• Ou comment cesser d’opposer les nationalismes entre eux : de Charles Maurras à Adolf Hitler



    Remise en ordre de la pensée politico-historique

  • Ou comment cesser d’opposer les nationalismes entre eux : de Charles Maurras à Adolf Hitler - Intégralisme Organique

    Ou comment cesser d’opposer les nationalismes entre eux : de Charles Maurras à Adolf Hitler

    Vers une lecture cohérente des fondements anciens et contemporains Préambule : De nos jours, la confrontation des nationalismes donne une grille de lecture simpliste, voire dogmatique, empêchant toute compréhension sereine et organique des fondements de ces mouvements. Or, cette opposition artificielle masque bien souvent des parentés doctrinales profondes, nées des bouleversements induits par la Révolution … Lire la suite de Ou comment cesser d’opposer les nationalismes entre eux : de Charles Maurras à Adolf Hitler


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    La filiation qu'établit Nolte entre la Révolution et les régimes dits totalitaires ne s'appliquait pas tant avec le national-socialisme que le communisme parmi les seconds. En réalité, parce qu'Hitler s'opposait aussi bien à l'insurrection de 1917 qu'à son fil directeur que fût 1789, Nolte a caractérisé le Führer comme une sorte de « contre-révolutionnaire brun », dont la haine du bolchevisme était sous-tendue par un anti-jacobinisme radical, mais qui s'employât à saborder la Subversion en lui empruntant ses procédés tactiques : Le recours sorélien à la violence, par exemple, peut naturellement renvoyer à celle exercée par les « révolutionnaires » bleus ou rouges, mais dans le contexte fasciste, elle fut d'abord employée comme contre-terrorisme (ce qui fait écho à saint Thomas d'Aquin, et à ce titre, même le comte de Maistre prônait dans ses écrits un militantisme susceptible d'opposer à la terreur un fanatisme à la hauteur des exactions jacobines ; Maurras a bien fondé son service d'ordre, les Camelots du Roi, lui !). L'antisémitisme hitlérien avait aussi un quelque chose de conservateur. Derrière ses arguments, on retrouvait clairement l'idée que les juifs sont fondamentalement corrosifs et sournoisement subversifs, et que leur égoïsme matériel et leur grande influence conduisent toujours à des révolutions raciales, sous couvert de protestations sociales, dans les États : « Les idées les plus décisives du monde des partis démocratico-libéralo-marxiste ont été introduites dans notre peuple de l'extérieur sous forme de concepts formels. La Révolution Française fournit des théories et des affirmations remplies de slogans, que l'intellectualisme juif du siècle précédent a sanctifiées par une systématisation à l'emporte-pièce pour en faire un dogme révolutionnaire international. » (Adolf Hitler, dans son discours au 6ème congrès du 10 septembre 1934 à Nuremberg). Quant au totalitarisme, parce que le cataclysme révolutionnaire a si intrinsèquement bouleversé nos infrastructures, en l'espace de deux siècles, via la proclamation d'une idéologie jusqu'alors méconnue, qu'il fallût bien que la réaction hitlérienne se contentât de lui substituer une rupture non moins impactante, en y pénétrant l'intégralité des masses et institutions, afin d'inaugurer un renouveau anthropologique - puisant dans le meilleur des traditions passées - pour renouer avec l'ordre ancien : Tout système qui n’est pas « total » est ouvert à l’infiltration. Alors qu'en démocratie libérale, seuls la finance et le monde universitaire disposent d'une prétention à la supervision de nos institutions, tandis qu'en régime communiste, il s'agit de la classe prolétaire ; le national-socialisme, lui, fit de la communauté ethnique le vaisseau qui y parviendrait. Mais ce totalitarisme-là que professait Hitler trouve bien plus ses fondements dans l'idéalisme platonicien et l'Église catholique - surtout dans le thomisme par lequel le Führer fut influencé (selon l'historien Werner Mäser) -, et en partie dans l'absolutisme de Frédéric le Grand, que dans ladite Révolution française. Savourons ce bonus éloquent : « Adolf Hitler restera jusqu'à sa mort un homme du passé, fixé sur son expérience de la guerre, sur sa croyance dans le salut par la guerre. Cet homme du passé revient instinctivement à son Munich, auquel il est, comme il le confesse, plus attaché qu'à n'importe quel endroit de la terre. Dans ce Munich, les légitimistes bavarois blancs et bleus sont également attachés à leur passé ; Röhm, l'ami d'Hitler, est un légitimiste bavarois. Des officiers, des hommes politiques et surtout des hommes d'Église de premier plan, comme Michael Faulhaber, sont attachés à leur passé. Ici, les milieux conservateurs, catholiques, patriciens et grands bourgeois se défendent contre Berlin, contre la République de Weimar judaïsée et contre la Révolution française jacobine ; Adolf Hitler n'est pas devenu sociable dans la ville impériale de Vienne. À Munich, il le devient très rapidement, gagne des partisans, voire des fidèles dans les milieux conservateurs et peut préparer en quelques années sa prise de pouvoir. À Munich, il gagne le seul ami de sa vie comme éducateur et conseiller paternel, qui apprend les bonnes manières à ce jeune homme à l'aspect sauvage et mal-soigné, l'introduit dans la bonne société et lui procure ses premiers bailleurs de fonds importants : Dietrich Eckart. C'est à sa mémoire qu'il consacre le dernier mot dans sa confession "Mein Kampf". » (Friedrich Heer, Der Glaube des Adolf Hitler : Anatomie einer politischen Religiosität, pp.191-192).


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