• Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ?



    Thèse, antithèse, synthèse ? (+ regard catholique)

  • Le point faible de cela est le fait que ces théories souvent, semi-complotistes, fleurissent, inquiètent et jouent de nos émotions dès le lendemain de la guerre.

    C’est pourquoi, il faut tenir, à ce sujet, la plus grande prudence, ainsi qu’un esprit scientifique ; et ce, dans la mesure du possible, car il est, dans l’absolu, impossible de conclure « infailliblement » sur ses fins dernières (les révisionnistes, eux, ne sont pas Papes et ils ne parlent ni de foi, ni de morale !).

    Sections :

    I. Fuite à temps en Amérique latine
    II. Suicide sous condition
    III. Missile soviétique mortel
    IV Enseignement de l’Église sur le suicide

    I. Fuite à temps en Amérique latine

    La thèse la moins probable

    Si de hauts dignitaires ont fui en Amérique latine, laquelle était une destination privilégiée, notamment par sa large présence de régimes a priori favorables.

    Cela est si vrai qu’il y eut, clandestinement bien sûr, des réseaux d’exfiltration (ratlines), bien organisés et s’aidant de complicités davantage locales, soit religieuses (catholiques – Vatican/Pie XII, commission caritative et pontificale d’assistance telle que par l’action Mgr Alois Hudal, on les compte au nombre de 22 environ – et protestantes), institutionnelles (la Croix-Rouge) ou populaires.

    Le plus connu étant :

    Adolf Eichmann en Argentine, parmi les destinations privilégiées, pour son régime a priori favorable, avant d’être capturé par le Mossad en 1960 et « jugé » en Israël.

    En outre, des personnalités, plus en retrait politiquement, notamment des ingénieurs de bonne renommée, ont été recyclés par les Etats-Unis d’Amérique (opération Paperclip), puis utilisés contre les soviétiques, durant la Guerre froide :

    Wernher von Braun
    • Rôle sous le IIIᵉ Reich : Ingénieur en chef des fusées V-2, développées dans des camps de travail forcé où des milliers de déportés ont péri.
    • Carrière aux États-Unis : Architecte du programme spatial américain, il a dirigé le développement de la fusée Saturn V, qui a permis les missions Apollo.
    Hubertus Strughold
    • Rôle sous le IIIᵉ Reich : Médecin impliqué dans des expériences médicales sur des déportés.
    • Carrière aux États-Unis : Considéré comme le « père de la médecine spatiale », il a travaillé sur la santé des astronautes.
    Arthur Rudolph
    • Rôle sous le IIIᵉ Reich : Responsable de la production des fusées V-2, utilisant des travailleurs forcés du camp de Dora-Mittelbau.
    • Carrière aux États-Unis : Membre clé du programme spatial de la NASA. Il a été contraint de quitter les États-Unis en 1984 après des révélations sur son passé.
    Kurt Debus
    • Rôle sous le IIIᵉ Reich : Officier SS et ingénieur dans les programmes de fusées.
    • Carrière aux États-Unis : Premier directeur du Kennedy Space Center en Floride

    Cette thèse ferait hélas passé Hitler pour un lâche quittant sa patrie et son peuple.

    II. Suicide sous condition ?

    La thèse officielle, privilégiée et plus documentée

    Dans une vidéo, Vincent Reynouard (Mon hommage à Adolf Hitler, le 30 avril 2019), penche également pour cette thèse officielle, tout en admettant admet que l’on puisse émettre des doutes.

    Si l’on se base sur le Testament politique d’Adolf Hitler, il avait déjà l’intention, semble-t-il ferme, de rester à Berlin et de s’y donner la mort, en cas de défaite inévitable (la source peut-être douteuse cependant) :

    « Comme les forces sont trop faibles pour qu’on puisse faire face, justement à cet endroit, à l’attaque ennemie, et que notre propre résistance est peu à peu dégradée par des individus tout aussi aveuglés que dénués de caractère, je désire partager le même destin que celui que des millions d’autres ont déjà accepté, en restant dans cette ville. En outre, je ne veux pas tomber aux mains d’ennemis qui ont besoin, pour l’amusement de leurs foules surexcitées, d’un nouveau spectacle mis en scène par les Juifs.

