• « Un triste anniversaire, affaire Faurisson » (octobre 2018)



    Hommage post-mortem au professeur Roberto.

  • Un triste anniversaire, signé Claude BEAULÉON

    Il y a un an, dans la nuit du 20 au 21 octobre 2018, disparaissait le professeur Robert Faurisson, victime d’un arrêt cardiaque alors qu’il rentrait chez lui à Vichy après une conférence très mouvementée donnée en Angleterre. Ce fut son dernier combat, ce fut sa dernière épreuve dans une vie qui n’en avait pas manqué. Nous lui avions alors consacré une brève notice nécrologique dans notre numéro de décembre 2018 afin de lui rendre l’hommage qui lui était dû. Dans la presse nationale et amie, nous avions été pratiquement les seuls à prendre ce risque, ainsi que, bien sûr, nos amis et confrères de Rivarol qui lui avaient consacré un copieux dossier dont nous avions mentionné les références et qui avaient pris l’habitude de lui donner régulièrement la parole en relayant aussi ses démêlés réguliers avec la justice française, ce qui ne manque pas de sel en matière de liberté d’expression et d’ouverture d’esprit, puisque c’est un hebdomadaire de « l’horrible extrême droite » intolérante et « vectrice de la haine » qui était le seul à permettre au proscrit de gauche Faurisson de s’exprimer dans ses colonnes, ce qu’aucun journal de la même sensibilité politique que le professeur n’aurait osé faire ! Ainsi vont le monde et notre misérable époque…

    Je note d’ailleurs qu’il est très triste et très dommage que, même dans nos milieux dits nationalistes, il ne se soit trouvé pratiquement personne pour avoir ne serait-ce qu’une parole de sympathie pour l’homme. Il semblerait que le courage politique ne soit pas la vertu la mieux partagée même dans notre famille de pensée. Il est vrai que le bonhomme sentait fortement le soufre et que prononcer son nom suffisait, apparemment, à vous vouer aux gémonies. Pourtant sa mort est une véritable perte pour notre combat, car au-delà des politiques générées par ses travaux et ses prises de position, ce qui est en cause c’est l’idée que l’on se fait de la liberté de recherche historique et de débat, c’est l’avenir d’une restauration nationale également, tant celle-ci est conditionnée par l’abjuration des dogmes issus des jugements de Nuremberg qui plombent absolument tout espoir de redressement de notre pays comme l’avait déjà bien vu Maurice Bardèche il y a près de 70 ans (1) et comme l’avait bien compris le professeur lui-même, et enfin, parce qu’au pays des Francs, c’est-à-dire des « hommes libres », il n’est pas possible de se taire lorsqu’il faut « gueuler » la vérité comme le disait si volontiers le regretté Serge de Beketch. C’est ce que cet article se propose de faire à sa modeste échelle, ainsi justice sera rendue au professeur et à son courage hors du commun.

    – Un nécessaire hommage –

    Pour commencer je laisse la parole à Monseigneur Williamson, qui, dans un courrier des lecteurs de Rivarol (2), a su, mieux que personne, dresser un authentique portrait de celui dont la vie fut « une vie de héros ». Je le cite presque in extenso tant cette lettre dit tout.

    Merci, cher Professeur, pour votre noble vie. Désormais le repos, loin des ignominies […]. Avec lui s’est éteint l’un des rares héros dont notre monde moderne pouvait encore s’enorgueillir. C’était un vrai héros car il fit preuve, dans notre monde menteur, d’un courage sans faille et d’une rectitude scrupuleuse pour la vérité, alors qu’il traitait une  question revêtant une importance déterminante pour toute l’humanité. Son courage pour défendre la vérité lui valut la perte de son emploi, les souffrances de sa famille, dix agressions physiques dont l’une l’a laissé pour mort, l’isolement professionnel et une interminable série de procès de la part d’ennemis acharnés. Néanmoins, il sut toujours observer envers eux politesse et respect. Ce style de vie, il le maintint pendant plus de 40 ans sans jamais hésiter dans son service de la vérité. Il est mort au champ d’honneur. Il venait tout juste de rentrer chez lui, après avoir donné une dernière conférence publique dans la ville où il est né, il y a de cela près de quatre-vingt-dix ans, à Shepperton, en  Angleterre. Ce devait être son chant du cygne […].

    Beaucoup de nos lecteurs savent ce qu’il faut entendre par « Révisionnisme », et pourquoi son importance concerne tout le monde, catholiques y compris. Comme l’a dit George Orwell, « Le moyen le plus efficace de détruire les gens est de nier, puis d’anéantir, la compréhension qu’ils ont de leur histoire. » Les révisionnistes sont des historiens qui constatent aujourd’hui, partout dans le monde, que les gens sont en train de se faire détruire par une version mensongère de leur histoire, en particulier par les falsifications concernant la Seconde Guerre mondiale. C’est pourquoi les révisionnistes font tout ce qui est en leur pouvoir pour en rétablir la vérité. Car (encore une citation  d’Orwell) : « Qui contrôle le passé contrôle le futur… », ce qui veut dire que celui qui écrit des livres d’histoire passée, contrôle le futur par l’influence que l’histoire exerce sur l’esprit des gens, et « Qui contrôle le présent contrôle le passé », ce qui veut dire que, dans la mesure où les maîtres politiques du moment utilisent leur pouvoir pour contrôler les livres d’histoire, par là ils contrôlent le futur.

    Or, ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir mondial sur la politique et les media sont des gens qui veulent instituer un Nouvel Ordre mondial sans Dieu. Aussi comprennent-ils parfaitement George Orwell. Pour cette raison, ils ont fabriqué une version de la Seconde Guerre mondiale affreusement falsifiée, jusqu’à la faire coïncider avec une religion fabriquée de toutes pièces. Ce qu’ils veulent, c’est remplacer le christianisme. Beaucoup pensent aujourd’hui que la vérité n’a pas beaucoup d’importance et que le christianisme n’a pas beaucoup d’importance non plus ; de ce fait, ils supposent que, si le Nouvel Ordre mondial prenait le pouvoir, ils ne devraient pas avoir de problèmes particuliers. Mais en fait, ils vont subir de plein fouet une tyrannie mondiale, une sorte de prélude à l’Antéchrist.

