Bénéficiaire, vous ne pouvez le nier : même cet effort, le plus formidable que nous connaissions sur cette terre, ne parvient que partiellement à améliorer l’humanité dans le sens que le sublime Fondateur de notre religion avait jadis en tête. Des millions de personnes ne sont pas demeurées impies, mais le sont devenues, et dans les grandes villes, la vertu règne moins que le vice et la méchanceté. Ne pourrait-on pas ici, avec autant, et peut-être même avec plus de raison, formuler contre les Églises un reproche comme celui que vous formulez, Révérend Monsieur, contre moi et le mouvement national-socialiste, parce que lui non plus n’a pas réussi ou ne parvient pas à atteindre facilement l’idéal qui serait souhaitable ? Allez-vous, Monsieur le Bénéficiaire, approuver le fait qu’un chrétien fidèle à sa foi quitte son église parce que, quelque part, une faute a été commise un jour par un prêtre, par écrit ou oralement ? Ou bien n’inscrivez-vous pas cela aussi sur le registre général des fautes humaines ? Ne prendrez-vous pas la défense de l’Église face à des charges qui peuvent tout au plus être des fautes ou des erreurs individuelles ?

    Je vous prie cordialement, Monsieur le Bénéficiaire, de considérer, premièrement, la petitesse de l’appareil dont dispose notre jeune mouvement, deuxièmement, la faiblesse apparente de la tradition, due à la jeunesse de notre organisation politique, et, en face, le caractère gigantesque de la lutte qu’elle doit mener. Soyez convaincu que je regrette personnellement tout dérapage de la manière la plus douloureuse, et avec moi tous ceux qui se sont complètement absorbés dans notre idéal. Mais si vous condamnez notre mouvement à cause de ces dérapages, je vous prie de vous souvenir que Saint Pierre, avant que le coq n’ait chanté deux fois, a trahi trois fois le Seigneur et est devenu plus tard le rocher de cette Église à laquelle vous, Monsieur le Bénéficiaire, et moi avons l’honneur d’appartenir. »

    « Je vous demande également de garder à l’esprit que la mission de mon mouvement n’est pas de rassembler des chrétiens fidèles et dévoués, mais de récupérer tous les éléments de la nation et de sa culture spirituelle et morale qu’elle avait perdus. N’oubliez pas que la fusion d’une multitude de personnes issues de milieux aussi hétérogènes est un processus qui prend des décennies, mais qui doit être entrepris, même s’il présente des frictions et des difficultés. Croyez-moi, Monsieur le Bénéficiaire, il est plus facile de prêcher dans un pays unifié et pieux que d’aller parmi les loups, si l’on a l’intention de les transformer à nouveau en hommes.

    Pour beaucoup, il peut s’agir d’une lutte intérieure difficile que de renoncer au combat de vie mené jusqu’à présent et aux conceptions qui en sont à l’origine, et il peut arriver que des conceptions antérieures reviennent à la vie et déterminent des paroles ou des actes. On peut alors le regretter, mais on ne peut le condamner que dans la mesure où la partie isolée est en cause, et non pas par rapport à tout le travail et le combat que celui-ci représente. Car si vous jugez de tels faits de ce point de vue, vous devrez malgré tout reconnaître que le combat mené par le mouvement national-socialiste est aujourd’hui une véritable croisade pour le christianisme du Seigneur, pris dans son sens le plus élevé et le plus noble. Et si un homme comme Saint Pierre se trouve parfois parmi une telle foule de combattants, alors, s’il vous plaît, faites prévaloir la miséricorde sur la justice, qui reste la condition préalable à la compréhension des hommes et que le plus grand d’entre eux a lui-même offerte autrefois.

    En vous priant cordialement de bien vouloir lire ces lignes et en vous remerciant, veuillez agréer l’expression de ma très haute considération.

    signé Adolf Hitler »

    Source

    DEUXIÈME LETTRE

    Lettre d’Adolf Hitler du 2 mars 1927 adressée à Magnus Gött

    « Cher Monsieur le Bénéficiaire !

    Veuillez accepter mes sincères remerciements pour votre nouvelle lettre amicale. Malheureusement, je ne peux pas la laisser sans réponse sur un certain nombre de points.