    C’est pourquoi je me suis décidé à rester à Berlin, et là, à choisir librement la mort, à l’instant où je croirai que même le siège du Führer et Chancelier ne peut plus être tenu. Je meurs d’un cœur joyeux, à la conscience des hauts faits et des exploits de nos soldats au front, de nos femmes à la maison, des exploits accomplis par nos paysans et nos ouvriers, et de l’entrée en ligne, unique dans l’histoire, de notre jeunesse, qui porte mon nom. »

    — Adolf Hitler, Testament politique

    Toutefois, il est possible d’imaginer qu’il a pu changer d’avis, ou alors qu’il s’est fait tuer, avant de pouvoir se donner la mort lui-même.

    En outre, dans l’un de ses ouvrages, attestant du suicide, Joseph Merel/Stepinac, hélas en citant des sources probablement apocryphes, mentionne le fait qu’Eva Braun, aurait témoigné du fait qu’Adolf Hitler récitait des prières, notamment à la Vierge Marie (ce qui n’est pas impossible). Compagne de longue date d’Hitler, elle l’a rejoint dans le bunker et a choisi d’y mourir à ses côtés. Le couple s’est marié le 29 avril 1945. Eva Braun s’est donné la mort en ingérant du cyanure, tandis que Hitler s’est suicidé par arme à feu, par la propagande soviétique.

    L’idée n’est certes pas pour autant de canoniser le Führer. Concernant la même époque, il y a « un peu plus d’éléments », concernant le Salut de Benito Mussolini, soutenu d’ailleurs, de son vivant, par le Padre Pio.
    Nous revenons sur la doctrine catholique et la question du suicide en section IV.

    Aspect chrétien :

    III. Missile soviétique mortel

    L’autopsie soviétique remonte à mai 1945 et elle serait frauduleuse, bourrée d’incohérence dans ses comptes-rendus, du premier au dernier. Et notamment sur la découverte des différents corps eux-mêmes ou encore sur le produit injecté (l’ingestion de cyanure est une utilisation infamante, de lâche, selon les soviétiques d’alors).

    Cette analyse existe au travers de la contre enquête « Le cadavre d’Hitler – les derniers secrets du corps 12 » du Dr. Eric Laurier (FNAC).

    Déclarations de sa mort dans la presse :

    Il ne se serait pas suicidé, mais a, en réalité, été tué par un missile envoyé par les soviétiques. La thèse du suicide aurait été propagée ensuite, afin de se « dédouaner ».

    Aussi, le jour de la mort d’Hitler, les journaux témoignent parfois du fait qu’il a été tué.

    Couverture de la mort d’Hitler par les journaux japonais le 3 mai 1945 :

    « Ce jour-là, la radio a annoncé que le Führer Hitler avait été grièvement blessé et qu’il était mort. L’amiral Dönitz, qui lui succéda, conduisit l’Allemagne à poursuivre la lutte contre les Soviétiques.

    Xavier de Echarri – Directeur du journal « Arriba » :

    Au milieu du crépuscule d’une lutte gigantesque, des soldats meurent parmi ses soldats, le Führer allemand Adolf Hitler, sa mort militaire sans tache sous l’effroyable tragédie de l’Allemagne, mérite un double respect, car ce sont des éclats d’obus communistes qui ont faussé sa vie (…)

    ANNEXES (IMPRESSION-ECRANS) EN FIN D’ARTICLE

    Cela est intéressant, mais il reste que ce ne sont pas des preuves absolues.