    En revanche, instruit par les 72 ans d’horribles souffrances de la Russie vécus par les Russes sous le joug du communisme impie, Soljenitsyne n’a-t-il pas mis en garde contre la construction d’une nation, d’un continent ou d’un monde sur le mensonge ? De même, le professeur Faurisson avait horreur des gens qui fondaient leur monde sur le mensonge ; il a consacré sa vie à rétablir la vérité. Et en le persécutant pendant des dizaines d’années alors qu’il disait simplement la vérité, ses pauvres ennemis ont administré la preuve de l’importance et de l’efficacité de ce qu’il faisait. De plus, il n’attendait aucune récompense céleste pour son dévouement à la vérité, car il se disait athée. Pourtant, il aimait les enfants, il n’a jamais refusé une bénédiction, et il en était même heureux. Mais désormais, comme le remarquait l’une de ses sœurs, après avoir dû se présenter devant une série de juges injustes, presque tous agenouillés devant le Nouvel Ordre mondial, il a paru devant le Juge Suprême, le Juste Juge : Notre Divin Seigneur. Comment Notre Seigneur l’aura-t-il jugé ? Deux choses sont certaines : premièrement, rien dans toute sa vie n’aura été aussi important que ce jugement, et deuxièmement, son mérite était grand devant les hommes, mais ce n’est pas la même chose que de mériter devant Dieu. Que Dieu lui ait octroyé, au tout dernier moment, une grâce spéciale de conversion n’est pas exclu… Espérons donc, et prions pour le repos de son âme. Mt. XXI, 28–29 nous donne plus que le droit de faire ainsi.

    – Une vie –

    Pour écrire cette petite biographie du professeur, je me suis appuyé sur ses propres confidences qu’il a faites au journal Rivarol, mais aussi à Paul Eric Blanrue qui lui a consacré un documentaire courageux, ce qui leur a valu d’ailleurs à tous les deux quelques ennuis. On peut le consulter (encore) librement sur YouTube, la censure ne l’ayant pas complètement effacé. J’aurais pu tout aussi bien m’appuyer sur les écrits de ses adversaires qui en dressent un portrait peu flatteur, sinon mensonger, et que j’ai lu. Mais je n’ai pas pour habitude de tirer sur l’ambulance. Laissons donc au professeur le bénéfice du doute.

    Il est né le 25 janvier 1929 à Shepperton près de Londres d’un père français et d’une mère britannique écossaise. Il avait la double nationalité. Aîné de sept enfants, il reçut une éducation stricte sinon rigoureuse, comme elle pouvait l’être à l’époque. Son père était directeur à la compagnie des Messageries maritimes et durant son enfance, la famille s’est beaucoup déplacée au gré des postes occupés par celui-ci, à Saïgon, Singapour, Kobé, puis Shanghai. En 1936 il revient en métropole et fréquente divers établissements catholiques. En 1945 il est en hypocagne puis en cagne au prestigieux lycée Henri IV de Paris, en classe préparatoire littéraire. Il fait ensuite ses études de lettres classiques à la Sorbonne. Il obtient l’agrégation de lettres et le doctorat ès lettres et sciences humaines.

    Le contexte très trouble de l’Epuration a sans aucun doute eu une influence décisive sur ses choix futurs. Il est en effet révolté par les horreurs de l’Epuration dont il a eu connaissance et, ayant assisté, en 1948, à la XVIIe chambre correctionnelle de Paris, au procès expéditif du milicien Pierre Gallet, il en est bouleversé. D’autre part, face aux atrocités infligées aux populations allemandes par les Alliés et notamment les Soviétiques, il décide d’étudier, selon ses dires, impartialement et comme un gentleman, ce qu’a pu être réellement pendant la guerre la conduite de nos ennemis.

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    Ses diplômes obtenus, il choisit la carrière d’enseignant et va exercer comme professeur dans divers lycées de province. Il y est considéré comme un enseignant d’un haut niveau intellectuel, connaissant bien sa discipline et passionné par son métier. Mais il semblerait qu’il ait quelques soucis avec la hiérarchie, avec laquelle il entre dans des conflits sérieux et répétés. Sans doute le caractère écossais… Il se passionne pour la critique de textes dont il va faire sa spécialité, ce qu’il appelle lui-même « mon révisionnisme littéraire ».

    – A l’Université, Faurisson se voit peu à peu mis à l’Écart et marginalisé par ses confrères

    Dans les années 70 il atterrit à l’Université, il est maître assistant stagiaire puis titulaire de littérature française à Paris III (Sorbonne), puis maître de conférence en littérature contemporaine à l’Université Lyon II. Il soutient sa thèse de doctorat d’Etat en 1972 et est décrit par ses directeurs comme « un très brillant professeur, chercheur très original, personnalité exceptionnelle ». Il faut dire qu’il atteint à la notoriété dès 1961 avec la publication d’un article sur Rimbaud qui suscite une polémique littéraire. Il récidive à propos de Lautréamont, qui est d’ailleurs le sujet de sa thèse de doctorat d’Etat. Sa méthode et les conclusions qu’il en tire provoquent des remous dans le landerneau universitaire, car le professeur Faurisson est un novateur, sinon un provocateur et chacun sait que les pontes de l’université n’aiment pas être bousculés dans leurs certitudes. Les critiques sont donc sévères et l’auteur se voit peu à peu mis à l’écart et marginalisé par ses confrères. C’est cette méthode hyper critique qui s’attache à une lecture au pied de la lettre du discours et que le professeur baptise lui-même, non sans humour, « méthode Ajax », celle qui récure, qui décape et qui lustre, qu’il va finir par appliquer à un sujet beaucoup plus sulfureux et dangereux que la littérature, savoir la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement le génocide des juifs.