    Monsieur le Bénéficiaire se plaint que notre programme soit trop « maigre » sur le plan religieux. Je suis d’un autre avis sur ce point. Je crains que nos partis politiques ne se mêlent trop de religion, que celle-ci ne devienne de plus en plus politisée et qu’elle ne s’engage ainsi inévitablement sur un terrain où elle devra un jour subir des dommages. Car si vous vous plaignez d’être sans défense contre les maux de l’État libéral actuel, je vous prie de ne pas oublier que les partis qui ont inscrit un motif religieux sur leur drapeau politique participent aujourd’hui en grande partie à ces maux. De même qu’une guerre acharnée est menée depuis huit ans contre les idées nationalistes avec l’aide du Centre catholique, elle aurait pu être menée avec autant d’acharnement contre les dérives vicieuses de notre vie politique actuelle, si on l’avait voulu sincèrement. Tout cela n’a rien à voir avec l’État libéral, mais seulement avec le fait que la vie politique est actuellement occupée par les pires éléments, dont une partie, il est vrai, s’habille de phrases religieuses, voire met ses programmes au service de certaines confessions. Le résultat de cette politisation de la religion, cher Monsieur le Bénéficiaire, est néfaste. La doctrine du Christ n’a pas gagné de nouveaux adeptes en son sein, mais en a perdu des millions, qui n’apprécient pas que les idéaux religieux servent d’étriers politiques à des esprits parfois pitoyables.

    Par ailleurs, je me permets d’attirer votre attention, cher Monsieur le Bénéficiaire, sur le fait que, de la même manière que le catholicisme politique a participé de manière déterminante à la Révolution de 1918 en Allemagne et a ainsi contribué à démolir les derniers piliers de l’État autoritaire antilibéral alors en place, il a également contribué à l’élimination du royalisme pendant la Révolution française. Bien sûr, lorsque le jacobinisme a célébré ses dernières orgies, on a sursauté, tout comme le Centre au printemps 1919, lorsque la Révolution allemande, rendue possible grâce à l’aide du Centre, a soudainement commencé à brandir la torche incendiaire du bolchevisme.

    Pour moi, cher Monsieur le Bénéficiaire, c’est toujours et en toutes circonstances un malheur que la religion soit mêlée aux partis politiques, sous quelque forme que ce soit. De même que je considère comme un malheur le fait qu’elle s’aventure dans des domaines qui relèvent de la science exacte et qu’elle entre un jour en collision avec celle-ci. Je suis aussi profondément convaincu que ce n’était ni le souhait ni la volonté du Christ Lui-même, et que cela n’aurait apporté aucun bienfait à notre religion. Plus la politique concrète, qui doit assurer la vie ici-bas sur cette terre, sera distinguée de la foi religieuse, qui doit préparer le contenu moral et la dignité pour une vie après la mort, moins l’idée religieuse souffrira de la libéralisation de la politique, de la science et de l’art. Car plus ces phénomènes disparaîtront, plus la foi elle-même entrera en action comme pôle de stabilité. Ce n’est qu’alors que la foi pourrait exercer ces doux effets qui nous autoriseraient à regarder en arrière l’Antiquité comme une époque barbare, et à louer les époques chrétiennes comme des périodes lumineuses de l’humanité. »

    « Ainsi, Monsieur le Bénéficiaire, vous parlez aujourd’hui de combats de gladiateurs et de « venationes », mais vous devez admettre que les siècles qui ont suivi l’effondrement de Rome ont été encore bien plus barbares dans les mœurs. Les torches d’un Néron ont été suivies de 100 000 bûchers ; des millions de torturés ont succédé aux martyrs du christianisme ; les combats de gladiateurs ont donné place à des tournois souvent non moins cruels ; les « venationes » sont devenues des chasses à l’homme contre les Aztèques et les Incas ; l’esclavage antique a été remplacé par les chasses aux esclaves du Moyen Âge et la transplantation de millions de nègres sur le continent américain. Et tout cela à une époque où il n’y avait pas d’État libéral, mais où l’Église elle-même apparaissait comme le facteur de pouvoir politique suprême. Vous ne me demanderez pas, Monsieur le Bénéficiaire, d’essayer de vous présenter, à la place de l’un des Socrate — qui a été exécuté parce qu’il reniait les dieux et défendait des idées hostiles à l’État — la série de ceux qui ont été livrés aux pires tortures, simplement parce que des doutes sur la forme de la Cène, ou sur les effets miraculeux d’une tunique sacrée, etc. etc. les ont amenés à tenir des propos imprudents. C’est une terrible série, allant des enfants déraisonnables aux lumières de la vie humaine bénies par Dieu, que nous voyons conduire à la mort.