    Nombre de grandes personnalités, également, lui rendent hommage sans mentionner, ni une attaque, ni un suicide :

    « Adolf Hitler, fils de l’Église catholique, est mort en défendant le christianisme. Il est donc compréhensible que les mots ne puissent être trouvés pour pleurer sa mort, alors que tant de personnes ont loué sa vie. Au-dessus de sa dépouille mortelle se dresse sa figure victorieuse. Avec la palme du martyr, Dieu donne à Hitler les lauriers de la victoire. »

    Francisco Franco, déclaration post mortem d’Adolf Hitler, le 3 mai 1945, dans la presse espagnole.

    Pareillement, il est vrai que la radio allemande n’a pas annoncé la mort du Führer en disant explicitement qu’il s’était suicidé. Les conditions de sa mort était encore inconnue, ou bien gardées secrètes. La seule chose dont on semblait sûr, c’était de sa mort !

    Cela ressemble plus à un dernier message de propagande avec le baroud d’honneur de recevoir le missile ennemi. Hitler ne pouvait tomber vivant entre les mains d’Yvan et il le savait !

    Autres liens publics sur Telegram :

    https://t.me/SynagogueofSatanPilled2/10901

    https://t.me/SynagogueofSatanPilled2/6895

    https://t.me/SynagogueofSatanPilled2/6477

    IV. Enseignement de l’Église sur le suicide :

    Il est toujours possible pour l’individu de se repentir à temps (contrition parfaite). Et les moralistes disent que la seule chose qui est sans excuse pour le Pardon de Dieu est l’insulte faite à l’Esprit-Saint. Pour le suicide, la doctrine dit plutôt que cela est pratiquement sans espoir !

    Il y a un précédent dans l’Ancien testament avec un « suicide légitime » du roi Saül, raconté dans le premier livre de Samuel. En effet, ce dernier avait : la certitude de la mort + à subir de futurs moqueries et humiliations de ses ennemis – leur donnant ainsi l’occasion d’être une marionnette, ce qui provoque un plus grand mal.

    En outre, d’un point de vue du Bien commun, la politique du régime, dépasse la seule personne d’Hitler, ainsi que son acte final, supposé, mais fort probable, au cas où l’on viendrait formuler cette critique, contrée par Vincent Reynouard, après son apostasie propre…

    -*-

    Mais voici plutôt une compilation d’enseignements de l’Église catholique sur le suicide, tirés de sources datant d’avant « Vatican d’eux », ainsi que des textes du Droit canonique de 1917 :

    1. Enseignement du Catéchisme du Concile de Trente (1566)

    Le Catéchisme du Concile de Trente, rédigé pour l’instruction des fidèles après le Concile de Trente (1545-1563), enseigne clairement la gravité du suicide dans le cadre du cinquième commandement :

    •“Ceux qui se suicident sont coupables d’un crime énorme, car ils usurpent le droit de Dieu qui seul est le maître de la vie et de la mort.”

    •Le texte précise aussi que le suicide est un péché contre la charité envers soi-même, envers sa famille et envers Dieu.

    2. Saint Thomas d’Aquin : “Somme théologique”

    Saint Thomas d’Aquin (†1274), dans la Somme théologique (IIa-IIae, q. 64, art. 5), aborde directement la question du suicide et en expose la gravité morale :

    •“Il est absolument interdit à l’homme de se donner la mort. D’abord, parce que tout être tend naturellement à se conserver lui-même dans l’existence, et que le suicide est contraire à cette inclination naturelle.”

    •“Ensuite, parce que chacun appartient à la communauté, et que le suicide lèse donc cette communauté.”

    •“Enfin, parce que la vie est un don de Dieu, et que l’homme, en se suicidant, usurpe le droit de Dieu qui seul peut décider de la vie ou de la mort.”

    3. Droit canonique de 1917

    Le Code de droit canonique de 1917, promulgué sous Benoît XV, reflète la gravité du suicide dans les normes juridiques de l’Église :

    •Canon 1240, §1, 3° :

    “Les personnes qui se sont donné volontairement la mort ne doivent pas recevoir de sépulture ecclésiastique, à moins qu’avant leur mort, elles n’aient manifesté quelque signe de repentance.”