    Ses débuts dans le révisionnisme historique sont dus à la découverte des écrits de l’ancien résistant socialiste Paul Rassinier, revenu subclaquant et invalide à 100% des camps de concentration nazis dans lesquels il avait été interné pour fait de résistance. Or, Paul Rassinier, dans ses témoignages de l’univers concentrationnaire auquel il a été confronté, remet en question la vulgate résistancialiste des témoignages surabondants et voyeuristes de la littérature concentrationnaire d’après-guerre. Les deux hommes ne se rencontreront jamais mais entretiennent une abondante correspondance épistolaire. On peut considérer, à juste titre, Paul Rassinier comme l’un des principaux fondateurs du courant révisionniste. Ses livres sont une véritable révélation pour le professeur Faurisson. C’est alors qu’il décide de mener ses propres recherches par pure curiosité intellectuelle sur la question du génocide. C’est le début de ce qu’il qualifiera lui-même comme étant « la plus prodigieuse aventure intellectuelle du XXe siècle ». Il vient, sans le savoir, de donner un formidable coup de pied dans la fourmilière et c’est le début de ses ennuis…

    Dans une deuxième partie nous verrons à quoi ont conduit les recherches du professeur et ce qu’il lui en a coûté. Ce sera « l’affaire Faurisson » et ses conséquences.

    (A suivre)

    NOTES

    1. Dans ses deux livres : Nuremberg ou la Terre promise (1948) et Nuremberg II ou les faux monnayeurs (1950), parus initialement aux Editions les Sept Couleurs, réédités en un seul volume par les Editions Kontre Kulture en 2014.
    2. 19 avenue d’Italie, 75013 Paris. Tél. : 01 53 34 97 97, courriel : contact@rivarol.com

    Tribune libre

    Lectures françaises, n° 756, avril 2020, p. 48-58

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    De la question juive en général et du professeur Faurisson en particulier par Claude BEAULÉON

     

    NDLR. Cet article est la deuxième partie de l’étude parue dans notre numéro 750 (octobre 2019) sous le titre : « Un triste anniversaire ».

       « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

       « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déter minés par la loi. »

       Articles X et XI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen

     

    Certes, ce n’est pas pour me prévaloir de ces pseudo-droits et de ces pseudo-libertés – dont le libellé porte en lui-même sa contradiction – que je les ai placés en exergue de cet article. On en mesurera toute l’inanité et la vacuité dans les lignes qui vont suivre. Mais, comme nos adversaires s’en réclament constamment – sauf pour ceux qui ne pensent pas comme eux, cela va sans dire –, je trouve particulièrement piquant de leur renvoyer l’argument en leur posant la question qui fâche : liberté d’expression et d’opinion même pour les révisionnistes, messieurs les censeurs ?

    – L’affaire Faurisson –

    Elle démarre le 29 décembre 1978 par une lettre publiée dans Le Monde et intitulée « Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ». Dans ce long article, le professeur synthétise le résultat de ses recherches et les soumet au jugement du public. C’est le début de l’aventure du révisionnisme historique. De quoi s’agit-il ? Pour faire simple, et en résumé, le professeur prétend qu’aucune chambre à gaz homicide n’a pu fonctionner à Auschwitz. Partant, la suite coule de source : si les nazis n’ont ni inventé ni utilisé de chambres à gaz homicides pour exterminer les juifs, alors se pose immanquablement la question de la volonté génocidaire. Logiquement, le professeur en vient à déduire qu’il n’y a pas eu de génocide. CQFD. Mais attention : il ne nie cependant pas la réalité de la persécution des juifs ni l’antisémitisme forcené du national-socialisme qui a conduit aux déportations dans les camps de concentration. De même, il ne nie pas non plus la réalité de l’existence des fours crématoires.

    Comme l’on pouvait s’y attendre, cette lettre déclenche une avalanche de protestations et enclenche une polémique qui n’a jamais cessé depuis. Toujours dans Le Monde, le 21 février 1979, une pétition de 34 historiens lui répond. Ce sont tous des pontes de l’université. Voici comment se termine le texte, c’est un morceau d’anthologie :

    Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz.

    Qu’on relise bien cette phrase qui constitue un véritable aveu d’impuissance et surtout, un monument de cynisme et de mauvaise foi. J’avoue qu’en tant qu’historien, elle me laisse absolument pantois. Je crois que c’est ce jour-là que l’université française a achevé de se discréditer. Imaginez un peu que, grand pontife de l’université, bardé de tous les diplômes possibles et imaginables, prétendant à l’objectivité scientifique, je vous déclare ceci :

    Il ne faut pas se demander comment, techniquement, la terre pourrait être une sphère et tourner autour du soleil. Ce n’est pas possible techniquement puisqu’il est de notoriété publique que c’est l’inverse. Tel est le point de départ obligé de toute enquête scientifique sur ce sujet. Cette vérité, il m’appartient de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur la rotondité de la terre et sur sa révolution autour du soleil.

    Vous souriez ? Vous avez tort, parce que c’est exactement le genre de démarche intellectuelle posée par nos 34 tartuffes. En 1980, la polémique continuant à enfler, le professeur fait paraître un Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire (1). Puis vient le premier procès. Il est condamné en première instance, en 1981, à 1 franc symbolique. Dans les attendus du jugement, le tribunal reconnaît qu’il n’a ni compétence ni qualité pour juger l’Histoire et que l’historien dispose de la liberté pleine et entière ; mais il reproche néanmoins à Robert Faurisson d’avoir manqué de prudence, de circonspection objective et de neutralité intellectuelle qui s’imposent au chercheur qu’il veut être, et d’avoir permis, avec une légèreté insigne mais avec une conscience claire, de laisser prendre en charge, par autrui, son discours dans une intention d’apologie des crimes de guerre ou d’incitation à la haine raciale.

