• Quand Hitler soutint décisivement Franco pour la victoire nationaliste



    Sans « Tonton », pas de Franco au pouvoir !

  • Anticommunisme catholique, amitiés ibérico-allemandes, Mit brennender Sorge, Pierre Maximin...

    Préambule

    1. L’Église catholique, dans son enseignement doctrinal, n’a jamais condamné aucun régime politique avec la même sévérité que le communisme, lequel fut qualifié d’« intrinsèquement pervers » par Pie XI dans l’encyclique Divini Redemptoris (1937).
    2. Contrairement aux idées reçues – y compris dans la droite catholique -, seul le communisme manifesta une opposition radicale et systématique au régime national-socialiste en Allemagne, tandis que d’autres forces politiques adoptèrent des positions plus nuancées ou opportunistes, de soutiens plus ou moins critiques, ou alors opposant leurs patriotismes étrangers (notamment polonais).
    3. De surcroît, la critique du national-socialisme contenue dans Mit brennender Sorge (1937) demeura largement incomprise dans l’Espagne, alors déchirée par la guerre civile. À une époque où les « républicains rouges » semaient le chaos (viols et massacres…), la hiérarchie ecclésiastique espagnole percevait avant tout le IIIe Reich comme un rempart contre le bolchevisme.

    Sommaire

    I. Communisme et Allemagne, opposition frontale
    II. Espagne en guerre et facteur allemand
    III. Franco sans Hitler : une victoire impossible


    I. Communisme et Allemagne, opposition frontale

    Dès la fin des années 1920, la montée du national-socialisme et du communisme se fit dans un affrontement direct. Et l’Allemagne des années 1930 voyait s’opposer les nationaux-socialistes et les militants communistes dans des combats de rue quotidiens. Une fois au pouvoir, Adolf Hitler fit de la destruction du marxisme l’un des axes fondamentaux de son régime, ce qui entraîna une répression massive du Parti communiste allemand (KPD) et des autodafés entre autres choses.

    Dans ce contexte, l’Allemagne national-socialiste apparaissait comme le principal ennemi du bolchevisme en Europe, en particulier, pour les milieux conservateurs et catholiques qui voyaient dans le communisme une menace existentielle urgentissime. Ainsi, lorsque la guerre civile éclata en Espagne, l’Allemagne et l’Italie, puissances « fascisantes », se rangèrent du côté des forces nationalistes du général Franco, lesquelles se présentaient comme le dernier rempart contre la subversion rouge.


    II. L’Espagne en guerre et facteur allemand

    Guerre civile espagnole 17 juillet 1936 - 1ᵉʳ avril 1939

    Le soulèvement nationaliste du 17 juillet 1936 se heurta rapidement à des difficultés logistiques. En effet, Franco et ses troupes, stationnées au Maroc espagnol, se trouvaient isolés du continent. La traversée du détroit de Gibraltar se révélait complexe, la marine républicaine contrôlant les eaux.

    C’est alors que l’aide allemande et italienne joua un rôle crucial. Par l’entremise de Johannes Bernhardt, un officier SS influent – hispanophile, hispanophone et nationalisé espagnol par la suite ! –, Franco sollicita le soutien d’Hitler, qui répondit favorablement. Dès le 28 juillet 1936, le IIIe Reich organisa le pont aérien entre le Maroc et l’Espagne, permettant aux troupes franquistes d’être transportées vers la péninsule. Ce fut le premier transport aérien militaire de grande envergure de l’histoire, assuré par des avions de la Luftwaffe. Sans cette intervention, Franco aurait sans doute perdu un temps précieux, voire tout simplement échoué à établir une tête de pont sur le continent…

    De même, la fourniture d’armes, de munitions et d’équipements par l’Allemagne et l’Italie permit aux nationalistes (phalangistes fascisants et royalistes carlistes) de compenser l’avantage initial des républicains en matière de matériel. La célèbre Légion Condor, unité allemande engagée en Espagne, joua un rôle décisif dans diverses batailles, notamment lors du bombardement de Guernica en avril 1937.


    III. Franco sans Hitler : une victoire impossible

    L’importance du soutien allemand ne fut pas qu’une question militaire, mais aussi diplomatique. Sans la reconnaissance et l’appui du IIIe Reich, Franco aurait eu plus de mal à rallier à sa cause d’autres puissances européennes. Il est révélateur que Salazar, le dirigeant portugais, ait facilité l’acheminement de matériel grâce aux contacts établis avec les émissaires allemands.

    Une fois la guerre terminée, Franco exprima à plusieurs reprises sa gratitude envers Hitler.