    Cela montre l’importance accordée par l’Église à un éventuel repentir, même tardif, dans les derniers moments de la vie.

    4. Pie XII sur la souffrance et le salut

    Pie XII (pape de 1939 à 1958) s’est exprimé sur des thèmes connexes, notamment la valeur de la souffrance humaine comme moyen de sanctification et de salut, dans ses discours et allocutions :

    •Dans une allocution de 1957 adressée aux médecins, il déclare :

    “La souffrance, aussi lourde soit-elle, ne peut jamais justifier des actes qui renient la souveraineté de Dieu sur la vie.”

    Cette déclaration condamne implicitement le suicide comme une fuite de la souffrance et rappelle que la douleur peut être un moyen d’union à la Passion du Christ.

    5. Enseignement des Pères de l’Église

    Les Pères de l’Église, notamment Saint Augustin (†430), se sont exprimés fermement contre le suicide. Dans son ouvrage La Cité de Dieu (Livre 1, chapitres 20-27), il affirme que le suicide est une transgression du cinquième commandement :

    •“Ne te tue pas, car tu ne dois pas te tuer. […] Dieu interdit de tuer, et cela s’applique à tout homme, y compris à toi-même.”

    •Saint Augustin insiste sur l’idée que le suicide ne peut jamais être justifié, même sous la pression des circonstances.

    6. Catéchisme de Saint Pie X (1908)

    Le Catéchisme de Saint Pie X, conçu pour enseigner de manière claire et concise les vérités de la foi, traite du suicide dans le contexte du cinquième commandement :

    •Question : “Qu’interdit le cinquième commandement ?”

    Réponse : “Le cinquième commandement interdit de donner la mort à soi-même ou aux autres.”

    Explication :

    “Se donner la mort est un péché très grave, car c’est une usurpation du droit de Dieu, et une atteinte au devoir de charité envers soi-même et envers le prochain.”

    7. Pratiques pastorales traditionnelles

    Avant les révisions postérieures au Concile Vatican II, l’Église maintenait une discipline stricte concernant les suicidés, mais avec des nuances pastorales :

    •Funérailles chrétiennes :

    Selon le droit canonique de 1917, un suicide volontaire empêchait la réception des funérailles chrétiennes. Toutefois, l’Église prenait en compte les signes de repentir ou les circonstances atténuantes, en particulier les troubles mentaux ou la contrainte.

    Cette approche visait à réaffirmer la doctrine tout en manifestant une prudence pastorale.

    8. Sur le salut des suicidés

    Des théologiens et auteurs spirituels antérieurs à Pie XII, tels que Saint Alphonse de Liguori (†1787), ont insisté sur la possibilité pour un suicidé d’être sauvé si, dans un ultime acte de contrition intérieure, il regrettait son geste :

    •Saint Alphonse enseigne dans La Théologie morale :

    “Dieu, dans sa miséricorde infinie, peut agir dans l’âme même dans les derniers instants, si bien qu’un pécheur peut se repentir dans un éclair de lucidité avant de mourir.”

    9. Un salut de suicidé repenti en particulier

    Une histoire connue mentionné dans la tradition catholique et est attribuée au saint saint curé d’Ars (Jean-Marie Vianney, 1786-1859). Cette anecdote illustre la miséricorde infinie de Dieu et la possibilité de repentance dans les derniers instants de la vie.

     Le récit de l’anecdote :

    •Une femme, profondément désespérée, vint voir le Curé d’Ars pour lui exprimer sa douleur après le suicide de son mari, qui s’était jeté d’un pont dans une rivière.

    •La femme craignait pour le salut de l’âme de son époux, car le suicide était considéré comme un péché grave.