    Assurément, nous vivons une mauvaise époque. Mais elle n’est pas antique, elle est spécifiquement juive. Ses dégénérescences sont néfastes, mais Dieu sait que même le pire des esclavages ne peut être comparé aujourd’hui au joug de l’esclavage que non seulement l’Antiquité, Monsieur le Bénéficiaire, mais aussi le Moyen Âge chrétien jusqu’à nos jours, ont imposé à des millions d’hommes, en effet à des classes entières de la société. L’ouvrier le plus tourmenté d’aujourd’hui est encore un prince libre, comparé au sort d’un paysan chrétien des 15e, 16e, 17e et 18e siècles. Et aujourd’hui, en cette époque qui, comme vous le croyez, se nourrit de l’Antiquité, aucun tyran d’usine ne pourrait traiter ses subordonnés comme nos princes chrétiens « aimaient » autrefois leurs sujets. L’histoire de la Hesse, du Wurtemberg, de la Saxe et de toutes les autres provinces en témoigne. Même les pires tyrans d’aujourd’hui ne pourraient pas disposer des gens de manière plus arbitraire et sans vergogne que les représentants de ces États non libéraux de l’époque, Dieu le sait. Il est également faux à mes yeux de penser que la vie de jouissance actuelle ne se manifeste que parce que le manque de religiosité de la vie politique ne parvient plus à maîtriser ces « démons ».

    Très cher Monsieur le Bénéficiaire, le Saint-Père n’a parfois pas pu venir à bout de ces démons dans sa propre maison et, comme l’histoire des papes le prouve sans aucun doute, il en a été quelque peu tourmenté. De plus, tout le XVIIIe siècle, depuis ses cours les plus chrétiennes jusqu’à toutes les classes qui ont eu le bonheur ou le malheur d’entrer en contact avec ces centres de la politique chrétienne, n’a pas du tout été une époque de chasteté modérée, mais plutôt une époque d’excès et d’égarements humains extrêmement préoccupants, que même les roses de la vertu ne parviennent pas à bien enjoliver. Même si notre programme national-socialiste ne parvenait pas à venir à bout de ces démons, je me permets néanmoins de vous demander de nous accorder la même indulgence que pour jadis, lorsque nous n’étions pas encore parvenus à venir à bout de ces démons de la luxure et du vice humains, et ce à une époque où l’État libéral n’existait pas encore et où la pensée antique s’évaporait encore le plus souvent sur le bûcher. »

    « Vous craignez enfin, Monsieur le Bénéficiaire, que notre croisade n’en soit pas une et qu’elle n’aboutisse un jour à la même fin criminelle que le marxisme. Lorsque le christianisme a commencé sa croisade, le but de cette lutte n’était pas, je l’espère, la destruction de Rome en tant qu’institution politique, car sinon les persécutions contre les chrétiens auraient immédiatement trouvé une explication tout à fait singulière. Le Christ Lui-même n’avait en tout cas pas l’intention ni la volonté de le faire. Selon Ses paroles, la lutte autour de la Croix n’a pas été menée pour un royaume sur cette terre, mais pour un royaume hors de celle-ci, et même au-dessus. Le christianisme a mené une croisade religieuse contre le paganisme dans tous ses excès et toutes ses manifestations. Le national-socialisme mène une croisade politique contre la conception actuelle de l’État, contre l’empoisonnement de notre race, la décomposition de notre peuple, l’anéantissement de la Patrie, etc. Il s’agit donc d’un combat éminemment politique, et la croix sous laquelle nous menons ce combat est notre croix gammée.