    Le professeur contre-attaque en appel et, dans un arrêt qui fera date, du 26 avril 1983, après avoir rappelé la jurisprudence en la matière, voici ce que déclare la cour d’appel de Paris dans son 11e Considérant de l’arrêt :

    Les accusations de légèreté formulées contre Robert Faurisson manquent de pertinence et ne sont pas suffisamment établies. Il n’est pas davantage permis d’affirmer, eu égard à la nature des études auxquelles il s’est livré, qu’il a écarté les témoignages par légèreté ou négligence, ou délibérément choisi de les ignorer ; qu’en outre, personne ne peut en l’état le convaincre de mensonge lorsqu’il énumère les multiples documents qu’il affirme avoir étudiés et les organismes auprès desquels il aurait enquêté pendant près de 14 ans. La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public.

    Grandeur de la justice française ! Mais ce fut bien la seule et dernière fois… En clair, la cour se déclarait incompétente et non qualifiée pour porter un jugement sur la valeur des travaux historiques que les chercheurs soumettent au public et pour trancher les controverses ou les contestations que ces mêmes travaux manquent rarement de susciter. C’était le bon sens et la sagesse même et nous aurions dû en rester là, mais c’était sans compter sur le « Lobby » qui veillait et qui allait bientôt faire, par la magie d’une loi inique et sur mesure, des tribunaux les auxiliaires d’une justice politique d’exception comme celle que l’on voit à l’œuvre dans les régimes totalitaires, déshonorant la justice française et dont on n’aurait pas cru que le pays des fameux droits de l’homme fût capable.

    – La mÉthode Faurisson et ses succÈs –

    Bardèche et Rassinier (2) avaient développé des arguments d’ordre intellectuel et spéculatif. Rien de tel chez le professeur qui mène une enquête quasi policière en utilisant des méthodes scientifiques et techniques : il visite et examine les lieux, recherche la scène du crime et l’arme du crime, interroge des spécialistes en chimie et physique, se renseigne sur les propriétés et la nature du gaz Zyklon B, un puissant insecticide toujours utilisé aujourd’hui ; il se rend aux Etats-Unis et interroge des spécialistes des exécutions par le gaz, il visite une chambre à gaz d’exécution dans un Etat américain utilisant cette forme de mise à mort des condamnés à la peine capitale et s’en fait expliquer le fonctionnement. Il parvient même à se procurer les plans originaux de construction de l’immense complexe d’Auschwitz sur lesquels ne figurent nulle trace ni mention d’une quelconque chambre à gaz…

    Prudent, il examine aussi les archives. En effet, comme tout un chacun, il se figure qu’un crime aussi massif et monstrueux ne peut pas ne pas avoir laissé de traces, surtout quand on connaît la propension à l’inflation législative et la manie qu’ont les pléthoriques administrations des régimes totalitaires de tout consigner. Comment imaginer en effet qu’un tel projet, par son ampleur, n’ait pas été prémédité, préparé, organisé, planifié, mis en œuvre avec des moyens, des ordres, des hommes, etc. ? Et pourtant, et pourtant… rien, les archives allemandes sont muettes. Il se rend alors au Centre de documentation juive contemporaine à Paris et épluche leurs archives : rien, aucune photo, aucun document sur les chambres à gaz. Le personnel n’a pas la moindre preuve à lui fournir et finit par le jeter dehors ! Rien non plus dans les mémoires de guerre des grands chefs alliés, les De Gaulle, Churchill, Eisenhower, rien dans les archives du Comité international de la Croix-Rouge alors que celle-ci était admise à visiter les camps, rien au Vatican… Pourtant on peut supposer que tous ces gens n’auraient pas manqué de mentionner ces horreurs s’ils en avaient eu connaissance.

    – La farce de Nuremberg –

    Reste alors le chef d’accusation au tribunal de Nuremberg où fut évoquée pour la première fois cette question. Ici, il faut rappeler que les juges ne requirent aucune expertise, aucune preuve d’un gazage homicide. Le tribunal prétendit même se dispenser de ces éléments par les articles 19 et 21 de son statut :

    « Le tribunal ne sera pas lié par les règles relatives à l’administration des preuves. Il adoptera et appliquera autant que possible une procédure rapide et non formaliste et admettra tout moyen qu’il estimera avoir une valeur probante » (art. 19).

    « Le tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis » (art. 21).

    Faut-il rappeler que le tribunal international n’était pas une juridiction mais une association de vainqueurs jugeant des vaincus selon la loi du plus fort. Il n’était pas militaire puisque, sur les huit membres qui le présidaient, seuls les deux Soviétiques étaient des juges militaires, il n’était pas international mais interallié. Ce fut une justice de vengeance, non pas une justice, d’ailleurs, mais une parodie de justice. Il eut recours à la rétroactivité des lois et à la responsabilité collective, notions tout à fait contraires à la tradition juridique latine européenne mais tout à fait conforme à la justice talmudique… Ses procédés révoltèrent le plus grand juriste d’Amérique, savoir le président de la Cour suprême des Etats-Unis qui parla de tartufferie. D’autres voix éminentes s’élevèrent également contre cette farce macabre, comme celle du général Patton entre autres. Nahum Goldmann, ancien président du Congrès Juif Mondial, rapporte dans ses Mémoires que le tribunal de Nuremberg avait été une trouvaille des représentants dudit Congrès.

