• Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ?



    Thèse, antithèse, synthèse ? (+ regard catholique)

  • Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ? - Intégralisme Organique

    Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ?

    Le point faible de cela est le fait que ces théories souvent, semi-complotistes, fleurissent, inquiètent et jouent de nos émotions dès le lendemain de la guerre. C’est pourquoi, il faut tenir, à ce sujet, la plus grande prudence, ainsi qu’un esprit scientifique ; et ce, dans la mesure du possible, car il est, dans l’absolu, … Lire la suite de Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ?


  • 6 commentaires




    Non, le document auquel s'est reporté Stepinac pour témoigner des prières d'Hitler aux derniers instants de sa vie n'a rien d'invalide, puisqu'émanant d'un historien allemand (notoirement anti-fasciste) nommé Werner Maser qui, dans son fameux « Hitler : Legend, Myth and Reality », relatait en fait un entretien que lui eût accordée Ilse Braun, sœur d'Eva, et celle-ci s'était effectivement autorisée de sa cadette et des conversations qu'elle tint avec Tonton pour affirmer que tous deux se repentirent avant leur suicide. Sinon, en termes de « justification » morale, j'objecterais qu'il y a des cas particuliers et assez spéciaux chez les saints des premiers siècles, songeons à sainte Apolline qui, sous l'empereur Philippe l'Arabe, se jeta elle-même dans le feu que lui avaient préparé ses tourmenteurs, ou encore à sainte Pélagie qui s’est jetée du haut d'une tour pour échapper aux soldats romains qui voulaient la violer et la tuer. À cet égard, l'Église déclarait que les martyrs qui, au dernier moment, exécutèrent eux-mêmes la sentence de mort décidée à leur encontre, ont agi sur l'ordre de Dieu. Pour sainte Apolline, on lit : « Alors, la sainte se retint un peu [NdA : devant le bûcher] pour recueillir son âme et pour faire sa prière à Notre-Seigneur, et étant embrasée de son amour et de ce feu divin qui était dans ses entrailles, par un instinct particulier et par un mouvement de Dieu, car cela ne pouvait se faire autrement, elle se jeta dans le feu, dont elle fut consumée, et les gentils demeurèrent tous épouvantés de ce que la sainte avait été plus prompte à recevoir la mort qu'eux à la lui donner. » (R.P. Ribadénéira, La fleur des saints, éd. Sainte Jeanne d'Arc, 1982, Tome II, p.276). On peut supposer que ce geste fut accompli pour démontrer aux personnes présentes sur les lieux que la foi des chrétiens n'était pas seulement extérieure, puisqu'ils croyaient en la vie éternelle au point de ne pas reculer devant la mort. Plus encore, au 12ème siècle avant notre ère, il y eut l'exemple assez connu de Samson qui s'ensevelit sous le temple avec les Philistins dont il voulait se venger (voy. Juges, XVI, 22-31). On soulignera que, d'après le récit biblique, il aurait pu se tuer lui-même depuis longtemps, c'est-à-dire depuis que, sa force l'ayant abandonné, les Philistins s'en étaient saisis et lui avaient crevé les yeux avant de le jeter en prison. Or, ce n'est pas ce qu'il advint ; c'est Dieu lui-même qui lui donna la force juste le temps de détruire le temple et de mourir dessous (voy. Juges, XVI, 28). On en déduit que Samson fut l'instrument de la vengeance du Seigneur contre les Philistins pêcheurs et qu'il agit sous l'inspiration divine, ce qui rendait son action exempte de faute. Voilà pourquoi saint Augustin a pu écrire : « Samson lui-même ne saurait être regardé comme exempt de péché, pour s'être enseveli avec les Philistins sous les ruines du temple, si ce n'est en pensant qu'il y avait été secrètement poussé par l'Esprit-Saint, dont la vertu lui faisait opérer tant de merveilles. » (cité par saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, IIe, quest. 64, art. 5). De ce fait, malgré son suicide, nous n’avons aucune certitude qu’Hitler serait damné. Il est vrai que, d’après la morale chrétienne, nulle raison ne peut justifier le fait de mettre fin à ses jours, sauf une permission ou une inspiration expresse et évidente de Dieu, maître de la vie. Pas même la perspective de supplices atroces ou la crainte de manquer à son devoir. Mais je me permets de rappeler que pour qu’il y ait péché mortel, trois éléments doivent être réunis. Il doit y avoir : matière grave, pleine connaissance (du fait que l’action posée est un péché mortel), plein consentement (à commettre ce péché). Il va de soi que l’homicide est une matière grave et que, à admettre la thèse officielle, Hitler a pleinement consenti à son suicide (on ne l’a pas « suicidé »). Par conséquent, la première et la troisième conditions susnommées sont réunies. Seulement, le Führer avait-il pleine connaissance de la gravité de l’acte qu’il commettait ? Autrement dit : a-t-il pu croire de « bonne foi » qu’il ne commettait pas un péché mortel en se suicidant (ce qui constitue une excuse absolutoire) ? Sans doute tu me répondras qu’Hitler avait reçu une éducation chrétienne, donc il savait. Permets-moi alors d’effectuer un parallèle. Fin 1946, quelqu’un posa la question à la revue doctrinale « l’Ami du Clergé », sur quelle aurait dû être, sous l’Occupation, la conduite des aumôniers chargés de confesser des prisonniers de la Gestapo dont on pouvait penser qu’ils projetaient de se suicider « parce qu’ils redoutaient de livrer, sous les tortures, les noms de leurs amis de la Résistance » (sic). Sachant que ces personnes agissaient pour des raisons de charité (éviter que d’autres ne se fassent appréhender) et qu’elles estimaient le suicide permis dans ces cas extrêmes, donc qu’elles n’avaient pas « pleine connaissance » du mal qu’elles allaient accomplir, fallait-il « les laisser dans leur bonne foi » ou, au contraire, les interroger sur leurs intentions et, en cas de volonté de suicide, les en détourner en leur disant que c’était un péché mortel ? Dans sa réponse, « L’Ami du Clergé » admettait tout d’abord que même si l’immoralité du suicide était de droit naturel (donc que tout homme en est conscient, et surtout un chrétien), cette immoralité pouvait cependant être méconnue, au moins quand un sentiment louable pouvait paraître justifier le suicide. En guise d’exemple, l’auteur citait l’Ancien Testament qui racontait le « suicide dramatique » de Razias : « Sur le point d’être capturé par ses adversaires, cet ancien de Jérusalem avait mis fin à ses jours, aimant mieux mourir noblement que de tomber entre des mains criminelles et de subir les outrages indignes de sa propre noblesse [II-Machabées, XV, 42-46] ». « L’Ami du Clergé » (2 janvier 1947, pp.189-90) en concluait que face à une personne estimant que le suicide pouvait être autorisé (voire même obligé) dans des cas extrêmes, l’aumônier pouvait, devait même se taire. Car on avait alors « de sérieuses raisons de craindre qu’une mise au point de sa part n’aboutisse pas à empêcher le suicide et ne serve qu’à troubler dangereusement la bonne foi » du prisonnier, rendant ainsi le péché qu’il allait commettre formellement mortel (puisque la « pleine connaissance » serait alors une réalité). Cette réponse apporte la preuve qu’un suicide ne mène pas forcément en enfer. Bien que tu l'aies déjà fait dans l'article présent, je mentionnerais à mon tour le Premier Livre de Samuel qui raconte que le roi Saül se jeta sur son épée afin que ses adversaires ne le tuent pas eux-mêmes pour ensuite l'humilier. Le suicide est ici manifeste, mais au vu des circonstances (certitude de se voir occire et déshonneur), nulle part il est indiqué que Saül serait damné. Revenons maintenant à A. Hitler. Certes, il n’était pas prisonnier. Mais sa situation était-elle si différente ? C’était un prisonnier en sursis. Nous pouvons constater des circonstances atténuantes liées à ce suicide, en sachant qu'Hitler a été terriblement offusqué par le massacre de son homologue italien (les images des dépouilles du Duce et de sa maîtresse dévisagés sont si horrifiantes que j'en ai éprouvé la rage au bide en même temps qu'une profonde tristesse à leur vue, ces FDP de bolchos n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère). Il savait qu’en cas de défaite, si mort n’était pas constatée, il serait recherché partout, traqué dans les moindres recoins par toutes les polices du monde et sans espoir d’obtenir l’asile politique quelque part. Quant au sort qui lui serait réservé après sa capture inévitable, il pouvait raisonnablement craindre le pire : d’abord on le torturerait, puis on l’humilierait publiquement, et enfin, on le ferait mourir ignominieusement afin que son image soit à jamais souillée. Soulignons qu’à l’époque, la presse « alliée » regorgeait de caricatures infâmes incitant à la pendaison du Führer, ne serait-ce que quelques mois avant la défaite du Reich, en 1944. Cette simple précision démontre qu’en se suicidant, Hitler voulait éviter, tout comme Razias et Saül, de tomber entre des mains barbares et de subir des sévices dont sa personne ne méritait aucunement. Très probablement, il le voulait non seulement pour lui, mais aussi pour le national-socialisme et pour l’Allemagne. Il savait qu’aucune renaissance ne serait possible si la guerre se terminait avec un Führer brisé, enchaîné, exhibé nu, tué et dont le corps serait laissé sur un gibet… Par conséquent, il est possible qu'Hitler ait sincèrement cru que son suicide était autorisé, légitime même, du fait de sa position. S’il en est ainsi, il a agi avec une conscience erronée, c’est-à-dire sans la « pleine connaissance » qu’il commettait un péché mortel. Dès lors, il n’y a pas eu de péché mortel…