    Et de même que vous êtes convaincu, Monsieur le Bénéficiaire, que le peuple allemand ne pourra jamais atteindre le bonheur autrement que par le Christ, de même je suis convaincu qu’il ne pourra jamais atteindre la santé et la force autrement que par la croix gammée. Et je ne peux que souhaiter le jour où le peuple allemand se tiendra sur cette terre, ferme, inébranlable et uni, avec la croix gammée du côté gauche de l’épée comme étendard de la lutte pour la vie quotidienne, et à droite, comme symbole de la foi et de la lutte pour l’éternel, la croix du Seigneur. Mais ne croyez vraiment pas que nous en arriverons un jour au marxisme. Nous en sommes trop éloignés. Seuls les partis qui font aujourd’hui naviguer leur programme politique sous un drapeau religieux semblent aller à la rencontre de ce danger. Car ce n’est pas moi, Monsieur le Bénéficiaire, qui me suis assis à côté d’un marxiste ne serait-ce qu’une seule fois dans ma vie — de surcroît depuis que je me suis engagé dans cette lutte — et ce n’est pas le Parti national-socialiste des travailleurs allemands qui a pactisé une seule fois avec les marxistes, mais ce sont des dignitaires ecclésiastiques, des cardinaux qui le font. Le Centre catholique pactise lui aussi avec l’athéisme marxiste et même le Temple du Seigneur n’est pas assez sublime pour ne pas servir de lieu de fraternisation entre un cardinal Bettinger et un marxiste qui nie Dieu.

    Ce n’est pas nous qui avons fait la révolution du parjure, du mensonge et de la trahison avec les marxistes, mais les dirigeants catholiques, d’où il ne ressort pour moi qu’une seule chose : il est injuste de mêler la politique à la religion, et inversement. Lorsque nous, nationaux-socialistes, déclarons dans notre programme que nous défendons le point de vue d’un christianisme positif, que les institutions religieuses des deux confessions sont pour nous sacrées et intouchables, nous avons ainsi dit ce qui doit être dit pour nous, en tant que combattants politiques. En rajouter ne sert à rien, cela ne fait que nuire. Sans compter que la division religieuse doit déjà inciter à la plus grande prudence. Car malheur au peuple allemand si, de la même manière que nous possédons aujourd’hui un parti catholique, un parti protestant venait à naître un jour. Je crois, cher Monsieur le Bénéficiaire, que votre amour pour le peuple allemand est trop grand pour que vous souhaitiez vous-même une telle chose. Mais on ne peut y échapper si l’on commence à lier un parti politique à des problèmes religieux dans son programme. »

    « Vous estimez enfin, dans votre lettre, que celui qui veut le bien doit exterminer le mal. Je le veux bien, Monsieur le Bénéficiaire, mais nos partis religieux ne le veulent pas. Je veux lutter contre les vecteurs de notre décomposition morale et raciale, mais c’est moi qui suis le plus durement persécuté, précisément à cause des partis qui brandissent la croix chrétienne en toute occasion et qui s’associent eux-mêmes au mal, le protègent et l’aiment plus que ceux qui veulent le bien et sont prêts à se sacrifier pour lui. Vous pensez que sans structure chrétienne, notre travail restera froid et infructueux. Eh bien, Monsieur le Bénéficiaire, le Centre a cette structure. Voulez-vous prétendre que son travail est pour autant chaleureux et fructueux pour le peuple allemand ? Non, je pense qu’il est plus juste, au lieu de mettre la religion au service d’intérêts de parti insidieux et mensongers, de remettre la politique entre les mains d’hommes sincères, honnêtes et prêts à se sacrifier. Un Ciel miséricordieux ne leur refusera pas Sa bénédiction.