    •Le saint Curé d’Ars lui répondit avec compassion et en substance :

    “Entre le pont et l’eau, il a eu le temps de se repentir. Votre mari s’est tourné vers Dieu dans un dernier acte de contrition, et il a été sauvé.”

    Conclusion

    L’Église catholique sur le suicide est ferme : il s’agit d’un péché grave contre Dieu, soi-même et la communauté. Cependant, des nuances théologiques reconnaissant les circonstances atténuantes (troubles mentaux, pression, ignorance) et la possibilité d’un salut par la miséricorde divine.

    Sur Adolf Hitler :

    « Je ne suis pas digne de parler haut et fort d’Adolf Hitler, sa vie et ses actes ne suscitent aucune émotion sentimentale.

    C’était un guerrier, un guerrier pour l’humanité et un prédicateur de l’Évangile du droit pour toutes les nations. C’était un réformateur de premier plan, et son destin historique a été de fonctionner à une époque d’une brutalité sans précédent, qui a fini par l’abattre.

    Tel est le regard que l’Européen occidental ordinaire doit porter sur Adolf Hitler. Et nous, ses proches partisans, nous nous inclinons aujourd’hui devant sa mort. »

    — Knut Hamsun (7 mai 1945)

    ANNEXES :


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  • 6 commentaires




    Non, le document auquel s'est reporté Stepinac pour témoigner des prières d'Hitler aux derniers instants de sa vie n'a rien d'invalide, puisqu'émanant d'un historien allemand (notoirement anti-fasciste) nommé Werner Maser qui, dans son fameux « Hitler : Legend, Myth and Reality », relatait en fait un entretien que lui eût accordée Ilse Braun, sœur d'Eva, et celle-ci s'était effectivement autorisée de sa cadette et des conversations qu'elle tint avec Tonton pour affirmer que tous deux se repentirent avant leur suicide. Sinon, en termes de « justification » morale, j'objecterais qu'il y a des cas particuliers et assez spéciaux chez les saints des premiers siècles, songeons à sainte Apolline qui, sous l'empereur Philippe l'Arabe, se jeta elle-même dans le feu que lui avaient préparé ses tourmenteurs, ou encore à sainte Pélagie qui s’est jetée du haut d'une tour pour échapper aux soldats romains qui voulaient la violer et la tuer. À cet égard, l'Église déclarait que les martyrs qui, au dernier moment, exécutèrent eux-mêmes la sentence de mort décidée à leur encontre, ont agi sur l'ordre de Dieu. Pour sainte Apolline, on lit : « Alors, la sainte se retint un peu [NdA : devant le bûcher] pour recueillir son âme et pour faire sa prière à Notre-Seigneur, et étant embrasée de son amour et de ce feu divin qui était dans ses entrailles, par un instinct particulier et par un mouvement de Dieu, car cela ne pouvait se faire autrement, elle se jeta dans le feu, dont elle fut consumée, et les gentils demeurèrent tous épouvantés de ce que la sainte avait été plus prompte à recevoir la mort qu'eux à la lui donner. » (R.P. Ribadénéira, La fleur des saints, éd. Sainte Jeanne d'Arc, 1982, Tome II, p.276). On peut supposer que ce geste fut accompli pour démontrer aux personnes présentes sur les lieux que la foi des chrétiens n'était pas seulement extérieure, puisqu'ils croyaient en la vie éternelle au point de ne pas reculer devant la mort. Plus encore, au 12ème siècle avant notre ère, il y eut l'exemple assez connu de Samson qui s'ensevelit sous le temple avec les Philistins dont il voulait se venger (voy. Juges, XVI, 22-31). On soulignera que, d'après le récit biblique, il aurait pu se tuer lui-même depuis longtemps, c'est-à-dire depuis que, sa force l'ayant abandonné, les Philistins s'en étaient saisis et lui avaient crevé les yeux avant de le jeter en prison. Or, ce n'est pas ce qu'il advint ; c'est Dieu lui-même qui lui donna la force juste le temps de détruire le temple et de mourir dessous (voy. Juges, XVI, 28). On en déduit que Samson fut l'instrument de la vengeance du Seigneur contre les Philistins pêcheurs et qu'il agit sous l'inspiration divine, ce qui rendait son action exempte de faute. Voilà pourquoi saint Augustin a pu écrire : « Samson lui-même ne saurait être regardé comme exempt de péché, pour s'être enseveli avec les Philistins sous les ruines du temple, si ce n'est en pensant qu'il y avait été secrètement poussé par l'Esprit-Saint, dont la vertu lui faisait opérer tant de merveilles. » (cité par saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, IIe, quest. 