• Guerre civile d’Espagne, du contexte à la prise du pouvoir



    Synthèse : prémices, soulèvement et rapport de force national et international (1936-1939)

  • La Guerre civile espagnole s'est déroulée du 17 juillet 1936 au 1ᵉʳ avril 1939,
    du soulèvement nationaliste à son arrivée au pouvoir !

    La guerre civile d’Espagne opposa, de 1936 à 1939, les forces nationalistes au duo républicains-rouges dans un conflit sanglant qui marqua profondément l’histoire du pays.
    Cet affrontement, à la fois guerre idéologique et guerre de religion, résonna bien au-delà des frontières ibériques, s’inscrivant dans le contexte de la montée des totalitarismes en Europe.

    Comme lorsque Churchill, Roosevelt et Staline se retrouvent sur la dépouille « présumée » d’Adolf Hitler, nous remarquerons que la grande union des matérialismes – libéralisme et communisme, ennemis en apparence –, communient avec allégresse ensemble, lorsqu’un principe révolutionnaire-conservateur et transcendant s’élève dans le monde (ici au travers des fascismes européens) !

    Sommaire

    I. Prémices
    II. Contexte
    III. Le soulèvement
    IV. Rapport de force
    V. La prise du pouvoir


    I. Prémices

    Miguel Primo de Rivera, père du phalangiste José Antonio Primo de Rivera, fut destitué en 1930 après sept années « dictatoriales conservatrices » à la tête de l’Espagne. Le roi Alphonse XIII, incapable de restaurer l’ordre, tenta de s’imposer, mais en vain.

    Les élections municipales d’avril 1931 furent un triomphe pour les républicains, qui s’assurèrent progressivement le contrôle du pouvoir politique, menant à la proclamation de la Seconde République et à l’exil du souverain.

    II. Contexte

    La situation politique espagnole des années 1930 s’avéra analogue à celle de l’Italie avant l’avènement de Benito Mussolini : une politique « bien pensante » et chancelante, impuissante face à l’agitation révolutionnaire.
    L’extrême gauche, composée de marxistes, d’anarchistes et de francs-maçons anticléricaux, tenta d’instaurer une dictature rouge, ce qui suscita une vive réaction patriotique/nationaliste.

    Face à cette menace, divers mouvements contre-révolutionnaires émergèrent, parmi lesquels les franquistes, les phalangistes et les carlistes, qui s’unirent en un front « antirépublicain ».

    III. Le soulèvement

    En juillet 1936, le général Francisco Franco, alors commandant des troupes coloniales au Maroc espagnol, prit la tête du soulèvement militaire contre la Seconde République, proclamée en 1931 et gouvernée par le Front populaire depuis février 1936.
    Cette insurrection, préméditée de longue date, fut qualifiée de « complot militaire », un peu comme l’action de l’OAS du temps de l’Algérie sous dépendance française, contre Charles De Gaulle.

    La guerre civile espagnole devint rapidement un enjeu international avec l’intervention des démocraties libérales, notamment la « France du Front populaire », redoutant l’avancée des forces nationalistes en Europe en général.

    IV. Rapport de force

    Le camp républicain tenait les principales régions industrielles et riches du pays, mais souffrait d’une division idéologique entre socialistes, communistes et anarchistes. À l’inverse, le camp nationaliste bénéficiait du soutien de l’Église, de l’armée et des élites économiques.

    Franco reçut l’appui militaire de l’Italie mussolinienne, de l’Allemagne hitlérienne et du Portugal salazariste, tandis que les républicains ne purent compter que sur un soutien limité de l’URSS et sur quelques aides françaises et britanniques, souvent entravées par des considérations diplomatiques et économiques.

    Le martyre de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole, marqua profondément la guerre. Emprisonné par les républicains, il fut exécuté en novembre 1936, à l’âge du Christ.
    Par ailleurs, la guerre fut marquée par une persécution féroce du clergé : de nombreux religieux furent massacrés par le camp républicain dans un déchaînement de haine antichrétienne invraissemblable.

    V. La prise du pouvoir

    Le conflit, qui s’étendit de 1936 à 1939, s’acheva par la victoire du camp nationaliste. Le 1ᵉʳ avril 1939, Franco, désormais Caudillo d’Espagne, établit son autorité sur l’ensemble du pays, qu’il gouvernera jusqu’en 1975.
    Le bilan humain est estimé entre 380 000 et 451 000 morts, selon les historiens, spécialistes de la période.

    Fervent catholique, conservateur et réactionnaire, Franco rendit à l’Église et à l’armée un rôle central dans la société espagnole, malgré quelques imperfections. Refusant d’engager l’Espagne dans la Seconde Guerre mondiale, il préféra préserver son pays du chaos du conflit mondial. Cependant, à la fin de son règne, il choisit de remettre le pouvoir à Juan Carlos, lequel trahit son héritage en amorçant la transition vers une faible monarchie parlementaire.

    P-.S. Avant que le pitre de foire Alain Soral ne brandisse son “égal & réconcilié” comme un étendard de la subversion, le généralissime Francisco Franco avait déjà orchestré une alliance des plus paradoxales, si l’on veut. En 1936, au cœur de la guerre civile espagnole, Franco fit appel – outre à ses paladins analphabètes -, à environ 80 000 soldats marocains pour soutenir sa cause nationaliste. Ces troupes, issues de l’Armée d’Afrique, comprenaient notamment les Regulares et la Légion espagnole.

    Ironie historique : ces forces, perçues comme des “infidèles” même par certains rouges, furent utilisées pour défendre une Espagne catholique contre les républicains. Leur réputation de brutalité était telle que Franco les utilisait – ses bicot très énervés ! – pour semer la terreur parmi ses ennemis.

    Ainsi, bien avant les discours du virtuose du Logos sur l’union islamo-chrétienne, ledit front de la foi, Franco avait déjà mis en pratique une forme d’“intersectionnalité” arabo-blanche militaire, alliant des forces disparates pour asseoir son pouvoir.


    📌 Pour aller plus loin

    • Une série de quatre épisodes sur la guerre civile espagnole (à écouter avec discernement…) : http://youtu.be/UpvP0H9mRuM
    • Sur la distinction entre franquisme et fascisme, ainsi que sur la nature du phalangisme, on consultera avec profit cet article de Jeune Nation, reprenant les analyses de Maurice Bardèche.

    In Christo.

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