    Répondre

    Mille mercis, je relis ça sous peu. Tous les commentaires sous l'article sont désormais actifs !


    Répondre

    Pour ce qui est sa plus probable mort, il existe un fait intéressant : le légendaire D. Irving eut l'honneur de rencontrer Otto Günsche, dernier aide de camp du Führer. Pour mémoire, c'est à cet homme qu'Hitler a demandé de : 1) faire creuser une tombe devant la sortie du Führerbunker donnant dans les jardins de la chancellerie ; 2) rassembler assez d'essence pour sa crémation ; 3) attendre quelques minutes après les coups de feu, puis entrer pour constater les décès d'Hitler et de sa femme, et les achever au besoin, avant de les transporter dans la fosse précitée pour les incinérer. Eh bien, malgré qu'il soit aux portes de la mort lors de son entretien avec Irving, le SS-Sturmbahnführer Günsche a maintenu sa version des faits, alors même qu'il n'avait plus rien à perdre.


    Répondre

    En annexe, ajoutons que les dernières recherches scientifiques en date penchent formellement en faveur d'une suppression par suicide : https://odysee.com/@didi18:e/Documentaire-de-2017-sur-TV2---Le-mystère-de-la-mort-d'Hitler:0


    Répondre

    […] Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ? […]


    Répondre

    […] Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ? […]


    Répondre