64, art. 5). De ce fait, malgré son suicide, nous n’avons aucune certitude qu’Hitler serait damné. Il est vrai que, d’après la morale chrétienne, nulle raison ne peut justifier le fait de mettre fin à ses jours, sauf une permission ou une inspiration expresse et évidente de Dieu, maître de la vie. Pas même la perspective de supplices atroces ou la crainte de manquer à son devoir. Mais je me permets de rappeler que pour qu’il y ait péché mortel, trois éléments doivent être réunis. Il doit y avoir : matière grave, pleine connaissance (du fait que l’action posée est un péché mortel), plein consentement (à commettre ce péché). Il va de soi que l’homicide est une matière grave et que, à admettre la thèse officielle, Hitler a pleinement consenti à son suicide (on ne l’a pas « suicidé »). Par conséquent, la première et la troisième conditions susnommées sont réunies. Seulement, le Führer avait-il pleine connaissance de la gravité de l’acte qu’il commettait ? Autrement dit : a-t-il pu croire de « bonne foi » qu’il ne commettait pas un péché mortel en se suicidant (ce qui constitue une excuse absolutoire) ? Sans doute tu me répondras qu’Hitler avait reçu une éducation chrétienne, donc il savait. Permets-moi alors d’effectuer un parallèle. Fin 1946, quelqu’un posa la question à la revue doctrinale « l’Ami du Clergé », sur quelle aurait dû être, sous l’Occupation, la conduite des aumôniers chargés de confesser des prisonniers de la Gestapo dont on pouvait penser qu’ils projetaient de se suicider « parce qu’ils redoutaient de livrer, sous les tortures, les noms de leurs amis de la Résistance » (sic). Sachant que ces personnes agissaient pour des raisons de charité (éviter que d’autres ne se fassent appréhender) et qu’elles estimaient le suicide permis dans ces cas extrêmes, donc qu’elles n’avaient pas « pleine connaissance » du mal qu’elles allaient accomplir, fallait-il « les laisser dans leur bonne foi » ou, au contraire, les interroger sur leurs intentions et, en cas de volonté de suicide, les en détourner en leur disant que c’était un péché mortel ? Dans sa réponse, « L’Ami du Clergé » admettait tout d’abord que même si l’immoralité du suicide était de droit naturel (donc que tout homme en est conscient, et surtout un chrétien), cette immoralité pouvait cependant être méconnue, au moins quand un sentiment louable pouvait paraître justifier le suicide. En guise d’exemple, l’auteur citait l’Ancien Testament qui racontait le « suicide dramatique » de Razias : « Sur le point d’être capturé par ses adversaires, cet ancien de Jérusalem avait mis fin à ses jours, aimant mieux mourir noblement que de tomber entre des mains criminelles et de subir les outrages indignes de sa propre noblesse [II-Machabées, XV, 42-46] ». « L’Ami du Clergé » (2 janvier 1947, pp.189-90) en concluait que face à une personne estimant que le suicide pouvait être autorisé (voire même obligé) dans des cas extrêmes, l’aumônier pouvait, devait même se taire. Car on avait alors « de sérieuses raisons de craindre qu’une mise au point de sa part n’aboutisse pas à empêcher le suicide et ne serve qu’à troubler dangereusement la bonne foi » du prisonnier, rendant ainsi le péché qu’il allait commettre formellement mortel (puisque la « pleine connaissance » serait alors une réalité). Cette réponse apporte la preuve qu’un suicide ne mène pas forcément en enfer. Bien que tu l'aies déjà fait dans l'article présent, je mentionnerais à mon tour le Premier Livre de Samuel qui raconte que le roi Saül se jeta sur son épée afin que ses adversaires ne le tuent pas eux-mêmes pour ensuite l'humilier. Le suicide est ici manifeste, mais au vu des circonstances (certitude de se voir occire et déshonneur), nulle part il est indiqué que Saül serait damné. Revenons maintenant à A. Hitler. Certes, il n’était pas prisonnier. Mais sa situation était-elle si différente ? C’était un prisonnier en sursis. Nous pouvons constater des circonstances atténuantes liées à ce suicide, en sachant qu'Hitler a été terriblement offusqué par le massacre de son homologue italien (les images des dépouilles du Duce et de sa maîtresse dévisagés sont si horrifiantes que j'en ai éprouvé la rage au bide en même temps qu'une profonde tristesse à leur vue, ces FDP de bolchos n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère). Il savait qu’en cas de défaite, si mort n’était pas constatée, il serait recherché partout, traqué dans les moindres recoins par toutes les polices du monde et sans espoir d’obtenir l’asile politique quelque part. Quant au sort qui lui serait réservé après sa capture inévitable, il pouvait raisonnablement craindre le pire : d’abord on le torturerait, puis on l’humilierait publiquement, et enfin, on le ferait mourir ignominieusement afin que son image soit à jamais souillée. Soulignons qu’à l’époque, la presse « alliée » regorgeait de caricatures infâmes incitant à la pendaison du Führer, ne serait-ce que quelques mois avant la défaite du Reich, en 1944. Cette simple précision démontre qu’en se suicidant, Hitler voulait éviter, tout comme Razias et Saül, de tomber entre des mains barbares et de subir des sévices dont sa personne ne méritait aucunement. Très probablement, il le voulait non seulement pour lui, mais aussi pour le national-socialisme et pour l’Allemagne. Il savait qu’aucune renaissance ne serait possible si la guerre se terminait avec un Führer brisé, enchaîné, exhibé nu, tué et dont le corps serait laissé sur un gibet… Par conséquent, il est possible qu'Hitler ait sincèrement cru que son suicide était autorisé, légitime même, du fait de sa position. S’il en est ainsi, il a agi avec une conscience erronée, c’est-à-dire sans la « pleine connaissance » qu’il commettait un péché mortel. Dès lors, il n’y a pas eu de péché mortel…