    Vous estimez également, Monsieur le Bénéficiaire, qu’il serait injuste de blâmer l’Église aujourd’hui à propos des mauvais résultats actuels de l’éducation, car l’Église elle-même serait privée de son pouvoir et de son influence, et ne pourrait pratiquement pas faire de travail éducatif. Mais il y a eu une époque, Monsieur le Bénéficiaire, où elle avait ce pouvoir, où elle pouvait faire ce travail d’éducation. Le résultat de cette époque fut, d’une part, cet abominable nid de péchés qu’était Versailles, avec toute son imitation orgiaque, et, d’autre part, une masse de prolétaires abrutis d’où s’éleva un jour la Marseillaise. Où était donc passé le travail d’éducation ? Là aussi, je crois à l’intervention d’une justice supérieure. Dieu n’a certainement permis que l’Église soit privée d’une partie de son droit d’éducation que parce qu’elle avait elle-même gravement péché dans son travail de formation et que les résultats n’ont pas été à la hauteur de ce que l’on pouvait exiger à bon compte autrefois et de ce que vous-même, Monsieur le Bénéficiaire, aimeriez voir aujourd’hui. La racaille de la Révolution française, tout comme celle de la Révolution allemande, n’a pas été élevée dans des écoles nationales-socialistes, mais dans des écoles chrétiennes. Dans les deux cas, les dirigeants n’étaient pas non plus des nationaux-socialistes, mais il y avait parmi eux de nombreux dignitaires ecclésiastiques qui, néanmoins, et malgré leur éducation, ont si peu réussi à surmonter les démons qui les dominaient. Par ailleurs, Monsieur le Bénéficiaire, nous, nationaux-socialistes, sommes aujourd’hui les seuls en Allemagne à rejeter fondamentalement ce libéralisme sans limites. »

    « Pour conclure, je peux vous assurer que je sais aussi évaluer correctement nos classes dites instruites. Je ne peux toutefois pas tout mettre dans le même panier. Car à côté de tant de philistins lâches ou d’exploiteurs sans scrupules, il y a aussi d’innombrables idéalistes qui sont prêts à tout mettre en œuvre, à se sacrifier et à se battre pour leur peuple. Je n’ai pas besoin de vous assurer que je me réjouis que vous, Monsieur le Bénéficiaire, poursuiviez notre travail, et que je suis sincèrement désolé que vous ne puissiez ou ne soyez plus en mesure d’y participer positivement.

    Ce que je regrette le plus, ce sont les événements qui, après novembre 1923, ont incité vos autorités ecclésiastiques supérieures à prononcer cette interdiction. Les attaques qui ont été lancées à l’époque, en particulier contre le cardinal [Faulhaber], n’ont été faites ni à ma connaissance, ni avec mon approbation. Seulement, le sang a coulé et, dans la terrible agitation, des mots ont été prononcés qui, en temps de calme et de réflexion sereine, n’auraient certainement jamais été prononcés. J’en suis infiniment désolé, car j’ai ainsi perdu de nombreux collaborateurs qui, du fait de leur activité pastorale passée, avaient déjà un cœur sincèrement chaleureux pour notre peuple et qui m’auraient offert la garantie la plus sûre que dans notre mouvement ne se propagerait jamais une tendance qui rendrait plus difficile aux membres d’une confession particulière d’appartenir à notre parti. Car mon souhait a toujours été que, dans les rangs du Parti national-socialiste des travailleurs allemands, le protestant le plus fervent puisse siéger à côté du catholique le plus fervent, et inversement, sans jamais être confronté au moindre conflit avec sa conscience.

    Veuillez agréer, une fois encore, l’assurance de ma profonde considération.

    Avec mes salutations les plus sincères !

    Bien à vous.

    signé Adolf Hitler »

    Source

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  • 8 commentaires




    Force est de constater que Tonton le croisé bavarois possédait une culture générale phénoménale, dans son discours résonne l'accent d'une foi chrétienne profondément enracinée au sein de la conscience de son auteur, il n'y a aucun doute qu'il vivait du catholicisme. Je suis aussi ravi de lire à quel point Hitler haïssait la révolution française et ses émules. Et dire que des conservateurs écervelés osent voir en lui un homme de gauche, alors qu'il était bien plus à droite que tous ces énergumènes ne l'ont jamais été (ceux-là même qui sont de véritables gauchistes au regard du libéralisme économique outrancier qu'ils professent dans leur majorité).


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    […] à l’unité nationale, nous vous enjoignons de découvrir l’objet de la lettre d’un certain A.H. au Père Magnus Gött, elle est un impératif, aussi crucial que ces querelles d’école et de chapelle. La nation […]


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