• Naissance du fascisme à l’espagnol par Ledesma Ramos

  • Ledesma Ramos détailla l’universalisation du fascisme qui, au départ, apparaissait étroitement comme la simple incarnation de l’État italien. Il le fît en invoquant le contexte des luttes politiques nationales et mondiales :

    Il est évident qu’une recherche sur le fascisme, un examen de celui-ci, non plus comme un régime concret d’un pays déterminé, mais comme un concept mondial opérant, est une entreprise légitime et possible. Nous pouvons, en effet, aligner une série de caractéristiques, de profils, de propos et de rêves, qui nous apporte avec une parfaite clarté la figure exact du fascisme comme phénomène mondial. C’est dans ce sens, et uniquement dans celui-ci, qu’il est possible de parler du fascisme en dehors de l’Italie et de donner à ce mot un contenu universel.»

    «Le fascisme en tant qu’attitude mondiale, et par conséquent, puisque l’Espagne fait partie du monde, en tant qu’attitude espagnole possible, ne dépend pas d’une façon directe du fascisme italien, mussolinien, mais est un phénomène de l’époque, typique de celle-ci, comme n’importe quel autre.»

    «On comprendra facilement qu’à chaque fois que nous utiliserons ici le mot de fascisme, nous le ferons comme une concession au vocabulaire polémique mondial (…) Ce dont nous allons traiter, c’est d’une politique concordant avec ce qui, dans le contexte des luttes politiques mondiales, est connu sous le nom de fascisme.

    La réussite historique du fascisme a été due à l’incapacité des libéraux et des royalistes, dans un contexte donné, à lutter efficacement contre l’invasion interne et externe du communisme athée comme le souligna Ramos avec exactitude ; ensuite il revint sur la naissance de la version espagnole du fascisme  :

    «Le 14 mars 1931, exactement un mois avant la proclamation de la République, un hebdomadaire politique, La Conquista del Estado commença à être publié à Madrid. Dans ses pages de trouvent, en germes, toutes les idées et toutes les consignes qui ont donné naissance aux organisations et aux partis de tendance fasciste que nous connaissons aujourd’hui en Espagne.» (…) «La Conquista del Estado, nous le répétons, est un point de départ. On ne peut lui attribuer des antécédents. À part, peut-être, la campagne, de caractère purement littéraire, et par conséquent restreinte, de Giménez Caballero, qui, en 1929, soutint pour la première fois en Espagne une doctrine nationaliste moderne, sociale et vitaliste en démasquant efficacement ce qui, dans le libéralisme démo-bourgeois, était pourri, réactionnaire et antisocial. Mais ce travail de Giménez Caballero est à peine un antécédent puisqu’il rejoignit La Conquista del Estado et qu’il continua dans ce journal cette même campagne.

    Cet hebdomadaire qui ne dura que six mois, mais il incarnait bien le point de départ de ce courant à la fois national, européen et universel. Des pans de mouvements entiers ont incarné ensuite cette ligne, et pour l’essentiel, les phalangistes de la JONS ainsi que la Phalange espagnole de José-Antonio Primo de Rivera.

    Ramiro Ledesma Ramos – Le fascisme en Espagne : ses origines, son développement, ses hommes (1935).

    Présentation particulière du livre
    En citations complémentaires
    Les espagnols, catégorie histoire sur «Age of Empires II»
    L’espagnol, la plus latine des langues romanes ?


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