    Le 22 mai 1939, lors d’une cérémonie d’adieu à la Légion Condor, il salua « la Grande-Allemagne » et « le grand Führer, l’homme qui, au moment du danger, a su aimer et comprendre l’Espagne ».

    En juin 1940, alors que l’Allemagne écrasait la France, Franco adressa une lettre enthousiaste à Hitler, lui témoignant son admiration et affirmant que « l’Espagne considérait cette lutte comme sienne ».

    Enfin, le 3 mai 1945, dans la presse espagnole, le Caudillo confie ce qui résonnera dans l’éternité comme un hommage posthume à l’annonce du trépas du Führer :
    « Adolf Hitler, fils de l’Église catholique, est mort en défendant le christianisme. Il est donc compréhensible que les mots ne puissent être trouvés pour pleurer sa mort, alors que tant de personnes ont loué sa vie. Au-dessus de sa dépouille mortelle se dresse sa figure victorieuse. Avec la palme du martyr, Dieu donne à Hitler les lauriers de la victoire. »

    Ces déclarations confirment, la haute amitié entre les deux hommes, ainsi que le fait que sans l’intervention du IIIe Reich, la victoire franquiste aurait été certainement compromise.

    L’isolement initial de Franco au Maroc, la supériorité matérielle des républicains en 1936 et l’absence de moyens logistiques pour traverser le détroit de Gibraltar rendaient quasi impossible une prise de pouvoir rapide et efficace.

    Voilà tout ce qu’il faut faire comprendre urbi et orbi, particulièrement aux catholiques timorés, souvent « admirateurs » de l’un et non de l’autre…

    APH – Franco & Pétain


    Conclusion

    L’histoire a retenu l’image d’un Franco souverain et indépendant, mais une analyse rigoureuse montre que son accession au pouvoir ne fut possible qu’avec l’aide décisive d’Hitler et de l’Allemagne national-socialiste. Ce soutien se manifesta tant sur le plan logistique que militaire et diplomatique. Sans l’appui du Reich, Franco aurait sans doute été incapable d’unifier les forces nationalistes et de remporter la guerre civile dans un délai aussi court.

    Enfin, pour approfondir la question du rapport entre l’Église catholique et le national-socialisme, il est recommandé de lire Une encyclique singulière de Pierre Maximin, qui revient en détail sur Mit Brennender Sorge et le contexte politique de son époque.

    Et nous sommes gentils ici, car nous n'effleurons même pas les amitiés et soutiens de Pie XII en faveur des États-Unis forts libéraux et pas très catholiques... !

    -*-

    En effet, il est fort probable que sans Adolf Hitler pas de général Francisco Franco au pouvoir, lequel a reçu, au moment opportun, un soutien décisif en matière de transport, d’hommes et d’équipements, comme suit :

    Pierre Maximin, Une encyclique singulière sous le IIIe Reich :

    « Excellence, an cours de toute son histoire, l’Espagne a honoré ses engagements, Elle se sent plus unie que jamais avec l’Allemagne en ces heures et sa croisade dans la lutte contre le communisme. »

    Francisco Franco y Bahamonde, Commandant en chel des Forces armées du Maroc espagnol.

    Cet engagement donnant suite à une aide allemande, s’est faite par l’entremise d’un certain Johannes Bernhardt, colonel SS.

    « Bernhardt eut l’occasion de rencontrer, le 21 août 1936, le president Salazar à Lisbonne, pour organiser l’acheminement de matériel vers l’Espagne nationaliste. Sauf erreur, Salazar na jamais eu le sentiment d’avoir rencontré le diable ou son fantôme ou l’un de ses collaborateurs. SS-Standartenführer. (…)

    Le mot «reconnaissance » peut s’entendre en français selon deux accep-tons: Tune est le fait de tenir quelque chose pour vrai après une recherche; l’autre celui de reconnaître un bienfait reçu, une obligation morale. En ce qui concerne l’intervention allemande dans la guerre en Espagne, de 1936 à 1939, on piétine couramment la reconnaissance dans les deux sens du terme. On parle sans rien savoir et on oublie de dire merci. (…)

    Laissons à Franco de le rectifier par la péroraison de son discours d’adieu à la Légion Condor, le 22 mai 1939 à León, où il dit précisément de quoi il s’enorgueillissait :

    Franco exprima sa fierté d’avoir eu sous ses ordres une troupe telle que la Légion Condor. Il adressa son salut fraternel à « la Grande-Allemagne » et surtout « à votre grand Führer, l’homme qui, au moment du danget, a su al-mer et comprendre l’Espagne ». Il termina en s’écriant: « Honneur a l’Alle-magne! Vive I’Espagne! » (Wilfred von Oven, Hitler und…, P. S10. On remarquera que le Caudillo salue la « Grande-Allemagne » qui s’était constituée par la réunion de l’Autriche à l’Allemagne. (…)