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    Mille mercis, je relis ça sous peu. Tous les commentaires sous l'article sont désormais actifs !


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    Pour ce qui est sa plus probable mort, il existe un fait intéressant : le légendaire D. Irving eut l'honneur de rencontrer Otto Günsche, dernier aide de camp du Führer. Pour mémoire, c'est à cet homme qu'Hitler a demandé de : 1) faire creuser une tombe devant la sortie du Führerbunker donnant dans les jardins de la chancellerie ; 2) rassembler assez d'essence pour sa crémation ; 3) attendre quelques minutes après les coups de feu, puis entrer pour constater les décès d'Hitler et de sa femme, et les achever au besoin, avant de les transporter dans la fosse précitée pour les incinérer. Eh bien, malgré qu'il soit aux portes de la mort lors de son entretien avec Irving, le SS-Sturmbahnführer Günsche a maintenu sa version des faits, alors même qu'il n'avait plus rien à perdre.


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    En annexe, ajoutons que les dernières recherches scientifiques en date penchent formellement en faveur d'une suppression par suicide : https://odysee.com/@didi18:e/Documentaire-de-2017-sur-TV2---Le-mystère-de-la-mort-d'Hitler:0


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    […] Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ? […]


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    […] Hitler, tué ou suicidé sous pression psychologique et politique ? […]


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