    – Absence de sources et de preuves –

    Tous les « papes » de la thèse exterminationniste reconnaissent eux-mêmes l’absence de sources : Léon Poliakov en 1951 : « Aucun document n’est resté, n’a peut-être jamais existé » (in Bréviaire de la haine). Martin Broszat, directeur de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, déclare en 1960 que « ni à Dachau, ni à Bergen Belsen, ni à Buchenwald des juifs ou d’autres détenus n’ont été gazés. Or, les gazages de Dachau avaient occupé la scène à Nuremberg. Du 29 juin au 2 juillet 1982 fut organisé en Sorbonne un colloque international présidé par les prestigieux François Furet et Raymond Aron dans le but de démolir les thèses faurissonniennes. En voici la conclusion : « Malgré les recherches les plus érudites, on n’a trouvé aucun ordre de Hitler de tuer les juifs ». Quant à Raul Hilberg, LE spécialiste du génocide des juifs, dans son célèbre ouvrage La Destruction des juifs d’Europe, plusieurs fois réédité, voici ce qu’il déclare :

    « Ce qui commença en 1941 fut un processus de destruction non planifié à l’avance, non organisé et centralisé par une agence quelconque. Il n’y eut pas de projet et il n’y eut pas de budget pour des mesures de destruction. Ces mesures furent prises étape par étape, une étape à chaque fois. C’est ainsi qu’apparut moins un plan mené à bien qu’une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie ».

    Donc, si l’on en croit le professeur Hilberg, les nazis seraient les inventeurs de la télépathie…

    Pauvre Raul Hilberg qui s’effondra lamentablement en plein tribunal au procès de Ernst Zündel, révisionniste germano-canadien, au procès de Toronto en 1985. Appelé comme témoin de l’accusation, il se fit proprement démolir par la défense qui avait cité son propre témoin, un certain… professeur Faurisson ! Complète­ment discrédité il refusera de venir témoigner à un deuxième procès en 1988. Car, il faut le savoir, toutes les demandes d’un débat contradictoire avec les partisans de la thèse exterminationniste par le professeur Faurisson se sont vu opposer des fins de non-recevoir. Personne, je dis bien personne, n’a osé lui porter la contradiction au prétexte qu’on ne discute pas avec le diable. C’est un peu léger comme argument. Enfin, et pour la bonne bouche, en 1982 est fondée à Paris l’ASSAG (Association pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste) sous le patronage de personnalités comme Georges Wellers, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Vidal-Naquet. Elle a fini par s’auto­dissoudre en 2008, n’ayant rien publié ni rien trouvé en vingt-six ans de recherche…

    Restent les témoignages ; ceux des victimes, ceux des bourreaux. Le professeur n’a eu aucun mal à démontrer l’extravagance des uns et des autres, sachant que pour ceux des bourreaux, que valent les confessions de Rudolf Hoess, le commandant d’Auschwitz, quand on sait qu’elles ont été obtenues sous la torture ?

    De tous ces éléments le professeur concluait à l’absence de preuves de l’existence des chambres à gaz homicides et même à leur impossibilité aussi bien aux plans technique, physique, chimique que physiologique.

    – La loi Gayssot et ses suites –

    En 1987, Jean-Marie Le Pen, interrogé par les journalistes lors de l’émission Le Grand Jury RTL, fait sa fameuse déclaration sur « les chambres à gaz détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale » (3). Je ne reviens pas sur cette malheureuse affaire déjà traitée dans ces colonnes. Mais, pour la clique politico-médiatique et pour le « Lobby », cette fois, c’en est trop ! Il est temps d’agir. Mais comment faire ? Le montage de l’affaire de Carpentras (mai 1990) va permettre – par la sidération de l’opinion qu’elle entraîne – de faire passer la fameuse loi du 13 juillet 1990, dite loi Fabius-Gayssot, également appelée par ses détracteurs la « lex faurissonnia » tant elle semble avoir été faite sur mesure pour mettre un coup d’arrêt définitif aux progrès du révisionnisme historique en France. C’est une première. Jusque-là, seul l’Etat d’Israël avait à sa disposition une loi semblable dans son arsenal législatif. La France des droits de l’homme et de la liberté d’expression inaugure donc un dangereux précédent. Par la suite, la plupart des pays de l’Union européenne se doteront de législations ad hoc sur le sujet. Une fois encore la France donne le mauvais exemple. Cette loi instaure le délit de contestation de crime contre l’humanité passible d’un an de prison ferme et de 45.000 € d’amende. En clair, le révisionnisme est assimilé à de l’antisémitisme.

    – Une loi tyrannique –

    Seuls, dans le monde occidental, les Etats-Unis et le Royaume-Uni échappent à cette tyrannie, mais pour combien de temps ? Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées contre l’inconstitutionnalité de cette loi, et non des moindres, puisqu’un juriste aussi prestigieux et compétent que Robert Badinter lui-même s’y est déclaré opposé. Même l’inénarrable Simone Veil, désormais panthéonisée, s’y est opposée. Ce qui est gravissime et que peu de gens savent, c’est que les épigones de cette loi dans les autres pays d’Europe ont déjà donné lieu à de très sévères condamnations pour délit d’opinion. Ainsi, en Allemagne et en Autriche, un certain nombre de personnalités révisionnistes ont déjà subi les foudres de la loi et ont été condamnées à des peines d’emprisonnement ferme. Citons les cas de Siegfried Verbeke, Ernst Zündel (décédé), Horst Mahler, Germar Rudolf, Wolfgang Fröhlich, Jürgen Graf, Ursula Haverbeck (88 ans quand même), Sylvia Stolz, etc. Et pas des petites peines ! Horst Mahler et Wolfgang Fröhlich, pour ne citer qu’eux, sont toujours en prison, pour l’un et pour l’autre depuis plus de 12 ans ! Impossible ? Hélas non… Pour la France, jusqu’à présent le seul à avoir fait l’objet de foudres de Thémis est Vincent Reynouard qui a déjà subi dix mois ferme et qui, pour éviter de plus lourdes condamnations, a été obligé de s’exiler en Angleterre. D’autres sont sur la sellette : on pense bien sûr au dissident politique numéro 1 en France, Alain Soral, car le total cumulé des peines prononcées contre lui s’élève à sept ans de prison ferme et à plus de 400 000 € d’amende, l’appel étant suspensif. On ne saurait mieux conseiller à ce cher Alain que d’aller s’exiler à son tour en Suisse (puisqu’il a la double nationalité) où l’herbe est sans doute plus verte.