    Un an s’était à peine écoulé que Franco, cette fois, prit la plume pour s’adresser, le 3 juin 1940, à Adolf Hitler, dans les termes suivants :

    Cher Führer, au moment ou les armées allemandes, sous votre commandement, conduisent la plus grande bataille de l’histoire à une conclusion victorieuse, je voudrais vous exprimer mon admiration et mon enthousiasme, de même que ceux de mon peuple qui observe avec une émotion profonde le cours glorieux d’une lutte qu’il considère comme sienne, et qui concrétise les espoirs qui flambaient déjà en Espagne lorsque vos soldats étaient à nos côtés contre des ennemis qui, bien que masqués, étaient les mêmes. (1) (…)

    Le 16 juin suivant, Hitler reçoit au château d’Acoz, près de Charleroi, le général Vigon, envoyé spécial de Franco. Vigon reprend à peu de chose prés les termes du Caudillo dans sa lettre du 3 juin, et constate que « l’Allemagne lutte contre les mêmes ennemis qui ont été ceux de l’Espagne dans la guerre CIvile » 2 tandis que le Führer se plaît à observer, au sujet de l’Allemagne et de l’Espagne, qu’ « effectivement on se trouvait en présence du cas exceptionnel de deux grandes puissances qui ne s’étaient jamais fait la guerre ». (1) (…)

    Vigon en vint alors à parler de l’attitude de l’Eglise catholique romaine à l’égard de l’Espagne. Franco a eu des difficultés, non pas tant avec le Pape lui-même qu’avec le secrétaire d’Etat, le cardinal Maglione.

    Le Führer répondit que les princes de l’Eglise oublient malheureusement que si le National-Socialisme, le Fascisme ou la Phalange n’avaient pas existé, l’Eglise catholique romaine n’existerait plus dans les pays en question.

    Vigon répondit que Franco s’était servi des mêmes arguments dans une lettre au Pape, qui en avait été tellement impressionné qu’il avait décide d’aller davantage au fond des choses dans sa réponse. Mais Maglione l’en avait empêché. (…) Le Führer dit qu’il était tragique de constater qu’alors que la France avait realise la séparation de l’Eglise et de l’Etat, tandis qu’un pays comme l’Allemagne paie mille millions [de Deutschmark] d’impôts pour les deux confessions, le Vatican a néanmoins toujours été du côté de la France. (1) »

    (1) Cf. Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre Il – Les années de guerre (11 ma – 22 juin 1940), Plon, Paris 1961.

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    https://integralisme-organique.com/2024/11/encyclique-singuliere-sous-le-iiie-reich-desordre-resistant-rouge-restauration-sociale-2-3/

    https://integralisme-organique.com/2018/07/sortit-du-troisieme-volet-du-feuillet-le-iiie-reich-sous-la-banniere-du-christ/

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  • 9 commentaires




    Le crime irrémissible de Franco fut précisément de n’avoir jamais renvoyé l’ascenseur à Hitler, un an après l’écoulement de la guérilla, alors que les troupes allemandes étaient aux portes de l’Angleterre, en leur refusant de dégager la voie du Gibraltar. Au lieu de cela, ce poltron réactionnaire se contenta de saboter l’entrevue d’Hendaye, tout en plaçant en quarantaine les cadres germanophiles de la branche fascisante de son régime comme Serrano Suñer - suite à des commissions que lui délivrât en sous-main le MI5 (ceci est pleinement documenté) - en leur substituant des conservateurs séniles tout-droit sortis des fabriques de l’Opus Dei qui auront secrètement assisté l’Angleterre tout au long du conflit. Franco et Salazar ne sont pas indemnes de responsabilités à notre marasme actuel. Il est tout à fait concevable au reste que nos "catho"-surnaturalistes puissent dorloter à souhait de tels dirigeants, se sachant eux-mêmes des candaules anti-fascistes.


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    Tu dis bien kameraden ! L’objet de ce papier était de faire un peu de dialectique/apologétique en quelque sorte. Le fait de faire comprendre à l’archétype Jean-Catho que « sans Tonton pas de Franco », le second étant tant adulé en comparaison. Cela doit nous aider dans les débats, qui peuvent se présenter dans nos chapelles. Cela, en plus de quelques piques anticommunistes évidement. La ligne phalangiste était bien meilleure, autrement.


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