    – Un nouveau blasphÈme –

    Ces mesures sont-elles au moins efficaces ? Si l’on en croit un sondage commandé auprès des instituts par l’ « Anti-Defamation League » américaine, l’un des plus puissants « lobbies » juifs américains, vingt ans d’enseignement de l’Holocauste ont produit un résultat pervers : dans les pays où cette négation n’est pas punissable, le niveau de négation et de scepticisme a très peu varié et reste marginal. Ailleurs, malgré la vigilance de la police et les alertes, le pourcentage de négationnistes et de sceptiques a considérablement augmenté, passant de 5 % à 26 % en France et de 8 % à 11 % en Allemagne ! En clair, en France, le quart de la population ne croit pas ou ne croit plus à la version officielle. Il est vrai qu’au pays de Descartes, avec la loi Gayssot, nous sortons du cadre de l’Histoire et de la critique scientifique pour entrer dans le domaine religieux et le dogme, ce qui ne manque pas de sel sur la terre de la laïcité triomphante ! CREDO !… Ou comme le disait récemment l’humoriste Dieudonné : « J’y crois puisque c’est obligatoire ! »  Les esprits forts et les libres penseurs de notre pays prétendent à un droit au blasphème qui ne saurait être contesté au nom de « l’esprit Charlie », mais il semble qu’il y ait une exception avec la négation de la Shoah qui est devenue LE nouveau blasphème. D’ailleurs, tout comme le terme d’Holocauste, ce terme de Shoah est porteur d’une dimension mystique et religieuse. Il s’agit bien d’une religion nouvelle, comme le rappelait récemment notre estimé confrère et rédacteur en chef de Rivarol, Jérôme Bourbon :

    La contre-religion de la Shoah singe en effet les rituels catholiques avec son culte des martyrs (les six millions), ses saints (les Justes récompensés par l’Etat d’Israël), ses miraculés (les survivants), ses stigmatisés (les déportés avec leur numéro tatoué sur le bras), ses pèlerinages et processions expiatoires d’Auschwitz au Struthof, ses temples et cathédrales (les musées de l’Holocauste, le mémorial de la Shoah), les aumônes pour être absous de ses fautes (les incessantes réparations financières en faveur de l’Etat d’Israël et des descendants de déportés), ses reliques (les dents, les cheveux, les souliers des déportés), son hagiographie (les livres des grands témoins d’Elie Wiesel, Primo Levi…), ses martyrologes (Yad Vashem), ses lieux de supplice (les chambres à gaz homicides), ses Tables de la loi (la Déclaration des droits de l’homme), son Evangile (le jugement du TMI de Nuremberg), ses grands prêtres et ses pontifes (Klarsfeld, Veil, Lanzmann…), son inquisition (les tribunaux de la République et l’arsenal répressif antirévisionniste de dizaines d’Etats dans le monde), sa législation contre le blasphème (la loi Gayssot et son équivalent un peu partout en Occident), ses juges (les magistrats), sa cité sainte (l’entité sioniste), ses archanges (Tsahal protégeant l’Eretz), ses prédicateurs et ses gardiens (les enseignants et tous les organes dirigeants, qu’ils soient politiques, médiatiques, religieux, syndicaux, associatifs, etc.), les saintes congrégations (le Congrès juif mondial, les B’nai B’rith, le CRIF, la LICRA, l’UEJF, l’AIPAC…), son enfer (tous les nationalistes, sauf les Israéliens, les catholiques traditionalistes), ses fidèles (la quasi-totalité de l’humanité), ses mécréants (les révisionnistes) (4).

    Tout est dit…

    – La question juive à la lumiÈre de la Shoah –

    Interrogé au micro d’Europe I par Yvan Levaï en 1980, le professeur Faurisson résuma son parcours et ses intentions par une phrase de 60 mots. LA phrase :

    « Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand, mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier. »

    Reprenons point par point cette déclaration :

    1. Le mensonge historique :

    Si les conclusions du professeur sont vraies et si ce qu’il prétend avancer est juste, pourquoi cette mascarade à Nuremberg ? Ici je renvoie le lecteur une fois encore à la lecture des ouvrages capitaux de Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise et Nuremberg ou les Faux-monnayeurs (5). Ce procès donna naissance à un mythe : celui de l’absolue barbarie des vaincus et de l’absolue vertu des vainqueurs. En chargeant la barque nazie, il permettait aux Alliés et aux Soviétiques de s’exonérer à bon compte de leurs propres crimes de guerre qui furent nombreux et massifs, en particulier tous les crimes perpétrés par le communisme international et russe, dont tous les honnêtes gens savent très bien que les principaux commanditaires et exécutants étaient très peu russes orthodoxes !… Nuremberg est une étape vers le nouvel ordre mondial et un jugement contre toutes les souverainetés nationales.

    1. Une gigantesque escroquerie politico-financière :

    Ici je renverrai volontiers à l’ouvrage magistral d’Anne Kling, La Saga des réparations (6). En effet, le chantage à la Shoah a permis aux organisations juives internationales et à l’Etat d’Israël naissant de racketter d’importance un certain nombre d’Etats, confits en repentance, au premier rang desquels, bien sûr, l’Allemagne. Sans ces aides extérieures, jamais Israël n’aurait pu se développer économiquement. La République fédérale allemande a déjà déboursé à ce jour près de 100 milliards de marks depuis 1949 pour Israël, les organisations sionistes et des particuliers. Nahum Goldmann, toujours lui,  reconnaît d’ailleurs que sans les réparations allemandes Israël n’aurait pas la moitié de son infrastructure. Ce qui est prodigieux dans cette affaire, c’est que les Allemands payent en réparation de crimes commis pour un Etat qui n’existait pas au moment où ils ont été perpétrés. Faut-il rappeler, en effet, que l’Etat d’Israël a été créé en 1948 ? Mais non contentes de s’en prendre à l’Allemagne, voici maintenant que les organisations sionistes internationales s’en prennent à d’autres pays. On a vu ainsi les banques suisses passer à la moulinette et voici la France à son tour sur le gril. Jusqu’où ira-t-on ?

    1. Les bénéficiaires : « un dogme holocaustique » :

    J’aime regarder et écouter les vidéos des conférences du Rav Ron Chaya sur sa chaîne YouTube. Ce rabbin franco-israélien qui sévit à Jérusalem est un magnifique spécimen – ou devrais-je dire : énergumène ? – qui présente tous les signes cliniques de l’hystérie si bien décrite et analysée dans les ouvrages magistraux d’Hervé Ryssen, Le Fanatisme juif (7) et Psychanalyse du judaïsme (8). C’est un régal ! Mais cet olibrius a souvent des accents de sincérité qui laissent percer le fond de sa pensée. Je lui laisse la parole :

    « Les bienfaits de la Shoah, c’est inimaginable ! Inimaginable ! Grâce à quoi l’on vit aujourd’hui, si ce n’est par le mérite de cette souffrance ? Tout à coup, après la Shoah, l’Organisation des Nations-unies donne la terre d’Israël au peuple juif. Et par quel mérite, si ce n’est par la souffrance de tous ces juifs qui sont partis ? Ces souffrances, c’est terrible, mais, pour un peu de souffrance, tu reçois l’infini, ça vaut le coup ! » (9)

    N’est-elle pas magnifique, cette déclaration ? Là encore, tout est dit… On dirait presque un chrétien parlant du Paradis mérité par les souffrances d’ici-bas. Mais voici Shulamit Aloni, ancien ministre de l’Education nationale en Israël : « C’est une combine que nous utilisons toujours. Quand quelqu’un en Europe critique Israël, alors nous sortons “l’Holocauste” » (10).

    Est-il besoin d’en dire plus ? La sacralisation de l’Etat d’Israël et le sionisme reposent sur le dogme holocaustique qui leur assure la puissance et la pérennité, l’immunité et l’impunité, ce qu’ont bien vu des auteurs aussi différents que l’athée converti à l’islam Roger Garaudy, dans son maître ouvrage Les mythes fondateurs de la politique israélienne (11), ou le juif américain Finkelstein dans L’Industrie de l’Holocauste, réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs (12). Commodément, en effet, la Shoah permet aux Israéliens d’occulter leur politique raciste, impérialiste et colonialiste menée aux dépens des Palestiniens autochtones depuis maintenant plus de 70 ans. Un peuple qui a tant souffert peut-il lui-même faire souffrir à son tour ? La question est posée. Comme le dit si bien l’abbé Olivier Rioult dans son splendide ouvrage De la question juive. Synthèse (13), qui est la somme la plus complète, la plus exhaustive que j’aie lu sur ce sujet délicat : « Grâce à une active propagande, Israël a réussi à obtenir le statut du “peuple martyr” à perpétuité ».

    Mais je pourrais tout aussi bien citer des auteurs aussi divers que le professeur Israel Shahak dans son ouvrage Histoire juive, religion juive, le poids de trois millénaires (14), que Israël Adam Shamir, lui aussi juif mais converti, dans deux de ses livres Notre-Dame des Douleurs (15) et L’Autre Visage d’Israël (16), mais encore Shlomo Sand Comment le peuple juif fut inventé, de la Bible au sionisme (17) et Comment j’ai cessé d’être juif (18). Enfin, je ne saurais trop recommander la lecture du livre de deux universitaires américains, John Mearsheimer et Stephen Walt, dans Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, traduit en français (19). Tous ces ouvrages, que j’ai lus, font le tour de la question et sont en tous points remarquables et d’une honnêteté scrupuleuse. Or, vous le constatez, leurs auteurs ne sont pas précisément d’ascendance gauloise.

    1. Les victimes :

    Ici, il faut distinguer les victimes morales des victimes physiques. Les victimes morales, c’est bien sûr ce malheureux peuple allemand, rééduqué et humilié depuis maintenant 75 ans après avoir été mis au ban des nations pendant des décennies. Ils n’en finissent pas de s’excuser et de se repentir jusqu’au dégoût d’eux-mêmes. Ils ne font plus d’enfants, se laissent envahir par des centaines de milliers de parasites du tiers-monde pour prouver leur bonne volonté et leur ouverture à l’Autre. C’est un peuple fini, sans aucun avenir puisque de toute façon il refuse d’en avoir un.

    Les victimes physiques maintenant : comment ne pas compatir au martyre quotidien vécu par le peuple palestinien, exproprié de ses terres ancestrales, spolié de son avenir, en proie à toutes sortes de vexations, sans aucun espoir de voir sa situation s’améliorer un jour ? Aucun autre Etat au monde ne pourrait se permettre d’agir avec une partie de sa population comme se le permet l’Etat d’Israël. L’affaire serait portée immédiatement devant l’ONU, on déclencherait peut-être même des opérations militaro-humanitaires dont l’OTAN s’est fait une spécialité. Khadafi et les Serbes ont été punis pour moins que ça. Mais pas Israël ! Israël est intouchable.

    Enfin, il est selon moi une dernière catégorie de victimes à laquelle le professeur Faurisson n’a pas fait allusion et c’est regrettable. Je pense, moi, que les grandes victimes de toute cette escroquerie, eh bien, ce sont les juifs eux-mêmes, enfermés qu’ils sont dans une sorte de paranoïa collective voulue par leurs autorités politiques et morales visant à empêcher leur intégration définitive dans les sociétés d’accueil pour mieux les maintenir sous le joug tyrannique du judaïsme politique. En quelque sorte, le ghetto continué. Accessoirement, et on le voit bien dans un pays comme la France, ce maintien dans la soumission et la terreur collective d’un nouveau pogrom poursuit un autre but : faire émigrer le plus grand nombre possible de juifs vers Israël pour des raisons de politique démographique, celle-ci ne leur étant pas favorable dans l’environnement hostile d’un petit peuple cerné par les masses arabes.

    – PostÉritÉ du professeur Faurisson et avenir du rÉvisionnisme –

    Peu avant sa mort, interrogé sur le sujet, le professeur confiait son optimisme dans la victoire finale du révisionnisme mais aussi son pessimisme quant à l’avenir des révisionnistes. Il y a fort à parier en effet que la répression envers les chercheurs indépendants va s’aggraver. Si les juges des premiers temps de la loi Gayssot répugnaient à sanctionner, trente ans après, soit une génération, la loi est entrée dans les mœurs et elle ne rencontre plus d’opposition. Les nouveaux magistrats, qui ne sont pas tous des « salauds » ou des idéologues, croient vraiment être dans le camp du Bien et rendre un service aux sociétés en extirpant le Mal à la racine. C’est un fait qu’ils condamnent plus lourdement les révisionnistes, auxquels n’est accordée aucune circonstance atténuante, que les voleurs, violeurs et autres fripouilles qui, eux, bénéficient souvent d’une très large mansuétude et très coupable tolérance, surtout s’ils ne sont pas autochtones.

    On aurait pu croire qu’à partir des années 2000 c’en était fait du professeur Faurisson puisque l’on n’entendait plus guère parler de lui, mais le destin a parfois de ces clins d’œil ! C’est ainsi qu’il fut invité en Iran en 2006 pour une conférence internationale sur l’Holocauste, ce qui relança, à son corps défendant, sa carrière médiatique ! Mais c’est à l’initiative d’un comique et humoriste qu’il entama sa seconde vie et remonta sur les planches. En effet, le 26 décembre 2008, à l’invitation de Dieudonné M’Bala M’Bala, il monta sur la scène du Zénith de Paris au cours du spectacle de l’humoriste qui lui remit le « Prix de l’insolence et de l’infréquentabilité ». Scandale énorme dans tout le pays mais avalanche d’applaudissements et de rires dans la salle. Eh bien ! Je peux vous dire que cette provocation d’une soirée fit plus pour relancer la notoriété et la carrière du professeur que trente années de recherches ! En lui donnant cette visibilité nationale, le comique adressait un formidable pied de nez à la petite communauté de lumière et au pouvoir politico-médiatique en les mettant face à leurs contradictions. Car, au pays des « Charlie », peut-on aussi faire condamner le rire et l’humour ? Enfin, en 2012, comble de l’abjection, le professeur Faurisson se faisait remettre le « Prix du courage, de la résistance et de la combattivité » par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lui-même. Qui dit mieux ?

    Il nous faut conclure : il y a maintenant 2000 ans, un rabbi en rupture de ban avec sa communauté s’exclamait : « Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous rendra libres ».

    NOTES

    1. Editions La Vieille Taupe, 1980.
    2. NDLR : Paul Rassinier (1907-1967) était professeur d’histoire, militant pacifiste entré en 1922 au Parti communiste, dont il fut exclu. Il rejoignit les rangs de la SFIO (socialiste) en 1934. Résistant de la première heure, il fut arrêté par la Gestapo en 1943 et déporté àBuchenwald, puis à Dora. Libéré en 1945, il rentra en France sur un brancard et déclaré invalide à 100%. Il reprit toutefois sa place à la tête de la SFIO et fut élu dans la Deuxième Assemblée constituante (1946). N’acceptant pas les manigances « politicardes », il se retira de la vie publique et n’hésita pas à dénoncer les exagérations du « résistantialisme » en matière de crimes de guerre, soutenant qu’il y en avait eu autant et d’aussi horribles dans les deux camps. A ce sujet il publia plusieurs livres : Le Passage de la ligne (1949), Le Mensonge d’Ulysse (1950), Le Parlement aux mains des banques (1955), Le Procès Eichmann (1962), Le Drame des Juifs européens (1964), L’Opération Vicaire (1965)… Ces publications déclenchèrent contre lui le déchaînement des milieux progressistes et communistes. Lors de ses obsèques, dignes de son non-conformisme, son éloge funèbre fut prononcé par le directeur de Défense de l’Occident, Maurice Bardèche (cf. infra, note 5).
    3. Voir le deuxième tome des Mémoires de J.-M. Le Pen, Tribun du peuple (Editions Muller, octobre 2019) dans lequel il s’en explique.
    4. Ecrits de Paris n° 820-821, automne 2018 (19 avenue d’Italie, 75013 Paris).
    5. NDLR : Parus respectivement en 1948 et 1949 (Editions les Sept Couleurs), ces deux volumes ont été réédités en 2014, réunis en un seul ouvrage (Editions Kontre Kulture). En 1947, Bardèche avait publiéLettre à François Mauriac (Editions La Pensée libre, 1947) qui, pour la première fois depuis la « Libération », attaquait avec une extrême violence la législation de l’épuration au nom du devoir, de la discipline et de l’unité nationale en temps de guerre. Il connut un grand succès (80 000 exemplaires) et fut le point de départ de la littérature d’opposition à la Résistance.
    6. Editions Mithra, 2015.
    7. Editions Baskerville, 2007.
    8. Editions Baskerville, 2006.
    9. NDLR : Le contenu de cette vidéo, qui est actuellement mentionnée « indisponible » sur YouTube, est visible sur Dailymotion.
    10. Dans un entretien accordé en 2002 à la journaliste américaine Amy Goodman.
    11. Editions R. Garaudy/Samizdat, 1996.
    12. Editions La Fabrique, 2001.
    13. Editions Saint Agobard, 2019.
    14. Editions La Vieille Taupe, 1996.
    15. Editions Booksurge, 2006.
    16. Editions Al Qalam, 2004.
    17. Editions Fayard, 2008.
    18. Editions Flammarion, 2013 et 2015.
    19. Editions La Découverte, 2007.

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